Lancée en 2013 par le réalisateur James Wan avec Conjuring : Les Dossiers Warren, la franchise compte désormais 10 longs métrages : les quatre films de la saga principale et plusieurs spin-offs centrés sur des entités démoniaques (Annabelle avec 3 films, La Nonne avec 2 films et La Malédiction de la Dame Blanche).
Au total, la saga a pour le moment rapporté 2,4 milliards de dollars de recettes au box-office international. Le long métrage qui a le mieux marché est Conjuring 2, avec 321 millions de dollars.
Le film se déroulera après 1981 et verra le retour des époux Warren – toujours incarnés par Vera Farmiga et Patrick Wilson – pour une ultime enquête. Ils sont accompagnés de Mia Tomlinson, qui interprète leur fille Judy, et de Ben Hardy dans le rôle du petit ami de cette dernière. Le reste du casting est encore tenu secret.
À la fin du tournage le 22 novembre 2024, Vera Farmiga a partagé sur son compte Instagram une photo d'elle et Patrick Wilson en tenue de mariés accompagnée du message suivant. "Il y a environ 5000 jours, ce type et moi avons signé un contrat avec Warner Bros et dit « oui » à l'incarnation d'Ed et Lorraine Warren. Aujourd'hui, il se termine."
"J'ai encore 12 heures de rire et de folie avec lui et puis brusquement, il quittera le plateau, enlèvera sa tenue de démonologue trempée de sueur, enlèvera ses cicatrices, affichera son sourire éblouissant et dira adieu à notre faux mariage. Oui... j'ai eu ces sentiments aujourd'hui. C'était un mariage parfait, PWilz. Une sacrée époque. A nos 12 ans de mariage. Je te chéris."
Un poste qui confirme que ce quatrième volet sera bien le dernier porté par ce casting.
The Conjuring: l'heure du jugement est mis en scène par Michael Chaves, déjà aux commandes de La Malédiction de la Dame blanche, Conjuring 3 et La Nonne 2.
Lors d'un entretien avec The Hollywood Reporter, Richard Brener, PDG de New Line a évoqué le prochain film ainsi qu'une "phase 2"... "Le film obtient des résultats exceptionnels lors des projections tests, et nous n’en sommes qu’au director’s cut, c’est-à-dire la période de 10 semaines du film où, normalement, on est très inquiet de son état d’avancement."
"Nous en sommes encore aux premières étapes du processus, avec des effets visuels très préliminaires, mais c’est déjà un énorme succès. Donc, bien que ce soit le dernier film de ce que nous appelons la phase 1, nous espérons pouvoir en faire d’autres."
Le PDG ajoute ensuite, en ce qui concerne la suite de la franchise, que "la phase 2 est encore à déterminer". On ignore donc encore quel est l'avenir de la saga horrifique, mais L'Heure du Jugement ne devrait pas être le dernier film de l’univers connecté.
Conjuring : l’heure du jugement s'inspire de faits réels, notamment l'affaire Smurl, un cas paranormal médiatisé dans les années 1980. Le réalisateur explique : "L’affaire Smurl concerne des phénomènes paranormaux observés à West Pittston, en Pennsylvanie, qui se sont produits du milieu des années 80 jusqu’aux années 90. Les Warren s’en sont occupés. Les Smurl vivaient dans une maison divisée en deux logements, et les parents de l’un des deux habitaient juste à côté, si bien que trois générations vivaient sous le même toit."
"Les phénomènes surnaturels ont commencé à se faire sentir le jour de la confirmation de leur fille : une lampe leur est tombée dessus – incident en apparence anodin. Mais au fil des années, les phénomènes ont pris une ampleur telle qu’il n’était plus possible de les balayer d’un revers de la main."
"Alors que les Smurl étaient témoins de ces apparitions, et que leur famille menaçait d’exploser, les Warren étaient pratiquement à la retraite, à l’abri, hors-jeu. Mais on comprend vite que Judy est elle aussi touchée par ces phénomènes, et que l’inéluctable menace de les emporter. C’est un point de départ saisissant : nos héros ont raccroché, mais une inquiétude sourde persiste."
Bien que le numérique ait été utilisé dans Conjuring : l’heure du jugement, la majorité des scènes de possession et de déformation corporelle ont été réalisées via prothèses et contorsions réelles. Michael Chaves voulait ainsi que "le public ressente la douleur physique des personnages".
Le chef-costumier Graham Churchyard a assuré la transition des années 1970 vers les années 1980, en préservant l’esprit de la saga. Le goût de Lorraine pour les motifs a été pleinement assumé. Gardant en tête la palette sobre et naturelle de l’univers Conjuring, Churchyard a veillé à ce que l’extravagance propre à la mode des années 1980 reste maîtrisée. Le costumier a utilisé des tissus, des imprimés et des coupes caractéristiques de l’époque, mais il en a atténué les couleurs pour rester fidèle à l’identité visuelle de la saga.
L’affaire Smurl avait déjà été portée à l’écran dans un téléfilm de 1991, La Maison hantée de Robert Mandel (The Haunted en version originale).
The Conjuring: l'heure du jugement a été tourné principalement dans les studios de Bovingdon au Royaume-Uni, ainsi que dans divers autres lieux du Hertfordshire. Une maison ancienne a été choisie pour représenter celle des Warren, recréant ainsi un Connecticut fictif des années 1970-1980.
Le directeur de la photographie Eli Born et Michael Chaves ont privilégié le recours aux éclairages fonctionnels intégrés aux décors. Ainsi, lorsqu’une panne d’électricité plonge la maison des Smurl dans l’obscurité, un climat de tension s’installe, renforcé par l’usage des lampes de poche et des lampes de chantier, ainsi que par les rais de lumière des réverbères qui filtrent par les fenêtres et les portes, ou encore les éclairs d’un orage.
À cet instant, le petit manège jouet accroît la tension, projetant d’inquiétantes silhouettes sur les visages des personnages. Pour plonger le spectateur au coeur de cette séquence jouant sur l’ombre et le clair-obscur, les comédiens ont été filmés en très gros plans, à la Steadicam et à l’épaule.