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Fiers R.
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2,5
Publiée le 6 avril 2026
Il semblerait ici que le cinéaste d’origine finlandaise Mikko Mäkellä ait eu les yeux plus gros que le ventre en voulant parler de deux sujets diamétralement opposés l’un de l’autre qu’il mixe de manière pas toujours très adroite. En mariant une plongée dans l’univers de la prostitution masculine gay avec une immersion dans le milieu littéraire londonien, il se perd. En effet, « Sebastian » tente de montrer comment, par le biais de son personnage principal, le second se nourrit du premier. Le héros prend un alias sur les sites de rencontres mais également dans le roman qu’il écrit sous un pseudonyme entraînant donc un jeu de doubles dupliqué certes intéressant et ambitieux mais pas toujours bien négocié. Ce qui aurait pu être un jeu de miroirs fascinant aboutit à un procédé un peu forcé et bien trop surligné. La manière dont Max, le protagoniste, va se perdre dans le fait de vendre son corps comme dans celui de retranscrire ses aventures à l’écrit n’est pas toujours dépeint de façon pertinente. Pire, tout cela finit par lasser puisqu’on alterne les plans sexe plus ou moins variés (avec la gueule de bois du lendemain qui va avec) avec les pannes d’écriture et les portes qui se ferment niveau opportunités de manière redondante. À force, le long-métrage n’a plus grand-chose à offrir sur le sujet. Il dure près de deux heures mais au bout d’une petite heure, le film commence à tourner à vid et les échecs du personnage paraissent forcés.
En outre, « Sebastian » développe tous les atours du film de niche à destination d’un public gay queer. Certes, filmé avec réalisme, Mäkellä abuse des séquences de sexe parfois crues et souvent dispensables. Heureusement, le jeune acteur italo-britannique Ruaridh Mollica se positionne comme une révélation au charme magnétique. Il incarne parfaitement la dualité de son personnage entre abandon dans le sexe tarifé et les errances du syndrome de la page blanche. On apprécie également les séquences plus douces avec le second rôle porté par le trop rare comédien de théâtre Jonathan Hyde en client empathique et peu habitué à ce genre de pratiques. La mise en scène est de qualité, le cinéaste finlandais nous gratifiant d’images immersives et brutes où la frontalité du monde du sexe entre hommes se télescope avec l’image lissée et chic de celui du journalisme et de l’édition, mais non sans quelques clichés au passage. Au final, « Sebastian » n’est pas un mauvais film mais une œuvre qui finit par faire du surplace sans rendre digeste cette collusion de deux univers à priori peu solubles l’un dans l’autre.
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Max a 25 ans et rêve de percer comme écrivain dans les milieux culturels londoniens. Le jour, il soigne son image et façonne un avenir prometteur. La nuit, sous le pseudonyme de "Sebastian", il mène une double vie en se prostituant auprès d’hommes plus âgés, convaincu que cette expérience nourrira l’authenticité de son premier roman. Peu à peu, la frontière entre l’observateur et le personnage qu’il s’est inventé commence à se fissurer. Le film aborde la question de la performance de soi, du regard des autres et de l’exploitation de l’intime comme matériau artistique. Ruaridh Mollica incarne avec une grande justesse cette tension permanente entre contrôle et abandon, ambition sociale et désir de disparaître derrière un masque. Cependant, la fin laisse un sentiment plus mitigé. La conclusion impose une morale plus explicite, orientant le récit dans une direction inattendue, presque en contradiction avec l’ambiguïté patiemment construite jusque-là.
Sebastian avec beaucoup de sagesse montre un jeune écrivain gay tiraillé entre prostitution, écriture qui en découle, relations avec des personnes beaucoup plus âgées etc. Déroutant mais captivant. Fermer les yeux sur ce film serait un refus d'une vision ouverte des pratiques de Max... Émouvant, le jeune acteur est parfait.
Max, Sebastian, écrivain, escort, deux vies parallèles, qui se mélangent sur fond de mensonge et d'assumation partielle. La dualité, le contrôle, la liberté et à la fois un certain enfermement sont décrits avec sensibilité et finesse. Avec une certaine fragilité, Ruaridh Mollica s'inscrit parfaitement dans son personnage. mais le métrage tourne un peu en rond et manque d'enjeux forts.
Plongeon dès les premiers instants du film dans le monde typiquo sexuel gay dans toute sa splendeur. J’ai été touché par les différentes histoires de Max. On voit tout un parcours et un homme qui s’affirme. Très belle histoire.
Le film fait tragiquement et hypocritement l'impasse sur les dangers parfois mortels qu'encourent les personnes prostituées. Présenter comme le fait le réalisateur la prostitution comme un choix est malsain et trompeur - de même que présenter les clients comme des hommes majoritairement non-violents, voire des plus distingués et amoureux. Il aurait été plus intéressant de comprendre pourquoi le héros, Max, en est arrivé à la prostitution. Laisser croire au spectateur que cette auto-immolation relève uniquement d'une nécessité littéraire (vivre des expériences afin d'être en mesure de les relater avec précision dans un roman) n'abuse personne.
