Sebastian
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Sebastien02
Sebastien02

56 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2024
Max est un aspirant écrivain de 25 ans vivant à Londres. En parallèle de son travail de journaliste, il commence son premier roman, centré sur la prostitution gay masculine. Max puise son inspiration de façon originale : il raconte ses propres expériences en tant qu’escort, sous le pseudonyme de Sebastian. Il est incarné à l’écran par Ruaridh Mollica, un charmant et talentueux acteur. Son interprétation réussie permet de saisir la complexité de son personnage. Il est de quasiment tous les plans, notamment des nombreuses scènes de sexe qui rythment l’histoire. La ville, avec l’anonymat qu’elle procure et la solitude qu’elle engendre, est aussi très présente. Les images, en intérieur comme en extérieur, sont belles. Les différents thèmes sont abordés sans moralisme, que ce soit l’univers des escorts, le processus créatif ou l’acceptation de soi. C’est un film intéressant, qui montre une facette de la sexualité gay actuelle et dresse le portrait d’un jeune artiste autant en quête de succès que de lui-même.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2025
Innombrables sont les films (ou les romans) qui traitent de quête identitaire. Sebastian illustre le genre avec acuité dans le portrait d'un garçon de 25 ans, jeune et joli, à la double vie périlleuse : aspirant écrivain, côté pile, Escort Boy, côté face. Qui est-il vraiment ? Un travailleur du sexe qui s'inspire de son expérience pour rédiger une autofiction ou un romancier qui se documente dans la réalité d'étreintes avec des hommes plus âgés. Le film de Mikko Mäkelä, très intéressant sur son évocation de la scène culturelle londonienne, donne intelligemment des réponses ambiguës, laissant toute latitude pour les interpréter. A travers Sebastian et son évolution dans le registre de ses émotions et sensations, le long métrage se révèle captivant dans ce qu'il dit de la création littéraire, au-delà d'un classique récit d'apprentissage, tardif et nuancé. Quelques références un peu trop voyantes : Easton Ellis, Collard, Pialat, alourdissent un peu l'ensemble mais sans l'étouffer, cependant. Et le meilleur atout de Sebastian, qui oscille au gré des scènes entre crudité et mélancolie, est sans aucun doute son interprète principal (les seconds rôles manquent un peu de substance), Ruaridh Mollica. qui exprime de manière forte toute l'intensité, l'audace et la vulnérabilité requises par son personnage.
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2024
"Sebastian" m'a un peu fait penser à "La maison" d'Anissa Bonnefont avec une femme qui se fait embaucher dans une maison close pour écrire un livre sur le sujet. Ici, Max, un auteur en herbe, écrit sur ses expériences en tant qu'escorte, mais contrairement à l'autre film, il y a plus d'ambiguïté sur les intentions de Max. Alors que cela semble évident au début, on ne sait plus vraiment ce qui le motive à se prostituer entre ce besoin de satisfaire ses envies, sa curiosité et ses ambitions professionnelles. Avec un personnage principal peu expressif, l'histoire est bridée à tous les niveaux à part pour les scènes de sexe... Ce qui est drôle, c'est que Mikko Mäkelä fait la critique de son propre film à travers le personnage de l'éditrice qui donne son point de vue sur les écrits de Max. L'aspect répétitif de l'histoire, la perte d'intérêt au moment de la romance, c'est tout ce que j'ai ressenti... Bref, un drame morose très moyen.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2025
Dans "Sebastian", Mikko Mäkelä explore avec une sincérité rare la frontière floue entre l'écriture et la vie. Sans en faire trop, il installe une émotion discrète, parfois un peu retenue. Face à cette matière sensible, Ruaridh Mollica, comédien à suivre, irradie : sa présence magnétique imprime l’écran et promet une trajectoire passionnante. Un film délicat, qui trouve sa force dans son dépouillement.
Laurent Maria
Laurent Maria

