Réjouissant : tous les ingrédients d’un thriller et des arguments pour comprendre l’Europe et reprendre confiance en ses institutions ! On ne s’ennuie pas surtout avec un Bouli Laners très crédible. Un petit clin d’œil à la stagiaire
Vu en avant première, c'est un flop, la mise en scène est sur-signifiante, la bande son est pénible. La stagiaire est là exclusivement pour expliquer les tenants et les aboutissants de l'affaire. Point positif:Thomas VDB joue bien, je ne le connaissais pas acteur est c'est une bonne surprise.
En 2012, le commissaire européen à la santé, le Maltais John Dalli (Bernard Campan), démissionne de son poste suite à la publication d’un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) l’accusant de trafic d’influence. Suspectant un coup fourré de l’industrie du tabac, l’eurodéputé José Bové (Bouli Lanners), aidé de son assistant parlementaire (Thomas Vdb) et d’une jeune stagiaire débrouillarde (Céleste Brunnquell) va mener l’enquête et révéler que Dalli, qui s’apprêtait à faire voter une directive imposant le paquet de tabac neutre, a été victime d’un piège.
"Une affaire de principe" est l’adaptation du livre publié en 2015 par José Bové au titre révélateur "Hold-up à Bruxelles, les lobbies au cœur de l’Europe". Pour autant, comme l’annonce le carton placé au début du film, si le film s’inspire de faits réels, les situations et les dialogues y ont été fictionnalisés.
Et c’est bien là que le bât blesse. Tout au long du film, aussi réussi soit-il, une voix lancinante me murmurait à l’oreille : le propos n’aurait-il pas été plus efficace s’il avait été tourné sous la forme d’un documentaire ? quelle est la valeur ajoutée d’une fiction ?
Car "Une affaire de principe" a le défaut rédhibitoire de la fiction, formatée pour la télévision (et coproduit par France 3) : il lui faut des personnages charismatiques, quitte à les inventer de toutes pièces, comme cette improbable stagiaire qui, avec son ordinateur et une photocopieuse, va de révélation en révélation, une intrigue rebondissante, avec des scènes rocambolesques, comme celle pendant laquelle José Bové prend connaissance d’un accord secret entre la Commission et l’industrie du tabac, et un scénario suffisamment lisible pour ne pas perdre en chemin les spectateurs ignorants des arcanes bruxellois, au risque, pour ceux qui les connaissent un peu, de quelques raccourcis simplistes.
L’autre reproche que j’adresserais à "Une affaire de principe" – et que j’adresserai également à ces « thrillers de bureau » ou techno-thrillers qu’on voit fleurir depuis quelque temps ("L’Ivresse du pouvoir", "La Fille de Brest", "La Syndicaliste", "Enquête sur un scandale d’Etat", "Les Algues vertes"…) – est de nourrir le soupçon complotiste du « tous pourris », de l’existence d’une foultitude d' »affaires d’Etat » fomentées par des dirigeants corrompus, encouragées par une technocratie aux ordres et ignorées par une justice dépassée. À quelques jours d’un scrutin qui flatte les populismes de tous bords, l’Europe et ses institutions méritent mieux.
Grâce à des acteurs entraînant et de réelles qualités pédagogiques, « Une affaire de principe » réussit à être captivant malgré un sujet et un cadre plutôt austère. Un film utile qui tient plus du documentaire que du drame. C’est sa faiblesse.
Un polar politique diablement efficace, bien interprété, avec un scénario impeccable et un rythme soutenu. Sur un sujet que peu trouveraient sexy, Une affaire de principe réussit le tour de force de nous tenir en haleine et de nous redonner espoir dans la démocratie et l'éthique politique. Une sacrée leçon de cinéma engagé !
Le trio fonctionne à merveille, cette bande atypique en terrain hostile fait plaisir à suivre, la traque est haletante, le rythme soutenu, et on ne s'ennuie pas. En espérant que l'électorat anti-Europe n'y voit pas là une nième raison de n'y voir que du négatif : il y a des contre-pouvoirs qui fonctionnent ...aussi. Merci aux trois acteurs pour ce très bon moment
Je ne suis pas du tout entrée dans le film Par contre je suis sortie de la salle qui était presque vide J aime bien José Bové Que pense t il de ce film ? Je n ai peut-être rien compris à cette enquête C est possible
Vu en présence du réalisateur. Super car il a pu nous raconter les anecdotes et ce qui est ou non romancé dans le film. Pour être une habituée de ce genre de films (Erin Brokovich, Dark Waters...); celui-là a le mérite d'un rythme parfaitement maitrisé, ni trop lent, ni trop rapide (quoi qu'au début, il faut s'accrocher un peu pour comprendre quelle est la nature du problème soulevé ! Le droit, ce n'est pas simple !) mais ensuite, l'histoire roule ! Un conseil : A VOIR avant d'aller voter.
C’est assez fouilli et difficile a suivre. La mise en scène est monotone et a aucun moment on est passionné par ce scandale a l’assemblée européenne. Un documentaire aurait sans doute été plus approprié et plus efficace. Un film bien moyen…
un film politique et miltant comme je les aime. Une manipulation au plus haut niveau des institutions européennes rappelle que la corruption est une maladie qui pourrit la démocratie. Le message est utile en cette période de campagne électorale. Les comédiens sont excellent!
Tiré de faits réels ayant eu lieu en 2012 à Bruxelles, ce "thriller de bureau" nous emmène dans les rouages du Parlement européen, avec notamment une personnalité que l'on pourrait largement qualifier de "poil à gratter" des députés de cette époque, j'ai nommé José Bové. Une démission suspecte, un lobby du tabac omniprésent, il n'en fallait pas plus à notre "Astérix des temps modernes" (la moustache a du jouer un rôle dans ce surnom !) pour se lancer dans une contre-enquête, aidé par son assistant et une jeune stagiaire pleine de fougue. Même si ce film n'atteint pas des sommets d'adrénaline et de virtuosité, j'ai trouvé cette affaire assez intéressante sur le fond, on réalise encore une fois que le pouvoir mène bien trop souvent à des dérives malhonnêtes. Le comédien Bouli Lanners est bluffant dans son incarnation de notre eurodéputé Vert national, le reste du casting est également consistant. Je vote POUR cette "Affaire de principe" ! Site CINEMADOURG.free.fr
« Une affaire de principe » est avant tout un film éclairant sur le fonctionnement de la commission européenne, doté d’un superbe casting, des premiers rôles aux plus mineurs campés par des acteurs européens de premier plan. C’est moins fun que « Thank You For Smoking » (2006) mais tout aussi instructif sur le lobby du tabac et qu’un fumeur de pipe comme José Bové soit à l’origine de la mise en lumière de ce noyautage des institutions européennes donne tout son sens au titre : j’aime cette vision de la politique, quand l’intérêt collectif des personnes qui vous ont élu passe avant l’intérêt particulier de celui qui les représente et qu’on respecte le droit et les principes. Ce film est la preuve qu’il fallait aux potentiels abstentionnistes des élections européennes du mois prochain qu’il faut voter et davantage pour un individu fiable et éthique que pour un parti, quel qu’il soit.