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Kat's eyes
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4,0
Publiée le 4 mai 2025
Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ! Pour son premier film, Lawrence Valin administre une sacrée claque visuelle à ses spectateurs. Le film a un impact en terme d'images rarement observé. Cadrage, mise en scène, rythme, la réalisation est à la fois efficace et créative. J'ai été particulièrement impressionnée par le choix des couleurs vives, à rebours du code couleur traditionnel des polars, et matérialisé dans la magnifique garde-robe du héros. Ajoutez à cela un casting d'acteurs dont le jeu impressionne : Lawrence Valin, très sobre, Puviraj Raveendran, très charismatique et Vela Ramamoorthy, à la fois paternel et effrayant. Cerise sur le gâteau, la musique est très bien choisie et accompagne avec force ce polar intense, à la fois intime et spectaculaire. Mon seul bémol est d'avoir choisi de marquer Michaël, le héros, d'un vitiligo. Outre que l'intérêt de ce choix pour l'histoire n'est jamais explicité (métaphore de la duplicité ? évocation d'un homme coincé entre deux cultures ?), ça a perturbé ma concentration car les tâches étaient différentes d'une scène à l'autre. Hormis ce détail, le film est excellent dans le genre thriller survitaminé.
Film assez violent mais ,qui nous plonge dans la communauté Tamoule trop peu explorée au cinéma donc original au final ,ressemble pas mal aux films Indiens
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Little Jaffna" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Little Jaffna débarque sur la pointe des pieds, l’air grave, la gueule fermée, et pourtant ils crient quelque chose. Little Jaffna, c’est pas un hurlement, c’est un souffle – presque un soupir – mais un soupir chargé de plomb. Un jeune flic tamoul, Aathi, retourne chez les siens pour infiltrer une mafia qui n’a rien d’exotique : c’est pas Bollywood ici, c’est le périph’ et ses coins d’ombre. Et tout doucement, ce qui devait être une mission devient un labyrinthe intérieur. L'identité, la loyauté, la famille ? Autant de cordes qui finissent en nœud coulant.
Valin, le réal, il a du style. Pas du clinquant, non, du feutré. Il filme les silences comme d’autres shootent les courses-poursuites. Il aime ses personnages, trop peut-être. À force de retenue, il freine son propre film. Comme un pilote qui met les warnings en pleine ligne droite. C’est frustrant. Parce qu’on sent bien qu’il a de l’or entre les mains — une diaspora invisible à l’écran, une tension sociale explosive — mais il l’enterre sous des couches de prudence narrative. Comme si on lui avait chuchoté à l’oreille : “surtout pas trop fort.”
Et pourtant, ça joue. Yatharth, en Aathi, il porte le film sur les épaules comme Atlas trimballait le globe. Fatigué, discret, dangereux. Les seconds rôles ? Solides. Karthikeyan a ce regard de granite, celui qui dit “je sais” sans bouger les lèvres. Thanushka ? Une ombre qui serre. Rien à dire. Si le film tient debout, c’est en grande partie grâce à eux.
Mais voilà : y avait un potentiel pour un choc, on se retrouve avec une secousse. Rien de honteux, hein. Mais on n’est pas dans Un Prophète, ni même dans un sous-Gomorra. Et ce Paris interlope, au fond, méritait mieux que des plans sages et une narration tiède. C’est le paradoxe du film : brûlant sur le papier, tiède à l’écran.
Un thriller social ? Oui. Un portrait d’homme ? Aussi. Un grand film ? Pas vraiment. Mais un petit film honnête, qui aurait pu griffer et se contente de flatter. Dommage. Même les fantômes de Colombo auraient préféré plus de nerf.
"Little Jaffna" primé au festival de Reims Polar (prix du jury), assez bien noté par la critique est un thriller qui se regarde. Pour son premier long métrage, le réalisateur Lawrence Valin réussit avec brio une première partie captivante qui offre une immersion intense et stressante au sein de la communauté tamoule vivant dans les quartiers sensibles de Paris. En revanche, la seconde partie se révèle plus anecdotique, se concentrant sur le démantèlement des Tigres noirs, qualifiés de terroristes par l'État.
