Je le jure
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120 critiques spectateurs

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Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2025
Un très bon film à ne pas manquer. Un homme qui subit tout dans sa vie (, fréquentations amicales et intimes, l’alcool) va se retrouver acteur malgré lui d’un procès. Ce film a le mérite de nous montrer la réalité d’un procès d’un pyromane dont les propos sont parfois monstrueux aussi monstrueux que lui peut l’être. On voit une typologie de jurés complète( le détermine, l’indécis, le compréhensif……) Bien réalisé
Christian C.
Christian C.

10 abonnés 24 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2025
Tout ce qui concerne le tribunal est passionnant et soulève de multiples interrogations. les acteurs sont excellents. La réalisation est assez plate. Dommage qu'il y ait cette intrigue amoureuse sur laquelle je ne porte aucun jugement avec l'indispensable scène d'amour plutôt pénible et qui n'apporte rien au film.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 avril 2025
Fabio est un homme taiseux qui travaille chez un ferrailleur en Moselle, près de la frontière allemande. À l’insu de sa famille et de ses amis, il entretient une relation avec Marie, plus âgée que lui d’une vingtaine d’années. Un jour, il reçoit une convocation pour devenir juré d’assises. Avec huit autre jurés, il doit se prononcer en appel sur la peine encourue par un pyromane. Fabio découvre un monde dont il ignorait tout.

Le tournage de ce film a été contrarié par un événement qui en pollue la réception. Son réalisateur, Samuel Theis ("Party Girl", "Petite Nature") a été accusé de viol par un technicien pendant le tournage. Il a été écarté de sa promotion. Il a été placé sous le statut de témoin assisté et une enquête judiciaire est en cours. Adoptant une stratégie de communication inédite, la productrice et la distributrice ont choisi la transparence.

Je le jure est un film quasiment documentaire qui nous fait découvrir de l’intérieur le fonctionnement d’un jury d’assises. Le sujet n’est pas neuf. C’est l’un des préférés du cinéma américain depuis "Douze hommes en colère", le film iconique de John Ford, jusqu’au tout récent "Juré n° 2" de Clint Eastwood. Tout récemment, il était au centre de plusieurs films français particulièrement notables : "Anatomie d’une chute", "Saint Omer", "L’Hermine"…

L’enjeu du procès n’est pas la culpabilité de l’accusé qui a reconnu les faits mais le quantum de la peine : les douze ans prononcés en première instance sont-ils trop sévères ou trop légers ? Pour l’apprécier, la présidente de la cour (Marina Foïs) consacre les débats à la personnalité de l’accusé, à ses antécédents, à ses risques de récidive. Le sens de la peine est interrogé : à quoi servirait une condamnation plus lourde si l’accusé récidive dès sa sortie ?

La démarche est passionnante. Elle sollicite autant la curiosité que l’intelligence du spectateur. Elle souffre toutefois à mes yeux de trois défauts.
Le premier est la présence de jurés caricaturaux : le réactionnaire (Micha Lescot) qui appelle à la sévérité, l’humaniste (Louise Bourgoin) qui au contraire invoque la clémence.
Le deuxième est le délibéré brutalement escamoté là où on escomptait des débats plus fouillés.

