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Ciné-13
172 abonnés
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4,0
Publiée le 12 mars 2025
La Commune de Paris sera au centre de l’intrigue, époque méconnue du début de la IIIème République. LAMY, spoiler: au passé d’activiste sur les barricades , est une institutrice diplômée de l’Ecole Normale ; est-ce normal qu’une femme épouse ce sacerdoce ? Mais l’école vient de devenir obligatoire ! Et elle sera affectée dans ce village auvergnat, dont GADEBOIS est un maire sans instruction et analphabète. Il faudra 30 mn pour commencer à découvrir quel est le passé de Louise. « Les enfants des paysans, ça doit faire les foins ! » Les affrontements entre les paysans, le maire, le bedeau, les conseillers municipaux et l’institutrice sont parfaitement crédibles et très instructifs d’une mentalité qui évolue. Grâce à une bonne action, elle obtiendra la reconnaissance des villageois, et les élèves arriveront. La palme reviendra au paysan joué par LOPEZ, caractéristique de la paysannerie de père en fils, rustre et qui ne voit pas en l’enseignement pour son fils de solution efficace à sa pauvreté (« Avec le progrès, les paysans se transformeront en agriculteurs et devront donc savoir lire et écrire »). Très intéressant et magnifiquement filmé !
J'ai trouvé Louise Violet assez "image d'épinal" même si pétri de bons sentiments et probablement un bon support pour montrer à ses enfants l'importance de l'école obligatoire et gratuite dans la société française. Alexandra Lamy est très correcte dans le rôle de Louise Viole, un nom que les français connaissent pour l'avoir vu nommer des rues et des écoles mais dont on connait peu la vie. Grégory Gadebois fait du Grégory Gadebois au risque de s'auto plagier parfois... Au final je vois plus cette oeuvre comme un support éducatif qu'un film de cinéma
Alexandra Lamy (Louise Violet) incarne une institutrice au caractère bien trempé et au passé trouble spoiler: (on saura qu'à la fin la raison de sa mutation ). En 1899, elle débarque dans un petit village loin de la Capitale où elle va se heurter à la rudesse des gens du terroir. M'attendant à un film populaire assez superficiel, j'ai été agréablement surpris par les sujets évoqués et notamment la réticence des adultes à laisser étudier leur main d'oeuvre, c'est à dire les enfants. Même si l'on se doute assez vite de l'évolution du récit, Eric Besnard met bien en avant le métier que l'on appelait à l'époque instituteur. L'ensemble est prévisible mais pas déplaisant grâce au trio Lamy/Gadebois/Kircher.
Le long-métrage a des vertus historiques bien retranscrites à l'écran, les acteurs s'en sortent tous très bien, les images sont belles mais, hélas, c'est un peu trop caricatural par instants.
Bel hommage aux hussards de la République, qui plus est une femme comme porte drapeau et dans une situation difficile ; dans nos campagnes à la fin du XIXe siècle, autant dire la description d’un véritable sacerdoce. Un film sobre autant que son contexte austère, c’est donc un témoignage assez fidèlement historique par ailleurs bien porté par ce casting.
Alexandra Lamy et Gregory gadebois sont eux énormes talents au service d’une histoire qui est l’Histoire. Entourés d’excellents seconds rôle, on nous apprend plein de choses dans le sourire et la bonne humeur. À voir en famille.
Une très belle plongée réaliste dans l’histoire des débuts de l’éducation nationale obligatoire en ruralité, à la fin du 19ième siècle. Entre résistance des villageois et éveil d’un intérêt pour améliorer leur situation, et surtout celle de leur enfants. Et l’engagement de l’institutrice, interprétée par Alexandra LAMY fait plaisir à voir.
tres beau film, emouvant,intense. la nature et les décors de l'époque sont magnifiques et s'integrent aprfaitement à l'histoire de cette femme. A Lamy est bouleversante d'humanité et de courage, le casting autour solide de gens de théatre, apporte force, on les croit tous issus de cette terre qui emprisonne et qui abime. les enfants sont excellents et à leur juste place dans cette histoire. un beau film sur le poids de l'engagement et des idéaux transposables aujourd'hui. des dialogues savoureux et justes. un vrai plaisir de cinéma
Scénario élémentaire, prises de vues classiques d’E. BESNARD et répétées dans l’obscurité, sous la pluie, la neige, … qui n’apportent rien et dialogues plats et G GADEBOIS y rejoue le même rôle ; Bis repetita de « Délicieux ». Même le monde de la paysannerie n’est pas mis en avant en restant sur des clichés éculés… Le village présenté et les scènes filmées ne correspondent pas. Il y manque beaucoup pour être intéressant, un minimum réaliste, pour nous faire ressentir des émotions. Film sans âme, sans message. Ennuyeux et inutile.
