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Nathalie D.
19 abonnés
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5,0
Publiée le 11 novembre 2024
Film époustouflant qui retrace la France paysanne, la Feance d'avant, le monde rural rustre et méfiant du progrès. Une actrice en or où le film retrace les bonnes valeurs de l'éducation. Un super casting.
Louise Violet confirme l’application d’un dispositif d’écriture et de mise en scène cher au petit cinéma d’Éric Besnard : s’emparer d’un sujet historique à résonnance contemporaine (la gastronomie et la naissance du restaurant dans un contexte d’abolition des privilèges, la reconnexion à la nature et à la simplicité d’un riche entrepreneur, ici la conquête républicaine des campagnes par l’École), le concevoir par projection d’un étranger dans un territoire qui ne veut pas de lui et avec lequel il doit apprendre à cohabiter, suivre la linéarité de son parcours émancipatoire au moyen de facilités et de bons sentiments. Une telle recette trouve, dans le film qui nous intéresse, d’évidentes limites tant l’ensemble demeure à la surface des enjeux individuels et collectifs, schématise les caractères ainsi que les relations entre les personnages, impose l’ellipse ou le sommaire à la place d’une représentation de l’installation concrète de l’instruction : les élèves sont interchangeables, ne disposent d’aucune singularité, les cours dispensés et activités proposées servent à des séquences musicales où s’énumèrent les transitions esthétisantes sur la misère sublimée en prétendue beauté. La lecture en voix off de la correspondance de Louise Violet assène les coups d’une authenticité forcée, que le film échoue à restituer autrement que par une linéarité narrative régie par l’illusion rétrospective – je pars de ma connaissance du présent, que j’exploite comme point d’arrivée, et je remonte le fil du passé – et par des artifices grossiers. Reste Alexandra Lamy, convaincante dans le rôle-titre.
Un film mou, sans souffle qui se regarde passivement sans jamais susciter aucun enthousiasme ni émotions particulières. Les acteurs font de leurs mieux, mais on trouve souvent le temps long, Pas mauvais, mais laborieux…
Un très bon film que cette histoire d'une institutrice dans la France rurale de 1889, au passé douloureux, et qui est mal perçue par les habitants, qui souhaitent faire de leurs enfants des paysans comme eux. Louise parviendra-t-elle à éveiller des vocations chez les enfants du village ? Selon elle, ils pourraient tous être Louis Pasteur. Humour, émotion, un film à la réalisation minimaliste porté par la grande Alexandra Lamy. Bravo à l'équipe !!
Très joli film, une histoire touchante une institutrice d'école Louise Violet qui doit se battre pour que les enfants d'un petit village où elle vient de s'installer viennent attendre. Très joli photographie.
Depuis 2009 et son navet taille XXL, 500 kg d’or pur, Eric Besnard a à peu près réussi tout ce qu’il a entrepris, avec par exemple, Le goût des merveilles, Délicieux ou Les choses simples. Cette fois, il a décidé de faire dans le drame historique en nous parlant de ceux qu’on a appelés « les Hussards noirs de la République ». En l’occurrence d’une hussarde : 1889. Envoyée dans un village de la campagne française, l’institutrice Louise Violet doit y imposer l’école de la République (gratuite, obligatoire et laïque). Une mission qui ne la rend populaire ni auprès des enfants… ni auprès des parents. 108 minutes intenses qui ont le mérite de rappeler qu’à chaque époque le progrès a rencontré de fortes oppositions. Une belle histoire superbement mise en scène et interprétée par un casting somptueux. Notre République unie autour de la laïcité est agressée, notre société est de plus en plus communautariste et victimaire. Eric Besnard a voulu raconter un épisode du long combat pour obtenir l’école gratuite pour tous. Des femmes et des hommes se sont battus, sont parfois morts pour ça. Ce film explique qui on est, d’où l’on vient et explore l’identité française et ses spécificités. Le choix de faire un film qui parle des premières institutrices envoyées dans les campagnes et projetées dans un monde d’hommes à la fin du 19e siècle est évidemment originale et passionnante. Le film baigne dans une atmosphère à la Zola. La reconstitution est plus que soignée. Les paysages d’Auvergne d’une beauté à couper le souffle et, je l’ai dit, l’affiche sans reproche. De mémoire, c’est la première fois qu’Alexandra Lamy, toujours aussi juste, joue dans un film en costumes. De tous les plans, elle trouve en Grégory Gadebois, - parfait comme toujours -, Jérôme Kircher, Patrick Pineau et Jérémy Lopez d’excellents partenaires. Au-delà de ce pan d’histoire abordé avec subtilité, le film pose des questions cruciales – mon sous-titre en est un exemple -, et revient sur une des bases de notre société. On peut regretter que l’ensemble un petit manque de rythme dans la 1ère partie plombée par une voix off un peu envahissante, avant de trouver son efficacité dans la dernière heure, quand les personnages prennent vraiment de l’épaisseur. Mais cet hymne à l'école républicaine sous forme de portrait de femme, vaut le déplacement et reste une belle réussite.
Vu ce soir à l' avant première , à Saint Nazaire , au cinéma Cineville , en présence de l' actrice principale du film " Alexandra Lamy " , du réalisateur , et du producteur du film .
Une trés bonne comédie dramatique , sur la première école laïque , gratuite et obligatoire , installée , dans un village Français , en 1889 , avec un bon scénario , une bonne histoire et beaucoup d' émotions intenses .
