Little Jaffna
Note moyenne
3,7
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RnS Cinematic Insights
RnS Cinematic Insights

12 abonnés 122 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2024
Little Jaffna : Un film poétique et puissant qui marque les esprits

Points forts :

• Réalisation impressionnante : Lawrence Valin signe une réalisation forte et inspirante pour ce film franco-tamoul, un accomplissement majeur 
• Casting remarquable : Les acteurs, malgré leur première expérience au cinéma, livrent des performances authentiques et touchantes 
• Symbolisme poétique : Chaque détail, comme les tâches sur le visage de Michael, est pensé avec soin, ajoutant une profondeur réfléchie et significative au récit 
• Rythme et narration captivants : Le film est parfaitement rythmé, avec une narration qui maintient l’attention du spectateur jusqu’à la fin 
• Message puissant : Le film aborde des thèmes poignants, laissant une empreinte marquante sur le spectateur 
• Décors saisissants : Certains lieux, dont un particulièrement marquant, apportent une atmosphère unique et contribuent à l’identité visuelle du film ️
• Soins esthétiques : Les plans, le maquillage et les détails visuels sont tous des atouts majeurs qui renforcent la beauté et l’impact du film 

Note : 10/10 

En tant que jeune franco-tamoul passionné de cinéma et étudiant en audiovisuel, Little Jaffna est une source d’inspiration immense. Lawrence Valin, ainsi que des réalisateurs comme Vibirson Gnanatheepan (Anushan) et Mukesh Kumaravel (Nirayam), montrent qu’il est possible pour nous, franco-tamouls, de réussir en France. Merci pour cette motivation !
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2025
Fatigué d'être cantonné à des rôles trop stéréotypés, eu égard à sa couleur de peau, Lawrence Valin est devenu scénariste et réalisateur pour pouvoir raconter des histoires qui lui tenaient à cœur. Le projet de Little Jaffna a été amorcé dès 2018 et il a fallu beaucoup de ténacité et de force de conviction à son créateur pour le faire parvenir à destination. Son sujet ? Une infiltration dans les gangs tamouls de Paris, alors que la guerre faisait encore rage au Sri Lanka, avec des massacres qui n'ont guère trouvé d'écho dans les médias français. Un film de mélange de genres, donc, sous influence scorsesienne, que son réalisateur dit avoir tourné comme si ce devait être son dernier. Les tigres sont lâchés dans un long métrage qui n'a pas peur des scènes d'action et des démonstrations de force, éventuellement filmées au ralenti. Un peu de romance aussi, un suspense tendu et un personnage central loin d'être tout d'une pièce, qui a grandi à Paris mais n'a pas oublié ses racines. Avec Little Jaffna, Lawrence Valin voulait mettre en avant la communauté tamoule installée en France et rappeler aussi que la violence de la guerre au Sri Lanka, officiellement terminée depuis 2009, a été effroyable et a touché des milliers d'innocents civils. La mission est accomplie avec une certaine virtuosité.
jpdeg
jpdeg

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2025
Lawrence Valin, réalisateur et principal acteur de Little Jaffna était présent lors de la projection de son film dans le cadre du Festival International des Nouveaux Talents d'Annonay (Festival du Premier Film). Sa présence et son intervention, après la projection, ont été très intéressantes, passionnantes.
Ce film est un véritable coup de poing, une plongée au sein de la communauté tamoule de Paris, en plein conflit au Sri Lanka, la lutte pour l'indépendances des Tamouls, en 2009. Michaël, jeune policier dont la famille est d'origine tamoule, est chargé d'infiltrer une organisation criminelle qui s'efforce de récolter des fonds afin de soutenir la guerre civile, là-bas, au Sri Lanka.
C'est un film spectaculaire, prenant, angoissant, plein de rebondissements, superbement réalisé.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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Little Jaffna débarque sur la pointe des pieds, l’air grave, la gueule fermée, et pourtant ils crient quelque chose. Little Jaffna, c’est pas un hurlement, c’est un souffle – presque un soupir – mais un soupir chargé de plomb. Un jeune flic tamoul, Aathi, retourne chez les siens pour infiltrer une mafia qui n’a rien d’exotique : c’est pas Bollywood ici, c’est le périph’ et ses coins d’ombre. Et tout doucement, ce qui devait être une mission devient un labyrinthe intérieur. L'identité, la loyauté, la famille ? Autant de cordes qui finissent en nœud coulant.