Le troisième est le plus fondamental. Il a trait au héros lui-même. Qu’il soit resté silencieux pendant tout le procès donne aux mots qu’il finira bien par prononcer d’autant plus de poids. Je les ai trouvés hélas bien anodins. Et surtout, je n’ai pas compris le parallèle tissé entre les deux histoires : celle de l’accusé et de son procès, celle du héros et de sa relation avec sa compagne d’une part et avec Julia (Louise Bourgoin), l’une des jurés de l’autre.
spoiler: [Une question sous forme de spoiler : comment avez-vous compris la scène du baiser volé ? Julia repousse-t-elle définitivement Fabio ? ou son geste laisse-t-il augurer la possibilité d’une idylle ?]
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2025
Avec "Je le jure", Samuel Theis nous plonge dans un récit judiciaire où les vérités s’entrechoquent plus qu’elles ne s’éclairent. Le film aurait pu n’être qu’un énième drame de prétoire, mais il déjoue les attentes en s’ouvrant à une autre dimension : une histoire d’amour inattendue, entre un trentenaire et une femme âgée. Ce qui frappe, c’est justement la délicatesse du traitement : pas de surlignage, pas d’explication appuyée. Theis filme cette relation comme une évidence, sans chercher à en faire un sujet à débat. Cela respire une certaine liberté, comme un rappel qu’aimer n’a pas besoin de justification. Les premiers et seconds rôles sont impeccables. Si le film garde parfois un ton un peu trop sage pour totalement emporter, il séduit par cette façon de mêler l’intime et le collectif, le cœur et la justice, sans trancher, mais en laissant au spectateur le soin de réfléchir.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2025
On peut au départ penser qu'il s'agit d'une tentative supplémentaire du cinéma français pour livrer un film de procès. Le gros succès de "Anatomie d'une chute" ayant visiblement ouvert une brèche dans le genre !
Mais en réalité, "Je le jure" déjoue les attentes. On suit Fabio, modeste ouvrier mosellan, convoqué malgré lui au procès d'un pyromane. Rapidement, lui et le spectateur apprennent que l'accusé reconnait les faits, par conséquent il n'y aura aucun suspense sur sa culpabilité. L'enjeu est de comprendre ce criminel et de choisir la juste peine.
Pour Fabio, très taciturne et mutique, plonger dans cette âme en perdition sera l'occasion de faire le point sur son étrange relation avec une femme soixantenaire issue de son entourage.
Le film est bien construit et se laisse suivre, dévoilant les arcanes d'un procès français du point de vue des jurés. On évite ainsi les américanismes : par exemple, la juge (convaincante Marina Foïs) accompagne régulièrement les jurés. Ou le processus de sélection des jurés, bien moins spectaculaire et bien plus expéditif.
Le volet dramatique est intéressant, même si la psyché de l'accusé reste survolée (volonté de ne montrer que ce que les jurés perçoivent ?). Et que certains éléments scénaristiques demeurent peu employés ou pas vraiment résolus (la sous-intrigue avec Louise Bourgoin, juré empathique).
Néanmoins, étonnement la relation entre Fabio et cette femme plus âgée est plutôt bien vue... alors qu'elle n'avait a priori pas sa place autour d'un procès. D'autant que Julien Ernwein interprète son personnage tout en intériorisation et en regard. J'espère qu'il n'a pas été payé à la réplique !
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2025
La partie procès est bien réalisé , bien joué et réaliste. La partie vie privé du juré , elle est beaucoup moins intéressante.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2025
Réinsertion ou répression ? Ordre ou justice ?

Plutôt mitigé face à cette sorte d'écho à l'intemporel «12 hommes en colère», réinterrogeant la place du jury au sein du dispositif judiciaire.

Un film intéressant dans les questions humaines et morales qu'il pose, à l'image de ces discussions entre jurés.

