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Pierre Phdb
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3,5
Publiée le 15 décembre 2023
Un film au format désuet.
Désuet sur sa forme, en noir et blanc et dans un format proche d'un carré peu usuel. Désuet aussi par sa lenteur ses longs plans. Désuet par son manque d'action, d'activité, sa lenteur.
Un portait de femme confronté a l'exil, tout en touche.
Un film que j'ai beaucoup aimé et que je situerait dans la veine de LIMBO sorti il y a deux ans et qui parlait de migrants bloqué s sur une île d'écosse. Pour la patte cinématographique on pense instantanément à Jim Jarmush. La non actrice qui tient le rôle titre est formidable. Une très belle expérience ciné
Le film cumule tous les poncifs arty, noir et blanc, plans fixes, sur-cadrages et format d'écran très étroit. Tout le film est lénifiant, ennuyeux. je n'ai rien vu à sauver. Quel type de public a bien pu s'enticher de ce nanar pour le sortir en salle ? Anaita Wali Zada est inexpressive à l'envie. Je souhaite les pires vicissitudes à l'avenir de ce film. Amateurs de cinéma, passez votre chemin.
Donya est une immigrée Afghane qui travaillait pour les États-Unis comme traductrice. Arrivée depuis quelques mois dans une ville proche de San Francisco, elle travaille pour une usine de gâteaux chinois. Lorsque sa collègue décède, elle accepte de reprendre son job d'écriture des petits mots de bonne fortune cachés dans les gâteaux. En salle le 6 décembre.
spoiler: "Fremont" ne m'a pas accroché une seule fois et a suscité en moi un ennui abyssal au moins aussi profond que le vide que représente l'intrigue du film. La noir et blanc couplé à une mise en scène lente, qui étire les transitions et les interludes, donne un vernis faussement intellectuel à l'œuvre. Dès que le verni est gratté, on réalise que l'on a affaire à une croûte qui ne développe aucune émotion, ne s'intéresse pas à ses personnages et n'est qu'une coquille vide comme les gâteaux chinois de bonne fortune qui sont une thématique du film. A fuir.
Film en noir, blanc, gris et plans fixes, au format carré, simple et reposant. Prix du Jury lors du récent Festival du Cinéma américain de Deauville. Fremont est une ville de la banlieue de San Francisco où réside une forte colonie afghane. Une jeune fille ancienne traductrice pour l’armée américaine avec des problèmes de sommeil rédige des messages à insérer dans des biscuits destinés aux restaurants chinois. Le réalisateur d’origine iranienne vivant en Angleterre nous livre une histoire mélancolique et douce, sans méchant ni trompette moralisatrice. Nous partageons la recherche de l’ouvrière interprétée par une actrice amateur qui ne joue pas les victimes mais avance, sans qu’il soit besoin de faire appel aux mots « insertion » ou « diversité » se prouvant plutôt que de se proclamer. Elle veut tourner une page, un psy accro à Croc Blanc lui livre quelques pages et permet d’apporter une note d’humour que je n’avais pas décelée. Nous lui souhaitons, maintenant qu’elle nous est devenue familière, un avenir apaisé promis par un dernier plan crédible dans toute sa banalité. Au guichet du cinéma chaque spectateur avait droit à son petit biscuit (« fortune cookies ») dans le mien j’ai trouvé la formule : « si vous vous trompez vous existez ».
À force de ne pas vouloir dire trop de bien des Américains, trop de mal des talibans, quoique ce soit sur les Chinois, ça finit par faire un film où rien n est dit. Par peur des critiques, des jugements, des représailles ? On voit beaucoup de gros plan sur les yeux qui semblent exprimer plein de choses non dites. Alors comprenne qui pourra et ce qu'il voudra. Si on a vraiment trop peur de s'exprimer, ce qui peut se comprendre car le sujet est sensible (le rôle des usa, le régime des talibans) inutile de faire un film. On gâche de la pellicule, de l'argent, des matières fossiles de l'énergie et du temps Réservons tout cela à des films qui osent une idée ou au moins un questionnement pertinent. Là il n'y a ni l'un ni l'autre. Certes les images sont très belles, l'actrice attachante et on ne peut qu'avoir de la compassion pour ces afghans, pris dans cette tourmente depuis des décennies. Alors raison de plus de s'y attaquer avec force et conviction, sans rester dans cet entre deux inutile.
