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Gilles 3169
8 critiques
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4,0
Publiée le 2 mai 2026
Ça fait du bien un film qui pose des questions sur la société actuelle. La réalisation est énergique pour un film qui sur le papier pourrait sembler ennuyant, mais pas du tout. On a quelques clichés et des personnages qui nous surprennent et un dénouement qui fait assez froid dans le dos. Beaucoup de scènes sentent le vécu. J'ai trouvé ce film facile a suivre malgré l'accent, et jouissif à certains moments.
Un film on ne peut plus juste sur le militantisme radical et ses dérives. Réécrire l'histoire avec nos valeurs d'aujourd'hui Perte de repères d'un homme assez âgé sur dans un monde qui va trop vite et qui dérape. L'espoir au bout du chemin quand même L'accent québécois gêne parfois l'écoute.
Il fut célébré de temps à autre comme un cinéaste indépendant essentiel avec son ‘Déclin de l’empire américain” en 86 ou ses ‘Invasions barbares’ en 2003…mais depuis près de vingt ans, Denys Arcand est plus ou moins retombé dans l’anonymat en dehors de son pays natal, ses films n’attirant plus qu’une poignée de cinéphiles vieillissants (et de plus en plus rarement convaincus par ses oeuvres). Son dernier film, ‘Testament’, va inévitablement diviser, même au sein d’une fan-base plus réduite que jamais, en ce qu’il constitue justement une sorte de “testament” pour un réalisateur qui, à l’âge avancé qui est le sien, ne semble plus voir la nécessité du filtre lorsqu’il traite des vaches sacrées de la sphère sociale et culturelle québécoise. Il n’est pas interdit de voir dans le personnage de Jean-Michel Bouchard un avatar désabusé d’Arcand qui observe, mi incrédule mi sardonique, le monde qui l’entoure. Hygiénisme à tout crins, langue de bois et cynisme politique, impressionnants travaux d’experts conduisant à des décisions stupides, rectitude morale et purisme hypocrite : c’est ce dernier point qui constitue le coeur narratif de ‘Testament’, par ailleurs construit de manière assez lâche, sur de courtes vignettes absurdes : des représentants autoproclamés des Premières Nations, même pas indigènes, exigent la destruction d’une fresque représentant la première rencontre entre Européens et Amérindiens. ‘Testament’ prend un malin plaisir à démonter par l’absurde les obsessions actuelles pour une pseudo justice historique, cette manie de la pureté et d’une cause à défendre, fut-ce au moyen de méthodes qui vont de l’absurde au détestable, et desservent totalement l’objectif poursuivi. Feel-good movie assumé, puisque ce vieil homme discret, convaincu d’avoir mené une vie sans éclat et sans but, s’efforce simplement de faire du bien, à son niveau, autour de lui, ‘Testament’ fait aussi preuve d’un humour à froid, nettement plus subtil que ce à quoi on est désormais habitué en matière de comédie.
Vu ce film grâce à la séance de rattrapage de Ciné croisette, a Cannes lors de leur journée du cinéma canadien et qu'elle bonne surprise!
Au delà des éclats de rire incessants, de la critique de notre société actuelle genre Précieuses Ridicules et tous les excès de notre nouveau monde, c est un film plus profond sur la quête de sens de l existence a partir d un certain âge...
Toujours le sens de la dérision chez Denys Arcand, mais aussi l attendrissement sur ses héros, qui se contentent de caresses tarifées sur les épaules et les cheveux face a l impossibilité de contacts physiques et d écoute dans notre société actuelle.
Pas si reac que cela, puisque le héros, après l ouverture i inespérée me de la fin de sa vie, se tourne vers un nouveau défi, la lutte contre le dérèglement climatique.
Belle leçon d optimisme et de tolérance. Ecrit par une féministe convaincue!
Un film qui illustre bien les faux combats idéologiques de la modernité, de bons dialogues, on sent qu'on a un réalisateur qui lit des bouquins ça fait du bien et la fin est très osée et intéressante.
Ce film est plein d'humanisme et parfois de poésie. Cinglante critique du wokisme, des journalistes et des politiques, il peut paraître un peu réactionnaire à la jeune génération mais il est salutaire d'avoir des réalisateurs qui se dressent face à la bêtise communicative. Merci Denys Arcand.
Le film le plus utile de l'année. Et en plus il est bon, avec des acteurs formidables et un humour qui apporte ce vent de fraîcheur québécoise à rebours de la bien-pensance envahissante.