( Première école laïque , gratuite et obligatoire du village , mais pas de la France , ni du monde entier ) .
Avec Louise Violet, Éric Besnard nous offre un drame poignant qui s’immisce dans les failles et la résilience de l’âme humaine. Le film nous entraîne dans un voyage émotionnel profond à travers les yeux de son héroïne, Louise, incarnée par une Alexandra Lamy surprenante. Bien que je n’aie jamais réellement été séduit par cette actrice, dont le répertoire habituel me laisse souvent indifférent, sa performance ici démontre une profondeur qui dépasse de loin ses rôles antérieurs.
Dès les premières minutes, chaque scène semble nous inviter à ressentir, non seulement à observer, la vulnérabilité et la force de Louise dans ses moments les plus intimes. Lamy transcende ce rôle en insufflant une authenticité qui fait résonner chaque regard et chaque hésitation. Les personnages secondaires, incarnés par Grégoire Tachnakian et Jérémy Lopez, enrichissent également l’intrigue par leurs propres arcs narratifs, apportant un contraste touchant et sincère aux défis de l’héroïne.
La direction artistique et la photographie de Louise Violet sont d’une beauté singulière : chaque couleur, chaque texture semble avoir été choisie pour ancrer le spectateur dans cet univers à la fois doux et déchirant. La palette de couleurs légèrement désaturée intensifie les thèmes de la mémoire et de la perte, tandis que les jeux d’ombre et de lumière symbolisent les espoirs et doutes de l’héroïne.
Louise Violet transcende le simple drame familial pour interroger des questions plus vastes. Le choc entre le monde rural et les valeurs modernes n’est pas traité de manière manichéenne, mais avec une subtilité qui rend hommage à la complexité de l’évolution sociale. Besnard capte avec sensibilité la friction qui survient lorsque des convictions anciennes s’opposent aux aspirations contemporaines, nous rappelant que chaque changement est une lente progression marquée par des tensions intérieures et collectives.
Au final, Louise Violet est bien plus qu’un drame : c’est une œuvre profondément humaine qui résonnera chez tout spectateur sensible à la complexité des relations et aux dilemmes de notre époque. Une histoire magistralement interprétée, qui laisse une empreinte durable et pousse à la réflexion longtemps après le générique.
Bonjour tout le monde, Nous sommes en 1889 , en France ; année de naissance d' Aldophe Hitler et aussi de Charles Chaplin ! Ici , une institutrice arrive dans un village pour y enseigner puisque l' école publique est gratuite, laïque et obligatoire ! Alexandra Lamy campe Louise Violet avec fermeté et sérénité! Cette œuvre cinématographique est méticuleuse, sociale et donne une espérance, pour la suite de leurs carrières, aux jeunes comédiennes et comédiens, qui incarnent les enfants du village............ Cordialement. Gérard Michel
Une proposition assez poétique et bien exécutée. Ce film retransmet bien l’ambiance et le contexte de l’époque qu’il traite à travers une très jolie histoire. J’ai quelques petits reproches sur certains éléments pas assez développés mais le plaisir l’a globalement emporté!
Vu en avant-première.scénario pas mal l'acteur qui joue le Maire du village est excellent vraiment Après les scènes quand la Maîtresse (Alexandra Lamy )fait classe c'est un peu bâclé pas très crédible.Les caractères rugueux des gens vivant dans la campagne éloignée de l'instruction à l'époque sont bien campés.
Scénario vraiment original pour ce film tout en subtilité. La 3ième République vient de rendre l'école obligatoire. Une institutrice tourmentée essuie les plâtres dans un petit village paysan. Un casting dominé par Grégory Gadebois qui est décidemment un acteur hors-pair. Sans oublier des seconds rôles solides qui structurent le propos. Alexandra Lamy moins convaincante mais habitée par son rôle. Le tout mérite le déplacement.
je mets une si bonne note pour souligner l'interprétation d'Alexandra Lamy et Grégory Gadebois, vraiment excellents. Le film est dans l'ensemble très bien aussi, très réussi, c'est juste dommage pour les longueurs dans la deuxième partie du film.
Voilà un joli film comme sait les faire Éric Besnard avec des acteurs et des rôles bien pensés et de très très belles images. Même si parfois j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, j'ai passé un très bon moment de cinéma.
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3,0
Publiée le 16 juillet 2025
Rebelle de son siècle avec des valeurs très fèministes, Louise Violet (comme la couleur) se pose comme une hèroïne anonyme de la France situèe en milieu rural! On entre assez vite en immersion avec cette nouvelle institutrice au passè sombre et triste qui ne parvient pas à être entendue! Un monde qui n'est pas le sien et un village qui a ses propres règles [...] Pètri de bons sentiments, le film verse dans l'image d'Epinal avec cette beautè de la fraternitè et de la solidaritè! Et pourtant la mayonnaise prend avec cette figure de l'obstination et du progrès, crèant au passage quelques dèbats intèressants sur l'èducation nationale! Le soin apportè au dècor, à la lumière et au cadre renforce très justement le propos faisant de ce drame historique une rèussite, portèe par de bons acteurs (Gregory Gadebois en tête). Eh oui, même Alexandra Lamy arrive à être sobre et convaincante dans le rôle titre! Un pari qui ètait loin d'être gagnè quand on connait son pedigree...