Mais un film manquant d'une vraie incarnation (et d'un jeu suffisamment convaincant de la part de tout le casting) pour nous tenir en haleine, fonctionnant toujours sur la même note, et perdant en intérêt dès que l'on sort du tribunal.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2025
Une expérience immersive, réaliste et humaine au cœur d'une salle d'audience. Le personnage de Fabio (J. Ernwein) en juré observateur du procés, avec tous les questionnements associés, est le lien privilégié avec le spectateur. Ce qu'il ressent pendant et autour va profondement le changer, à l'image de la belle dernière scène. Le déroulé du procès est plutôt passionnant, l'écriture des réquisitoires d'une grande force et, M. Foïs apporte une solidité au récit. On pourra reprocher une réalisation un peu plate et linéaire.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2025
Que se passe-t-il lorsqu'on devient juré d'assise? Je le jure tente de répondre à la question. On y suit le procès d'un pyromane (dont on est certain de la culpabilité). Les discussions tournent alors sur ce qu'est un procès et comment choisir une peine. Le déroulé du procès est passionnant, ainsi que les réquisitoires et les questionnements en coulisse, en revanche, les scènes extérieures sont sans intérêt et leurs coupes auraient permis un film plus resséré et dynamique ou d'étoffer la fin qui nous laisse un peu sur notre faim.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2025
Focalisant sur le rôle des jurés, ces personnes ordinaires auxquelles on demande de représenter une société quand rien ne les y prépare, ce petit film judiciaire français tâche de s'appuyer avant tout sur des accents de réalisme, tout en évitant de tomber dans un lyrisme ou une grandiloquence malvenus. C'est assez subtil et malin, même si l'on ne pourra que trouver trop facile de jouer avec le misérabilisme social et les références judiciaires en lien avec la région.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Immersif, « Je Le Jure » l’est assurément. Il place le spectateur au cœur d’une Cour d’assise et l’incite à s’impliquer dans ce jugement en appel et dans son verdict comme un juré tiré au sort. Pour faciliter ce processus d’identification, le réalisateur Samuel Theis a construit son film comme un documentaire et n’a pas hésité à caster plusieurs , et à sortir du mécanisme judiciaire le temps de quelques scènes intimistes.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2025
Un film de procès efficace et sensible, grâce à un scénario et des personnages biens construits . Peut-être qu’une analyse plus poussée de la situation aurait été bien venue, mais telle quelle cette œuvre reste passionnante.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2025
La où la plupart des film de procès font le choix de se concentrer sur la culpabilité, la peine arrivant juste comme une conclusion,, “Je le jure” fait le choix de mettre la loupe sur la détermination de la peine et la cour qui en a la lourde tâche. Il le fait avec une justesse et une sobriété presque documentaire seulement entrecoupée par l’histoire personnelle d’un des jurés. Instructif sur le fonctionnement et révélateur sur les missions sociales, réparatrices, pédagogiques de la justice. Interprété et réalisé avec talent, on doit quand même noter un manque de rythme et des longueurs.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2025
 JE LE JURE - Samuel Theis | ⭐️ 7,5/10

Après les très réussis Party Girl et Petite Nature, Samuel Theis ose s'attaquer, pour son nouveau long-métrage, au genre du film de procès, après de nombreuses oeuvres ayant elles aussi posé leur caméra dans une salle de tribunal ces dernières années, comme Saint-Omer, La Fille au Bracelet, Le Procès Goldman, Le Fil, Les Choses Humaines, Une intime Conviction et Anatomie d'une Chute, côté cinéma français, et Juré n°2 ou Les Chambres Rouges à l'international.

Parvient-il malgré tout à se distinguer et tirer son épingle du jeu ?

Si l'on comprend assez vite que sur le papier, l'idée est de raconter l'effet que le procès aura sur cet homme convoqué comme juré et sur l'évolution de ses relations avec les autres, le film peine à retranscrire cette intention à l'écran, sans doute à cause d'un personnage principal taiseux, qui passe trop souvent au second plan (malgré une interprétation habitée du très magnétique Julien Ernwein), et d'histoires secondaires qui se révèlent moins convaincantes, et qui donnent davantage l'impression de deux films qui cohabitent.

C'est pour le regard assez inédit et très intéressant sur le fonctionnement d'un jury à travers des scènes que l'on n'a pas l'habitude de voir dans les films de procès (processus de sélection de ses membres, discussions, délibérations...), ainsi que sur le rôle déterminant de son président, campé par une solide Marina Fois, que le film est le plus passionnant.

Malgré des personnages dont la caractérisation frôle parfois la caricature au sein du jury (le réac, la naïve, la progressiste...), la complexité de leur mission, qui est (chose assez rare dans un film de procès) non pas de déterminer si l'accusé est coupable, mais d'évaluer quelle pourrait être une peine juste (pour lui, pour la famille de sa victime et pour la société), permet de dépasser cette crainte et d'apporter une profondeur à l'ensemble.

Avec Je te jure, Samuel Theis parvient donc à convaincre, même s'il lui manque ce petit quelque chose pour emporter autant qu'avec ses deux premiers films.

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Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2025
Il y a dans "Je le jure" une gravité simple, celle des vies qu’on regarde trop peu. Samuel Theis filme un homme discret, comme figé dans un coin de carte, et capte ce moment fragile où tout peut basculer. La justice, loin d’être une machine froide, devient ici un déclencheur inattendu. Julien Ernwein, dont c’est le premier rôle, est bouleversant de justesse. Rien ne sonne faux. Le film avance à hauteur d’homme, avec pudeur et humanité.
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