Gunfight at the O.K. Corral est un grand film de solitudes qui représente avec puissance la difficulté à vivre en société et à défendre des valeurs communes, impliquant en contrepartie un décentrement et une remédiation aux pulsions et névroses individuelles. John Sturges prend soin de composer des couples ou des binômes antinomiques que les situations traversées ou les sentiments enfouis rapprochent malgré tout ; dès lors, il fait planer sur la fraternité véritable l’ombre du désastre, et le dernier segment du long métrage, minutieux compte à rebours, mobilise les codes de la tragédie antique en franchissant les barrières, en transgressant les frontières entre la justice et le chaos pour se venger.
Le mal nommé Doc Holliday, alcoolique qui passe son temps à jouer aux cartes en toussant, suit un parcours ambigu, fait de hauts et de bas ; il se montre autant influencé par Wyatt Earp qu’il influence ce modèle – l’attraction exercée par la bouteille de whisky aura raison du justicier, enchaînant les shots à tour de rôle. Nous ressentons, derrière les carapaces viriles, l’angoisse profonde devant un quotidien marqué par la violence que l’on traverse dans l’immédiateté de son présent. « Tous les flingueurs sont seuls, ils vivent dans la peur », affirme Burt Lancaster au jeune Dennis Hopper. Dès lors, la ligne d’hommes de loi marchant ensemble à l’unisson – que nous retrouverons dans The Magnificent Seven en 1960 – symbolise la force d’un collectif pour un temps galvanisé par l’énergie de la vengeance. Détour par le chaos afin de rétablir l’ordre et de tirer sa révérence. Ultime reprise du thème musical mémorable que signe Dimitri Tiomkin et qui nous accompagne après visionnage.
Un des meilleurs westerns de John Sturges, qui s'appuie sur une distribution éblouissante. Le règlement de comptes final est assez rapidement expédié, ce qui fait retomber l'intérêt dramatique tel un soufflet qui n'aurait pas monté. Hawks réalisera un film d'une autre envergure l'année suivante avec "Rio Bravo", immortel chef-d'oeuvre du genre, avec lequel le long-métrage de Sturges ne rivalise jamais, excepté peut-être dans la mise en scène de la relation entre le shérif et la rousse joueuse, à laquelle Rhonda Fleming apporte son imparable séduction.
Un western classique, typique des années 50, comme on les aime, avec l'ambiance de l'Ouest américain, la tension, les règlements de comptes, le suspense et les fusillades, le tout accompagné par la musique ( qui dès le début annonce un grand film) et le duo Burt Lancaster- Kirk Douglas (ce dernier surprenant, comme toujours, dans son rôle de personnage malade, colérique mais déterminé)
pas beaucoup d'intérêt à regarder Burt et Kirk tirer des coups de feu et boire des whisky. Les femmes ont des sous-rôles, seule la chanson est marquante. À noter le tout jeune Dennis Hopper dans un de ses touts premiers rôles.
Un très bon western classique de John Sturgess. Loin des épopées et chevauchées héroïques, il s’intéresse avant tout à ses personnages, complexes, avec leurs forces et leurs travers, et à leurs relations, amicales, sociales, familiales ou amoureuses. Les situations sont toujours intéressantes et les dialogues très travaillés (voir les deux scènes entre le sheriff Wyatt Earp et John « Doc » Holliday où le dialogue de la première est repris dans la seconde, avec inversion des rôles). Dans une ambiance « crépusculaire » (les différents personnages longent souvent les cimetières, dans des lieux dont les noms évoquent la mort ; la maladie de John rappelant son imminence), c’est d’abord d’une histoire d’amitié qu’il s’agit, entre ce sheriff au passé peut être pas si clair, qui s’attache à se faire une vertu et cet ex-dentiste joueur de cartes (tricheur surtout), alcoolique, au passé criminel, qui se rachète sans calcul, par de simples valeurs humaines. Au terme de l’excellent moment passé, on se dit que l’on se souviendra longtemps de ce dernier, impeccablement campé par Kirk Douglas.
