Note moyenne
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C'est très perturbant de regarder ce film, et de se dire qu'il a été réalisé par Fatih Akin. Lui, qui nous habituait à raconter des histoires tout en y mêlant sa double culture Germano-Turque. Là, il s'agit d'une histoire 100% Allemande, puisqu'elle raconte l'Histoire de Nanning un enfant de 12 ans affilié à la "Jeunesse Hitlerienne" et de sa famille. "Etre considéré comme un étranger dans son propre pays" C'est un peu l'expérience qu'à vécu ce garçon et ses proches. Un film intéressant parce qu'il nous montre que le personnage principal est une sorte de dur à cuire, et qu'il est capable de se débrouiller tout seul, malgré son jeune âge. Jasper Billerbeck montre un talent précoce et fera sans doute beaucoup parler de lui dans les années futures. Cette étiquette "Nazi" que certains allemands n'ont jamais vraiment voulu porter, leur colle à la peau, tout au long de leur existence, et il est très difficile de s'en défaire. Quel malheur !... Etre né en Allemagne et d'être blond aux yeux bleus, pendant la 2nde Guerre Mondiale.
Ce film à mi chemin entre conte initiatique et récit d’apprentissage a une histoire quelque peu particulière. Le scénario de départ en a été écrit par Hark Bohm, une figure importante du cinéma allemand, tout à la fois acteur, scénariste, réalisateur et producteur. Hark Bohm a grandi sur l’île d’Amrum et était l’ami et, en quelque sorte, le mentor de Fatih Akin, beaucoup plus jeune que lui. Au départ, Hark Bohm avait en tête de réaliser lui même ce film mais, se sentant très diminué physiquement, il a proposé son scénario à Fatih Akin, avec qui il avait déjà collaboré à plusieurs reprises. Au départ, Fatih Akin avait à cœur de réaliser un film qui soit le plus proche possible de celui que Hark Bohm aurait tourné, mais il s’est assez vite aperçu de l’absurdité d’un tel choix. Avec l’accord de Hark Bohm, il a révisé le scénario afin de s’approprier le film, faisant de la recherche du pain et du miel l’épine dorsale de l’histoire, et il l’a réalisé selon ses propres canons. Hark Bohm est décédé il y a un mois, le 14 novembre, à l’âge de 86 ans. Fatih Hakin a fait un certain nombre de choix forts. Celui, par exemple, de faire utiliser le frison Öömrang à côté de la langue allemande. Ce dialecte n’est parlé que dans l’île d’Amrum et il ne reste plus qu’une soixantaine de personnes dans le monde capables de le parler. Une disposition légale l’a amené à faire un autre choix fort : ne pouvant tourner que 3 heures par jour avec l’enfant interprétant le rôle de Nanning, il a choisi les 3 dernières heures de jour de chaque journée, ces 3 heures considérées par les photographes comme étant des heures magiques en matière de lumière. Le film repose en grande partie sur les épaules d’un jeune adolescent qui n’avait aucune expérience de comédien : Jasper Billerbeck apporte une grande sincérité dans son jeu et il est pour beaucoup dans la douceur que dégage le film malgré la dureté de la situation vécue par les complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film..
Un film sans fioriture, presque atone et pourtant on suit ce gamin au prise avec la vie, mais qu'est-ce que l'enfance dans un pays en guerre qui s'effondre ? Juste la survie au quotidien. Cela nous renvoie aussi à des images d'aujourd'hui.
Le cinéaste allemand d'origine turque Fatih Hakim met en image, un moment de la vie d'enfant, du futur acteur Hark Bohm décédé en 2025 ( on le retrouve fréquemment dans la filmographie de RW Fassbinder ), encore jeune garçon allemand, membre des jeunesses hitlériennes, pendant les derniers jours de la seconde guerre mondiale et le début de la capitulation du III ème Reich.
Il y a un sujet intéressant, de beaux paysages de la mer du Nord ( partie mer des warrens ) ; la région des îles frisonnes du nord est la seule du pays à être classée comme patrimoine mondial de l'humanité, mais le scénario manque beaucoup trop d'incarnation ( à mon goût du moins ). Certaines scènes retiennent l'attention, mais elles sont trop peu nombreuses.
Ça se laisse voir sans déplaisir, mais " Une enfance allemande" ne tient pas vraiment ses promesses. Un peu dommage.
Il y a un sujet intéressant, de beaux paysages de la mer du Nord ( partie mer des warrens ) ; la région des îles frisonnes du nord est la seule du pays à être classée comme patrimoine mondial de l'humanité, mais le scénario manque beaucoup trop d'incarnation ( à mon goût du moins ). Certaines scènes retiennent l'attention, mais elles sont trop peu nombreuses.
Ça se laisse voir sans déplaisir, mais " Une enfance allemande" ne tient pas vraiment ses promesses. Un peu dommage.
Sur la fin de la seconde guerre mondiale. Nanning jeune allemand vivant sur une île en Allemagne. Une vie quotidienne à la vue d'un petit garçon. Il y avait une belle photographie. J'ai bien aimé le jeune acteur dans son rôle. Limite ça m'a fait penser un peu au film "JOJO RABBIT" de Taika Waititi.
Un petit nazillon , attachant et mignon comme tout, découvre de ses grands yeux bleus et innocents la fin du Reich de mile ans révéré jusqu’à l’absurde par ses parents
De beaux paysages, une histoire amenée subtilement, avec peu de dialogue, mais des gros plans soir les voyages.. un personnage central courageux, curieux, et émouvant au milieu des adultes qui se déchirent...
Visionné en avant-première
Film plein de sensibilité qui nous fait découvrir une période tourmentée  vue de l’autre côté de la rive. Le jeune garçon est extrêmement touchant. Sa loyauté envers son entourage, famille, amis et lui-même est admirable . J’ai beaucoup aimé ce film. 
