Un petit film sympathique qui contient peu d'action mais est visiblement très touchant. Al pacino joue toujours aussi bien. Une reprise de parfum de femme.
Martin Brest touche à tout, comme en témoigne sa filmographie, il alterne avec des films grands publics (Le Flic de Beverly Hills - 1985 & Midnight Run - 1988) et des œuvres intimistes (Rencontre avec Joe Black - 1998). Et justement, Le Temps d'un week-end (1993) appartient à cette dernière catégorie, remake de Parfum de femme (1975), réalisé par Dino Risi, il réadapte cette œuvre Italienne à la sauce U.S et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le résultat est bien au-dessus de nos espérances ! D’une part, par ce qu’elle est admirablement portée tout au long par la présence sidérante d’Al Pacino (dont la superbe scène du tango), dans la peau d’un lieutenant colonel aveugle qui voit son destin basculer le temps d’un week-end, celui de Thanksgiving. Acariâtre et devenu aigri par la vie, il est confié à un étudiant le temps d’un week-end, les deux hommes que tout oppose, se retrouvent embarqués au cœur d’un périple tumultueux, fait de rencontres et de confidences. Leurs vies à tous les deux s’en verront bouleversées ! Une rencontre touchante et un dénouement émouvant, avec un excellent monologue de près de 5 minutes de la part d’Al Pacino (qui reçu d’ailleurs pour son rôle à contre emploi, son tout premier Oscar en tant qu’acteur principal), lui et Chris O'Donnell forment un très bon duo, au côté de Philip Seymour Hoffman. Rappelons tout de même (car ce film est peu connu en France) que cette oeuvre fut nominée à 4 reprises aux Oscars, dont celui du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur et du Meilleur Scénario.
L’histoire n’est pas des plus passionnantes mais Pacino fait le job et accroche par sa composition habitée. Dommage que la fin soit un peu consensuelle.
Dans un état de l'est des États-Unis, Charles, un étudiant timide issu d'un milieu modeste est contraint de s'occuper d'une personne atteinte de cécité, le temps d'un week-end, lors d'une escapade mouvementée dans la ville de New-York. Martin s'essai à un exercice de style, relativement ardu, qui consiste en la méticuleuse transposition américaine de film " Parfum de femme ", chef-d’œuvre de l'âge d'or cu cinéma italien réalisé par le grand Dino Risi. Le cinéaste s'en tire, mais sans les honneurs, seul Al Pacino, brille par sa performance. " Le Temps d'un week-end " émeut par la déchirante détresse de son héros, mais il agace par ses incessantes maladresses scénaristiques. La narration souffre également de quelques longueur, Martin Brest s'attarde trop sur tout le soin et le dévouement qu'il apporte à la réalisation, le rythme de son long-métrage en paie le prix fort. Côté casting, la partition d'Al Pacino, aussi époustouflante soit-elle ne parvient guère à faire oublier la piètre prestation de Chris O'Donnell, jouant le rôle d'un personnage au final, trop peu crédible. Et enfin, le réalisateur peut-être aurait-il du éviter l'ultime américanisation de son œuvre, avec le très prévisible happy-end. Inégal, seul Al Pacino, son Golden Globe et son Oscar dans chaque main, tire son épingle du jeu.
Une merveille du cinéma. Al Pacino est d'un grand prodige dans le rôle du Lt. colonel Slade. Le scénario est d'une finesse sublime et les dialogues sont remarquables. Le talent de Martin Brest pour la réalisation donne un sens humain que l'on ressent tout au long du film. Un moment magique.
L’ambiance au début me rappelait celle du Cercle des poètes disparus mais ce film a bien moins de classe. Je m’étais un peu réjouie à l’idée d’un film avec Al Pacino dans un des principaux rôles. Ici le personnage du colonel Slade (justement joué par Al Pacino) est un peu trop forcé. La VF ne rend rien au film. Je pensais qu’à la fin il se tuerait vraiment mais même pas. Le vieux colonel aveugle devin et bourru devient un tout gentil vieillard qui au lieu de suicider après un fastueux voyage revient chez lui pour vivre sa vie de retraité. J’ai vraiment été déçue.
N'ayant pas vu "Parfum de femmes", je ne saurais dire dans quelles proportions ce remake s'inspire de l'histoire originale. Mais j'apporterai un bémol dans le concert de louanges que je viens de lire quant à ce fameux remake : si la performance de Pacino est bel et bien, comme toujours, remarquable, le traitement de l'histoire tend à mon sens à s'étioler à mesure que le film s'approche de son dénouement. Il faut bien l'admettre, après un début extrêmement prometteur, amorçant une issue dramatique poignante, le film patauge finalement dans une issue convenue et bancale, avec sa morale hollywoodienne à grand renfort de violonnades absolument pitoyable. Les 30 dernières minutes sont globalement à oublier, mais il ne faut pas pour autant oublier la première partie du scénario, qui annonçait un grand film dramatique, et non cette mielleuse pantalonnade.
Un scénario en manque d'originalité pour film qui manque à plusieurs reprises de sombrer, mais le tout est à chaque fois relevé par un Al Pacino magistral, sans doute l'une des plus grande prestation de l'histoire du cinéma.
Les reprises américaines sont rarement des réussites, ici l'histoire est massacré, le jeune acteur bidon et Pacino cabotine plus qu'autre chose mais sauve un peu le film.
Une bien pâle copie de "Profumo di donna" ("parfum de femme" en français). Le film repose certes sur Al Pacino mais celui-ci n'atteint en rien l'interprétation géniale de Vittorio Gassman dans la version originale qui lui offrit le prix d'interprétation à Cannes en 1975. Je conseille à tous de revoir ce chef d'oeuvre italien en VO bien entendu..