Un jeune chaman
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Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2025
Le récit initiatique délicat mais manquant de rythme d’un ado tiraillé entre tradition et émancipation dans une Mongolie en pleine mutation.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 avril 2025
Un Jeune Chaman pose un regard moderne sur des traditions ancestrales à travers une jeunesse à mi-chemin entre les deux.

Les rituels sont une réussite, que ce soit le costume, l'interprétation et la voix mise, on plonge dans ce mysticisme.

La réalisatrice parvient avec justesse à créer un décalage entre l'énorme responsabilité de ce jeune chaman et le fait que ce n'est encore qu'un adolescent.

Lkhagvadulam Purev-Ochir n'omet pas l'obsession naturelle naissante de ce jeune homme et son attirance sexuelle et d'autant plus frustrante puisque non compatible avec sa voie.

Dans les différents plans larges (qui sont superbes), la réalisatrice appuie aussi ce parallèle entre modernité et traditionnel.

Le film appuie sur des figures parentales absentes mais propose une solution afin d'être épauler et guider dans ce long chemin qu'est la vie.

Un plaisir aussi, de voir cette petite révolte contre ce régime scolaire insultant et rabaissant.

Il est parfois nécessaire de s'égarer pour mieux reprendre sa route, un beau message pour un film réussi.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2025
Zé est un adolescent modèle qui a un brillant avenir devant lui même s'il ne sait pas exactement ce qu'il veut faire. Il y a les études, mais aussi son rôle de chaman dans sa communauté. Un équilibre difficile à trouver entre son héritage culturel et les opportunités qui s'offrent à lui dans une capitale en plein changement. Et au milieu de tout ça, il y a Maralaa, qui va bouleverser son monde. Que l'on soit en Mongolie ou ailleurs, l'adolescence est une période qui ne change donc pas beaucoup d'un pays à l'autre. Au-delà de son cadre très original, même si les films mongols sont de plus en plus nombreux, Lkhagvadulam Purev-Ochir présente un récit de passage à l'âge adulte très classique, mais agréable grâce au charme naturel des deux principaux acteurs. Entre modernité et tradition, et entre spiritualité et consumérisme, tout semble possible pour Zé, et même si c'est une très petite ouverture sur ce qui s'offre à lui, ces nouvelles expériences sont plaisantes à suivre au même titre que le film.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2025
Envie de chamanisme
La projection en avant-première de Un jeune chaman était un moment de sensibilité et d’intelligence. S’exprimant dans un anglais-américain parfait et traduite en français non moins parfaitement, la réalisatrice Lkhagvadulam Purev-Ochir était entourée de ses deux productrices françaises dont la juvénile et lumineuse Katia Khazak. Tergel Bold-Erdene, l’acteur principal, jeune homme de dix-sept ans à la beauté mystérieuse, dissimule sa crise d’adolescence sous le costume d’un chaman et se prend à son propre jeu. C’est un film magnifique qui m’a donné envie de retourner à Oulan-Bator trente ans après, sur les traces d’Emmanuel Macron et du Pape François…
#unjeunechaman #lkhagvadulampurevochir #katiakhazak #tergelbolderdene
Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2024
"Un jeune chaman", où comment une rencontre amoureuse va faire vaciller les convictions d'un jeune homme. Passé quasiment inaperçu en salles (car peu distribué), ce film mongol montre à travers le personnage de Zé, 17 ans et chaman de son village le changement de perception des sens au contact de l'être aimé. La rudesse de la vie à Oulan Bator (le climat, la pauvreté ou l'alcoolisme) contribuent à voir en ce jeune homme un soutien sous forme de messie. Les croyances mystiques sont abordées mais c'est avant tout le récit d'une magnifique romance teintée de poésie. Par contre l'opposition entre les classes sociales en Mongolie n'est que trop peu effleurée.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2024
Je m'attendais au delà des clichés convenus, à découvrir un peu plus de la culture Mongole. Ces particularités, ces singularités qui l'éloignent de l'occident. rien de tout ca est dans ce film et on ne peut même pas se consoler avec les paysages. Il nous reste le chamanisme, mais c'est un peu maigre.
Ce film relate le déchirement entre deux attirances : le chamanisme et le fait de vouloir faire du bien aux autres et l'amour que ce jeune homme a rencontré et qui est pour lui tout seul.
Un peu mince pour faire un bon film.
Dommage !!!!!
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mai 2024
Zé a dix-sept ans. Élève modèle de son lycée, il accepte parfois d'enfiler le costume traditionnel de chaman et de se faire le porte-parole des esprits pour porter secours aux proches qui le sollicitent. Mais lorsqu'il tombe amoureux de Maralaa, il sent ses dons divinatoires l'abandonner. Entre son amour et sa vocation, il devra choisir.

