Le genre de film que j'ai apprécié dans les 2 premiers tiers (malgré quelques énormités un peu dur à gober), mais qui a une dernière partie ultra bancale et prévisible.
Faut dire que le film repose sur une situation assez difficile à avaler. Ok, c'est cool qu'on nous montre qu'une prise d'otage au G20 ne se fait pas si facilement, qu'il faut être dans un lieu particulier, qu'il y a plusieurs forces à neutraliser mais ça se se fait un peu trop facilement.
Ils place une bombe dans le bâtiment des Forces d'intervention et ils engazent les forces de sécurité privé, ok ! Mais on est censé croire que tout le monde était au même endroit ??? On aussi du mal à croire qu'il n'y a que la présidente américaine qui a sa famille dans le bâtiment, mais bon, ça on peut l'accepter en étant bon joueur. Ce qui par contre n'aide pas, c'est qu'il y a des forces d'intervention parmi le personnel du bâtiment et manifestement, personne n'était au courant, ce qui rend le truc un peu difficile à croire.
Bon, j'apprécie qu'on nous présente la présidente comme une ancienne membre des forces spéciales, donc ses compétences ne sortent pas de nulle part. J'apprécie aussi le fait que ses compétences physiques restent limités lors de ses affrontements, ayant le dessus sur des hommes parce qu'ils sont blessé ou en les prenant par surprise. Du moins, avant la dernière partie où elle devient une superwoman qui enchaîne les kills des hommes mains à la chaînes, comme s'ils n'étaient que des PNJ qui ne demandaient qu'à se faire tuer (ok, je sais qu'ils sont censés la prendre vivante, mais ils pourraient avoir une stratégie plutôt que de foncer sur elle sans rien faire). Cette dernière partie, dans laquelle l'héroïne agit de façon bien trop cheaté pour qu'on y croit
(au point de maîtriser sans problème un gros costaud bien plus imposant qu'elle)
est vraiment la plus grosse faiblesse du film, car on enchaîne les scènes d'action molles et forcés, ou bien trop exagéré pour être crédible, une fausse mort particulièrement maladroite et un twist ridiculement prévisible
(osez me dire que vous aviez été surpris d'apprendre que Joanna était une traître).
Le tout porté par un climax dans un hélicoptère qui ne fait pas grand sens et qui est vraiment très mal amené.
Au début, c'est pas trop mal avec le petit groupe très hétérogène forcé de collaborer ensemble et qui ne peut se reposer quasiment que sur la présidente Danielle et Manny, son garde du corps, les seuls à être aptes à se battre. Cette petite partie du jeu du chat et de la souris est assez sympathique à suivre, même si faut quand même avouer qu'on a rarement peur pour les personnages.
En parlant des personnages, il y en a clairement beaucoup trop ! Il y a beau avoir de supers acteurs (Viola Davis, Anthony Star, Clark Gregg, Marsai Martin, Anthony Anderson...), ça ne suffit pas à leur donner une vraie personnalité. A part Danielle qui reste une héroine plutôt correct, les seuls personnages auxquels je me suis attaché sont Manny (qui a la scène la plus touchante du film) et Derek. Toutefois, pour dire un peu de bien, les personnages ont une assez bonne dynamique. Quand au méchant joué par Anthony Star, c'est exactement ce qu'on pouvait attendre d'un méchant joué par Anthony Star, donc si vous appréciez l'acteur, vous aurez aucun mal à l'apprécier.
Bon, on peut reconnaître que le film traite de sujets assez ancré dans la réalité, tel le deepfake ou la cryptomonnaie, mais c'est pas pour autant que le film est intelligent, tant la politique semble être traité de façon très simpliste.
Je terminerais en parlant de quelques passages qui m'ont vraiment fait lever un sourcil !
Le premier concerne la fois où
Danielle assomme le gros costaud australien, et est assez bête pour le laisser sans surveillance avec un flingue à côté. C'est affligeant de débilité, et on sent l'excuse forcée pour que Manny soit blessé afin que l'élément le plus compétent de l'équipe soit diminué.
Le deuxième concerne
ce moment où Serena voit sa mère prisonnière à l'écran, alors elle se rend pour aller la chercher alors qu'elle n'a aucune compétence de terrain, et manifestement aucun plan. Et si cette action débile n'aurait aucune conséquence, ça irait, mais cela sert juste à ce qu'elle soit prisonnière du méchant pour le climax, donc preuve d'une écriture particulièrement forcée
. Et pour finir, cela ne concerne pas vraiment un passage, mais plus un trou du scénario, car
on a aucune idée de comment les méchants comptent s'enfuir une fois leur méfait accompli ! Ok, on pourrait penser que c'est avec l'hélicoptère, mais déjà, ça ne sèmera pas pour autant leurs poursuivants (qui ont de gros moyens pour les pister) et surtout, il n'y a clairement pas la place pour tout le monde. Tu sens clairement que les scénaristes n'y ont clairement pas réfléchit eux-même.