Le Royaume
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476 critiques spectateurs

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Math719
Math719

229 abonnés 898 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2024
Un très bon thriller tourné différemment entre la relation père et fille au cœur d’une cavale, d’une vengeance..
Très bien réalisé, Ghjuvanna Benedetti et Saveriu Santucci sont juste géniaux. Une belle histoire d’amour entre une fille et son père au milieu dans un thriller palpitant !
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2024
Le Royaume est assurément un film très réussi. Bien scénarisé, bien mis en scène, bien casté, bien joué. Le scénario rebondit parfaitement d'action en action, ménageant certaines surprises. L'ensemble pourrait être comparé à Civil war, dans la mesure où, comme pour ce récent film américain, on prend une situation violente généralement considérée comme une affaire d'hommes et on décale le regard en voyant tout à travers les yeux d'une femme. Ça fonctionne admirablement bien pour Civil war, et, même si cela met un peu de temps à se mettre en place, ça finit par très bien fonctionner ici aussi.
Le seul petit hic, c'est que le film reste très proche de son thème et ne propose jamais de percée vers l'abstraction comme le ferait un certain cinéma d'art et d'essai. Civil war parvenait mieux à atteindre cette dimension épique car il renvoyait à un imaginaire hors norme (une guerre civile aux usa, la scène du charnier aux lunettes rouges, l'assassinat du président dans le bureau oval). Ici on est plus proche du documentaire sur le mode d'action de la mafia corse, et d'une restitution plus plate du réel. Mais ça reste un excellent film.
Claude DL
Claude DL

123 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2025
Ce film explore la vendetta corse ainsi que les rapports entre un membre de la vendetta et sa fille. De ce fait, le scénario est assez simple. Beaucoup de déménagements, de vengeances avec flingueries, et rapports de tendresse entre le père et sa fille. Illustre bien la culture corse. Quelques belles prises de vue. Globalement pas mal, avec des acteurs inconnus mais jouant juste, climat anxiogène bien rendu. Une sorte de Parrain insulaire en moins bien. Une curiosité.
carbone144
carbone144

116 abonnés 849 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2025
Une belle histoire dans un environnement chaleureux et un contexte peu commun. Cependant, quelques longueurs éternisent ce film qui a du mal à conclure.
Arnaud KaDo
Arnaud KaDo

81 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2024
Un film qui se laisse regarder. Très inégal dans le sens où la première partie est longue et inintéressante voire confuse. On comprend pas tout le scénario et le synopsis. On commence seulement a rentrer dans le film après une bonne heure. La relation père fille devient touchante et l'acteur qui joue le papa est particulièrement bon je dois reconnaître le talent d'acteur c'est vrai. J'ai trouvé ça quand même un peu décousu dommage. Film correct mais encore une fois très inégal!
Michael78420
Michael78420

66 abonnés 1 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2026
Plongée dans l'univers de la vendetta, en Corse, avec comme fil conducteur une relation père-fille qui tente de se frayer un chemin entre les balles. Entre deux fusillades, la caméra laisse à voir les paysages splendides de l'île de beauté. La Méditerranée, le soleil brûlant, les rivières fraîches des montagnes, forment un spectacle dont on ne se lasse pas. En revanche les motivations profondes de Pierre-Paul (Saveriu Santucci) échappent à la raison. Il les laisse en héritage à sa fille Lesia (Ghjuvanna Benedetti) qui reproduit le modèle familial, encore et encore... Un film dans lequel on peut apprécier, ce qui est rare au cinéma, la langue corse dans son authenticité.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2025
A mi chemin entre réalité et fiction, on ne retient finalement plus sur le fond que sur la forme la veritable et touchante relation père-fille qui découle du cœur du récit, souffrant cependant d'une certaine banalité dans son exécution mais pour nous offrir également quelques beaux moments inattendus.
khesanh76
khesanh76

37 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2024
C'est la plongée, involontaire, d'une ado (Lesia) dans la clandestinité. Elle découvre petit à petit le rôle de son père ( Pierre Paul). On découvre aussi l'autre côté de la société Corse et de sa vendetta. On ne saura pas vraiment QUI est responsable de QUOI.
Lesia finira par glisser aussi dans cette spirale. C'est un film très sobre, sans fioritures. On découvre aussi une société qui se mure dans le silence.
takeshi29
takeshi29

36 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2025
S'il a encore les fragilités d'un premier film ce "Royaume" en a aussi la fraicheur. Il y a ici tout ce qu'un spectateur de cinéma aime voir de la Corse, jusque dans ces archétypes qui n'hésitent pas à jouer avec l'inconscient collectif et assumer parfois la caricature. Et puis il y a ces "gueules", ces acteurs amateurs épatants, entre autres la révélation Ghjuvanna Benedetti au jeu et phrasé plus qu'étonnants. Du genre bien foutu donc, et en creux une relation père-fille touchante ainsi qu'une réflexion plus fine qu'il n'y parait sur le poids de la transmission, y compris idéologique et politique. Thierry de Peretti n'a pas encore de quoi trembler mais l'élève Julien Colonna (aidé par Jeanne Herry au scénario) semble plutôt doué.

