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Les films allemands qui parlent de la seconde guerre mondiale sont toujours un peu maladroits, par le poids de la culpabilité (sincère ou forcée) qui s'en dégage. Avec Fatih Akin qui s'est retrouvé aux manettes par fidélité envers l'auteur du livre qui a servi de base au film, décédé entretemps, on n'a pas ce pathos obligatoire. L'action se passe est sur une ile, dont on pourrait pu penser que sa difficulté d'accès l'aurait épargnée des rigueurs du régime nazi mais on voit la force du maillage territorial du régime à l'œuvre aussi bien sur l'ile d'Amrum avec la punition des propos séditieux ou bien chez l'oncle au siège local du parti sur l'ile voisine de Föhr. Le propos du film n'est pas de montrer à l'écran les horreurs du nazisme mais de suggérer la force d'enracinement de ses idées, dans un lieu à prirori moins perméable aux idées du nazisme : une ile difficile d'accès et dont un tiers des habitants avait émigré aux Etats Unis.
C'est le jeune garçon qui porte le film avec ses yeux qui affrontent la caméra sans ciller. Dans son interview sur Allo Ciné, le réalisateur curieusement relativise le jeu du jeune acteur en expliquant que son regard sert de miroir aux émotions du spectateur (c'est mieux dit dans l'interview). En tous les cas, l'effet a été total chez moi. Plus que pour le jeu de Diane Kruger qui a pourtant reçu un prix et qu'on voit peu.
La manière dont l'ile a été filmée mérite une attention particulière. C'est comme l'un des acteurs du film qui se rappelle constamment à tous les personnages.
Actuellement, cette ile est la seule des ils frisonnes du Nord à ne pas héberger d'aé dépendre intégralement des ferries alors que sa voisine Sylt est devenue un haut lieu du tourisme en Allemagne.
C'est le jeune garçon qui porte le film avec ses yeux qui affrontent la caméra sans ciller. Dans son interview sur Allo Ciné, le réalisateur curieusement relativise le jeu du jeune acteur en expliquant que son regard sert de miroir aux émotions du spectateur (c'est mieux dit dans l'interview). En tous les cas, l'effet a été total chez moi. Plus que pour le jeu de Diane Kruger qui a pourtant reçu un prix et qu'on voit peu.
La manière dont l'ile a été filmée mérite une attention particulière. C'est comme l'un des acteurs du film qui se rappelle constamment à tous les personnages.
Actuellement, cette ile est la seule des ils frisonnes du Nord à ne pas héberger d'aé dépendre intégralement des ferries alors que sa voisine Sylt est devenue un haut lieu du tourisme en Allemagne.
Le dernier film de Fatih Akin est une nouvelle preuve de la versalité féconde du réalisateur allemand.
La violence qui exsudait de ses derniers films (In the fade, ou le très malsain Golden glove) laisse ici place à la tendresse d'une chronique d'enfance à la facture ultra-classique.
L'originalité du film est de raconter trois heures de la vie du petit Nanning, 12 ans, membre des jeunesses hitlériennes, confronté aux affres de l'enfance (avoir des amis, plaire à sa mère qui ne se nourrit plus depuis la mort d'Hitler, affronter la nature hostile, tomber amoureux) en pleine année 1945.
Le contexte n'apparaît qu'au second plan, ce qui est tout à fait original : on est d'abord captivé par les mésaventures cocasses du petit garçon, on est ensuite frappé par la façon dont son monde va s'écrouler prochainement.
L'île d'Arum, île frisonne en mer du Nord, constitue un décor saisissant, avec ses marées violentes, ses landes sauvages, sa langue spécifique, ses particularités culturelles et ses ciels infinis. Elle constitue à elle seule une raison d'aller voir le film, tant la photographie lumineuse de Karl Walter Lindenlaub lui rend merveilleusement hommage.
J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette histoire qui trouve le ton juste pour raconter l'enfance (quelque part entre Pagnol et Stand by me) dans un cadre fascinant à plus d'un titre.
