La Colline des potences
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47 critiques spectateurs

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selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2023
Le film donne à voir un Gary Cooper dans une personnage bien plus nuancé et bien plus ambigu qu'à l'habitude. Cette fois, le médecin est un homme au métier idéal au service des autres, avec abnégation et aura en prime mais c'est aussi un homme qui cache une part d'ombre, un passé et un caractère loin d'être très vertueux. C'est un atout dans ce western classique. Le film indique que le récit se déroule en 1873, et a priori lors d'une ruée vers l'or mais il n'y en avait pas aux Etats-Unis à cette période donc on n'a pas vraiment d'info sur le lieu de cette aventure. Néanmoins, la prospection et le contexte est bien rendu jusqu'à cette fin qui montre que la soif de l'or pousse les hommes jusqu'à la folie. Par contre on ne comprend pas toujours les réactions des uns ou des autres, comme le fait que Frenchy/ Malden n'aurait rien fait de mal quand il rend visite à la jeune femme, ou le jeune homme qui devient un moralisateur un peu trop facile. Delmer Daves signe pourtant un western solide, avec un héros trouble, un "méchant" détestable mais si humain, et une fin aussi terrifiante que touchante.
Site : Selenie.fr
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2009
L'univers du film est semblable à celui de "Rivière sans retour" : une ville champignon, presque un campement, érigée autour d'un site aurifère, peuplée d'aventuriers, de personnages ayant un passé à fuir, de prostituées et de pasteurs cinglés, pleine de bagarres, de fusillades... Le scénario de "La colline des potences n'a pas la même force", le personnage de pure jeune fille héroïque est presque caricatural, mais par contre la mise en scène, et surtout l'interprétation, portent bien le film. Gary Cooper a vraiment de la classe, son personnage de médecin avec un lourd passé et dressé contre l'obscurantisme (il a un coté faustien, ou pour rester dans le coté suisse, paracelsien) est original dans le genre western (généralement les médecins y sont de vieux alcooliques).
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2011
A mon sens, le chef-d'oeuvre de Delmer Daves, encore plus réussi que son "3h 10 pour Yuma". Un film d'une puissance inouïe qui se termine en apothéose par la scène finale d'une force insensée et à la charge symbolique exceptionnelle. Avant ça, Gary Cooper donne le meilleur de lui-même et montre le géant qu'il était à Hollywood en incarnant un de ses plus beaux rôles dans la peau de ce médecin pugnace et vengeur, violent et intraitable. Et que dire de tous les seconds rôles ! De Karl Malden (éblouissant en mineur frustré) à George C. Scott alors jeune débutant à la sublissime Maria Schell d'une grande justesse de ton. Le tout donne un film où la psychologie fait feu de tout bois, porté par un scénario fort et juste à la fois. Un vrai petit bijou !
Tonto94
Tonto94

54 abonnés 64 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2016
Pas de lyriques cavalcades ou de grandes fusillades dans ce western assez atypique de Delmer Daves. En effet, ce dernier préfère une approche davantage psychologique du drame qui se noue ici, à travers la description des passions et des haines qui animent les hommes du village, voulant rétablir l'ordre à tout prix, au risque de créer un plus grand désordre que celui qu'ils combattent. Si Elisabeth Mahler suscite plutôt les passions, c’est autour de Frail que se cristallisent les haines, autour de cet homme durement marqué par la vie qui a appris à se défier de la nature humaine, au point de ne plus accorder sa confiance à personne. Car le western est d’abord pour Daves l’occasion d’une belle réflexion sur la nature humaine. Et cette réflexion est servie en premier lieu par des personnages très finement brossés, ce qui permet à leurs interprètes de leur conférer une réelle épaisseur. On trouve aussi chez ces personnages une certaine ambiguïté, que Gary Cooper fait parfaitement ressentir, à travers Frail, qui se refuse à croire en l’amour qu’il se découvre pour sa protégée. Le film n’est pas exempt de certains défauts, longueurs ou facilités scénaristiques, mais le génie de Delmer Daves est d’avoir su restituer toute cette ambiguïté dans ce cadre grandiose où se joue un drame intime, un drame dans lequel toutes les facettes de l’homme sont explorées avec finesse.