5 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2025
4 765 / 5 000
James Baldwin a dit : « La responsabilité d'un écrivain est de puiser dans l'expérience de ceux qui l'ont engendré. » En tant qu'écrivains, nous sommes tous conscients que nos mots sont façonnés par nos expériences, que ce soit dans la fiction ou le journalisme. En fait, tout écrivain qui prétend écrire sans se soucier des expériences qui l'ont façonné est un menteur. Nombreux sont les écrivains qui ont besoin d'inspiration, d'expérience vécue et de compréhension pour créer ; ils ont besoin de l'étincelle qui permet à leurs mots de s'exprimer sur la page. Certains choisissent de s'immerger dans le sujet qu'ils ont choisi, abandonnant distance et objectivité pour se concentrer sur l'expérience intérieure des événements extérieurs. Sebastian, de Mikko Mäkelä, évoque en partie l'excitation, le risque et le danger de l'immersion artistique. Mais c'est aussi un film qui nous invite à remettre en question les étiquettes, à considérer les limites de la créativité et à réévaluer notre vision du travail du sexe dans la Grande-Bretagne du XXIe siècle.

Pour Max (la sublime Ruaridh Mollica), un écrivain écossais en herbe de vingt-cinq ans vivant et travaillant à Londres, l'immersion artistique est essentielle à la construction de son premier roman, qui, espérons-le, lui permettra d'échapper au monde des magazines indépendants. Son livre raconte l'histoire d'un jeune escort gay nommé Sebastian. Sebastian est le Jekyll de Max, et Max, le Hyde de Sebastian. Tandis que Max est timide et studieux, Sebastian est artiste, audacieux, érotique et sensuel, son corps tonique et sculpté vibre sous l'excitation et la fascination de chaque client payant. Les relations de Sebastian comblent les clivages générationnels au sein de la communauté masculine, offrant bien plus que du sexe payant. Pourtant, si Sebastian est la muse et l'alter ego de Max, il craint d'être absorbé par Sebastian et son besoin toujours croissant d'en savoir plus. Les clients de Sebastian sont souvent des hommes plus âgés, allant d'un homme d'affaires qui le considère comme une simple transaction, Daniel (Ingvar Eggert Sigurðsson), à des hommes en voyage d'affaires en quête de plaisir en groupe. Mais lorsque Sebastian rencontre Nicholas (Jonathan Hyde), un éditeur sensible, artistique et compétent, et ancien conférencier, son rôle d'escort prend un nouveau sens, permettant enfin à Max et Sebastian de ne faire plus qu'un.

Le film époustouflant de Mikko Mäkelä propose une exploration approfondie de la célèbre citation d'Oscar Wilde : « La vie imite l'art bien plus que l'art n'imite la vie », en examinant à la loupe le sexe, l'intimité, la pulsion artistique, l'exploitation des voix marginalisées et l'expérience gay intergénérationnelle. Mais ce sont les réflexions audacieuses de Mäkelä sur le travail du sexe au XXIe siècle qui font de Sebastian un personnage révolutionnaire. Les récits LGBTQ+ ont souvent considéré le travail du sexe masculin comme une conséquence et une cause de traumatismes et d'abus. Les films se sont souvent concentrés sur le besoin d'échapper au travail du sexe plutôt que sur le désir de l'accepter. Si Sauvage, de Camille Vidal-Naquet, démontrait le rôle crucial des travailleurs du sexe pour de nombreux hommes âgés et isolés, et My Own Private Idaho, de Gus Van Sant, explorait la complexité émotionnelle d'une profession cachée dans l'ombre, tous deux mettaient également l'accent sur le besoin d'évasion. Si Mikko Mäkelä n'hésite pas à réfléchir aux risques pris par Max, Sebastian est, au fond, un portrait de l'évolution artistique, du besoin d'une voix authentique et du choix de s'immerger dans un métier ancestral.

Sebastian de Mikko Mäkelä (CRITIQUE)

Après son premier long métrage, A Moment in the Reeds (2017), Sebastian, réalisé par Mikko Mäkelä, est audacieux par sa portée et sa vision. Des scènes de sexe érotiques aux moments de réflexion tranquille, en passant par le contraste entre la solitude de l'étalement urbain et la lumière chaleureuse et réconfortante des espaces de vie intimes, Sebastian est une expérience sensorielle et chargée qui laisse une trace indélébile. C'est sans aucun doute l'une des explorations les plus fascinantes du sexe, de l'art et de la complexité des liens humains que nous tissons par le toucher, la conversation ou le désir, que j'aie vues depuis My Own Private Idaho. Et cela m'amène à la performance de Ruaridh Mollica.

