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    Les Vierges
    note moyenne
    3,2
    22 notes dont 4 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 4 critiques par note
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    4 critiques spectateurs

    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 21 mars 2018
    Je n'ai peut-être pas apprécié ce film à sa juste mesure car j'étais un peu crevé, mais il n'en reste pas moins que les vierges, outre son titre assez tape à l’œil, avec son hommage à La Ronde d'Ophüls est un bon film qui explore la sexualité des jeunes femmes des années 60 sur le ton de la comédie de mœurs.

    On voit qu'on est dans une période de transition, ici Mocky nous montre donc ces femmes qui sont vierges et qui à la fin du film ne le seront plus. Il arrive à renouveler les propositions, entre la femme qui attend le mariage avant de faire l'amour, celle qui est prête à le faire avec n'importe qui, celle qui veut absolument essayer avant le mariage, celle qui est avec un homme plus vieux, celle qui monte un stratagème pour coucher avant le mariage sans se faire repérer... On voit donc cette jeunesse partagée entre les mœurs qui se libèrent avec la fameuse « modernité » et une vision plus traditionnelle des rapports hommes/femmes.

    D'ailleurs Mocky n'hésite pas à se moquer, à être un peu grinçant puisque par exemple dans la première histoire la jeune fille qui tient absolument à rester vierge est juste ridicule à suivre son amie pour pas qu'elle couche avec n'importe qui et de surcroit avant le mariage. Surtout qu'elle se prend une belle punition par la suite.

    D'ailleurs en surlignant un peu les traits Mocky arrive à être assez actuel puisque finalement pas grand chose n'a changé. Les filles qui dansent un peu trop déshabillées sont toujours insultées par certains qui les considèrent comme impures tout en y jetant quand même un œil. La vraie différence c'est que maintenant elles sont en short raz de la touffe et qu'à l'époque les mecs s'excitaient sur des cuisses aperçues sous une jupe relevée un peu trop haute par mégarde...

    Le côté film choral qui permet de lier un peu toutes ces histoires et toutes ces femmes entre elles rappelle donc la Ronde, sauf que le film ne forme pas une boucle étant donné que la virginité perdue elle ne peut se retrouver. Il y a ainsi une réelle cohésion entre ces histoires, entre toutes ces femmes qui perdent leur virginité.

    Ainsi toutes ces femmes sont belles, prises dans des histoires qui auraient pu êtres pour certaines tragiques sans le regard de Mocky qui permet quand même d'en rire jaune.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 2 août 2016
    Cinq histoires de perte de ... virginité, racontées avec malice par un Mocky couleur Nouvelle vague. Le cinéaste s'amuse avec la morale de l'époque. En dépit d'un montage parfois brutal et d'une interprétation hasardeuse, l'ensemble est plaisant, drôle dans ses meilleurs moments.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 22 mai 2014
    Un film a skechs sympathique ou a retrouve avec plaisir de nombreux acteurs confirmés ou débutants.
    Baptiste Hegel
    Baptiste Hegel

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    4,0
    Publiée le 1 novembre 2008
    C’est paradoxal, mais contrairement à ce que l’indique son titre, le quatrième film de Jean-Pierre Mocky est bourré de poésie. Après avoir signé une farce plutôt réjouissante (”Snobs”) l’année précédente, le réalisateur en revient aux relations amoureuses, en y portant cette fois un regard exclusivement féminin. Pour rappel, Mocky avait évoqué celui des hommes dans ”Les Dragueurs”, et ceux tant masculins que féminins dans ”Un Couple”. A l’instar de ces deux bijoux, ”Les Vierges” est, davantage qu’un film, une description intéressante de l’époque pré-soixanthuitarde, et de ses mentalités qui aujourd’hui, nous semblent quasi surréalistes. Mais c’est justement ce qui en devient captivant!

    A travers cinq sketches, cinq situations - drôles ou non -, on nous rappelle ici combien la vie intime, sans pilule contraceptive, était tout sauf évidente pour la gent féminine, et combien régnait alors une forme de machisme primaire. Car tout le propos du film est là: pourquoi l’homme pouvait-il connaître une multitude d’aventures étant jeune, et (s’) exigeant ensuite une femme pure pour son mariage? Cette réalité d’un autre temps, qui existe cependant toujours aujourd’hui, mais plus forcément dans notre monde occidental, allait connaître une issue, quelques années plus tard, avec la Loi Neuwirth (1967) et la légalisation de la pilule.

    Quant à notre bonheur de cinéphage, on l’oublierait presque, il s’exprime de différentes façons: par la radieuse Stefania Sandrelli, par Georges Blain en étonnant bourgeois zozoteur (comme son paternel incarné par Francis Blanche, à mourir de rire), par Charles Azanavour en prof de chimie qui s’éprend pour l’une de ses élèves, ou par Jean Poiret en beau-père dragueur et moderne. On notera aussi la présence de Patrice Laffont, qui, bien avant la naissance des ”Chiffres et des Lettres”, allait tourner quelques mois plus tard le premier opus des Gendarmes, et ainsi poursuivre sa tentative - avortée - au cinéma.
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