La violence qui exsudait de ses derniers films (In the fade, ou le très malsain Golden glove) laisse ici place à la tendresse d'une chronique d'enfance à la facture ultra-classique.
L'originalité du film est de raconter trois heures de la vie du petit Nanning, 12 ans, membre des jeunesses hitlériennes, confronté aux affres de l'enfance (avoir des amis, plaire à sa mère qui ne se nourrit plus depuis la mort d'Hitler, affronter la nature hostile, tomber amoureux) en pleine année 1945.
Le contexte n'apparaît qu'au second plan, ce qui est tout à fait original : on est d'abord captivé par les mésaventures cocasses du petit garçon, on est ensuite frappé par la façon dont son monde va s'écrouler prochainement.
L'île d'Arum, île frisonne en mer du Nord, constitue un décor saisissant, avec ses marées violentes, ses landes sauvages, sa langue spécifique, ses particularités culturelles et ses ciels infinis. Elle constitue à elle seule une raison d'aller voir le film, tant la photographie lumineuse de Karl Walter Lindenlaub lui rend merveilleusement hommage.
J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette histoire qui trouve le ton juste pour raconter l'enfance (quelque part entre Pagnol et Stand by me) dans un cadre fascinant à plus d'un titre.
Fascinant fanatisme d'une mère qui ne peut se réjouir de la fin de la guerre par fidélité au nazisme au détriment de son fils qui se démène pour trouver de quoi manger et survivre
spoiler:
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Il y a beaucoup de beauté dans ce film. Beauté esthétique, cinématographique, des plans. Beauté aussi chez cet enfant qui veut le bien tout en étant du mauvais côté, beauté de le voir déchiré entre son amour pour sa mère et sa condamnation de son comportement. Mais tout cela reste théorique, en surface. J'ai eu du mal à réellement m'attacher aux personnages. A vivre cette histoire de façon émotionnelle et pas rationnelle.
"Une enfance allemande" est un film réussi, aussi bien visuellement qu'au niveau du rythme. Portrait attendrissant d'un enfant ne comprenant pas tout ce qui se joue dans son environnement et qui tente de s'occuper de sa mère. L'interprétation des acteurs est convaincante et on ne s'ennuie pas.
La guerre semble loin de tout, sue cette île d'Amrun, en mer du Nord. Et pourtant, elle est omniprésente : dans les privations, les dénonciations, les exils.
Tourné à hauteur du gamin, le film raconte de manière assez touchante la fin d'une époque et l'amour d'un fils pour sa mère.
Tourné à hauteur du gamin, le film raconte de manière assez touchante la fin d'une époque et l'amour d'un fils pour sa mère.
Sorte de drame historique dont la réalisation a été entamée par Hark Bohm et a du laisser la finalisation à Fatih Akin ( il est décédé juste avant sa sortie fin 2025 ). Ce presque documentaire possède quelques particularités dont un tournage limité à quelques heures de fin de journée, à la fois pour capturer une luminosité spéciale, extrêmement claire et intense, et compte tenu de l’ age des enfants. Cette île « Amrum » mentionnée dans le titre, m’ a conduit à en savoir plus sur ce morceau de terre faisant partie des îles frisonnes septentrionales situées dans la mer du Nord, très petite, et possédant un dialecte propre ! L’ action se situe à la capitulation du Reich à la seconde guerre mondiale, sur ces terres perdues où la vie sur place était bien sommaire, où le système « D » était de rigueur, autour de la chasse, la pêche, et le troc. C’ est dans ce climat et cette ultra simplicité que nous partageons l’ éducation du jeune Nanning, interprété avec une fraîcheur si naturelle, par Jasper Billerbeck. Confronté à un contexte des jeunesses « Hitlériennes », ballotté dans des rancœurs de village, des hommes morts ou partis en guerre, de sa jeune maman avec ce nouveau-né, ce jeune homme va se comporter en « Homme de la maison », avec ses maladresses, mais aussi, son courage et sa détermination. Grâce à lui, les longueurs du film sont un peu gommées, dans une réalisation au rythme trop plat, ne laissant que les dernières scènes consécutives à l’ effondrement du Reich, au suicide d’ Hitler, et ces quelques images historiques de décrochages des drapeaux exhibant ces croix gammées comme la conclusion appropriée……. !!**
Décors magnifiques.
