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3,5
Publiée le 3 novembre 2025
« L'humanité sous son pire jour. Dans toute sa vérité. » Pour fuir une civilisation qui court, selon eux, à sa perte, un couple d'Allemands se rend sur l'Île de Floreana à la recherche d'un havre de paix. Une nouvelle vie documentée par Friedrich Ritter qui passionne le continent et attire quelques disciples décidés à tenter leur chance. Une île certes peu accueillante, mais qui devient l'exemple d'un environnement sain qui est parasité par l'Homme. Une histoire de survie avec des gens confrontés à des dilemmes moraux et à leurs instincts animaux alors que toutes leurs bonnes intentions volent en éclats. Il y a de la manipulation, des tentations, des manigances, des trahisons et pas mal de changements de dynamique entre ces trois groupes de personnes. Inspiré d'une histoire vraie fascinante, "Eden" est emballé comme un thriller, ce qui le rend aussi captivant que divertissant. Bref, un bon film avec un solide casting.
Il y a, dans Eden, l’illusion d’un vertige. Comme si Ron Howard voulait nous faire croire qu’il avait retrouvé, dans le sel des Galápagos et les ombres de ses volcans, la promesse d’un monde neuf. Mais ce n’est qu’un mirage — un mirage filmé avec sérieux, avec cette lumière propre, presque clinique, qu’on reconnaît chez les grands artisans hollywoodiens lorsqu’ils s’essaient au mystique sans l’éprouver vraiment. Le film respire le grand récit existentiel — la fuite du monde, le retour à l’origine — mais il peine à faire battre le cœur de ceux qui y croient encore.
Jude Law, barbe et regard brûlé, traîne sa foi en l’homme comme une cicatrice. Ana de Armas, la baronne, est sublime et distante, trop écrite, trop figée dans son aura. Tout autour d’eux, les autres personnages semblent errer dans une parabole qu’ils ne comprennent pas. Le montage, précis mais glacé, coupe court à toute émotion : tout est cadré, pesé, calibré. On ne respire pas, on contemple. Et pourtant, quelle beauté : les roches noires, la mer métallique, la lumière blanche — presque biblique — sur les visages. La photographie est superbe, mais elle ne raconte rien ; elle illustre.
Howard veut parler du désenchantement moderne, de la fatigue d’un monde repu, du fantasme d’un retour à la pureté originelle. Mais Eden ne trouve jamais sa chair. Le film ressemble à ses héros : plein de bonne volonté, mais enfermé dans un luxe de certitudes. Il y a de l’idée, de la sueur, du souffle même — mais rien n’enflamme. Le son, pourtant, murmure : on y entend le vent comme un reproche, la mer comme un soupir. Ce sont ces instants suspendus — rares — où Eden semble frémir de vérité.
Alors on sort du film comme on sort d’une retraite spirituelle mal digérée : un peu vidé, un peu honteux d’avoir cru à la promesse. Eden, c’est la beauté sans foi, le mythe sans mystère.
Vu ère. Je ne connaissais pas ce fait divers qui eut lieu dans les îles Galapagos. Le casting est magnifique : Jude Law, Vanessa Kirby, Daniel Brühl. Le film commence en drame puis la tension s'accentue pour finir en thriller psychologique. Il y a déjà eu d'autres films ou séries sur le survivalisme mais celui-ci est vraiment passionnant.
Je comprends pas la notation moyenne. Alors oui je n’aurai pas été le voir au cinéma mais c’est à date un des meilleurs films sur plateforme (production originale) que j’ai vu.  savoir que l’histoire est vrai renforce l’intérêt pour ces personnages improbables. Les acteurs jouent bien, l’ensemble est convaincant, pour ma part j’ai été captivé du début à la fin. Un bon moment que je vais poursuivre avec les 2 livres témoignages
Partant d'une remise en question de l'humanité et d'un modèle de société imposé, cette recherche d'isolement loin du monde s'avère fragile. Une variation sur les classes sociales, la lutte de pouvoir, du principe de spoliation à force de manœuvres de divisions. Et, finalement la vie en communauté, faite de convoitise, reste un combat afin de conserver ce que l'on possède. Autant de thématiques retracée par R. Howard à travers cette histoire vraie, certes pas toujours de façon subtile. Le casting est tout de même séduisant.
Un film sur un sujet passionnant, l'affaire des Galapagos. Le casting est plutôt bon. Le problème est que Ron Howard n'y apporte aucune magie. Il y a un problème de rythme, c'est lent, les moments de tension retombent bien trop vite et les dialogues et personnages sont caricaturaux. C'est moyen au final.