Que d'hommes, des vrais ! Les personnages féminins ? Une mère incapable d'élever ces enfants, une prostituée alcoolique et une joueuse prête à tout abandonner pour un homme : au secours ! patriarcat !
Classique du genre western spaghetti dans sa composition, scénario et mise en scène mais qui s’attache à analyser les personnages et leurs failles. Ce qui donne plus de dialogues et moins de scènes d’action. La fusillade finale est un pur chef-d’œuvre où excellent 2 monuments que sont Kirk Douglas et Burt Lancaster.
Premier film que je vois avec le regretter Kirk Douglas, même s'il s'agit d'un western et que j'en ai horreur après en avoir vu plusieurs lamentable et pourtant culte, j'ai voulu faire l'exception. Un acteur déjà plus tous jeune mais qui mani le jeux pédagogique avec talent, un acteur dont le personnage est très sympas et qui donne clairement l'envie d'être son pote. Quant au film en lui-même, il y à et c'est très rare dans ce registre, une bonne répartition entre les scène de script et scènes d'action. Ces dernières se déroulant dans des décors hyper beau mais sachant que le film date, la question qui s'impose est : "Est-ce qu'il à été tourné en studio et le reste est en effets spéciaux pour compléter ou tout est vrai ?". Une partition musicale très bonne et énergique qui donne enfin un dynamisme au genre. Par la suite, une scène de combat générale dans un bar démente, une fusillade en extérieur en fin de film très bonne mais beaucoup d'acteurs principaux ou secondaires surjouaient leur action de "mort", ce qui est limite comique. Dans l'ensemble un bon western et un bon perso pour Douglas. Très curieux de découvrir 2 autres grosses affiches.
Un grand classique du Western avec deux monstres du cinéma américain, Burt Lancaster et Kirk Douglas, le premier en shérif ténébreux et intègre, le second en joueur invétéré, alcoolique, misanthrope qui joue à je t'aime, moi non plus avec une femme fatalement fatale et infidèle et qui joue aussi du couteau ou du révolver....Les deux héros au contact rugueux laisseront au cours des événements naitre une amitié à la fois solide et désabusée, et c'est là le vrai sujet du film. Les autres, les méchants, les rustres ne servent au fond qu'à souder cette amitié dans l'adversité partagée et les confrontations souvent sanglantes, dont et surtout la dernière avec les fermiers voleurs et trafiquants de troupeaux. J'aurais sans doute adoré ce film si je l'avais vu en 1957 à sa sortie, mais maintenant il faut bien admettre, que même avec une copie superbement restaurée, ça fait date, c'est souvent lent, un peu ampoulé avec des enchainements pas très bien montés.. restent quand même de belles images; une prise de vue dynamique, et la superbe chanson qui ouvre le film, rythme le passage entre les différentes parties et ponctue le générique.
Deux rôles superbes dans ce film tendu sur un règlement de compte entre bandes rivales. Le sujet est fort et la réalisation intense avec en plus les grands thèmes du western. L'amitié, la vengeance et la traque. Très bon
Un des plus grands et des plus célèbres westerns du cinéma américain, remake de « La poursuite infernale » de John Ford. Histoire archi-classique, certes, mais admirablement tournée par John Sturges un très grand ! Et puis quelle interprétation avec ce duo mythiqe Burt Lancaster-Kirk Douglas – ils se sont retrouvés par la suite avec. beaucoup moins de réussite. Des scènes d'action d'anthologie, une musique légendaire, des décors (naturels) fantastiques. Et comme il n'y a pas que les coups de feu dans la vie, une constante réflexion sur l'alchimie de l'amitié mais aussi sur la mort. Un chef d'œuvre du genre.
Un western grand classique avec Burt Lancaster dans le rôle du shériff et Kirk Douglas dans celui de DoC Holliday. UIn bon scénario, peut-être un peu long aujourd'hui mais agréable à revoir en HD. Très bons décors, costume et ambiance. Immanquable à la filmographie des deux acteurs cités. A voir jusqu'au bout, pour le fameux règlement de compte.