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capirex
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4,0
Publiée le 23 avril 2024
Très intéressant et enrichissant film Politique d'Antoine Raimbault qu'il a construit comme un Thriller le rendant par là même palpitant ! Quant à Bouli Lanners il est plus que convaincant dans son incarnation de José Bové !
Un film très intéressant montrant l'intérieure et la complexité des guerres administratives mené au sein de l'Europe, ici sur les lobies du tabac, qui m'a appris plusieurs chose. Une belle réussite ce film qui donnera en plus, sûrement l'envie d'aller voter à pas mal de monde au election Européenne
Thriller politique haletant, classique mais loin d'être à son désavantage, Antoine RAIMBAULT offre une lecture de cet épisode politique intelligente et prenante, portée par un trio excellent
Ce que Antoine Raimbault a réalisé avec "Une histoire de principe", c'est ce qu'il appelle lui-même un "thriller de bureau". Un film adapté d'une histoire vraie, racontée dans "Hold-up à Bruxelles", un livre de José Bové paru en 2014, celle de John Dalli, un homme politique maltais qui a occupé le poste de commissaire européen chargé de la Santé et de la Politique des consommateurs de 2010 à 2012, au sein de la Commission Barroso. Etant à l'origine d'une directive Tabac combattue par l'industrie du tabac et son puissant lobby, Dalli a été accusé à tort de corruption liée à l'industrie du tabac. Très vite, José Bové a été persuadé qu'il s'agissait d'un coup monté. Attaché au principe de la présomption d'innocence et désireux que le Parlement européen soit un lieu où les lois et les principes démocratiques sont respectés, Bové, bien qu'étant un opposant politique de Dalli, a mené sa propre enquête dans l'optique de le blanchir, avec l'aide d'un assistant parlementaire et d'une stagiaire. C'est ce que raconte le film, un film passionnant quand bien même il est, parfois, un peu difficile à suivre. Un film qui nous conduit à Bruxelles, à Strasbourg, à Marseille, sur le Larzac, à La Valette. Un film avec une excellente interprétation : Bouli Lanners dans le rôle de José Bové,, Thomas VDB dans celui de Fabrice, l'attaché parlementaire, Céleste Brunnquell dans celui de Clémence, la stagiaire. On n'oubliera pas de citer la comédienne norvégienne Lisa Loven Kongsli et la comédienne allemande Lisa Karlström, qui arrivent à imposer leur présence dans des rôles secondaires. Maintenant, la question qui se pose est la suivante : quand on voit les comportements de figures politiques européennes comme José Manuel Durão Barroso ou Giovanni Kessler, on se demande si la vision du film va inciter les électeurs à aller voter le 9 juin.
Thriller politique, Une Affaire de principe relate un complot, réel, des lobbies du tabac au sein des institutions européennes. José Bové et ses assistants sont ici les héros d'une enquête sans course poursuite ni arme. Un film de bureau en somme, mais rondement mené, passionnant et instructif.
Déjà, Une affaire de principe a pour qualité première de rendre presque limpide un dossier plutôt complexe, dans les couloirs du parlement européen, au fonctionnement souvent opaque pour la multitude ignorante, suivant l'antienne : ce qui se passe à Bruxelles reste à Bruxelles. Surtout quand la corruption des plus hauts dans la hiérarchie se complaît dans l'influence sonnante et trébuchante de certains lobbies, comme celui de l'industrie du tabac. L'investigation menée par José Bové et ses collaborateurs illustre à sa manière la lutte du pot de terre contre le pot de fer et, de ce point de vue, le film semble très sérieusement documenté. En contrepartie, le ton est au didactisme, privilégiant les mots à l'image, avec une mise en scène qui frise la platitude. On voit bien que pour agrémenter ce coup fumant, le réalisateur a tenté l'ironie et parfois le pas de côté mais ses personnages restent uniformes et sages, hormis ce bon vieux José, campé avec délectation par un Bouli Lanners à la moustache frémissante. Ses petits camarades, Thomas VDB et Céleste Brunnqueil, ne déméritent pas mais leurs rôles sont trop contraints et ne sortent que peu de leur rail d'enquêteurs acharnés. Le film manque d'éclat mais rend un peu de foi dans les institutions européennes, c'est déjà cela.