rogertg2
rogertg2

34 abonnés 762 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2008
Un bon western qui se passe chez les chercheurs d'or. Les acteurs sont excellents quoique Maria Schell n'est pas très dynamique. Il manque aussi d'un peu d'action.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2008
Un western humaniste de Delmer Daves qui peut prêter à sourire quand on le voit en 2008 si on n’a pas conservé un peu de candeur. Cooper en tout fin de carrière y interprète un médecin itinérant qui suite à un drame familial progresse vers l’Ouest au rythme des découvertes aurifères. C’est l’occasion pour Daves de vous faire pénétrer dans ces communautés de fortune qui se créent autour des mines d’or. On y voit la vie rude de ses hommes et de ses femmes ayant laissé derrière eux tout leur passé en quête d’un avenir meilleur dans cette aventure souvent sans lendemain. Le médecin est là pour apporter un peu d’humanité et de réconfort dans un monde qui en manque cruellement. L’archétype du chercheur vénal et sans scrupule est une fois de plus interprété par le grand Karl Malden qui enchaînait les rôles de ce type dans les années 50 et 60. C’est une jeune femme interprétée par la gracile Maria Schell (injustement décriée pour son jeu maniéré dans ce rôle d’une jeune femme rendue temporairement aveugle par l’attaque du convoi mené par ses parents) qui va exacerbé toutes les passions. Mais Cooper en vieux routier des westerns veille au grain et saura préserver la jeune femme de ce monde de brutes. Le scénario est sans doute un peu trop manichéen mais le jeu des acteurs emporte le tout avec une George G. Scott débutant en prédicateur hystérique.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2023
Le beau Gary Cooper au temps des chercheurs d'or, des camps et des concessions! Pensant refaire sa vie, ce docteur de l'Ouest au passè douloureux sait aussi marchander, frapper et se servir d'un pistolet! Comme souvent chez Delmer Daves, c'est solidement construit et brillamment interprètè par Gary Cooper et Karl Malden! Sincère (et mèlodramatiquement parlant), le cinèaste l'est! Et son actrice principale (Maria Schell, frappèe de cècitè), bien plus encore! Les paysages sont à couper le souffle! Qui dit Etat de Washington (et non le Montana comme le suggère l'histoire) dit jours brûlants grillès par le soleil et fraicheur des nuits! En rèsulte un grand classique du genre avec cette passion du mètal jaune plus forte que le sang, mais peut-être moins que l'amour d'une jolie suissesse (cf. The Lucky Lady Mine). Grands sentiments, belle musique de Steiner et V.F parfaite même si Cooper, pour son dernier western au cinèma, n'est pas doublè ici par Martinelli...
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2021
« The Hanging Tree » (La colline des potences, titre au pluriel abusif) est peut être le film le plus ambitieux de Delmer Daves. Mélodrame camouflé sous la forme d’un western plus dur que pur. Dur car le personnage principal, ambigu, désabusé est peu enclin au pardon. Peu pur car il fait face à un prêcheur assoiffé de sang, et un jaloux frustré qui ne dépare pas une bande de chercheurs d’or prêts à réduire la concurrence au moindre prétexte, à l’aide de meurtre par balles ou par pendaison, l’arbre du même nom devenant par la même occasion leur totem. Cette synthèse du pan affairiste impitoyable de la société américaine et du comportement qui en découle, sert de base à des actions peu reluisantes quant aux bassesses et refoulements qui se libèrent dans ces lynchages, caractéristiques d’une pseudo justice dont toute morale est absente. Après « Man of the West » (L‘homme de l’Ouest) d’Anthony Mann réalisé un an auparavant, Gary Cooper incarne un personnage tout aussi antipathique. Taciturne, cassant et glacial, traînant un passé douloureux qu’il ne révèlera que dans le dernier quart du film le Dr Joseph Frail dépouille cette brochette peu reluisante grâce à son talent de joueur de poker émérite. Mais contrairement au film de Mann, Daves prête une morale à son « héros ». Il recueille et soigne un jeune voleur, le sauvant du lynchage, donne gratuitement des consultations au plus démunis et soigne et héberge une blessée, temporairement aveugle, dont il s’éprend sans jamais le lui révélé. Cette morale, alliée à, la magie de paysages bucoliques (collines, rivière) apportent un côté rousseauiste proche de « Broken Arrow » (La flèche brisée) le film le plus connu du réalisateur. Grace à un casting remarquablement dirigé, dominé par Gary Cooper (deux ans avant sa mort), Maria Schell juste à chaque instant, et Karl Malden épatant méchant, une réalisation souvent brillante avec des plans stupéfiants, surtout vers la fin du film et l’excellente musique de Max Steiner, «La colline des potences » est avec « 3h10 pour Yuma » et « La dernière caravane » le sommet de l’œuvre westernienne de Delmer Daves. Ce qui n’est pas rien, le cinéaste étant souvent considéré comme faisant partie du quatuor princier du genre, avec Anthony Mann, John Sturges et Sam Peckinpah (le « royal » étant composé de John Ford, Howard Hawks et Raoul Walsh). C’est dire la qualité et l’importance de cet excellent film.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2025
