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Lilali_111
5 abonnés
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2,5
Publiée le 9 novembre 2025
Un biopic sur Maria Callas ? L’idée en soi n’est pas à rejeter. En revanche, choisir de se concentrer presque exclusivement sur son déclin — cette période où elle perd sa voix et se retrouve isolée — me laisse sceptique. J’ai du mal, en général, avec les biopics qui misent tout sur la déchéance, comme si la grandeur d’un personnage ne pouvait se révéler qu’à travers sa chute. Certes, quelques flash-backs viennent éclairer certains pans de son passé, mais ils sont trop rares et trop rapides pour construire une narration solide. Résultat : on peine à s’attacher à cette figure mythique, réduite à une ombre d’elle-même. Même si la bande originale, nourrie des plus beaux airs de la cantatrice, apporte une indéniable émotion, cela ne suffit pas à sauver le film.
Maria est un biopic puissant réalisé par Pablo Larraín, qui confie à Angelina Jolie le rôle de la célèbre cantatrice Maria Callas, en se concentrant sur ses derniers jours à Paris en 1977. Le film se démarque par une approche intime et poétique, alternant flashbacks en noir et blanc et scènes en couleur, qui recréent avec sensibilité la vie tumultueuse de la diva entre gloire passée, souffrances personnelles, et espoirs brisés.
Angelina Jolie offre une performance exceptionnelle, magnétique et habitée, incarnant une Callas fragile mais toujours imposante, avec un jeu nuancé et une implication remarquable, y compris dans les parties chantées. Le film mise sur une narration non-linéaire qui fait la part belle aux émotions, aux hallucinations liées aux médicaments, et aux souvenirs fragmentés, offrant un portrait humain et complexe.
La mise en scène et la photographie subliment chaque instant, donnant une atmosphère mélancolique et à la fois mystérieuse, où Paris devient un décor presque onirique. Si la narration s’éloigne parfois d’un biopic classique attendu, elle privilégie une approche plus introspective et sensorielle, mezzo voce, qui peut dérouter mais séduit par son audace. Maria est un film exigeant, qui ne se contente pas d’exalter un mythe mais explore les zones d’ombre d’une personnalité hors norme avec beaucoup de respect et d’émotion.
Ce portrait funèbre et lumineux à la fois fait de ce biopic l’un des grands rôles d’Angelina Jolie et une œuvre marquante de 2025.
J’ai bien apprécié. Manifestement on sent que le réalisateur aime son personnage, interprété avec talent par Angelina Jolie. Naturellement, de nombreux passages musicaux viennent étayer l’ensemble, et pour ceux qui apprécient la musique classique, c’est un point fort. On apprend que la diva était shootée, sur sa fin de vie, aux médocs, ce qui a sans doute précipité son décès, on découvre un Onassis plus vrai que nature, et un étonnant JF Kennedy. Une évocation réussie de cette extraordinaire cantatrice qui n’a jamais été égalée. A noter que le film est un peu lent et long, mais ici c’est plutôt reposant. Me donne envie de visionner les autres biopics de ce réalisateur chilien.
Je laisse aux mélomanes le soin de disséquer la bande son, pour parler cinéma. C’est d’abord la performance d’une grande comédienne. J’ai aimé la mise en scène qui mêle rêve et réalité. Inspiré de la vie de la Callas, peu importe que les événements soient apocryphes, je regarde une création pas un documentaire.
Pas grand fan de l'actrice! Faut avouer que sa filmographie est plus que discutable à mon sens, le biopic sur le Callas est très didactique et nous montre la déchéance la cantatrice! La seule chose qui dérange , c'est la beauté d'Angelina qui tranche avec le physique peu avenant de la vrai Maria! Bravo Angelina! Tu as fait revivre une légende!
Comme un requiem, ce film peint les derniers jours de la grande Maria Callas. C'est beau, remarquablement mis en scène et interprété avec talent par Angelina Jolie, en tête, qui porte le film. L'art, la grâce, et surtout la dépression sont les maître mots de ce film.
CALLAS totalement désincarnée par une JOLIE désabusée, le projet cinématographique est faible, se focalisant sur une voix qui déraille. Nous n’apprenons rien, si ce n’est la place importante de sa gouvernante et son majordome soumis à ces lubies fantasques de fin de vie. Les décors mi-orangés et mi-verts sont esthétiquement très soignés. La salle de répétition est dans l’Académie LISZT à Budapest, en nous faisant croire que c’est à Paris. Mais musicalement, l’exercice de superposition de la voix qui déraille avec ses enregistrements magnifiques est vraiment « border-line » et a peu d’intérêt artistique. Un biopic raté !
Enfin apres 1h30 d'un ennui total, l'acte trois de ce biopic réussi à nous toucher un peu. Ce film soporifique d'une platitude extrême ne vaut que par l'interprétation d'Angelina Jolie qui s'est visiblement beaucoup investie dans ce rôle certainement difficile. Moi qui n'appréciait dejà pas la Calas, ce n'est pas la vision de ce film qui me fera changer d'avis sur la célèbre chanteuse d'opéra. Il y tellement d'autres interprètes du répertoire plus dignes d' intérêt .
Pablo Larraín prolonge sa galerie de portraits féminins tourmentés avec celui Maria Callas, saisie peu de temps avant sa disparition physique alors même que sa disparition médiatique a déjà eu lieu : il s’agit alors au personnage éponyme de puiser dans son imaginaire la matière nécessaire à l’enchantement d’un quotidien sinon défini par la routine, les visites médicales, les discours prudents ou dissuasifs. Comme dans un spoiler: récit de fantômes , l’artiste déchue évolue parmi les ombres de sa gloire passée, transforme les touristes du Trocadéro en chœur d’opéra, cède volontiers aux mirages de ses visions ; le montage prend soin de brouiller les repères chronologiques par d’incessants sauts temporels, compose un flux de réminiscences qu’une imagerie chichiteuse idéalise façon magasine pour produits de luxe. Là réside la limite principale de l’œuvre, dans son incapacité à dépasser la prétention aguicheuse de ses plans, les poses glacées de son actrice, pour représenter d’une part le figement d’une existence qui tente, malgré tout, de se réactualiser – thématique commune avec les autres femmes du cinéma de Pablo Larraín – et d’autre part la caricature monstrueuse de la diva qu’elle était.
Plat ennuyeux et sans grand intérêt. On n'apprend pas grand chose sur la vie de la Callas! Je me suis retenue de sortir avant la fin tellement le temps m'a semble long. Dès la première demi heure on espère qu'il va se passer quelque chose et que l'on va enfin sortir de cette monotonie mélancolique mais non c'est comme ça tout le long du film entre flash-back et les derniers jours de sa vie dans un Paris méprisant, rien ne se passe. Il faudra attendre le générique de fin avec la voix de la Callas interprétant Carmen pour vibrer quelques minutes.
Ce film est une vision sombre de la cantatrice Maria Callas et plus précisément la toute fin de sa vie à Paris. Même s’il doit traduire très fidèlement l’état d’esprit de la Callas à cette époque et que l’interprétation (d’Angelina Jolie aux rôles secondaires campés par Pierfrancesco Favino, Alba Rohrwacher, Haluk Bilginer ou Vincent Macaigne) est parfaite, j’ai trouvé le film long et lent. Je suis déçu.