Pour qui a vu "Si seulement je pouvais hiberner", "Un jeune chaman" a des airs de suite ou de redite. Mêmes paysages (les faubourgs d'Oulan Bator, la capitale de la Mongolie, battue par un vent glacial), mêmes personnages (une famille de paysans désargentés récemment déracinés à la ville) et même histoire (la sortie de l'enfance d'un adolescent trop sage).

Si l'on met de côté sa ressemblance avec le précédent film mongol sorti en France en janvier dernier, "Un jeune chaman" souffre de deux défauts. Le premier est l'inexpressivité, pour ne pas dire l'amateurisme de son acteur principal, que ne compense pas sa beauté marmoréenne dont l'affiche donne un aperçu. Le second est son scénario à l'enjeu binaire. Pour autant, Un jeune chaman n'est pas sans charme, le principal étant justement son exotisme : on ne voit pas si souvent ces paysages-là, ces physionomies-là, on n'entend pas si souvent cette langue-là, mélange étonnant de turc et de coréen, qu'on puisse s'en lasser.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2024
Ce premier long métrage d’une jeune cinéaste mongole dresse le portrait d’une jeunesse tiraillée entre modernité et tradition ; mais aussi d’une jeunesse née de l’exode rurale sur les épaules de laquelle repose la réussite de tout un pays. Au centre du débat, un jeune chaman s’éprend d’une jeune fille, ils sont amoureux et le jeune homme voit tous ses repères bouleversés.
Près de 20 ans se sont écoulés depuis les films made in Mongolie montrant la ruralité faisant face à la montée de l’attraction des villes. Dans les films actuels, on voie tous les écueils de cet exode rural, car ils se déroulent dans la tentaculaire capitale. Ce film est tourné dans les mêmes quartiers pauvres d’Oulan Bator que « Si seulement je pouvais hiberner » ; des bidons villes de yourtes et de baraques en tôles sous un climat glacial. Dans ces favelas, la jeunesse s’invente un avenir tourné vers un retour dans les steppes, ou plus loin en Corée du Sud, dans un pays riche, ou vers plus de spiritualité. On y voie une jeunesse guère différente de la nôtre ; le même désir de vivre, mais imprégné aussi d’un besoin de survie.
Ce film reste assez linéaire, sans trop de surprise. Il s’étiole en avançant ; on finit par trouver le temps un peu long.
Pour les amateurs de cinéma du monde.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Anne CC
Anne CC

14 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2024
Drame romantique mongol.

Un adolescent chaman passe sa vie entre ses pouvoirs guérisseurs et le lycée. La rencontre avec une jeune fille va le bouleverser et le faire vaciller. Le sentiment amoureux lui fait perdre sa communion avec ses ancêtres.

Dans la même veine que le film "Si je pouvais hiberner", on y retrouve la fracture sociale entre quartier des yourtes et vie moderne à Oulan-Bator, éducation très stricte, rituels chamaniques et alcoolisme.

Film attachant sur le désarroi de la jeunesse mongole écartelée entre 2 mondes.
Flocon
Flocon

15 abonnés 202 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2024
Un film sur la transition où sont jouxtées les temples de la consommation sans âme des grands magasins et des boites de nuit et les traditions ancestrales que le jeune chaman incarne. Dans cette confrontation où errent des personnages égarés par la misère, l'alcool, le sentiment de n'être plus à sa place et l'illusion de la richesse spoiler: (les derniers plans où les yourtes sont cernées de murs et de voitures modernes)
l'éducation stricte cohabite avec les réseaux sociaux... spoiler: la jeunesse est en voie vers la mondialisation. Que restera-t-il des références culturelles ?
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2024
Les extraits de la bande-annonce assimilent ce film à la nouvelle vague chinoise qu'on connaît depuis plusieurs années. Mais on est loin des ambiances de Hu Bo ou Bi Gan. La Mongolie a son identité propre, ses paysages, qui ressemblent à un étrange mix entre Europe de l'est et Empire du milieu. Le film n'a pas la force des grandes œuvres asiatiques de ces derniers temps. Il s'agit d'une bonne chronique de l'adolescence dans un pays lointain. Deux aspects retiennent particulièrement l'attention. D'une part, l'idée de l'adolescence comme basculement, comme moment où la vie peut totalement se retourner. Cet aspect est rarement évoqué au cinéma d'une façon aussi réaliste et pessimiste. L'autre aspect est la mutation d'une Mongolie qui entre dans la mondialisation. La généralisation des portables, des réseaux sociaux, des centres commerciaux coupent cette jeunesse des usages du passé et des traditions. Mille détails montrent cela dans le film, selon une perspective assez pessimiste également car la société mongole semble être en train d'exploser.
Pator 59
Pator 59