Adaptation d'une histoire vraie, mais le spectateur ignore quel est le point de vue choisi par le scénariste (les deux livres écrits par deux des principaux protagonistes sont contradictoires), ce qui est perturbant.
Les motivations des personnages ne sont pas claires. Ils manquent de cohérence.
Pendant le générique final, des rushes des personnes réelles sont montées rapidement et n'importe comment. C'est frustrant. Il s'agirait en fait d'images issues du court métrage "L'Impératrice de Floreana" tourné avec la « baronne » mythomane, une des dix habitantes du lieu. Un documentaire sur le sujet serait plus intéressant. En 2013 était sorti "The Galapagos Affair: Satan Came to Eden" que j'ai très envie de regarder.
La photographie, beaucoup trop chipotée numériquement, au terne étalonnage brun-sépia (très probablement pour faire "années trente") manque cruellement de naturel. Il suffit de visiter la véritable île sur Google maps pour découvrir des vidéos plus authentiques. "Eden" est en réalité tourné en Australie, loin des Galápagos.
Les acteurs correspondent trop aux normes, notamment hollywoodiennes, pour jouer les Robinson Crusoé, fumant du tabac (énorme luxe dans leur situation) dans des pipes haut de gamme.
Le plus regrettable est que l'on ne retrouve pas le charme des anciens films du réalisateur Ron Howard, comme "Splash" en 1984, "Willow" en 1988 ou "Appolo 13" en 1995.
Vu à Bruxelles.
À noter que cette histoire a inspiré Georges Simenon en 1938 pour "Ceux de la soif", roman adapté à la télévision en 1989 par Laurent Heynemann, avec Mimsy Farmer dans le rôle de la « baronne ».
Eden est un film aussi prétentieux que laborieux. Sous couvert de drame existentiel et de réflexion sur l’utopie, il aligne surtout des clichés psychologiques lourds et une progression narrative poussive. Malgré un casting prestigieux, aucun personnage n’est réellement incarné : tous semblent prisonniers d’archétypes rigides, incapables de susciter l’empathie ou l’intérêt.
La mise en scène, pourtant soignée sur le plan visuel, reste illustrative et froide, comme si Ron Howard se contentait d’exposer un décor exotique sans jamais lui donner d’âme. Les tensions humaines, censées être le cœur du film, paraissent forcées, répétitives et prévisibles. À force de vouloir démontrer que l’enfer, c’est les autres, Eden finit par ennuyer profondément, laissant l’impression d’un film creux, emphatique, et largement dispensable.
Le premier intérêt du film, faut bien l'avouer reste son casting prestigieux, un Jude Law qui était en léger déclin et qui semble revenir en privilégiant les personnages complexes et/ou ambigus, l'acteur allemand le plus passionnant avec Daniel Brühl, puis surtout trois des actrices de la nouvelle génération parmi les plus en vue de Hollywood, belles et talentueuses dont une mention spéciale pour la pulpeuse Sydney Sweeney qui surprend encore avec un rôle ingrat (enlaidie, engoncée dans un personnage qui n'apparaît pas très intéressant... Le soucis est surtout que la mise en scène de Ron Howard manque un peu de panache, trop académique pour un huis clos qui se limite à trois habitations de fortune, sans savoir mettre en avance les beautés exotiques qui les entourent, laissant étonnamment l'océan en arrière-plan, les éléments naturels sont occultés, et une certaine facilité entoure les problématiques autour de la nourriture. Mais l'évolution des personnages restent passionnante, surtout le philosophe et madame Wittmer, et certaines séquences restent marquantes (la grossesse et l'attaque des chiens). Une histoire qui vaut le détour assurément, Site : Selenie
Un très bon huis clos sur une ile oppressante où le danger n'est pas forcément celui que l'on croit. Immersion dans l'époque, aux profils très divers, décor sommaire et dureté du quotidien pour ces pionniers (certains "en herbe") assez machiavéliques pour beaucoup. De très bonnes interprétations bien campées dans leurs rôles. Un bon moment avec le côté émouvant des images de l'époque en clôture. 4/5 ! A voir !!!
Pas transcendant, mais quelques scènes efficaces. J'avoue avoir été attirée par le casting, plus que par le scénario au départ, et au final je me suis laissée captiver par le récit, et par le film dans son ensemble. Casting de qualité en effet, et histoire dépaysante.
"Eden" est une fresque de Robinson Crusoé qui cherchent à trouver un idéal sur une île inhospitaliere des Galapagos. Les aspirations des uns ne correspondant pas à celles des autres, l'hostilité va rapidement compromettre les relations de voisinage. Avec un casting dément, Ron Howard fait d'une utopie un jeu de massacre, assez lent et sobre mais non dénué d'intérêt.