Plutôt un casting de très quand qualité pour un film qui a tout pour plaire sur le papier. Dommage que le rythme du film ne soit pas au niveau qu'il faudrait. Petite déception car j'en attendais plus.
"Trois amies" est le plus beau film d'Emmanuel Mouret. Sa délicatesse portée par des acteurs et actrices surtout, parfaits, porte l' émotion au maximum. Il ne s'agit plus de marivaudage mais de passion, des entrelacs de sentiments entre les êtres vivants ou mort. Mouret joue de tous les ressorts du romantisme et de son "heureuse complexité"'( titre du livre écrit par un des personnages ) pour imposer son style dans le cinéma. La référence à Rohmer est superflue désormais.
A force de « marivauder », Emmanuel Mouret se prend les pieds dans le tapis, et tourne en rond en compagnie de ses trois charmantes protagonistes. Camille Cottin, Sara Forestier et India Hair tiennent admirablement la distance d’une épreuve sentimentale, voire amoureuse, que le cinéaste imagine en porte à faux . Elles s’aiment à la folie, mais ignorent totalement la façon dont elles peuvent agir, une fois le dos tourné. Ce qui intrigue au départ, sans jamais trouver la bonne résolution scénaristique, ni le ton adéquat d’une mise en scène de plus en plus répétitive. A la longue ça devient commun, on s’habitue ( ça se répète aussi ), on s’ennuie Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Emmanuel Mouret est le grand maître es marivaudage « franco-allénien », si je puis me permettre ce néologisme un tantinet hardi. Ce ne sont pas ces 117 minutes de comédie dramatique qui vont me démentir. Joan n'est plus amoureuse de Victor et souffre de se sentir malhonnête avec lui. Alice, sa meilleure amie, la rassure : elle-même n’éprouve aucune passion pour Eric et pourtant leur couple se porte à merveille ! Elle ignore qu’il a une liaison avec Rebecca, leur amie commune... Quand Joan décide finalement de quitter Victor et que celui-ci disparaît, la vie des trois amies et leurs histoires s’en trouvent bouleversées. Le cinéaste et Carmen Leroi, sa coscénariste se sont inspirés du Alice de Woody Allen, nous dit-on. Quand je vous le disais… Un pur régal ! Tout est réuni ici pour nous procurer le plaisir le plus raffiné du spectateur… et de la spectatrice. Mouret aime les femmes et leur rend un hommage passionné et passionnant tout au long de cette sorte de mini-série en un seul épisode. On va de rebondissement sentimental à un autre sans temps mort, sans ennui, sans effet répétitif. Mouret est un génie du film choral où les histoires s’entremêlent avec une ingéniosité virtuose. Comme d’habitude la bande-son est subtile avec Bach, Poulenc, Beethoven, Mozart, et une jolie musique originale de Benjamin Estrado. Après Mademoiselle de Jonquières, Les Choses qu’on dit, les Choses qu’on fait et Chronique d’une liaison passagère, poursuit son parcours sans faute dans sa valse des sentiments qui se teinte par instant d’une gravité qu’on ne lui connaissait pas. Et puis quel casting ! De toute évidence, les grands noms du cinéma français adorent tourner sous la direction de ce cinéaste. La preuve cette fois avec Camille Cottin, Sara Forestier, India Hair, - qui crève l’écran -, Vincent Macaigne, Damien Bonnard, Grégoire Ludig, Eric Caravaca, Mathieu Métral, Hugues Pérot, qui, visiblement se régalent à défendre les personnages et des dialogues ciselés comme rarement. Certains prétendront que c’est du cinéma suranné… et alors ! Passer près de deux heures dans ce bain de talent à tous les niveaux est un cadeau dont on serait bien sot de se priver.
Une très jolie narration qui dresse le portrait de 3 femmes que tout réuni et que tout oppose. Ce film est réussi et nous emmène dans l'intimité de ces trois amies.
Les amies, les amours. Langage élégant, sentiments mouvants, flottements existentiels. Un très bon choix de comédiens, aussi bien féminins que masculins, dans lequel Sara Forestier se distingue. Un vrai réalisateur, l'un des très rares en France aujourd'hui. Vingt minutes trop long, comme la plupart des films en ce moment. Mais si vous aimez le marivaudage, il ne faut pas s'en priver.
Un mot, lourdeur, caractérise ce film. La diction quelque peu théâtrale, qui seyait aux précédents films d'Emmanuel Mouret, devient ici, dans cette peinture des sentiments amoureux contrariés, comme un boulet à l'effet consternant. C'est longuet et, dans l'ensemble, ça manque cruellement de punch. Le caractère des jeunes femmes accuse une certain vacuité, un manque d'âme ou de présence. L'histoire se fait lancinante, plan-plan, répétitive, et on la voit arriver d'assez loin. Somme toute bien vain.
Le titre du livre écrit par un des personnages pourrait faire office de sous-titre à ce nouvel opus de E.Mouret " heureuses complexités".
Si le scénario est sans doute plus accompli ( de mon point de vue) que ceux de la plupart des titres de la filmographie du cinéaste, " trois amies" alterne scènes réussies et beaucoup d'autres qui le sont vraiment moins.
Les interrogations sur l'amour posées par le film finissent par tourner en rond mais surtout Mouret n'est malheureusement pas Rohmer auquel son cinéma fait penser.
Les amateurs du travail du cinéaste ne le manqueront pas, je situerais pour ma part cet opus dans le haut de sa filmographie.
Avec ce dernier opus, Emmanuel Mouret explore à nouveau les méandres du sentiment amoureux. On pense inévitablement à Woody Allen, à Eric Rohmer, on pense surtout à ces précédents films qui traitaient déjà de ce thème central dans toute son œuvre. Cette fois il s’amuse à entrecroiser les pérégrinations amoureuses de Joan, Alice et Rebecca, les Trois amies du titre du film. On les observe avec le défunt compagnon de Joan (belle voix off de Vincent Macaigne) entre amours et désamours on scrute l’usure du temps sur la force des sentiments au sein des couples, la part de mensonge et de trahison qui va avec, et puis aussi la part du hasard dans des rencontres anodines ou déterminantes…Malgré la douceur de sa mise en scène, le ton est cette fois plus grave et mélancolique, convoquant le deuil et le fantastique, et ne laisse plus de place à l’humour qui ponctuait ses précédents films… Comme toujours avec Emmanuel Mouret, c’est très écrit et bien écrit, très bien interprété aussi (India Hair Camille Cottin et Sara Forestier forment un beau trio complice), alors on se laisse emporter par cette chronique romantique et désenchantée…
Fatigantes ces nanas avec leur fausse bonne conscience et leurs hesitations permanentes Elles finissent par en devenir insupportables Et si tu ne veux pas faire du mal à ta copine, n'essaye pas de lui piquer son mec... Et les mecs sont bien fades Bref assez ennuyeux et long
3 portraits de femmes amies qui mènent la dance avec des compagnons plus sobres , suiveurs et régulateurs de leur perturbations et hésitations! Un peu long
Quelques situations assez drôle mais tout le long du film on attend que cela décolle et ça reste très monotone du début à la fin d'ailleurs la fin est très brutale et nous laisse vraiment désappointé une fin en queue de poisson comme on déteste non le film pour moi est divertissant mais manque de profondeur c'est un peu superficiel bref je ne le recommande pas
Excellent film d'Emmanuel Mouret, tout en délicatesse et analyse des sentiments, cette fois ci enrichi par l'étude du sentiment de culpabilité et du stress qui s'ensuit.Les acteurs rohmériens sont fins et subtils, on en oublie qu'on est au cinéma . A voir absolument.