Acteurs convaincants.
Néanmoins, il ne se passe pas grand chose.
On aurait aimé un peu plus de dynamisme.
Acteurs convaincants.
Néanmoins, il ne se passe pas grand chose.
On aurait aimé un peu plus de dynamisme.
1945, fin de la guerre et du régime nazi côté allemand. Nanning, 12 ans fait partie des jeunesses hitlériennes mais se bat surtout pour fournir à sa famille des surplus de nourriture en travaillant dans une ferme en dehors de ses heures d'école. Ainsi, on vit les ravages de la guerre au travers du regard des enfants qui subissent mais cherchent à comprendre et à agir.
Film bouleversant et un regard inédit sur les drames humains générés par la folie des hommes.
Les images de l'île d'Amroun sont saisissantes de calme et de beauté qui font écran à la violence du conflit.
On est bouleversé par le regard de ce jeune garçon qui veut le bonheur de sa mère seule avec quatre enfants.
Film bouleversant et un regard inédit sur les drames humains générés par la folie des hommes.
Les images de l'île d'Amroun sont saisissantes de calme et de beauté qui font écran à la violence du conflit.
On est bouleversé par le regard de ce jeune garçon qui veut le bonheur de sa mère seule avec quatre enfants.
Excellent film Avec de très bons acteurs. L histoire se situe dans un coin isolé de l Allemagne en Mai 1945. Très bon film à voir!
Loin des fresques épiques et des champs de bataille saturés, Amrum propose une immersion rare et nécessaire dans la psyché allemande de la fin de la Seconde Guerre mondiale. À travers une narration épurée, le film explore le quotidien de Nanning, un adolescent dont le monde s'écroule en même temps que l'idéologie qui l'a forgé.
Le film repose intégralement sur les épaules de son jeune interprète, dont le jeu d'une justesse désarmante incarne toute la dualité de cette jeunesse sacrifiée. Entre sa volonté farouche de plaire à une figure maternelle toxique et son instinct de survie, il porte le film avec une présence magnétique. La relation mère-fils est le cœur névralgique du drame : face à une mère dépressive, incapable de survivre à la chute du mythe hitlérien, l'enfant devient le pilier d'un foyer en déliquescence.
Le long-métrage s'inscrit dans une tradition de cinéma réaliste, où la débrouillardise du quotidien (la quête de nourriture, la pêche, les privations) prend une dimension presque rituelle. Ce réalisme est toutefois transcendé par une photographie d'une grande poésie : les paysages de l'île, les décors naturels de la mer du Nord ne sont pas de simples arrière-plans, ils participent activement à l'atmosphère pesante et mélancolique de l'œuvre.
La beauté sauvage de la lagune vient heurter la noirceur du contexte historique, créant une tension permanente entre la pureté de la nature et la corruption de l'âme humaine par l'endoctrinement.
Sans chercher l'esbroufe des "grands films" de guerre, Amrum réussit là où beaucoup échouent : filmer l'intime dans l'Histoire avec un grand H. C'est une œuvre simple, pesante, mais habitée par une grâce visuelle qui en fait une curiosité indispensable pour qui s'intéresse au traitement cinématographique de l'autre côté du front. 17/20
Le film repose intégralement sur les épaules de son jeune interprète, dont le jeu d'une justesse désarmante incarne toute la dualité de cette jeunesse sacrifiée. Entre sa volonté farouche de plaire à une figure maternelle toxique et son instinct de survie, il porte le film avec une présence magnétique. La relation mère-fils est le cœur névralgique du drame : face à une mère dépressive, incapable de survivre à la chute du mythe hitlérien, l'enfant devient le pilier d'un foyer en déliquescence.
