Théorème
Note moyenne
3,4
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97 critiques spectateurs

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Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juin 2021
Comme les habitants de la caverne de Platon une famille italienne aisée se rend compte que la vie qu'elle mène est inauthentique et superficielle. Mais vers qui se tourner quand on découvre que la vie que l'on a menée n'était qu'une supercherie la religion le sexe ou l'art. Autant de questions passionnantes d'autant plus aujourd'hui plus de trente ans après le tournage de ce film. Le capitalisme a réussi à s'adapter à toutes les critiques et à devenir plus subtil ses spectacles nous enveloppant dans un océan d'images et de marques du berceau à la tombe qui peuvent toutes donner un sens et remplir ces espaces vides et le tout à un prix raisonnable. Il est donc fascinant de se demander ce qui pourrait arriver à quelqu'un dont le processus de création de valeur serait brisé. Hélas les questions philosophiques passionnantes ne font pas un bon film. En plus de ses importantes limitations techniques notamment un mauvais travail de caméra un mauvais montage et une mauvaise histoire Théorème ne tient pas la route. Les personnages sans exception sont ternes ils sont des absences plutôt que des présences. Que leurs vies soient déchirées n'a pas vraiment d'importance pour nous car ces personnes n'ont jamais compté pour nous de toute façon. Le but était peut-être de les présenter comme des personnages ordinaires de dire ça pourrait être nous mais à partir de telles généralités il n'y a pas grand-chose à quoi accrocher nos émotions. Stamp est le catalyseur de tous ces changements et bien que nous n'ayons que peu d'impression sur son caractère son regard son énergie ne séduit pas. Seul parmi des personnages insignifiants jusqu'à ce qu'il les réveille il n'agit pas sur le monde il le subit...
haciol
haciol