Valin, le réal, il a du style. Pas du clinquant, non, du feutré. Il filme les silences comme d’autres shootent les courses-poursuites. Il aime ses personnages, trop peut-être. À force de retenue, il freine son propre film. Comme un pilote qui met les warnings en pleine ligne droite. C’est frustrant. Parce qu’on sent bien qu’il a de l’or entre les mains — une diaspora invisible à l’écran, une tension sociale explosive — mais il l’enterre sous des couches de prudence narrative. Comme si on lui avait chuchoté à l’oreille : “surtout pas trop fort.”

Et pourtant, ça joue. Yatharth, en Aathi, il porte le film sur les épaules comme Atlas trimballait le globe. Fatigué, discret, dangereux. Les seconds rôles ? Solides. Karthikeyan a ce regard de granite, celui qui dit “je sais” sans bouger les lèvres. Thanushka ? Une ombre qui serre. Rien à dire. Si le film tient debout, c’est en grande partie grâce à eux.

Mais voilà : y avait un potentiel pour un choc, on se retrouve avec une secousse. Rien de honteux, hein. Mais on n’est pas dans Un Prophète, ni même dans un sous-Gomorra. Et ce Paris interlope, au fond, méritait mieux que des plans sages et une narration tiède. C’est le paradoxe du film : brûlant sur le papier, tiède à l’écran.

Un thriller social ? Oui. Un portrait d’homme ? Aussi. Un grand film ? Pas vraiment. Mais un petit film honnête, qui aurait pu griffer et se contente de flatter. Dommage. Même les fantômes de Colombo auraient préféré plus de nerf.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2025
Ce film est une claque que je recommande de voir.
1er film très prometteur de Lawrence Valin, qui incarne également le premier rôle dans ce film à suspense. En plein cœur de Paris dans le quartier de la Chapelle, le spectateur découvre cette population de Sri lankais qui sont très soudés les uns avec les autres, une vraie famille et qui financent à distance les tamouls du Sri Lanka en pleine guerre civile.
Scénario très cohérent avec des effets de surprise.
De véritables belles scènes très bien filmées.
Un travail sur les couleurs a été réalisé.
Très bonne musique, dynamique, qui donne une force supplémentaire au film.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2025
Avec Little Jaffna, Lawrence Valin signe un film atypique, audacieux, ancré dans un Paris peu représenté : celui des diasporas tamoules, et plus précisément de l’ombre des Tigres noirs sri-lankais. Le pari est fort : mêler thriller politique, drame communautaire et codes du western moderne dans un récit de double infiltration, où un policier tente de démanteler une cellule militante.

La mise en scène, souvent immersive, nous plonge littéralement dans les ruelles d’un Paris méconnu. Valin filme parfois au plus près, presque trop, comme s’il voulait capter chaque frémissement de tension – un style qui rappelle les westerns urbains, où les regards valent autant que les dialogues. L’ambiance est tendue, parfois explosive, avec des scènes d’une violence sèche, brutale, qui renforcent le climat d’urgence.

Mais ce style percutant ne suffit pas toujours à compenser certaines faiblesses scénaristiques. On sent une vraie ambition narrative, notamment à travers l’intrigue parallèle façon Roméo et Juliette entre deux familles tamoules opposées, mais ce fil reste sous-développé. De même, les liens avec les événements politiques au Sri Lanka sont esquissés plutôt qu’ancrés, ce qui peut dérouter ceux qui ne maîtrisent pas déjà le contexte historique.