Le long-métrage s'inscrit dans une tradition de cinéma réaliste, où la débrouillardise du quotidien (la quête de nourriture, la pêche, les privations) prend une dimension presque rituelle. Ce réalisme est toutefois transcendé par une photographie d'une grande poésie : les paysages de l'île, les décors naturels de la mer du Nord ne sont pas de simples arrière-plans, ils participent activement à l'atmosphère pesante et mélancolique de l'œuvre.
La beauté sauvage de la lagune vient heurter la noirceur du contexte historique, créant une tension permanente entre la pureté de la nature et la corruption de l'âme humaine par l'endoctrinement.
Sans chercher l'esbroufe des "grands films" de guerre, Amrum réussit là où beaucoup échouent : filmer l'intime dans l'Histoire avec un grand H. C'est une œuvre simple, pesante, mais habitée par une grâce visuelle qui en fait une curiosité indispensable pour qui s'intéresse au traitement cinématographique de l'autre côté du front. 17/20
Ce film est exceptionnel : la véracité de l’histoire, réelle, de la vie sur une île allemande à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de la beauté, des paysages et de la dureté de la vie, où tout manque : la farine, sucre, le beurre, le miel et la viande. La mise en scène est absolument phénoménale, je recommande chaudement ce film.
Cette fiction comportant une part biographique montre la fin de la seconde Guerre mondiale vue par un garçon, un jeune Allemand de Hambourg réfugié sur une île de la mer du Nord. La réalisation est soignée, avec de beaux paysages littoraux, à marée haute comme à marée basse.
Le principal intérêt est le portrait des habitants de l'île, plus ou moins nazis, plus ou moins désireux d'aider leur prochain. Localement, les tensions politiques ne sont pas les seules à signaler. Certains villageois tiennent à se distinguer des habitants du "continent", qu'ils perçoivent presque comme des étrangers, d'autant qu'ils parlent une forme d'allemand légèrement différente de la leur. Que dire alors des réfugiés débarquant de Prusse orientale ou de Silésie (fuyant l'avancée de l'Armée rouge), qualifiés de Polonais...
Le jeune garçon est un peu perdu dans toutes ces histoires d'adultes. Lui va se concentrer sur le bien-être de sa mère (une fervente nazie... mais c'est sa maman). Il se met en tête de lui faire manger du pain blanc au beurre et au miel, une rareté en ces temps de pénurie.
Le film montre de manière habile les efforts déployés par le garçon, spoiler: dans une ambiance qui semble se détériorer... avant de s'améliorer ?
Le principal intérêt est le portrait des habitants de l'île, plus ou moins nazis, plus ou moins désireux d'aider leur prochain. Localement, les tensions politiques ne sont pas les seules à signaler. Certains villageois tiennent à se distinguer des habitants du "continent", qu'ils perçoivent presque comme des étrangers, d'autant qu'ils parlent une forme d'allemand légèrement différente de la leur. Que dire alors des réfugiés débarquant de Prusse orientale ou de Silésie (fuyant l'avancée de l'Armée rouge), qualifiés de Polonais...
Le jeune garçon est un peu perdu dans toutes ces histoires d'adultes. Lui va se concentrer sur le bien-être de sa mère (une fervente nazie... mais c'est sa maman). Il se met en tête de lui faire manger du pain blanc au beurre et au miel, une rareté en ces temps de pénurie.
Le film montre de manière habile les efforts déployés par le garçon, spoiler: dans une ambiance qui semble se détériorer... avant de s'améliorer ?
La minuscule île d'Amrum, au large du Schleswig Holstein, vit en avril 1945 les dernières heures du IIIème Reich. La majorité de la population accueille avec joie la fin du régime ; mais pour Hille, qui attend son quatrième enfant et dont le mari, idéologue nazi, est en captivité, c'est un monde qui s'écroule. Nanning, son fils aîné, regarde le monde des adultes et, pour faire plaisir à sa mère, se met en tête de lui trouver une tartine de pain blanc, de beurre et de miel.
