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isa
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2,5
Publiée le 15 mai 2026
J'ai apprécié ce film pour la description de ce qui se passe pour les tamouls au Sri Lanka les acteurs sont attachants, mais l'histoire n'a pas grand intérêt.
Film intense et immersif qui plonge dans un univers criminel tamoul réaliste à Paris. Il se distingue par son authenticité et son approche sociale du polar. Mais son ton sombre et parfois dur peut ne pas convenir à tous. Un polar puissant et réaliste, plutôt destiné à un public averti.
Le film déploie une énergie brute et une violence rarement vues dans le polar français, offrant une immersion tendue au cœur d’une communauté encore peu représentée à l’écran. La mise en scène, très stylisée, révèle un vrai tempérament de cinéaste chez Lawrence Valin, dont l’engagement irrigue tout le projet.
Un film très brouillon qui part un peu dans tous les sens, sans grande logique, et ou l’on s’ennuie assez vite la faute a un scénario minimaliste… Encore un film surcoté par des critiques bien complaisantes…
Il arrive qu'on ne parvienne pas à “rentrer” dans un film, c'est mon cas pour celui-ci. Je l'avais pourtant sélectionné dans ceux à voir au ciné, grâce à de très bonnes critiques, mais comme il n'a pas été diffusé chez moi, j'ai attendu de le voir sur Canal. Pour, au final, être déçu. Le seul intérêt est de découvrir une communauté dont on ne parle jamais: les Tamouls de Paris, dans leur version dure. Mais au final, on nous montre une galerie de personnes guère attachantes, avec une histoire d'infiltré déjà vue cent fois au cinéma, ici dans une version peu crédible et mal construite.
Ce film se veut sans doute à la fois un thriller politique et un tableau de la communauté tamoule parisienne. Mais il n'est réussi sur aucun de ces deux aspects. Les Tamouls apparaissent comme des abrutis qui passent leur temps à boire, hurler et se battre, leur leader comme une caricature de parrain. Quant au thriller, il accumule les clichés et ménage peu de suspense. Le personnage principal n'a guère de charisme et on a du mal à comprendre ses motivations pour prendre des risques aussi insensés, même s'il les explique à deux reprises. La réalisation parfois très esthétisante n'arrange rien. Le film qui fera vivre ces immigrés, leurs espoirs, leurs difficultés, leurs combats reste à faire.
Je dois avouer que j'ignorais totalement l'existence d'un quartier tamoul en plein Paris, baptisé Little Jaffna. Ca tombe bien, avec ce film dont il est acteur et réalisateur, Lawrence Valin cherche à nous plonger dans cette diaspora. Valin incarne un flic français d'origine tamoule, envoyé en infiltration dans un gang, qui rackette la communauté pour financer les Tigres tamouls, groupe indépendantiste du Sri Lanka. Un point de départ un peu étrange, la guerre civile au Sri Lanka s'est terminé en 2009, et tout le monde utilise des téléphones des années 2020... mais passons ! Malheureusement, l'intrigue policière restera assez diffuse, paraissant faire beaucoup de surplace pour ne pas raconter grand chose (qu'est-ce que la police attend exactement pour coffrer le chef du gang, s'ils connaissent son identité et ses crimes ?). L'intérêt de "Little Jaffna", c'est plutôt d'une part l'immersion dans la culture tamoule, avec l'incongruité que l'on se situe à Paris. L'occasion de voir des choses rarement montrées au cinéma français. D'autre part Lawrence Valin soigne son ambiance. Même si le scénario piétine, la forme est solide, et propose quelques bons moments de tension. On y repère même à l'occasion des tics très bollywoodiens ! Bref, ce on n'est pas du tout dans le film policier français lambda aux allures de téléfilm. Dommage car avec un scénario en béton, "Little Jaffna" aurait pu être l'un des très belles surprises de l'année.
L'action se déroule dans le quartier de La Chapelle, à Paris, où la communauté tamoule vit en vase clos, entre commerces, rites et tensions souterraines. "Little Jaffna" s’immerge dans cet univers rarement montré au cinéma français. Le film suit un jeune policier infiltré au sein d’un groupe criminel tamoul, pris peu à peu dans un engrenage où l’identité, la loyauté et la violence se confondent. À mesure que l’enquête avance, la frontière entre mission professionnelle et appartenance intime devient floue, jusqu’à mettre le personnage face à des choix impossibles. Derrière ce polar imparfait, mais prenant, le récit parle de la difficulté à exister entre deux mondes.
Film atypique, personnel et ambitieux, "Little Jaffna" possède de nombreuses qualités (le choix des décors, le rythme de l’histoire, l’incarnation des personnages) mais il ne m’a (paradoxalement) pas transporté.
Rageant. Car ce thriller dramatique cumule de nombreux atouts: une exposition au profane de la situation socio-historique par touches bien amenées, un synopsis d'infiltration amenant à un questionnement identitaire et à un conflit de loyauté auxquels Lawrence Valin confère une profondeur sensible remarquable sans explication didactique, des dialogues, des silences ou des gestes peignant les personnages ou leurs attentes, une nervosité efficace dans les séquences concernées (tant l'action que la désobéissance amoureuse), une description nuancée d'une communauté fort peu représentée au cinéma, une image souvent symbolique montrant une bonne compréhension des ressources scéniques. Pourtant, par manque de confiance, par crainte d'atténuer le rythme ou par influences trop prégnantes, la réalisation étouffe sous les références, sous des clichés musicaux, sous une ornementation stroboscopique. Maladroit mais aux qualités très prometteuses...
L’infiltré. Une plongée impressionnante dans la vie de la diaspora tamoule de Paris à la fin des années 2000. Un policier d’origine tamoule y infiltre une organisation de soutien aux Tigres de l’Elam, qui luttent pour la création d’un État au Sri Lanka. L’argent étant le nerf de la guerre, tout est bon pour l’obtenir : rackets des commerçants, cotisations plus ou moins volontaires des membres de la communauté, trafics de migrants. L’ordre est assuré par des gangs extrêmement violents de jeunes placés sous la direction d’un chef politique, une sorte de Staline, qui mène sa barque d’une main de fer. Ce film relève à la fois du thriller (Scorsese bien sûr) et du documentaire sur les mœurs d’une communauté. Les acteurs sont excellents et la réalisation brillante.
Peu d’intérêt pour une mère mutique, des Tamouls violents, un trafic de clandestins nauséabond, un infiltré lui aussi peu bavard au regard délavé, des longueurs, peu de rythme,… En bref je n’ai pas accroché...
Premier film classique dans sa narration mais original et fort dans sa localisation : le quartier Tamoul de la Gare du Nord. On découvre un monde, une communauté, une langue qu'on ne voit jamais dans le cinéma français, à travers un groupe de jeunes gens orphelins. J'ai adoré l'univers, l'énergie, les lumières, la musique.