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Marc L.
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2,5
Publiée le 2 octobre 2023
Clairement “de niche”, ciblant ceux qui s’intéressent aux notes en bas de page de l’histoire du cinéma, ‘Jurassic punk’ revient sur ce moment-charnière de l’histoire du cinéma, la sortie de Jurassic Park en 1993, encadrée par celles de ‘Terminator 2’ et ‘The mask’, qui virent le 7ème art plonger dans une nouvelle dimension, dans laquelle tout devenait possible grâce aux prouesses des images numériques. Vu au travers d’un prisme plus négatif, cette révolution informatique fut également l’ultime coup de grâce asséné à la politique des auteurs et des réalisateurs, forcés de s’effacer devant les visions plus ou moins inspirées des producteurs désormais facilitées par les équipes des effets visuels. L’impact se fit d’ailleurs assez vite sentir (et se fait sentir jusqu’à aujourd’hui) avec les sorties de plus en plus fréquentes de superproductions affreusement creuses mais débordantes d’effets spéciaux. Ces années qui contribuèrent à façonner le cinéma d’aujourd’hui sont racontées à travers le parcours de Steve “Spaz” Williams, un animateur qui bossait chez ILM et fut, avec son comparse Mark Dippé, un inventeur et un visionnaire de génie qui fut de tous les grands films du début des années 90 et spécifiquement de leurs effets et séquences les plus mémorables. Colérique, imprévisible et ingérable, Williams faisait partie de la race des “créatifs à l’ancienne”, dont on pardonnait les coups d’éclats car ils étaient la rançon du coup de génie : un archétype qui n’avait plus sa place à mesure que les studios reprennaient la main et que le cinéma se (ré)industrialisait et préférait compter sur des collaborateurs moins inspirés mais plus cadrés.