Donya, vingt ans, a émigré aux États-Unis et travaille à Fremont, une banlieue de San Francisco, dans une fabrique artisanale de ‘fortune cookies’. Elle a fui l’Afghanistan où son poste d’interprète pour l’armée américaine était perçu comme une trahison. Elle débarque dans un pays étranger où elle se retrouve presque seule au monde. Donya passe ainsi ses journées entre l’usine de cookies, le bar chinois où elle regarde la TV, et les séances chez un psychologue un poil farfelu mais ô combien sympathique. Lorsque son patron lui propose de rédiger les énigmatiques messages des cookies, Donya saisit l’occasion pour lancer une bouteille à la mer en laissant son numéro dans un des cookies. Elle ouvre ainsi la porte au destin pour transformer la monotonie de son quotidien, s’autoriser un peu d’ouverture sur le monde qui l’entoure, et qui sait ce que la bonne fortune mettra sur son chemin. En mode minimaliste, Fremont ne se morfond pas sur l’expérience traumatisante des réfugiés déplacés de force, mais s’attache avec humour et sobriété au parcours d’une jeune femme indépendante et volontaire. Au travers de Donya, le sujet est plus large que le sort des réfugiés eux-mêmes, elle incarne le besoin de trouver sa place dans la société. Avec un pas de côté avec le traitement potentiellement lourd du stress post traumatique, le portrait de cette jeune femme mutique et douce est touchant et subtil. Pas de misérabilisme chez Babak Jalali, réalisateur afghan émigré au Royaume-Uni, mais au contraire une vision douce, décalée et mélancolique du quotidien avec ses hauts, ses bas et sa batterie de personnages qu’on appellerait « hauts en couleurs » si le film n’était pas filmé dans un aussi beau noir et blanc ! Noir & blanc, cadrages audacieux et humour décalé qui ne sont d’ailleurs pas sans rappeler Jim Jarmusch ou Aki Kaurismaki. Tout comme le jury du dernier festival de Deauville, on a été séduits, vous le serez aussi ! TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Interprète pour l'armée d'occupation américaine, Donya a vingt ans. Elle a fui son pays lorsque les talibans y ont pris le pouvoir. Elle s'est réfugiée en Californie, à Fremont, où s'est implantée une importante communauté afghane. Elle a trouvé un emploi à San Francisco dans une entreprise familiale qui produit des fortune cookies, ces confiseries chinoises en forme de croissant de lune dans lesquelles sont insérés un papier et un aphorisme. Donya a du mal à se faire à sa nouvelle vie. Insomniaque, elle souffre de l'éloignement et de la solitude.
"Fremont" est un film minuscule. Son noir et blanc, son minimalisme, son humour pince-sans-rire rappellent les premiers films de Jarmusch ou de Kaurismäki. Deux amies, au goût très sûr, m'ont dit avoir adoré ce film. Hélas, à mon plus grand regret, sans l'avoir détesté, je ne partage pas leur enthousiasme.
La figure de Donya est certes profondément attachante. Elle est d'abord profondément crédible : elle n'a pas vécu d'histoire extraordinaire ni traversé des épisodes traumatisants. C'est simplement une personne née dans un pays martyr, qui a travaillé avec l'occupant américain, sans que personne l'y contraigne, et qui doit aujourd'hui en tirer les conséquences. Son sort est d'ailleurs plutôt enviable : elle est arrivée saine et sauve aux Etats-Unis, y a un emploi, une couverture sociale. Elle bénéficie même de séances gratuites chez un psychothérapeute. Donya n'est pas une victime. C'est au fond une adulte ordinaire qui souffre de solitude et qui cherche les moyens de la rompre. Elle a certes au travail une collègue affable. Mais Donya n'a que faire de cette envahissante amitié ; elle cherche l'amour. Aucun romantisme mièvre ne viendra pourtant ternir l'âpre simplicité de "Fremont". Le chemin sinueux que prendra l'amour est la piquante surprise du dernier tiers du film.
Pour autant, aussi attachante que soit la personnalité de Donya, son monolithisme m'a tenu à distance. Eût-il été interprété par une actrice plus convaincante, le personnage aurait eu une toute autre épaisseur. Victime de ses qualités, la lenteur et la douceur, "Fremont" ne m'a pas emporté.
Une jeune afghane réfugiée en Californie promène sa mélancolie et son stress post-traumatique dans une entreprise de confection de fortune cookies. Quand on lui confie la tâche d'écrire ces petites phrases enfermées dans des biscuits sans goût elle décide de jeter une bouteille à la mer. Un petit film aussi riquiqui que ses enjeux qui aura au moins eu le mérite de m'apprendre que ce n'est pas seulement Lao Tseu qui aura été à l'origine de ces maximes digestives censées orienter nos vies.
Un beau portrait d'une réfugiée afghan refaisant sa vie au US ; réalisme, finesse psychologique et qualité cinématographique font de cette histoire une leçon de vie prenante même si il ne se passe pas grand chose.