En somme, Little Jaffna est une proposition originale et prenante, portée par une vraie vision de mise en scène, mais qui pêche par un manque de clarté et de liant dans son scénario. Un film intéressant, parfois percutant, mais qui laisse un goût d’inachevé.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 avril 2025
On connait tous l’expression « Qui trop embrasse, mal étreint », une expression que nombre de spectateurs auront en tête à la sortie de "Little Jaffna". En effet, même si on éprouve de la sympathie pour Lawrence Valin qui, en tant que comédien, a toujours rencontré des difficultés pour sortir des rôles secondaires dans lesquels sa couleur de peau le cantonnait et qui a décidé de s’offrir un premier rôle dans un film se déroulant dans un environnement où presque tout le monde a la même couleur de peau que lui, on regrette un peu qu’il soit tombé dans le si fréquent piège du premier film, piège consistant à vouloir parler de tout ce qu’on a en tête, à vouloir ne rien oublier des influences qui, consciemment ou inconsciemment, vous ont plus ou moins marqué. On se retrouve in fine avec un film très brouillon qui tient par moment du thriller, par moment du film d’espionnage, par moment du « film de baston », par moment du film politique, par moment du film social sur les dilemmes que vivent les immigrés partagés entre la loyauté envers leur communauté d’origine et celle envers leur pays d’accueil et même, par moment, de la tragédie shakespearienne versant « Roméo et Juliette » revue à la "West side story", avec les rivalités entre bandes ennemies à propos d’une histoire d’amour dans laquelle Puvi est impliqué. Dans sa manière de filmer, Lawrence Valin se revendique surtout de l’influence de Martin Scorcese, mais aussi de celles de James Gray et de Quentin Tarantino, tout en reconnaissant des clins d’œil donnés au cinéma de Sergio Leone et à celui venu du sud-est asiatique, coréen ou hongkongais sans oublier les films en langue tamoule de Kollywood dans lesquels joue le comédien Vijay. La plupart des acteurs de Little Jaffna sont des amateurs à l’exception bien sûr du réalisateur qui interprète le rôle de Michael, de Radikaa Sarathkumar, grande star du cinéma indien qui interprète le rôle de la grand-mère de Michael, de l’écrivain et acteur indien Vela Ramamoorthy, l’interprète de Aya, et de Marilou Aussilloux, qu’on avait fort appréciée récemment dans "La pie voleuse" de Robert Guédiguian. Lawrence Valin tenait à tourner son film en scope. Maxence Lemonnier, le Directeur de la photographie, fait un très bel usage de ce format, montrant, en accord avec le réalisateur, la stabilité qu’apporte la grand-mère en tournant en plan fixe les scènes qui la concernent et utilisant la caméra à l’épaule pour tourner les scènes d’action pleines d’énergie. Film vu au Festival de Rousset.
Natissy
Natissy

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2025
Ce film nous permet de découvrir la communauté tamoule à Paris. Une grande famille unit soudée et puissante. Un jeune flic infiltré qui suit leur organisation.
Film haletant, très bien Rythme qui met l'accent sur la guerre civile Sri Lankaise qui a fait 100000 morts et dont On parle très peu en France
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mai 2025
Le scénario manque de liant et d’enjeu. Les scènes se succèdent sans transition. L’attachement aux personnages est quasi inexistant. L’action promise par la bande annonce est sporadique. Dès lors l’intérêt du film se limite à la découverte de cette communauté tamoule. Mais vient on pour ça ? Peut on y accorder du crédit ? Pour ma part la réponse à ses 2 questions est non et par conséquent l’intérêt du film très limité.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2025
Little Jaffna. Les Tigres de Tamoul de Paris. Devient ennuyeux au bout de vingt minutes. Deux étoiles et demie.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2025
"Premier long-métrage, premier coup d’éclat pour Lawrence Valin, qui nous immerge dans un polar au cœur d’une communauté tamoule qui vit en résonance avec une guerre civile qui ravage leur Sri Lanka natal. À la fois réalisateur et interprète principal, Valin raconte tout cela dans Little Jaffna, à travers son personnage de policier infiltré qui interroge son identité et son appartenance culturelle. Une brillante entrée en matière qui bouscule, stimule et inaugure la compétition de Reims Polar 2025."

"Que ce soit une scène de torture sur un toit, une course-poursuite dans la rue ou encore une immersion dans un réseau souterrain, le cinéaste ne tombe pas dans la surenchère de styles et déjoue même quelques attentes dans le choix des musiques. Nous découvrons ainsi l’évolution de Michael, en décalage avec sa culture d’origine, notamment lors des repas. Il se place en opposition à Aya, un tigre noir échoué sur la ville lumière, qui garde précieusement sa capsule de cyanure autour du cou, comme pour lui rappeler son devoir envers les siens."