11 abonnés 264 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 avril 2010
Quelques scènes excelente, mais c'est globalement trop mou pour provoquer autre chose que de l'ennui. A noter que le -16 est grotesque.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2023
Un drame troublant et transgressif mais trop austère et déroutant dans lequel l’ange du désir (au regard bleu hypnotisant de Terence Stamp) révèle les pulsions refoulées d’une famille bourgeoise. 2,25
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2018
Théorème est l’adaptation cinématographique par Pier Paolo Pasolini de son propre roman. Récompensé à la Mostra de Venise en 1968, il remporta également le Prix de l’Office Catholique du Cinéma. Un comble, puisque que le Vatican condamnera cette œuvre de moralement dangereuse et qu’un procès s’ouvrira. Un jeune homme rend visite à chaque membre d’une famille bourgeoise puis les laissera désemparés par leurs désirs inachevés pour lui. Une tension sexuelle s’installe en effet au début de l’histoire. Pourtant la seconde partie part très loin dans la remise en question des protagonistes. La jeune fille sombrera dans un état léthargique, le fils s’improvisera artiste, la mère s’offrira sexuellement à des inconnus, le père donnera son usine à ses ouvriers et la bonne volera littéralement au-dessus d’une maison. Bref, le cinéaste le plus controversé d’Italie part dans un délire de fantasme catholico-érotico-mathématique pour son Théorème plus qu’inaccoutumé.
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 juin 2014
Pier Paolo Pasolini mit en scène son sulfureux "Théorème" qui sortit sur les écrans français en 1969.
Dérangeant, obscène, malveillant, glauque, tant d'adjectifs pour définir cette œuvre mystique et pourtant si magique, envoûtante.
Synopsis : un jeune inconnu s'introduit dans une famille bourgeoise italienne. Son départ va troubler l'équilibre familial... .
Sur un scénario implacable, écrit initialement pour le théâtre, Pasolini renforce l'aspect du huis-clos en première partie par une ambiance qu'il instaure en présentant les personnages un à un : le fils, la fille, la mère et le père. Au départ, on ne connaît pas l'inconnu, on s'immisce tranquillement dans cette bourgeoisie classe en tout point respectable. Ce qui fait le point d'orgue de Pasolini dans la maîtrise de son histoire ? Toute sa désinvolture de ne pas se prendre au sérieux (souvent, les dialogues restent courts), tout comme l'impression que son discours concourt à l'élégance du film dans la continuité la plus simple, la fluidité et l'avancement de sa narration, constructive et anxiogène au possible. J'ai déjà trouvé un antagonisme dans la façon de faire de Pasolini : ce ne sera pas le dernier ! Donc tous les personnages sont présentés et l'on rentre allègrement bien dans tous les rôles que Pasolini nous fait découvrir. Celui dans lequel on rentre sans aucun problème est sans conteste celui du visiteur énigmatique. Et pourtant, on ne le connaît pas. Tiens, encore une contradiction ! Ce visiteur (Terence Stamp) est de fait l'élément moteur et perturbateur du film. Il est d'abord le protecteur (l'ange) puis celui qui déclenche l'implosion et l'explosion de la famille dans toute sa splendeur (le démon). Terence, dans ce rôle énigmatique, fantomatique et déstabilisant, sert ainsi Pasolini à nous montrer le fil directeur de ce scénario cousu au fer rouge. Alors Terence, ange ou démon ? Ni l'un, ni l'autre. J'ai l'impression qu'il est le passage de témoin de Pasolini. Un peu comme Bunuel l'a fait dans son "Tristana" avec Deneuve : Luis reprend les codes et l'ambiance de "Viridiana" pour mettre à l'honneur Deneuve dans le final de "Tristana". Ici, Pasolini se fait protecteur ET persécuteur. En un seul film et sur un seul point (le scénario), Pasolini montre toute sa maîtrise et sa traîtrise quant à la façon qu'il a de nous présenter un individu correct mais en dehors des convenances sociales de la société traditionnelle italienne. Tous mes chapeaux Pasolini !
"Théorème", bien avant de parler casting en général, c'est une ambiance. Les premières images nous donnent le ton du film. Ennio Morricone, tout juste après ses dollars, nous assène ses partitions électriques appuyées d'un requiem de Mozart, le tout embaumé dans le regard bleu mi-ange mi-démon d'un Terence Stamp tout simplement royal dans son rôle. Ennio et Terence sont pour ainsi dire indissociable de "Théorème" car ils contribuent à l'atmosphère rendue par la mise en scène lente, onctueuse et totalement languissante de Pasolini. Et c'est pour ça que dès le départ de Terence Stamp, l'impression d'ennui nous gagne (pendant la dernière demie-heure). En revanche, cela ne fait que renforcer les subtils points scénaristiques et de montage que Pasolini a bien pris le temps de mitonner.
Toujours dans l'esthétique, l'image, bien que travaillée, ne nous conduit pas à l'admiration, mais plutôt à la découverte du cinéma du metteur en scène. Ambiance anxiogène donc, montage à peine cadencé, mise en scène languissante et envoûtante, d'où un faux rythme. Non pas que Pasolini n'ait pas voulu instaurer cette ambiance, mais je trouve que son cinéma est ainsi bien ancré dans la période italienne des 60's. Un cinéma à l'italienne que je ne rechigne pas mais qui a l'art de nous faire descendre de notre piédestal. Pasolini nous déstabilise alors que Visconti nous invite à prendre part des différentes histoires qu'il raconte ("Les damnés", "Mort à Venise"). En cela, Pasolini nous convie dans son cinéma expérimental et intellectuel. Avec "Théorème", je m'attendais plus à l'apport de la réalisation façon Risi (comme dans "Parfum de femmes") et une interprétation encore plus au sommet de Terence Stamp, malgré qu'elle atteigne des sommets inavouables.
Ce qui m’amène donc à parler casting. Donc, d'abord, l'inoubliable Terence Stamp habité par son rôle diaboliquement mis en valeur par Paso et Ennio. Une performance fascinante. Alléluia ! Il s'agit de son interprétation la plus célèbre. On le reverra dans "Priscilla, folle du désert" notamment dans les 90's.
Avec aussi la regrettée Silvana Mangano (inoubliable dans le "Mort à Venise" viscontien), sublimissible à souhait !, l’immanquable Laura Betti (elle fit des débuts felliniens ("La Dolce Vita")), formidable en lévitation et qui n'a pas volée sa statuette à Venise, Andres Jose Cruz (revu uniquement aux côtés de Johnny pour "Le spécialiste"), très bon lui-aussi, Anne Wiazemski (petite-fille de François Mauriac l'écrivain. Elle tourna en premier pour Godard ("La chinoise"), et on la retrouvera notamment aux côtés de Romy dans "Le train")), qui donne tout son talent dans une position catatonique, et Massimo Girotti (le même Visconti en fit une vedette pour les besoins de ses "Amants diaboliques"), impeccable face aux forces qui le frappent dans la gare de Milan.
Pour conclure, "Théorème" est bien un chef d’œuvre italien portant la marque de son metteur en scène. Et Pier Paolo Pasolini d'ouvrir un autre scandale après "L'évangile..." et "La ricotta". 1968 ou l'année de la censure.
Spectateurs, envoûtons-nous !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 août 2008
Insupportablement, terriblement, mortellement chiant, ennuyeux... Inregardable ! mal post synchronisé, et ces plans tellement longs qui n'en finissent pas ! on baille aux corneilles, on ne comprend rien. Aucun intérêt. De la masturbation intellectuelle. Pasolini est dans son monde, ça c'est sûr, mais aucune envie d'y rentrer et d'essayer de comprendre quoi que ce soit à son pensum !
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juillet 2019
Cliché de dire que c'est un chef d'oeuvre.