Dans "Sebastian", Mikko Mäkelä explore avec une sincérité rare la frontière floue entre l'écriture et la vie. Sans en faire trop, il installe une émotion discrète, parfois un peu retenue. Face à cette matière sensible, Ruaridh Mollica, comédien à suivre, irradie : sa présence magnétique imprime l’écran et promet une trajectoire passionnante. Un film délicat, qui trouve sa force dans son dépouillement.
Porté par un premier rôle saisissant de finesse et de profondeur, Sebastian est une petite pépite qui se cache actuellement dans nos cinémas. Il pose un regard droit sur les rapports entre personnes queer, et traite en filigrane des thématiques plus sombres : la solitude des grandes villes, le consentement, la comparaison, la compétition.
La photographie, signée James Watson, évoque Her de Spike Jonze ou les premiers Xavier Dolan : elle capte à la fois la chaleur des moments d’intimité, seul ou avec quelqu’un d’autre ; et la mélancolie des grandes villes, dans une lumière âpre et impersonnelle.
Ruaridh Mollica brille dans le drame, et ses acolytes avec lui. Il impose sa présence avec une maîtrise rare, faisant de lui l’un des jeunes acteurs britanniques à suivre. “Demain, je suis calme à nouveau, lent et pâle.” aurait pu coller Jean-Luc Lagarce à son visage après une scène particulièrement dure qui l’expose à un silence intense. À voir.
Scénario faible et dialogues embarrassants, inadmissibles pour un film au budget conséquent.
Personnage principal toxique, antipathique et mal écrit, ce qui empêche toute compassion. Il n'a aucune raison d'être prostitué, et le film ne comprend pas que ce métier n'est PAS fait pour tout le monde.
La représentation d'un prostitué est à la fois inexacte et illogique, avec des stéréotypes néfastes. Le film perpétue également le cliché éculé de « l'homme blanc, beau et narcissique, mais sensible », tandis qu'une représentation irréaliste de ses positions au lit.
Il y a ni profondeur ni authenticité. On ne s'intéresse à aucun de ces personnages. !
Et encore un film sur un jeune écrivain en herbe qui veut vivre ce qu’il veut écrire pour nous faire comprendre que ce qu’il écrit est important. La répétition des “Rencontres” n’a rien de bien excitant et plombent un film sans véritable rythme 
Max est un jeune auteur ambitieux. Il a déjà publié une nouvelle dans une revue prestigieuse où il est employé comme pigiste. Il travaille à son premier roman avec le soutien de son agent. Le héros du roman est un jeune prostitué. Max prétend travailler sur la base de témoignages recueillis auprès d’escorts gays. Mais, pour nourrir son roman, il s’adonne à la prostitution sous le nom de Sebastian.
Interdit aux moins de douze ans à raison de ses scènes de sexe très crues, "Sebastian", déjà diffusé à Paris en novembre dernier dans le cadre du festival Chéries, Chéris, nous promet une plongée voyeuriste dans le monde de la prostitution londonienne chic et gay. Mais il ne s’y résume pas. "Sebastian" nous fait miroiter une stimulante réflexion sur le travail de l’écrivain, sur sa mise en danger pour se documenter sur son sujet, sur le risque qu’il court de se perdre entre deux identités, la sienne et celle du personnage qu’il prétend être.
On pense au journaliste italien Fabrizio Gatti qui s’est glissé dans la peau d’un migrant subsahélien pour documenter le long voyage des immigrés africains vers l’Europe. On pense aussi à la romancière française Emma Becker qui a travaillé pendant deux ans dans un bordel berlinois pour écrire "Maison close" et dont les romans ultérieurs, écrits à la première personne, entretiennent la confusion entre le roman et l’autobiographie.
La comparaison s’arrête là. "Sebastian" ne convainc pas. Pourtant le jeune acteur italo-écossais Ruaridh Mollica paie de sa personne et on retrouve avec plaisir le grand acteur de théâtre Jonathan Hyde. Mais le scénario de Sebastian manque trop de surprise, les dilemmes auxquels son jeune héros est confronté sont trop convenus, pour laisser une trace marquante.
Max est un jeune auteur de 25 ans. En parallèle de son métier de son journaliste, il écrit un roman sur les escorts homosexuels. Afin de nourrir ce projet, il mène une immersion dangereuse et parfois douloureuse dans ce monde sous le pseudonyme de Sebastian. Il y rencontre de nombreux hommes souvent plus âgés, et plus riches que lui. Le charme du jeune acteur et ses maladresses parviennent à tenir en haleine le spectateur, qui assiste à une véritable descente aux enfers. C’est dur mais touchant.
Au delà du thème de la prostitution masculine, une réflexion profonde sur le roman autobiographique et la relation intime que son auteur tisse avec lui. Un acteur qui perce l’écran, une histoire très sensible. Bref, un film qui mériterait une distribution plus large.
Ce film est la vie de certaines personnes dans le monde entier. Sebastian a besoin de vivre comme tout le monde financièrement parlant, mais écrire un livre demande du temps et n’apporte pas un centime donc Sebastian va se prostituer pour gagner de l’ argent L’histoire est bien écrite, bien réalisée, très bien joué et donc elle estenvoûtante. À voir.
Remarquable film sur un jeune écrivain dont la prostitution alimente la création littéraire. Scénario intelligent, excellents comédiens et belle photographie. A voir absolument pour les gays et ceux qui les aiment.