Né en 1935, Hark Bohm, acteur fétiche de Fassbinder sous la direction duquel il tourna une dizaine de films, avait écrit ce scénario en partie autobiographique. Mais la maladie et la mort le rattrapèrent et c'est Fatih Akin, le réalisateur germano-turc de "De l'autre côté" et de "Golden Glove", qui a pris les rênes du projet.
Présenté à Cannes, le film arrive sur les écrans précédé d'excellentes critiques. Une amie cinéphile au goût très sûr vient même d'en faire son film préféré de l'année. Aussi j'en attendais beaucoup, suspendant jusqu'au dernier jour de l'année la publication de mon Top 10 2025 dans l'espoir qu'il s'y glisse peut-être.
Je suis resté sur ma faim. Certes, les paysages sont magnifiques, filmés sous le soleil rasant de la fin de l'après-midi ; mais on les as déjà vus dans plusieurs films récents tels que "La Leçon d'allemand", "Paula" ou "Les Oubliés". Certes, Fatih Akin a poussé l'authenticité jusqu'à utiliser un dialecte frison quasiment tombé en désuétude. Certes le gamin qui joue le rôle de Nanning fait correctement son travail ; mais il ne réussit pas à faire oublier l'inoubliable héros du "Tambour" de Schlöndorff. Certes la chute du IIIème Reich met les personnages de cette histoire, ainsi des figures opposées de la mère de Naninnng et de la solide paysanne interprétée à contre-emploi par Diane Kruger, face à des choix cornéliens.
Mais le film choisit un fil - la quête par Nanning d'un peu de farine, de miel et de beurre pour faire un cadeau à sa mère qui relève de couches - trop ténu et trop simpliste. Ce prétexte est l'occasion pour Nanning de faire le tour de l'île et d'y faire plusieurs rencontres déterminantes. Le procédé devient vite répétitif et laborieux. L'ennui s'installe.
Né en 1935, Hark Bohm, acteur fétiche de Fassbinder sous la direction duquel il tourna une dizaine de films, avait écrit ce scénario en partie autobiographique. Mais la maladie et la mort le rattrapèrent et c'est Fatih Akin, le réalisateur germano-turc de "De l'autre côté" et de "Golden Glove", qui a pris les rênes du projet.
Présenté à Cannes, le film arrive sur les écrans précédé d'excellentes critiques. Une amie cinéphile au goût très sûr vient même d'en faire son film préféré de l'année. Aussi j'en attendais beaucoup, suspendant jusqu'au dernier jour de l'année la publication de mon Top 10 2025 dans l'espoir qu'il s'y glisse peut-être.
Je suis resté sur ma faim. Certes, les paysages sont magnifiques, filmés sous le soleil rasant de la fin de l'après-midi ; mais on les as déjà vus dans plusieurs films récents tels que "La Leçon d'allemand", "Paula" ou "Les Oubliés". Certes, Fatih Akin a poussé l'authenticité jusqu'à utiliser un dialecte frison quasiment tombé en désuétude. Certes le gamin qui joue le rôle de Nanning fait correctement son travail ; mais il ne réussit pas à faire oublier l'inoubliable héros du "Tambour" de Schlöndorff. Certes la chute du IIIème Reich met les personnages de cette histoire, ainsi des figures opposées de la mère de Naninnng et de la solide paysanne interprétée à contre-emploi par Diane Kruger, face à des choix cornéliens.
Mais le film choisit un fil - la quête par Nanning d'un peu de farine, de miel et de beurre pour faire un cadeau à sa mère qui relève de couches - trop ténu et trop simpliste. Ce prétexte est l'occasion pour Nanning de faire le tour de l'île et d'y faire plusieurs rencontres déterminantes. Le procédé devient vite répétitif et laborieux. L'ennui s'installe.
Bien qu’un peu long parfois, ce film ne laisse pas indifférent. Cette enfance allemande à la fois marquée par une certaine dureté reste une œuvre tendre , poétique qui ne laisse pas indifférent. Beaucoup de messages à décoder tant cette guerre laissera des marques indélébiles par sa cruauté et sa folie. Manning reste une victime innocente de combats qui le dépassent !
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