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Classique mais d'une beauté rare, AKIN rend un bel hommage à son ami, le temps d'un récit évoquant avec justesse la dureté d'une époque, par l'œil touchant et délicat de l'enfance
Quel destin que celui des enfants de nazi. Quelle bonne idée de raconter la fin de la guerre côté allemand avec les yeux d’un enfant, fils de nazis. Ce film est fort, simple et attachant, sans esbroufe, la photographie est magnifique et le son également, à l’image de la nature que le film nous montre.
Vu en avant Première, très bon film, qui fait bien ressentir les émotions d’un enfant, en connexion avec la nature, et l’éveille aux problématiques de responsabilité de ses parents, et de choix idéologiques, un début d’émancipation,. Les comédiens, enfants, comme adultes, sont extraordinaires. Peut être vu dans le cadre scolaire. 
Nanning, 12 ans, est un jeune garçon débrouillard qui aide sa famille en participant aux travaux des champs et en ramenant du gibier. Nous sommes en pleine Guerre mais à la fin de celle-ci, la donne change. Fatih Akin ("In the fade") 2017, signe un film à hauteur d'enfant qui ne m'a pas transcendé. Malgré des paysages sublimes filmés souvent à la tombée de la nuit, je n'ai été emballé que par l'amitié liée entre les deux garçons et certains traits d'humour. Une oeuvre vue en avant-première maintes fois exploité au cinéma où le le réalisateur germano-turc ne parvient pas à se démarquer des films de l'époque malgré la présence de la plus francophone des actrices allemandes, Diane Kruger. Une relative déception.
La fin de l’innocence
Le germano-turc Fatih Akın n’est pas un inconnu. On lui doit entre autres l’excellent Soul Kitchen en 2009. Pour ces 93 minutes, tout est dans le titre original Amrum, suivi de la date-clé de 1945. Dans les derniers jours de la guerre, Nanning, 12 ans, brave une mer dangereuse pour chasser les phoques, pêche de nuit et travaille à la ferme voisine pour aider sa mère à nourrir la famille. Lorsque la paix arrive enfin, de nouveaux conflits surgissent, et Nanning doit apprendre à tracer son propre chemin dans un monde bouleversé. Pour nous, en France, en 1945, la guerre est terminée… pas en Allemagne. Une plongée dans une époque et un cadre qu’on connaît mal qui nous permet de mieux comprendre les ultimes soubresauts du nazisme au quotidien. Un film immense.
Et avant de parler plus avant de cette pure merveille présentée en compétition à Cannes – dont on se demande encore comment il n’a pas été récompensé d’une manière ou d’une autre -, un cri de colère : par pitié pourquoi encore dénaturer le titre original Amrum qui se suffisait amplement à lui-même. Une île sévère au nord de l’Allemagne, un décor réaliste où vont s’incarner les derniers jours tumultueux de la guerre et le début des changements brutaux. On suit pas à pas une famille dont le monde s’effondre brutalement et en particulier le parcours initiatique d’un tout jeune allemand adhérent des jeunesses hitlériennes. Ce film est en tous points admirables. Le scénario virtuose, les images et la lumière d’une grande beauté, l’évolution des sentiments – y compris ceux des spectateurs -, et l’interprétation admirable de l’ensemble du casting.
D’abord un mot des acteurs et des actrices qui ont accepté de parler le dialecte local, la langue frisonne öömrang, unique en son genre et qui n’est plus parlé que par environ 60 personnes dans le monde. Bien sûr le jeune Jasper Billerbeck occupe tout l’écran. Il est tout simplement bouleversant. Autour de lui, Laura Tonke, Diane Krüger, Mathias Schweighöfer, Kian Köppke, Lisa Hagmeister ne se contentent pas de jouer les utilités. Chacun a sa partition et la joue à la perfection. Quant à la musique de Hainbach qui intègre des sons de la nature comme le vent, l'eau et les oiseaux, elle ajoute une couche immersive et contemplative, renforçant l'atmosphère nostalgique et poétique du film. Un dernier mot pour souligner l'ultime scène, magnifique, constitue un sommet d'émotion qui marque à la fois la fin de l'innocence et le début d'un nouveau regard sur le monde. J’en frissonne encore…
Le germano-turc Fatih Akın n’est pas un inconnu. On lui doit entre autres l’excellent Soul Kitchen en 2009. Pour ces 93 minutes, tout est dans le titre original Amrum, suivi de la date-clé de 1945. Dans les derniers jours de la guerre, Nanning, 12 ans, brave une mer dangereuse pour chasser les phoques, pêche de nuit et travaille à la ferme voisine pour aider sa mère à nourrir la famille. Lorsque la paix arrive enfin, de nouveaux conflits surgissent, et Nanning doit apprendre à tracer son propre chemin dans un monde bouleversé. Pour nous, en France, en 1945, la guerre est terminée… pas en Allemagne. Une plongée dans une époque et un cadre qu’on connaît mal qui nous permet de mieux comprendre les ultimes soubresauts du nazisme au quotidien. Un film immense.