La technique du cinéma est ici merveilleuse. Cela se manifeste en particulier par le fait que bien des choses qui se déroulent ici se passent complètement de dialogues (ou pire, de voix off, le truc intello typique qui fait, par exemple, que Barry Lyndon n'est pas un chef d'oeuvre).

S'il y a de l'esthétisme dans ce film, cela ne vient qu'en supplément, en décor, l'esthétisme est secondaire, il arrive parce que le mouvement de l'image que l'histoire raconte inspire des chemins vers la beauté artistique.

La foi, l'amour (dont l'acte physique n'est ici qu'une métaphore) sont les thèmes de cet évangile cinématographique mystique.

Relevons cependant que ce théorème vient poser bien plus de questions qu'il ne résout de problèmes mathématiques.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2012
Il faut regarder Théorème ne serait-ce que pour Silvana Mangano et Terence Stamp. Les films de Pasolini sont en général des films que je revois, parce qu'ils sont riches de sens et beaux. Théorème ne fait pas exception à la règle. C'est tout à fait amusant de voir que, un an plus tard, le garçon qui accompagnait Œdipe aveugle dans le monde moderne, Angel(in)o, se retrouve dans Théorème. Si je n'adhère pas tout à fait aux nombreuses paraboles chrétiennes, même si elles sont subverties, faute est de reconnaître que le film de Pasolini est un théorème réussi, jusque dans son absurdité formelle. Pasolini lie remarquablement bien la révélation, puis la désintégration et enfin le désœuvrement. Ce faisant, au-delà de la critique de la bourgeoisie, il met en avant la toute puissance de la Beauté, reléguant d'ailleurs par moment la pensée platonicienne aux oubliettes. C'est sûrement pour cela que j'ai une nette préférence pour la grandiose première partie, se clôturant par les paroles de chaque membre de la famille à l'homme qui ne porte pas de nom : cette fin sur la parole inefficace ouvre Théorème à une toute puissance poétique. La deuxième partie, bien que nécessaire, est plus faible à mon sens.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 août 2012
Si les dialogues philosophico-sociaux sont plutôt lourds, bien qu'ils ajoutent une certaine profondeur à cet univers christique, la poésie du montage agissant par répétitions et métaphores et le cadrage très atypique servent d'autant plus, à mon sens, la réflexion du spectateur. Un film d'une rare capacité hypnotique.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2023
La vie paraît bien fade quand on a rencontré le fils de Dieu.
Le film plaît selon ce qu’on y voit. En cela on peut dire qu’il est très bon.
C’est une allégorie de la croyance.
Voilà des gens qui sont maintenant incompris. Comment vivre une vie d’homme après cette rencontre divine? En tout cas selon Pasolini ce sera dans le malheur ou la souffrance.
J’ai trouvé le propos très intéressant et le style captivant.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 octobre 2012
Théorème est un film angoissant et hypnotique grâce à sa mise en scène pleine de symboles chrétiens frôlant parfois le surréalisme mais le traitement fait de cette rencontre entre cette famille bourgeoise milanaise et cet étrange charmeur mystique aux yeux bleus n’est pas filmé de façon aussi subversive qu’elle aurait pu l’être. Pasolini sacrifie totalement le propos social que promettent les premières minutes et même, progressivement, sa narration cohérente pour se consacrer uniquement à une œuvre purement basée sur sa plastique digne d’une fresque biblique et sur une soi-disant réflexion métaphysique sans intèret (Connaitre la couleur des yeux de Dieu et les effets qu'ils auraient sur les pulsions sexuelles ne changeront votre regard sur le monde!). Un beau film sur la forme mais mais qui s'avère finalement vide de sens.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juin 2011
Ce cas de chambardement d'une cellule familiale manque profondément de naturel et de spontanéité,malgré toute la qualité métaphorique de l'oeuvre. Allongé d'ennui, bien que sous tension, le soufflé retombe, décevant l'attente subversive.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2019
Appeler son film Théorème, est-ce que c’est un moyen de se protéger contre les démonstrations critiques ? Pasolini n’en a sûrement pas besoin, ayant déjà obtenu à Laura Betti le prix de la meilleure actrice au Festival de Venise. Festival à l’occasion duquel le film a même reçu temporairement un prix de l’Office International du Film Catholique, avant qu’il ne soit révoqué suite à l’avis du pape & que Pasolini soit inculpé pour obscénité.