Vu en festival (FEMA 2024)
Jackpopopote
Jackpopopote

30 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2025
La mafia corse à travers le regard d’une jeune femme. Belle mise en scène qui met en lumière la jeunesse volée de l’héroïne. La violence sans limite pour des idéaux a t’elle des limites ? Belle réponse avec cette œuvre
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2025
Magnifique film dont la tension grand au film du récit, assez linéaire, et qui raconte mieux qu'une enquête psycho-sociale les travers de la société corse traditionnelle, où la solidarité clanique ou amicale et la loi du silence, comme la dangereuse culture des armes, font dériver des litiges ou intérêts divergents vers le culte de la mort et de la désolation familiale. Pour la plupart non-professionnels, et notamment la jeune protagoniste principale, les acteurs sont vraiment excellents sous la direction d'un réalisateur qui montre de bien belles qualités pour ce premier film.
Clément R
Clément R

20 abonnés 413 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2025
Film sombre dans l’univers d’un gang corse à travers la relation entre le chef en cavale et la fille en quête de relation. Sobre et poignant avec un casting corse de qualité
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2024
Film d'action et d'ambiance de Julien Colonna, qui retrace les us et coutumes de la pègre Corse. Le récit est celui du drame de la Vendetta qui épouse tous les stéréotypes associés à la Mafia, du cercle vicieux de la vengeance et ses aboutissements. Au coeur de ce triller filmé avec originalité entre un père et sa fille. Un casting haut en couleurs avec des acteurs plus vrais que nature. On soulignera la richesse des traits de Ghjuvanna Benedetti, l'amazone aux regard de biche incrédule et Saveriu Santucci, son père, celui qui commande. Filmiquement, les jeux de caméra l'emportent sur les paysages, les motos sur les grillons, le rythme de l'action sur les sentiments. 3/5
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2025
Le Royaume a l’intelligence d’aborder la mafia par le prisme d’une adolescente initiée par son père aux règles qui organisent le fonctionnement de son microcosme : un tel parti pris narratif offre au genre une déclinaison appréciable en ce que la métaphore de la famille, lieu commun de l’identité de gangs avec ses séries d’unions, de trahisons et de vengeances par et dans le sang, devient lien de parenté véritable. La relation père-fille surprend par son entrelacs de douceur et de brutalité, écrite et interprétée avec subtilité de façon à incarner l’adage exprimé par Pierre-Paul selon lequel « la peur, c’est ça qui nous garde en vie ». Aussi le rejet initial manifesté par Lesia disparaît-il au profit d’une fascination pour la figure paternelle non parce qu’elle conserve son mystère mais, au contraire, parce qu’elle casse sa carapace : le dialogue d’abord rompu par des périphrases ou des digressions se délivre peu à peu des conventions pour mettre à nu les motivations criminelles, révélatrices de spoiler: traumatismes liés à l’enfance
. L’engrenage de spoiler: la violence est désigné comme une « malédiction » qui se transmet de génération en génération
avec pourtant en contrepoint le plan de clausule, d’une poignée de secondes à peine, où l’école, l’instruction, le savoir représentent le rempart au mal. Une œuvre forte et élégamment mise en scène.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2025
Présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2024, Le Royaume impose d’emblée Colonna comme un cinéaste à suivre. Le Royaume n’est pas un simple drame criminel, ni même un récit d’apprentissage classique : c’est un film sur la dépossession, sur un territoire qui se dérobe à ceux qui le revendiquent, sur un héritage paternel légué comme une condamnation.

L’intrigue nous ramène en 1995, au cœur d’un été qui s’annonce comme un basculement. Lesia, 15 ans, voit son insouciance brutalement fauchée lorsqu’elle est contrainte de suivre son père, Pierre-Paul, un homme en fuite, mêlé aux conflits souterrains qui gangrènent l’île. L’exil, la cavale, l’errance : la trajectoire du duo épouse les motifs du western, mais dans un espace où l’horizon est toujours barré par la montagne ou la mer. La Corse, ici, n’est ni carte postale ni simple décor, mais un personnage à part entière, menaçant et magnétique.

La mise en scène épouse cet enfermement paradoxal : larges plans contemplatifs qui rappellent la peinture romantique d’un paysage aussi magnifique qu’inquiétant, contrastant avec des cadres plus serrés où l’intimité se charge d’une tension sourde. Une scène nocturne, où père et fille échangent quelques mots au bord d’une route déserte, résume à elle seule l’ambiguïté du film : l’amour y est là, indéniable, mais il est gangrené par la peur et l’incertitude.

Ce qui donne sa chair à Le Royaume, c’est d’abord son duo principal. Ghjuvanna Benedetti, révélation du film, compose une Lesia d’une rare justesse, oscillant entre enfance et brutal passage à l’âge adulte. Face à elle, Saveriu Santucci incarne un Pierre-Paul complexe, loin du simple gangster en fuite : il est un homme aux abois, à la fois bourreau et protecteur, enfermé dans la logique de clan.

Entre eux, Colonna n’offre ni grand discours ni explosion émotionnelle, mais laisse s’installer une relation où les gestes, les silences, les regards échangés en disent bien plus que les mots. La violence du père est aussi une tendresse maladroite, un amour incapable de s’exprimer autrement qu’à travers l’urgence et la fuite.

Si Le Royaume impressionne par son atmosphère et la force de son duo central, il n’échappe pas à certaines limites. Le film souffre par moments de longueurs qui diluent son intensité dramatique, ralentissant une tension pourtant soigneusement construite. De même, les personnages secondaires – pourtant nombreux – peinent à exister au-delà de leur fonction dans le récit. Les hommes de main, les figures de l’ombre, les alliés de circonstance restent esquissés, sans jamais atteindre la même profondeur que Pierre-Paul et Lesia.

Avec ce premier long-métrage, Julien Colonna signe une œuvre âpre, habitée, qui capte avec les tensions d’une île en proie à ses démons. Le Royaume n’est pas un film sur la Corse, mais un film qui respire la Corse, qui en épouse les fractures et les non-dits, et qui, au détour d’un silence ou d’un regard, laisse affleurer toute la douleur d’une transmission impossible.
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