Film plein de sensibilité qui nous fait découvrir une période tourmentée  vue de l’autre côté de la rive. Le jeune garçon est extrêmement touchant. Sa loyauté envers son entourage, famille, amis et lui-même est admirable . J’ai beaucoup aimé ce film. 
Un beau film sur la condition humaine dans un contexte historique particulier et tourné dans une nature à la fois très belle et hostile.
UN film qui raconte l’histoire d’un enfant allemand sur une île de la Baltique la fin de la seconde guerre mondiale…. C’est presque une chronique de la vie quotidienne, avec un peu de poésie, des anecdotes diverses, et un souci de se fondre dans la réalité d’un monde qui s’écroule….La réalisation est très propre, minimaliste et manque un peu d’émotion comme de musique….On ne retrouve pas le cinéma énergique de Fatih Akin, mais un souci plus intime de filmer une histoire
« vraie » ? , je conseille sans insister….çà manque je me répète un peu d’émotions
« vraie » ? , je conseille sans insister….çà manque je me répète un peu d’émotions
Vu au festival.
Très bien joué, très bien filmé, une très belle photographie.
Filmé sans cliché, une belle réussite.
Très bien joué, très bien filmé, une très belle photographie.
Filmé sans cliché, une belle réussite.
Film vu en avant première. Le scénario est plutôt classique mais nous donne une vision différente de ce qui est habituel dans ce genre de films de guerre. J’ai beaucoup apprécié les contrastes de lumières et les images dans le film, ça lui donne un certain charme.
excellent film éclairant aussi bien sur l'enfance ,la difficulté de l'intégration que le peuple allemand pendant la guerre
vu en avant-première.
vu en avant-première.
Une enfance allemande, île d’Amrum, 1945 propose une approche rare de la Seconde Guerre mondiale, non pas par le prisme du front ou des combats, mais à travers le regard d’un enfant pris dans les conséquences morales et sociales de la défaite allemande. Le film s’inscrit dans un entre-deux délicat, celui de l’après, quand les idéologies s’effondrent mais continuent d’imprégner les foyers, les relations et les silences.
Sur l’île d’Amrum, espace isolé régi par ses propres règles, la fin du conflit ne signifie ni soulagement immédiat ni renaissance évidente. Elle impose au contraire une reconfiguration brutale des rapports humains. Le jeune protagoniste tente de naviguer entre plusieurs mondes contradictoires, celui de sa mère, enfermée dans une fidélité idéologique devenue encombrante, et celui d’une communauté tournée vers l’avenir, déjà attirée par l’influence américaine et la reconstruction. Cette tension intérieure structure tout le récit et lui donne une profondeur psychologique remarquable.
Fatih Akın choisit une mise en scène épurée, presque contemplative, qui laisse une large place aux gestes, aux regards et aux silences. La nature omniprésente, la mer, le vent et la lumière deviennent le prolongement des états d’âme des personnages. L’île n’est jamais un simple décor, elle agit comme un révélateur, forçant chacun à affronter ce qu’il est et ce qu’il voudrait devenir. Impossible de fuir, impossible de tricher longtemps.
Le film évite tout jugement frontal. Il observe, accompagne et interroge. Il montre comment un enfant peut porter, malgré lui, le poids des choix des adultes, et comment grandir, dans ce contexte, signifie apprendre à penser par soi-même. Sans jamais tomber dans le pathos, Une enfance allemande s’impose comme un drame intime puissant, tendu et profondément humain, qui rappelle que la guerre continue bien après le silence des armes, dans les consciences et les héritages invisibles.
Sur l’île d’Amrum, espace isolé régi par ses propres règles, la fin du conflit ne signifie ni soulagement immédiat ni renaissance évidente. Elle impose au contraire une reconfiguration brutale des rapports humains. Le jeune protagoniste tente de naviguer entre plusieurs mondes contradictoires, celui de sa mère, enfermée dans une fidélité idéologique devenue encombrante, et celui d’une communauté tournée vers l’avenir, déjà attirée par l’influence américaine et la reconstruction. Cette tension intérieure structure tout le récit et lui donne une profondeur psychologique remarquable.
Fatih Akın choisit une mise en scène épurée, presque contemplative, qui laisse une large place aux gestes, aux regards et aux silences. La nature omniprésente, la mer, le vent et la lumière deviennent le prolongement des états d’âme des personnages. L’île n’est jamais un simple décor, elle agit comme un révélateur, forçant chacun à affronter ce qu’il est et ce qu’il voudrait devenir. Impossible de fuir, impossible de tricher longtemps.
Le film évite tout jugement frontal. Il observe, accompagne et interroge. Il montre comment un enfant peut porter, malgré lui, le poids des choix des adultes, et comment grandir, dans ce contexte, signifie apprendre à penser par soi-même. Sans jamais tomber dans le pathos, Une enfance allemande s’impose comme un drame intime puissant, tendu et profondément humain, qui rappelle que la guerre continue bien après le silence des armes, dans les consciences et les héritages invisibles.
Vu lors du festival Augenblick à Mulhouse, ce film est profondément émouvant. Quel plaisir de pouvoir partager cette émotion avec une salle comble ! L'histoire est poignante, l'interprétation des différents acteurs exceptionnelle. On y découvre d'ailleurs avec surprise Diane Kruger dans un petit rôle détonant, s'exprimer en frison, langue vernaculaire des îles de l'Allemagne du Nord. Enfin, les images et l'ambiance rauque de l'île d'Amrum, haut lieu balnéaire de la mer du Nord allemande, confère au film une note de charme et de poésie incontestable.
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