Mollica est une révélation dans le rôle de Max. Son interprétation époustouflante est si émouvante, si intuitive, si sensuelle et si puissante qu'il est impossible de le quitter des yeux. Chaque regard cache un ensemble complexe d'émotions, et chaque mot recèle une profonde curiosité artistique, une vulnérabilité et un désir d'expérience vécue pour libérer sa créativité intérieure. Mollica a joué dans Red Rose sur BBC Three et dans plusieurs mini-séries et courts-métrages, mais c'est Sebastian qui annonce avec force son arrivée en tant qu'acteur principal passionnant, dynamique, expressif et courageux. Plongés dans l'univers de Max, mêlé au sexe, à l'art et à la littérature, nous assistons à la fusion progressive d'un écrivain timide mais ambitieux et de son alter ego confiant et sensuel, dans un voyage vers la découverte de soi et la liberté artistique. Sebastian est un film magnifiquement tourné, magnifiquement interprété et sans peur, captivant et séduisant, consolidant la place de Mikko Mäkelä comme l'un des scénaristes et réalisateurs les plus passionnants de sa génération.
Pour_le_dire
Pour_le_dire

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2025
Porté par un premier rôle saisissant de finesse et de profondeur, Sebastian est une petite pépite qui se cache actuellement dans nos cinémas. Il pose un regard droit sur les rapports entre personnes queer, et traite en filigrane des thématiques plus sombres : la solitude des grandes villes, le consentement, la comparaison, la compétition.

La photographie, signée James Watson, évoque Her de Spike Jonze ou les premiers Xavier Dolan : elle capte à la fois la chaleur des moments d’intimité, seul ou avec quelqu’un d’autre ; et la mélancolie des grandes villes, dans une lumière âpre et impersonnelle.

Ruaridh Mollica brille dans le drame, et ses acolytes avec lui. Il impose sa présence avec une maîtrise rare, faisant de lui l’un des jeunes acteurs britanniques à suivre. “Demain, je suis calme à nouveau, lent et pâle.” aurait pu coller Jean-Luc Lagarce à son visage après une scène particulièrement dure qui l’expose à un silence intense. À voir.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 avril 2025
Max est un jeune auteur ambitieux. Il a déjà publié une nouvelle dans une revue prestigieuse où il est employé comme pigiste. Il travaille à son premier roman avec le soutien de son agent. Le héros du roman est un jeune prostitué. Max prétend travailler sur la base de témoignages recueillis auprès d’escorts gays. Mais, pour nourrir son roman, il s’adonne à la prostitution sous le nom de Sebastian.

Interdit aux moins de douze ans à raison de ses scènes de sexe très crues, "Sebastian", déjà diffusé à Paris en novembre dernier dans le cadre du festival Chéries, Chéris, nous promet une plongée voyeuriste dans le monde de la prostitution londonienne chic et gay. Mais il ne s’y résume pas. "Sebastian" nous fait miroiter une stimulante réflexion sur le travail de l’écrivain, sur sa mise en danger pour se documenter sur son sujet, sur le risque qu’il court de se perdre entre deux identités, la sienne et celle du personnage qu’il prétend être.

On pense au journaliste italien Fabrizio Gatti qui s’est glissé dans la peau d’un migrant subsahélien pour documenter le long voyage des immigrés africains vers l’Europe. On pense aussi à la romancière française Emma Becker qui a travaillé pendant deux ans dans un bordel berlinois pour écrire "Maison close" et dont les romans ultérieurs, écrits à la première personne, entretiennent la confusion entre le roman et l’autobiographie.