Une sacrée gueule pour ce jeune acteur-réalisateur : Lawrence Valin, dont c'est le premier long métrage....en immersion dans la communauté Tamoule de Paris ( une découverte pour moi ). Beaucoup de couleurs magnifique qui tranchent avec la pauvreté de ce groupe en lutte constante et sujet à des trafics. Le personnage de Michael ( donc Lawrence Valin ) explose l' écran par sa présence permanente, jouant avec le feu dans un univers qui ne rigole pas.....celui des Tigres Tamouls toujours en conflit au Sri Lanka. Attention au climat tendu, et quelques passages violents, dans une organisation sévère où Michael joue gros... Très belles images associées à une musique circonstanciée, ainsi que des décors splendides... Premier film percutant et prometteur....!!**
Un film français très rafraîchissant ! Avec quelques codes empruntés au cinéma Tamoul, le réalisateur nous présente une expérience novatrice sur tous les fronts ! nous laisse aussi avec un message politique affirmé à la fin. Un film aussi grand que la cause qu'il défend.
Un formidable western … mais les indiens sont des Tamouls chrétiens, les tipies sont une cité HLM entièrement clôturée au cœur de rues parisiennes, les tenues de guerre sont des chemises hawaïennes, les danses sont des transes hip hop au volant de bus haïtiens… ou de BMW rouges V6 … Et surtout, vous n’oublierez pas le visage du héros, joué par le réalisateur, avec son “masque” de leucodermie dépigmentée : il est l’incarnation parfaite du “gentil indien” orphelin élevé et “coloré” par les blancs et chez les blancs, qui tente de garder son identité culturelle parmi les “méchants indiens” qui sont eux aussi orphelins (les massacres de la guerre entre tamouls et sri lankais au Ceylan) et, eux aussi, encerclés par les blancs ! Une musique très bien scriptée et ajustée au scénario de ce très original thriller qui vous fait plonger dans les détails parfois comiques, mais souvent dramatiques, de la guerre exilée à Paris des Tigres tamouls. À revoir !
j’ai eu la chance de voir ce film en avant première au mois de novembre ; un seul conseil; allez-y: belle mise en scène, original, puissant, une communauté que l’on découvre, et surtout naissance d’un metteur en scène. !!
INCROYABLE!!! Enfin un film de polar avec une véritable histoire derrière ! Des acteurs incroyables! Lawrence a fait un film sublime ou chaque détail est parfaitement à sa place. Le spectateur va s'attendre à des choses et en faite il en sera autrement. On embarque avec Michael et on s'attache à chaque personnage. Film très bien écrit et fin parfaite! Allez le voir foncez! Bravo Lawrence !
PUISSANT ET TOUCHANT ! Little Jaffna m’a profondément touché. J’y ai retrouvé une histoire forte, authentique, et une résonance avec mon vécu. Un jeu d’acteur époustouflant ! Allez voir ce film vous ne le regretterez pas !!
Un film qui décrit le parcours d’une personne issue d’une double culture, la représentation d’une communauté sud asiatique dont les tamouls pas du tout mise en avant en France, l’histoire du genocide que les tamils du Sri Lanka ont subi. Allez le voir !
Plongée dans la communauté tamoule de Paris, où un jeune policier est infiltré.
Réflexion sur l’identité très bien retranscrite; mise en scène confondant le cinéma d’auteur français et celui de Bollywood; On sent que le réalisateur qui joue également le rôle principal a mis toute son âme pour nous faire découvrir sa culture.
Little Jaffna est un film sensible et profondément humain. Il nous fait découvrir la richesse de la culture tamoule à travers une histoire touchante et sincère. Une belle surprise qui mêle émotions, transmission et quête d'identité sans tomber dans le cliché.