Un western qui ne m aura pas provoqué grand chose. Même s il y a une tentative de donner à Gary Cooper un rôle un peu plus ambigu qu à l accoutumée, si l on trouve ici ou là quelques jolis plans et si j ai trouvé intéressant le personnage de George C Scott; l ensemble était un peu trop lisse pour moi.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2021
Se passant dans le Montana en pleine période de ruée vers l’or, « La Colline des Potences » est un western un peu à part des standards. Gary Cooper brille de sa prestance dans un rôle ambigu et côtoie Maria Shell et Karl Madsen. A noter que ce dernier terminera la réalisation de ce film en demi-teinte et sans réelle action suite à la maladie de Delmer Davis.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2011
Un des plus beaux westerns des années 50. Gary Cooper en médecin redresseur de tort, droit dans ses bottes, hanté par un passé qui le pousse à faire le mal malgré lui, un des derniers grands rôles de l’acteur, a ses côté on retrouve Karl Malden jouant un immonde salopard avec un plaisir non dissimulé, Maria Schell en pionnière forte et courageuse, un beau personnage féminin, et une apparition du tout jeune George C.Scott en prédicateur fou. Quelques mots sur la mise en scène de Delmer Daves, très inspiré, le moment ou Maria Schell recouvre la vue et aperçoit pour la première fois Gary Cooper, iconisé comme jamais, reste inoubliable. La photographie met admirablement en valeur les personnages et leurs sentiments ambigus, ainsi que ce village de chercheurs d’or perdu dans la nature sauvage. Une belle œuvre.
riverainpsy
riverainpsy

44 abonnés 433 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2014
Un western méconnu et atypique qui s'ingénie à brouiller les pistes : on est bien dans le western ( violence , cartes , saloon , paysages sauvages , ruée vers l'or, émigrant et rêve américain...) mais c'est aussi une réflexion sur l'éducation , le poids du passé , les rapports de couples . Jusqu'au bout le "méchant" est susceptible d'être sauvé et le "gentil" cache et affiche selon les cas une large part d'ombre . Un bémol cependant car le film dessine beaucoup de pistes sans les suivre toutes : ainsi le personnage de Roger ... Néanmoins c'est une œuvre assez atypique, qui multiplie les symboles .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mai 2014
Cet excellent western est connu des cinéphiles avertis pour la remarquable interprétation de gary Cooper et sa BO avec la célèbre chanson écrite en version française par Boris Vian, "L’arbre aux pendus". Ici, l'élégant cowboy du haut de son mètre quatre-vingt dix, abandonne la fragilité du Marshall Cane du "train sifflera trois fois". Il joue un docteur cynique, marqué par son passé douloureux, qui observe avec ironie les us et coutûmes des mineurs âpres aux gains, sans foi ni loi, malades de la fièvre de l'or. Ils leur vident leurs poches pendant des parties de poker qu'il maîtrise brillamment. Il ne leur cache pas son mépris. Difficilement reconnu en mauvais garçon, alors qu'il excellait dans ces rôles-là, voir "Vera Cruz", Cooper fut boudé de son public dans "l'arbre aux pendus". Il faut dire que les relents du McCarthysme flottait encore sur Hollywood et sur l'Amérique bien-pensante. Le film est pourtant une véritable réussite technique, pour sa couleur, ses cadrages et pour son casting, Maria Shell et Karl Maden en tête, sans compter l'apparition inattendue de Georges C. Scott.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 avril 2008
Un western sympa mais certaines scènes, surtout les bagarres, font un peu pitié. A noter toutefois une bonne prestation de Karl Malden et un des derniers rôles de Gary Cooper
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2014
Appâté par une superbe bande annonce, j'ai regardé ce film diffusé par ARTE. Vraiment déçu par le scénario et le jeu des acteurs, y compris Gary Cooper qui apparaît très fatigué. Le dernier quart d'heure rachète un peu un film qui a mal vieilli
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