Ce film montre bien l absurdité du monde dans lequel on vit . La génération des plus de quarante ans ont certainement plus apprécié ce film que celle de vingt.
Denys Arcand, le réalisateur du déclin américain, nous fait le portrait d'un septuagénaire qui a élu domicile dans une maison de retraite. Il se décrit comme un homme à la vie lisse, sans événement majeur. C'est ici qu'il va retrouver un sens à sa vie. Une femme vient lui rendre visite une fois par semaine pour effacer son ennui. En parallèle, dehors des manifestants ne laissent pas de répit à cet établissement qui renferme une fresque précieuse où des nobles habillés côtoient des Indiens nus. Ils demandent que la fresque disparaisse car elle fait ressortir l'inégalité entre les indigènes et les colons. La directrice de l'établissement qui en pince pour le septuagénaire, est mise en garde par l'administration au sujet de cette fresque. Elle finit par trouver comme solution de passer une couche de peinture blanche sur la fresque pour la faire disparaître. Or, elle ne sait pas que cette fresque est l'oeuvre d'un grand artiste. Deux intrigues en parallèle. La directrice finit par se lier d'une extrême amitié avec son hôte qui finit par ne plus attendre la mort. Quand deux solitudes se rejoignent, c’est la vie qui rejaillit.
À travers Testament, Denys Arcand continue de s’attaquer au thème de l’érosion de notre société tel que nous la connaissons. Il est donc dans la continuité de ses autres réalisations comme Les Invasions barbares (2003) ou encore La Chute de l’Empire américain (2018). Cette fois, sa cible seront les wokes qui mettent en péril notre modèle culturel lorsque leur idéologie est poussée à son extrême. Le symbole est cette fresque murale qui met toute la nation en émoi, allant jusqu’à remuer la ministre.
L’intelligence de ce film vient de la volonté de Denys Arcand de viser les deux camps. Déjà, nous avons la critique de ces pseudo-militants qui n’analyse aucunement le fond avant de lancer leur mouvement de protestation. Sans parler du fait que leur légitimité est plus que discutable. Cependant, en face, cela n’est pas mieux du côté du gouvernement. Celui-ci répond de façon inappropriée entre complaisance électoraliste et drague des extrêmes.
La voix off de Jean-Michel, un homme, comme il en existe des millions, nous guide à travers le film. Ce personnage, joué avec talent par Rémy Girard, représente le pire des maux dont souffre notre société moderne : la solitude.
Les critiques des journaux de gauche ne comprennent pas qu'on parle de ce qu'on vit déjà au Canada et qui est en train d'arriver chez nous. Le film démarre doucement mais ensuite il ne lache plus d'une seconde l'histoire, et certaines scènes sont particulièrement savoureuses spoiler: : vieux qui s'excitent sur les jeux vidéos sensés etre meilleurs pour eux que la lecture, interrogation des manifestantes par une vrai indienne qui montre que ce ne sont pas des représentants des nations indiennes, injonction du ministre de résoudre le pb mais sans soutien de sa part ! J'ai passé un bon moment qui était + joyeux à la fin car le film reflète l'humeur du héros. J'ajouterais que cela se passe plutot dans une sorte de résidence pour anciens qu'une maison de retraite/EPAD
Une soirée magnifique grâce à ce film chaleureux malgré le thème inquiétant. Les acteurs fétiches du réalisateur sont vrais, sensibles à l'image de notre société perdue.
Je ne connaissais pas Denys Arcand mais ai été ravi de voir ce film. Le pensionnaire d'une résidence senior attend patiemment la fin de sa vie en observant un monde qu'il ne comprend plus : féminisme 3.0, manifestations organisées par des professionnels de l'indignation toujours à la recherche d'une nouvelle bête à effacer, hygiénisme débile passant par le véganisme, etc. La trame de l'histoire tourne autour de l'effacement d'une fresque murale représentant Jacques Cartier rencontrant des amérindiens. Dans une époque moderne, faire figurer des indiens face à un explorateur semble insupportable de micro agressions et nos protagonistes semblent désemparés devant un monde qui semble avoir perdu tout sens. Le film tire tous azimuts : les politiques débiles sans colonne vertébrale, la presse hystérisante avide de gros titres racoleurs quitte à électriser les passions, les boomers qui débarquent après la bataille, les indignés professionnels aussi incultes que sectaires. On se régale d'un bout à l'autre de ce film qui n'est pas si caricatural pourtant. On appréciera la sagesse d'une fin qui revient à l'essentiel. Un film qui fait plaisir à voir et se sentir moins seul.