Et avant de parler plus avant de cette pure merveille présentée en compétition à Cannes – dont on se demande encore comment il n’a pas été récompensé d’une manière ou d’une autre -, un cri de colère : par pitié pourquoi encore dénaturer le titre original Amrum qui se suffisait amplement à lui-même. Une île sévère au nord de l’Allemagne, un décor réaliste où vont s’incarner les derniers jours tumultueux de la guerre et le début des changements brutaux. On suit pas à pas une famille dont le monde s’effondre brutalement et en particulier le parcours initiatique d’un tout jeune allemand adhérent des jeunesses hitlériennes. Ce film est en tous points admirables. Le scénario virtuose, les images et la lumière d’une grande beauté, l’évolution des sentiments – y compris ceux des spectateurs -, et l’interprétation admirable de l’ensemble du casting.
D’abord un mot des acteurs et des actrices qui ont accepté de parler le dialecte local, la langue frisonne öömrang, unique en son genre et qui n’est plus parlé que par environ 60 personnes dans le monde. Bien sûr le jeune Jasper Billerbeck occupe tout l’écran. Il est tout simplement bouleversant. Autour de lui, Laura Tonke, Diane Krüger, Mathias Schweighöfer, Kian Köppke, Lisa Hagmeister ne se contentent pas de jouer les utilités. Chacun a sa partition et la joue à la perfection. Quant à la musique de Hainbach qui intègre des sons de la nature comme le vent, l'eau et les oiseaux, elle ajoute une couche immersive et contemplative, renforçant l'atmosphère nostalgique et poétique du film. Un dernier mot pour souligner l'ultime scène, magnifique, constitue un sommet d'émotion qui marque à la fois la fin de l'innocence et le début d'un nouveau regard sur le monde. J’en frissonne encore…
Le nouveau long métrage de Fatih Akin, appelons-le Amrum, qui est son titre original, se démarque fortement de la radicalité et de la violence de ses dernières œuvres. Cela tient d'abord à sa genèse puisque le film s'inspire des souvenirs d'enfance du comédien et auteur Hark Bohm, ami du réalisateur, et qui a renoncé pour des raisons de santé à mettre en scène le scénario coécrit avec Akin. Le lieu et le temps où se déroule le film ont une importance capitale : la petite d'île d'Amrum, qui a été longtemps le port d'attache de baleiniers, offre une lumière somptueuse et l'époque est celle des derniers feux du Reich, au printemps 1945. Conte initiatique, le film évoque avec sensibilité un récit d'apprentissage dans lequel un garçon de 12 ans, soumis depuis le début de la guerre à une propagande active, voit se lézarder ses certitudes et se confronter à une certaine rudesse de son environnement. Akin renonce avec raison à son style habituel, souvent dans l'excès, pour une sagesse qui convient parfaitement au spectacle de la nature et à un cheminement narratif qui oscille entre tendresse et âpreté, tamisé par un regard de pré-adolescent. À ce titre, l'ultime scène, magnifique, constitue un sommet d'émotion qui marque à la fois la fin de l'innocence et le début d'un nouveau regard sur le monde.
Fateh Akin nous livre un film sur l'enfance. Un film simple et linéaire racontant une tranche de vie de ce garçon dans son ile du nord de l'Allemagne pendant le mois d'Avril/Mai 1945. Ce jeune garçon dont la mère vient d'accoucher parcours l'île pour ramener à manger à sa mère. Toutes les difficultés des allemands y sont évoqués par petite touche : les pénuries, les hommes absents, l'amour d'un homme pour une femme juive. Tout cela avec poésie et légèreté.
On a déjà vu des films sur l'enfance et celui-là ne réinvente rien, c'est une série de scènes et de tableau simple de la vie quotidienne. Cela fait un film touchant. Moins inventif que ses autres films, comme si le cinéaste à la cinquantaine cherchait à retrouver un chemin de simplicité.
Vu au festival du film allemand à Nantes
On a déjà vu des films sur l'enfance et celui-là ne réinvente rien, c'est une série de scènes et de tableau simple de la vie quotidienne. Cela fait un film touchant. Moins inventif que ses autres films, comme si le cinéaste à la cinquantaine cherchait à retrouver un chemin de simplicité.
Vu au festival du film allemand à Nantes
Vu dans le cadre du Festival de Cannes.
Un film doux et mélancolique, qui prend son temps. La mise en scène est superbe, avec une lumière et des paysages à couper le souffle. Diane Kruger est incroyable de retenue, et le jeune acteur principal dégage une vraie sincérité. J’ai aimé la pudeur du film, sa façon d’aborder la guerre sans grands discours, juste à hauteur d’enfant. Par moments, le rythme est un peu trop calme, mais la poésie de l’ensemble l’emporte. Un beau film, simple, touchant et très humain.
Un film doux et mélancolique, qui prend son temps. La mise en scène est superbe, avec une lumière et des paysages à couper le souffle. Diane Kruger est incroyable de retenue, et le jeune acteur principal dégage une vraie sincérité. J’ai aimé la pudeur du film, sa façon d’aborder la guerre sans grands discours, juste à hauteur d’enfant. Par moments, le rythme est un peu trop calme, mais la poésie de l’ensemble l’emporte. Un beau film, simple, touchant et très humain.
Vu en avant première au festival du film de Plaisance du Touch
Magnifique interprétation et très belle photographie
Une profondeur certaine de la réalité et des sentiments
Magnifique interprétation et très belle photographie
Une profondeur certaine de la réalité et des sentiments
La fin du Nazisme vu par un enfant. Un grand film sur le sort des perdants de la guerre. Une grande photo pour un grand rôle d'enfant.
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