Un excellent film politique construit à la manière d’un thriller, qui nous permet d’entrer dans les coulisses des institutions européennes et de montrer ses liens avec l’industrie du tabac.
Film de dénonciation de l'industrie du tabac et de l'institution européenne : des pots de vin, du trafic illégal, spoiler: un commissaire européen limogé pour de fausses raisons , des lobbies très efficaces,... Et un trublion Astérix qui dénonce sans relâche les rouages opaques (bravo LANNERS malicieux). La très jeune stagiaire Céleste sera l'aiguillon spoiler: qui permettra de dénouer l'affaire . Sympa !
Quel personnage incroyable que ce José Bové ! C'est grâce à des hommes comme lui que les choses changent. Un très bon film, j'ai même été ému à la fin.
Des lobbys et des députés européens pas très propres voir corrompu , rien de bien nouveau et de la en en faire un film , pourquoi pas. Le résultat est juste correct , pas tout le temps passionnant.
Je m'interroge encore sur l'intérêt d'avoir proposé cette "enquête" fictionnée (le réalisateur s'appuie sur un bouquin de José Bové, mais crée le personnage de la jeune stagiaire). En nous contant l'affaire sous la forme d'un documentaire, le réalisateur aurait pu prendre un ton plus pédagogique. Là, dans le format "film thriller" choisi, à la durée plutôt contrainte (1h 35), il nous faut porter une attention vraiment très soutenue pour comprendre, vu l'enchaînement des situations porteuses d'informations. Ni déçu ni enthousiasmé par la performance de B. Lanners : à vrai dire, le rôle ne se prête pas à un numéro d'acteur.
Pour Bouli Lanners, je suis allé voir « Une affaire de principe », le 2ème film franco-belge d’Antoine Raimbault (2024) tiré de faits réels survenus en 2012 à Bruxelles. On y suit la volonté acharnée du député européen José Bové pour avec son assistant parlementaire et une stagiaire (Thomas VDB et Céleste Brunnquell), tenter de découvrir entre Bruxelles (siège du conseil de l’UE), Strasbourg (siège du parlement) et Malte, le pourquoi du limogeage très brutal et suspect de John Dalli, commissaire européen à la santé. Rapidement la clef va se tourner vers les lobbies du tabac mais les preuves sont difficiles à regrouper et les interactions complexes et on finit même par se demander qui manipule qui ! Bref on aboutit à la corruption de très hauts-fonctionnaires européens, de dirigeants de firmes de contrôle comme l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) ... et pire le rôle des grands marchands de cigarettes et de leur union pour faciliter la contrebande qui permet d’avoir de l’argent à redistribuer à qui nécessaire. Tout ce travail acharné permettra d’aboutir en Octobre 2013 à une directive anti-tabac puis à la création du paquet de cigarette neutre qui semble porter ses fruits parmi les jeunes, ceux qui commençaient très tôt à fumer et n’arrêtaient jamais. Le film est mené tel un thriller avec une caméra très alerte. Quant à Bouli Lanners, il est le véritable sosie de José Bové avec sa pipe toujours à portée de main, ses clins d’œil malicieux, ses sourires en coin…
Pour son second long-métrage, Antoine Raimbault s’intéresse aux arcanes du Parlement européen en retraçant des faits réels survenus au début des années 2010 sous l’impulsion de José Bové (Bouli Lanners). Le trublion du plateau du Larzac a rangé son tracteur pour s’attaquer à un lobby industriel menaçant le fonctionnement démocratique de cette institution. Sorti en 2024, ce thriller politique présente un scénario extrêmement dense qui nécessite une grande concentration. On saluera néanmoins l’important travail de documentation offrant une lecture saisissante de cet univers méconnu, où députés et attachés parlementaires évoluent dans des sphères très éloignées de notre quotidien. Bref, une œuvre globalement bien rythmée malgré une intrigue complexe.