J'avais lu quelques critiques un peu moyennes avant d'aller voir ce film. Donc j'étais pas trop tenté. Et puis mon beau frère m'a dit que c'était un chef d'œuvre, alors j'y suis allé. Malheureusement... De belles cartes postales sans trop de lien entre elles. Aucune émotion. une platitude rare. Aucun humour... L'ennui etait mortel. Et historiquement, quelle vérité ? un village entier où personne ne va à l'école, pas même la fille du maire ? Pourtant tous discutent avec l'institutrice qui débarque de Paris. Tous parlent la même langue sur le même niveau de langage. C'est bizarre mais moi qui suis né un siècle après ces personnages et dans ce même genre de région, dans les villages tout le monde parlait patois et les plus vieux maitrisaient mal le français.... J'ai l'impression que les auteurs ont traité un sujet historique sans aucune connaissance sur le lieu et l'époque qu'ils traitent... Bref, mon beau frère est allé voir le dernier film d'Emmanuel Mouret. Il m'a dit que c'était un navet... Je pense que je vais adorer.
Malgré les apparences, Louise Violet n’est pas un personnage ayant réellement existé. C’est un nom d’emprunt et de pure fiction. Héroine inspirée et adaptée de parcours ayant pu ou s’étant présentés selon la formule cinématographique consacrée. C’est au-delà de la coincidence tant ça fait penser à une autre Louise, une vraie celle-là : Louise Michel qui a d’ailleurs eu son biopic en 2010. Le scénario tourne donc en permanence autour du pot de ce personnage historique, sans le dire ni même le revendiquer. Au gré des questionnements de son entourage et de ses interlocuteurs, on apprend peu à peu de cet itinéraire politique et social (de fiction donc ici) et de cet engagement pour l’enseignement, condition de l’élévation du niveau de conscience des masses populaires. La République naissante, elle, avait d’autres desseins : affranchir les consciences de l'emprise de l'Église et fortifier la patrie en formant les citoyens. Succès et affres de la mise en place de l’école gratuite, obligatoire et laïque au sein d’un environnement social rural dont la population du cru doute que ce soit utile et craint que cette émancipation (notamment des filles) menace ses valeurs traditionnelles. Sur le plan narratif, c’est toutefois assez terne.
Excellent! Comment l'école laïque gratuite et obligatoire s'est introduite dans un petit village au moment des lois Jules Ferry. Les résistances, les réticences, l'argumentaire des paysans résonne encore aujourd'hui face aux tentatives de comprendre le monde rural d'une institutruce avec un passé chargée d'histoire qui fait tant d'efforts pour apporter les bienfaits de l'éducation républicain à la campagne.
Un excellent film que cette histoire qui se passe au 19e siècle dans la France paysanne au plus profond de la campagne. Gregory Gadebois crève l'écran dans une prestation qui lui va comme un gant. Un peu bougnat, il a le physique de l'emploi, il est maire et homme à tout faire d'une commune rurale. Il essaye de trouver l'amour. Il joue tout en finesse face à Alexandra Lamy elle aussi dans un genre qu'on lui connaît moins, le drame qu'elle a surmonté. Elle fait aimer l'école aux enfants malgré des moyens plusque rudimentaires. Film apaisant, je le conseille vivement.
Vu en avant-première aux Sables d’olonne. Le film est magnifique. C’est une immersion dans le passé qui m’a complètement déconnectée du présent pendant 1 h30. Quelle progression a permis l’education!!! Il m’a juste manqué les odeurs : du foin , de l’eau, de la ferme, de la forêt pour etre en complète déconnexion. Bravo
Un gentil petit film de propagande. La république bonne fille rend l'école obligatoire sans lui en donner les moyens. Clin d'oeil à la condition des profs aujourd 'hui ?