L’iranien Babak Jalali nous propose tout en finesse le portrait d’une déracinée, qui tente de briser la solitude. 88 minutes d’une subtilité rare. Donya, jeune réfu¬giée afghane de 20 ans, tra¬vaille pour une fabrique de for¬tune cookies à San Fran¬cis¬co. Ancienne tra¬duc¬trice pour l’armée amé¬ri¬caine en Afgha¬nis¬tan, elle a du mal à dor¬mir et se sent seule. Sa rou¬tine est bou¬le¬ver¬sée lorsque son patron lui confie la rédac¬tion des mes¬sages et pré¬dic¬tions. Son désir s’éveille et elle décide d’envoyer un mes¬sage spé¬cial dans un des bis¬cuits en lais¬sant le des¬tin agir… Un de mes coups de cœur de cette fin d’année. D’abord, il faut savoir que Fremont est une ville de la baie de San Francisco qui abrite la plus grande communauté afghane des Etats-Unis. Outre l’intérêt que l’on porte dans ce drame doux-amer à cette communauté d’immigrés, le regard s’est porté ici en priorité sur une femme afghane, combattant ainsi les clichés qui les montre quasi systématiquement cloîtrées, pauvres, opprimées, toujours dans la souffrance, toujours victimes. Bien que l’héroïne soit une femme immigrée, solitaire, faisant un job alimentaire qui ne correspond pas à ses qualifications, le personnage de Donya n'apparaît pas comme une victime, mais comme une femme digne et déterminée. A l’image des fortune cookies qui sont au centre de l’intrigue, le film donne simplement une piste de questionnement, un petit rayon d’espoir, et laisse entrevoir certaines possibilités de la vie. Bien que tourné en 4/3, en plans fixes et en noir et blanc, ce film lent et volontairement répétitif, n’engendre pas un instant d’ennui. Cette petite perle a reçu le Prix du Jury à Deauville et c’est amplement mérité. A découvrir de toute urgence. C’est un 1er rôle pour l’afghane Anaita Wali Zada et c’est une vraie découverte. J’espère qu’on la reverra. Elle est entourée par Hilda Schmelling, Avis See-tho, Jérémy Allen-White, Greg Turkington, tous très sobres, très justes, forment une galerie de personnages plus ou moins névrosés mais qui apportent leur pierre à cet édifice original mais tellement attachant. Jalali préfère en rire et c’est tout à son crédit. J’ai irrésistiblement pensé au Paterson de Jarmush ou à l’univers de Kaurimäki, et ce ne sont pas les moindres des références. Un sommet de comédie dramatique.
A la fois poétique et drôle, Fremont est une vraie bulle de douceur porté par la jeune Anaita Wali Zada absolument bouleversante. L'humour y est grinçant et percutant, soulignant l'absurdité qui envahit nos vies. Le monde du travail, la solitude des exilés, la vie sociale moderne... autant de thématiques traitées avec intelligence et justesse. La mise en scène, qui peut paraitre un peu lourde et auteurisante, vient souligner la joliesse de ses personnage et de leurs interactions. Un vrai bijou de cinéma, et un vrai/faux film feel-good
Un film de toute beauté sur la recherche de l'amour, d'une grande sensibilité. Le noir et blanc, la douceur des personnages apportent beaucoup de sérénité
C’est un film qui parle de l’exil, de l’Afghanistan, de la mélancolie, des biscuits porte-bonheur et de la dépression soignée en lisant « Croc Blanc » . Le tout joliment amalgamé dans une même histoire où le noir et blanc ne fait pas de retape à l’esthétique. Jarmusch et Kaurismaki sur la même palette. Pour Babak Jalali la simplicité de sa mise en scène, celle de son scénario confortent l’existence de Donya, jeune réfugiée afghane, aux USA qui n’arrive pas à se détacher de son histoire récente. Elle était traductrice pour l’armée américaine … Dans son intimité ( pas d’amoureux, très peu d’amies ) on suit tout aussi paisiblement son parcours pour venir à bout de cette solitude nonchalante, cette torpeur ambiante plus ou moins entretenue par des personnages secondaires tout aussi attachants. Le psychiatre ( particulier comme un psychiatre ) , le patron , bienveillant ( mais pas sa femme ) et surtout le garagiste qui ranimera peut-être la flamme de son rêve américain Anaita Wali Zada, tout en retenue patiente, voire parfois amusée débute ainsi au cinéma. Sans excès, ni tapage. Elle ira loin. AVIS BONUS Un court métrage qui se laisse voir et se fait oublier Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com