Comme quoi le film partage partout & de toutes manières. Pourtant tout est séparé à l’image : les couples, mais aussi les scènes pieuses des gros plans sur les entrejambes, focus dénotant une sensualité exprimée envers rien, comme un désert du désir aussi mis en images par un VNI (volcan non identifié) qui semble servir de décor comme de châtiment aux tourments de l’âme & du corps – ce qui serait compréhensible si le film n’était pas lui-même un châtiment pour le spectateur.

Aussi obsédé (& je ne veux pas dire obsessionnel) qu’il peut être exagérément dévot, Théorème est une ode imagée à l’art brut qui semble avoir fait des auditions dans la galerie de Francis Bacon. Il trouve sa note juste dans la catatonie qui l’envahit peu à peu, faisant ressortir le dimorphisme de ses personnages sans besoin de mots ou d’inexpression – enfin.

À la réflexion, le film manque d’absolu, comme miné de l’intérieur par un besoin de se faire bien entendre qui ne fait pas partie, par exemple, de l’état d’esprit du personnage du peintre absolu dont les confusions deviennent des fontaines de créativité. On n’a pas besoin de s’ennuyer dans l’art brut, il peut être absurde & noir sans circonvoluer ni se perdre entre des Don Juan apathiques & des passions qui s’enchaînent plutôt que de se déchaîner.

→https://septiemeartetdemi.com/
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 octobre 2010
Bon, voilà, je l'ai enfin vu. Cela faisait 15 ans que ce film m'intriguait, de par son titre, son thème, son interdiction aux moins de 16 ans... depuis, en fait, que je le revoyais chaque semaine dans "L'Officiel des Spectacles" car une salle à Paris le diffusait semaine après semaine. Il y avait donc de grandes chances que je sois déçu... et effectivement, je l'ai été. L'interdiction aux moins de 16 ans est totalement ridicule (un peu comme celle de Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot de Jacques Rivette). Le film est plutôt lent et abscons. Il mélange les paradigmes religieux, sexuel, artistique, moral et marxiste mais cela reste plat. Reste deux scènes très marquantes, beaucoup ont en déjà parlé avant moi, la lévitation de la servante et le cri final... A voir pour ces deux scènes (enfin surtout pour la dernière, qui est, je l'avoue, en quelques secondes, une des plus grandes scène du cinéma.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 octobre 2013
Ce film est un chef d'oeuvre... d'humour involontaire.
Pesant, pompeux, totalement daté, j'ai bien ri en le voyant.

Résumé : un étranger christique met son hum hum prolétarien dans le tuuuuut d'une bourgeoise dominée, le pouet pouet de son mari patron bourgeois hétérocrate et apprend la lutte des classes au pieu avec les enfants dudit couple.

Pour les amateurs de nanards prétentieux : un régal, un plaisir de fin gourmet !
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