"Ambivalent jusqu’à la dernière image, Little Jaffna nous ouvre les portes d’une communauté qui répond à ses propres besoins par la violence, le business illégal et la religion. Unificatrice, la fête du dieu Ganesh ouvre et ferme le récit avec un sentiment de bienveillance. Lawrence Valin s’en sert pour achever le parcours de tous ses personnages, une fois pour toute émancipés des figures patriarcales qui les guident ou qui les hantent au quotidien. En somme, une œuvre habile et solaire dans ses choix créatifs."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2025
Michael (Lawrence Valin) est d’origine tamoul. Il est arrivé en France à l’âge de quatre ans et y a été élevé par sa grand-mère. Devenu policier, il est chargé par la DGSI d’une mission périlleuse : infiltrer les Killi’z, une bande mafieuse tenue de main de fer par son parrain, Aya, qui prélève « l’impôt révolutionnaire » à Little Jaffna, le quartier tamoul de Paris, et en reverse le fruit à l’Eelam Tamoul, mouvement de guérilla qui se bat pour l’indépendance au nord du Sri Lanka.

"Little Jaffna" est un film original qui cumule deux qualités rares.

Son sujet : il nous plonge dans une communauté méconnue, celle des immigrés tamouls à Paris, forte de plusieurs dizaines de milliers de membres, concentrée dans le quartier de la Chapelle, à la frontière des 10ème et 18ème arrondissements. Je ne crois pas que le cinéma s’y soit déjà intéressé – alors qu’on ne compte plus les films sur les autres communautés émigrées à Paris, maghrébine ("Barbès, Little Algérie"), vietnamienne ("Dans la cuisine des Nguyen"), chinoise ("Les Fleurs amères") subsaharienne ("L’Histoire de Souleymane"), portugaise ("La Cage dorée"), etc. Le héros de "Dheepan", Palme d’or 2016, est certes tamoul et porte le traumatisme de son passé violent ; mais le film de Jacques Audiard évoquait un homme seul, coupé de sa communauté.

Lawrence Valin au contraire adopte un parti quasi documentaire, nous plongeant dans le bruit et les odeurs de ce quartier haut en couleurs. Il filme les fêtes populaires où les Ganesh portés à dos d’hommes paradent dans les rues et les tablées joyeuses où les convives plongent les mains (utiliser une fourchette est une manifestation honnie d’acculturation) dans le plat commun.

L’autre qualité de "Little Jaffna" est sa forme. Lawrence Valin a le culot de réaliser un film de gangsters et de se frotter à des maîtres indépassables. On pense aux "Infiltrés" ou à "Mean Streets" de Martin Scorsese, à "La nuit nous appartient" de James Gray au film hongkongais "Infernal Affairs", au diptyque indien "Les Gangs de Wasseypur"… Mesuré à cette aune, "Little Jaffna" peut sembler bien palot. Ce n’en est pas moins un premier film tendu, audacieux et réussi.
Ko_chang
Ko_chang

8 abonnés 311 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2025
Ce n'est pas un film, c'est un documentaire ! Les 3/4 sont sous titrés. Ça ne fait que boire, bouffer, crier et se battre en eux. Très ennuyeux, pas d'action pendant 1h25 (sur 1h 39min).
Bref, à éviter.
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2025
vu en avant-première et compétition au festival Premiers Plans d'Angers 2025. Une histoire de flic infiltré comme on en a deja vu plein. Rien de noyveau, pas mal de clichés et au final assez ennuyeux
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mai 2025
Il y a un contexte, celui de la communauté tamoule installée à Paris. Elle a fui la guerre civile qui traverse le Sri Lanka depuis quatre décennies.

"Little Jaffna" ne propose malheureusement aucun scénario, aucune idée de mise en scène, aucun suspens, aucun dialogue qui dépasse au total un vocabulaire de quarante mots.

Il reste le casting et quelques trognes inhabituelles.

C'est au final très maigre, du niveau d'un épisode bas de gamme de série télévisée.

Le spectateur intéressé par le sujet visionnera avec un bien meilleur profit " Dheepan". ( Palme d'or à Cannes) de Jacques Audiard à côté duquel ce " Little Jaffna" ne pèse pas très lourd.
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