La comparaison s’arrête là. "Sebastian" ne convainc pas. Pourtant le jeune acteur italo-écossais Ruaridh Mollica paie de sa personne et on retrouve avec plaisir le grand acteur de théâtre Jonathan Hyde. Mais le scénario de Sebastian manque trop de surprise, les dilemmes auxquels son jeune héros est confronté sont trop convenus, pour laisser une trace marquante.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2025
Un film au scénario assez faible mais qui arrive à s’intensifier au fur et à mesure, hélas les scènes se suivent et se ressemblent pour laisser place à la morosité.
Pas de quoi être renversé par cette œuvre lente et trop longue à mon sens.
Jean-Francois D.
Jean-Francois D.

30 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2025
Au delà du thème de la prostitution masculine, une réflexion profonde sur le roman autobiographique et la relation intime que son auteur tisse avec lui.
Un acteur qui perce l’écran, une histoire très sensible.
Bref, un film qui mériterait une distribution plus large.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2025
Max est un jeune auteur de 25 ans. En parallèle de son métier de son journaliste, il écrit un roman sur les escorts homosexuels. Afin de nourrir ce projet, il mène une immersion dangereuse et parfois douloureuse dans ce monde sous le pseudonyme de Sebastian. Il y rencontre de nombreux hommes souvent plus âgés, et plus riches que lui. Le charme du jeune acteur et ses maladresses parviennent à tenir en haleine le spectateur, qui assiste à une véritable descente aux enfers. C’est dur mais touchant.
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 avril 2025
Le film fait tragiquement et hypocritement l'impasse sur les dangers parfois mortels qu'encourent les personnes prostituées. Présenter comme le fait le réalisateur la prostitution comme un choix est malsain et trompeur - de même que présenter les clients comme des hommes majoritairement non-violents, voire des plus distingués et amoureux.
Il aurait été plus intéressant de comprendre pourquoi le héros, Max, en est arrivé à la prostitution. Laisser croire au spectateur que cette auto-immolation relève uniquement d'une nécessité littéraire (vivre des expériences afin d'être en mesure de les relater avec précision dans un roman) n'abuse personne.
Fabien M.
Fabien M.

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2025
"Sebastian" est un film qui offre une perspective unique sur le travail du sexe masculin dans la communauté LGBT et aussi sur le monde littéraire londonien, avec une prémisse intrigante et des performances notables, notamment du remarquable Ruaridh Mollica. Le personnage de Max invite les spectateurs à une connexion émotionnelle profonde. La nomination du film à Sundance et sa sélection à Chéries-Chéris soulignent son importance dans le cinéma indépendant.
lhdlynch
lhdlynch

67 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2025
Récit de vie passionnant de bout en bout qui réussit à transformer une sorte cliché attendu en fresque poétique enivrante.
le tout porté par un jeune acteur hypotisant.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2026
Max a 25 ans et rêve de percer comme écrivain dans les milieux culturels londoniens. Le jour, il soigne son image et façonne un avenir prometteur. La nuit, sous le pseudonyme de "Sebastian", il mène une double vie en se prostituant auprès d’hommes plus âgés, convaincu que cette expérience nourrira l’authenticité de son premier roman. Peu à peu, la frontière entre l’observateur et le personnage qu’il s’est inventé commence à se fissurer. Le film aborde la question de la performance de soi, du regard des autres et de l’exploitation de l’intime comme matériau artistique. Ruaridh Mollica incarne avec une grande justesse cette tension permanente entre contrôle et abandon, ambition sociale et désir de disparaître derrière un masque. Cependant, la fin laisse un sentiment plus mitigé. La conclusion impose une morale plus explicite, orientant le récit dans une direction inattendue, presque en contradiction avec l’ambiguïté patiemment construite jusque-là.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2025
"Sebastian" en compétition au film de Sundance l'an dernier est un drame belgo-britanniquo-finlandais moyen dans l'ensemble. le réalisateur finlandais, Mikko Mäkelä présente aux spectateurs une histoire sur un sujet fascinant : la prostitution masculine. Le film est agréable à suivre, avec certaines séquences intéressantes qui explorent les causes et les effets de la prostitution dans le monde gay. L’interprétation de Ruaridh Mollica est honorable. Néanmoins, j’ai ressenti que l’intrigue devenait parfois trop nombriliste, en particulier la section sur l'édition, qui était plutôt monotone. Après une première partie prometteuse, la suite m’a paru bien plus ennuyeuse, ce qui est dommage.
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