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Roxane M
13 critiques
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2,0
Publiée le 28 mai 2026
Franchement ennuyeux je me suis endormie et pourtant c'est pas mon genre. En fait le plus gros soucis c'est que c'est présenté comme un thriller mais c'est lent. Même si c'est intéressant de voir l'intérieur de genre de lieu mais c'est dommage on a un cas où les personnes coupables sont punies hors nous savons que c'est rare ca aurait pu être bien de mettre en lumière ces cas là aussi. Bref pas terrible ce film mais j'ai vu pire
Inspiré du Dalli gate, un thriller politique prenant et éclairant qui nous emmène dans les arcanes des institutions européennes à travers le combat de José Bové contre les lobbies du tabac, interprété à la perfection par Bouli Lanners épaulé par un casting solide.
Les rouages du Parlement européen et ses dérives sont mis en exergue dans ce film construit comme un thriller revenant sur le scandale de 2012 lors du passage d’un vote sur une importante loi contre le tabac. L’écriture ciselée associée à une mise en scène certes un peu trop scolaire mais néanmoins très efficace évitant le verbiage inutile malgré la technicité des procédures.
Une Affaire de principe lorgne du côté du thriller paranoïaque américain, en témoignent son générique d’ouverture que rythme une musique trépidante, son saut de puces incessants entre des espaces que des titres renseignent, ses dialogues grandiloquents écrits de sorte à s’achever sur une pointe censée relancer l’intrigue. Le souci, c’est que ce dispositif de mise en scène se heurte aux enjeux politiques des institutions européennes, les dénature par une grandiloquence malvenue qui écrase l’humain, son ambiguïté, ses contradictions ; les comédiens sont des spoiler: caricatures bouffies que l’on filme tantôt de loin ou de dos, tantôt en très gros plans pour figurer une immersion que l’œuvre ne parvient jamais à susciter. L’impression d’ensemble est celle d’un brouillon désordonné qui simplifie au lieu de faire comprendrespoiler: les ressorts de ce scandale international.
Le projet de nous montrer le fonctionnement des instances européennes et leur corruption à travers un cas réel était hautement méritoire. Après l’excellent thriller judiciaire (et premier film), « Une intime conviction », Antoine Raimbault fait preuve de beaucoup d’ambition pour son second passage derrière la caméra mais semble s’attaquer à un trop gros morceau. En effet, « Une affaire de principe » souffre de sa complexité si on souhaite creuser et comprendre chaque information du scénario en détail. L’affaire traitée ici est celle des conflits d’intérêts entre les instances de l’Union européenne et les lobbies du tabac dévoilé par l’illustre député européen des Verts José Bové en 2012. Une affaire passionnante mais tentaculaire et aux ramifications immenses. Un véritable enchevêtrement de faits, de documents, de personnages et d’informations difficile à résumer clairement dans une œuvre d’à peine une heure et demie. On suit donc l’intrigue dans les grandes lignes mais peu probable qu’on comprenne le tout en détail si on n’est pas féru de politique et de ce type d’affaires. Ce qui est dommage, peut-être d’ailleurs qu’une série aurait permis de mieux cerner les tenants et les aboutissants de cela. En l’état, voilà un sujet qui se révèle au final très peu cinématographique. Il y a un manque de vulgarisation des termes de ladite affaire comme du fonctionnement de ces instances méconnues du public et il y a beaucoup d’informations en peu de temps, ce qui peut rendre le visionnage du long-métrage parfois un peu complexe et désagréable.
Il n’empêche, « Une affaire de principe » n’est pas mauvais ni dénué de qualités. En premier lieu, le choix de Bouli Lanners dans le rôle du paysan/député à la célèbre moustache est une évidence. À ses côtés, la jeune Céleste Brunnquell et Thomas Vdb sont tout aussi à leur place. On déplore que le tout soit agrémenté de quelques notes de légèreté qui vampirisent une tension qu’on aurait aimé plus établie mais le rythme est là et le film ne souffre d’aucune longueur notable. Comme on le disait plus haut, il est peut-être même trop court, allant trop vite sur certains aspects et certains rebondissements. Ce qui est sûr c’est qu’on est face à une œuvre utile et nécessaire puisqu’elle pointe du doigt et dénonce la corruption des instances européennes. L’Union Européenne est de plus en plus critiquée, de son fonctionnement à son coût en passant par le manque de souveraineté accordée aux États membres. Et lorsqu’on voit le film, on ne peut qu’être d’accord et se méfier encore plus de ce monstre administratif opaque qui siphonne les impôts des citoyens sans leur consentement. Pas forcément le film qu’on regarde pour se détendre mais il demeure pertinent dans ce qu’il ose dénoncer à raison. Un film discrètement contestataire et involontairement pédagogique plus que véritablement divertissant.
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Basé sur une histoire vraie, ce film politique (et un peu policier) montre avec simplicité et d’une édifiante les travers de l’organisation européenne. Bouly Lanner et Thomas VDB sont excellents.
Adoptant les codes de l'enquête voire du thriller, l'intrigue met à jour une (nouvelle) affaire de corruption par conflit d'intérêt au coeur de nos institutions (européennes).Dénonçant par les faits sans discours didactique la cupidité et l'ambition de plusieurs, la narration opte pour une approche quasi documentaire tout en suivant en focalisation interne l'arrivée dans ces dangereux rouages d'une stagiaire jetée aussi vite que le spectateur dans le Parlement, avec quelques explications disparates qui nous forcent à l'attention et empêchent de nous plaindre d'une sur explication dans les dialogues - parfois distanciés. Soulignant l'implication de leurs personnages, les acteurs convainquent par leur sobriété. Classique, limpide, efficace!
Tiré d'une histoire vraie, "une affaire de principe" est un thriller politique qui nous montre tous les engrenages, tous les influences, tout le travail des lobbys, toutes les magouilles au sein de la commission européenne. Ici, cela tourne autour de l'industrie du tabac. On a le droit à un Bouli Lanners convaincant en José Bové.
Pour son second long-métrage, Antoine Raimbault s’intéresse aux arcanes du Parlement européen en retraçant des faits réels survenus au début des années 2010 sous l’impulsion de José Bové (Bouli Lanners). Le trublion du plateau du Larzac a rangé son tracteur pour s’attaquer à un lobby industriel menaçant le fonctionnement démocratique de cette institution. Sorti en 2024, ce thriller politique présente un scénario extrêmement dense qui nécessite une grande concentration. On saluera néanmoins l’important travail de documentation offrant une lecture saisissante de cet univers méconnu, où députés et attachés parlementaires évoluent dans des sphères très éloignées de notre quotidien. Bref, une œuvre globalement bien rythmée malgré une intrigue complexe.
Drôle de film sur un des scandales récents "Dalligate" et le lobbying du tabac de la commision européenne mené par l'euro député José Bové. Passé globalement inaperçu, le film retrace avec sincérité et complexité les événements. Pas indispensable mais valant le coup d'oeil.
Trois étoiles pour l'originalité de la thématique, et le risque encouru... Ce n'est pas un sujet "grand public", donc assez peu rassembleur. Merci. Sur un aspect plus technique, "Une affaire de principe" souffre de quelques incohérences scénaristiques. Mais ce qui reste le plus dérangeant est le sur-jeu des acteurs, qui tend à décrédibiliser les personnages. La forme prend ainsi plus d'espace que le fond.
Un thriller politique dans le microcosme du parlement européen, sur fond de pouvoir, de lobby et de corruption. Un film mineur (surtout du point de vue de la forme) mais intéressant et même édifiant.