13 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2024
Sous couvert d'être un pas de deux quasi schizophrénique entre tradition et changement,. "Un jeune Chaman" est surtout l'histoire (universelle?) d'une crise d'adolescence..Rester ou partir...Il ne se passe pas grand chose..à part justement le plus grand voyage que peut faire un être humain : le passage à l'âge adulte. Passage et déchirement avec en toile de fond une Mongolie elle aussi entre deux âges, entre moyen âge et modernité.
A voir donc :
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2024
Dilemme en Mongolie

Après le formidable Si seulement je pouvais hiberner de 2023, voici un autre film mongol qui arrive sur nos écrans. Il est signé par Lkhagvadulam Purev-Ochir dont c’est le tout 1er film Zé a 17 ans et il est chaman. Il étudie dur pour réussir sa vie, tout en communiant avec l’esprit de ses ancêtres pour aider les membres de sa communauté à Oulan-Bator. Mais lorsque Zé rencontre la jeune Maralaa, son pouvoir vacille pour la première fois et une autre réalité apparaît. 103 minutes qui ne vont pas forcément nous aider à retenir le nom cette cinéaste, car son film, aussi intéressant soit-il sur une facette de la société mongole, est un peu trop languissant à mon goût.
Bâtir un scénario sur le dilemme entre la mission chamanique et la vie sociale et amoureuse d’un ado de 17 ans, même au fin fond des faubourgs d’Oulan-Bator, ne me paraît pas contenir assez de substance pour construire tout un film. Un beau portrait de la jeunesse d’ailleurs, mais que je n’ai trouvé ni palpitant ni bouleversant. Quelque chose d’indéfinissable fait qu’on ne sait jamais sur quel pied danser, en particulier en ce qui concerne les pouvoirs chamaniques du héros ??? Ce film sur le renoncement est subtil – peut être trop -, sensible, mais trop lent, nous explique que chamanisme et premier amour ne sont pas compatibles. Ah bon ! Une conclusion qui, sans doute, touche au plus profond un public mongol, mais en France… j’ai comme un doute.
Le jeune Tergel Bold-Erdene a été récompensé pour son interprétation à la Mostra de Venise. Il trouve une excellente partenaire avec la tout aussi jeune Nomin-Erdene Ariunbyamba. Ils portent à eux deux le constat d’une Mongolie prise entre tradition ancestrale et modernité galopante, à travers l’autopsie d’un mal-être. Ambitieux mais par trop répétitif et linéaire… donc ennuyeux.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2024
Deuxième film mongol que je vois cette année, c est tellement rare que cela mérite d etre souligné.
Le premier " si seulement je pouvais hiberner" nous découvrions grâce à cette famille de paysans venu s installer à oulan bator les difficultés, la pauvreté qui existe dans la société mongol.
Dans ce film " un jeune chaman" on comprend le désarroi d une jeunesse empreint de modernisme et a la fois éduqué dans des traditions ancestrales.
C est ce qui arrive à un jeune homme qui étudie au lycée mais qui en parallèle pratique le chamanisme pour guérir les gens ou leur révéler leur avenir. On ressent un décalage lorsque il est au lycée car ses amis sont t tout le contraire il renie peu à peu les traditions et donc on comprend la solitude du jeune homme.
Mais la rencontre d une jeune fille va faire voler en éclats ses certitudes et surtout ses croyances.
Un petit film émouvant que je trouve meilleur que le précédent film mongol.
On reste très attaché au couple du film.
Une bien belle promesse.
Ferreira Lisa
Ferreira Lisa

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2024
Un très bon film mettant en scène la vie d’un jeune chaman mongol. Le film rend simplement compte de la vie d’un jeune lycéen sur qui repose des responsabilités mais qui reste cependant un jeune de son âge. Les images sont assez incroyables, il y a des photos magnifiques !
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