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    Théorème
    note moyenne
    3,5
    642 notes dont 89 critiques
    répartition des 89 critiques par note
    22 critiques
    20 critiques
    15 critiques
    10 critiques
    13 critiques
    9 critiques
    Votre avis sur Théorème ?

    89 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 5 mai 2013
    Le chef d'oeuvre de Pier Paolo Pasolini! Dans cette oeuvre controversèe qui fut taxèe d'oscène par la fraction rètrograde de l'autoritè religieuse, une famille bourgeoise honorable est visitèe par une sorte d'ange rèvèlateur, qui en sèduit tous les membres! "Thèorème" a une audace exceptionnelle pour l'èpoque, audace tempèrèe par un esthètisme parfois prècieux; on y dècouvre des images à la limite du surrèalisme! On y voit une Silvana Mangano qui se donne au premier venu, une Anne Wiazemsky qui tombe en catatonie, le fils qui quitte les siens et qui va peindre des croûtes qu'il conchie honteusement, une Laura Betti atteinte de lèvitation et un Massimo Girotti qui abandonne son usine à ses ouvriers, se fout à poil en pleine gare de Milan et se perd dans le dèsert! Quant à Terence Stamp il est admirable d'intensitè en mystèrieux visiteur! Rares sont les comèdiens à pouvoir donner autant d'eux-mêmes à un personnage que l'on peut oublier difficilement où Pasolini se sort magnifiquement de ses possessions! Film mystique à plus d'un titre qui vous rèserve une expèrience cinèmatographique hors du commun, voici donc un "Thèorème" bercè par la grâce, avec pour accompagnement la magnifique musique d'Ennio Morricone...
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

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    1,0
    Publiée le 23 septembre 2013
    Wow... Je ne m'attendais pas à un film aussi expérimental. Théorème est un film bien trop mystérieux pour être totalement réussi à mes yeux. Un type, séduit tous les membres d'une famille bourgeoise avant de partir. Qui est-il, d'ou vient-il, depuis quand est-il là ? On ne sait pas. La première partie donne la désagréable impression d'avoir manqué lé début du film. Puis le type s'en va (pourquoi ?). Et là ça devient vraiment n'importe quoi. Les différents personnages régissent de manière incohérente et disproportionné. L'une se met à bouffer des orties et à planer dans les airs, pendant qu'un autre se déshabille dans une gare avec d'aller brailler à poil dans le désert ! La bizarrerie ne me dérange pas dans un film, quand elle est justifié. Si Pasolini a voulu faire passer un quelconque message, alors c'est raté. Si il a voulu choquer le bourgeois en filmant des braguettes en gros plan, alors c'est dépassé. Je suis peut etre trop terre à terre (ou trop con), mais difficile d'aimer un film que l'on a pas compris.
    Estonius
    Estonius

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    0,5
    Publiée le 25 novembre 2012
    Considéré à l'époque de sa sortie comme un chef d'œuvre par les Cahiers du cinéma, le film fit scandale, mais ce n'est pas parce que ça fait scandale que c'est bien ! Dieu (Terence Stamp) est un jeune éphèbe à la braguette saillante, qui transfigure chacun des membres d'une famille bourgeoise avec qui il couche successivement : la mère se suicide après avoir enfin connu le plaisir, le fils se lance dans la peinture gestuelle, la fille je ne sais plus, le père donne son usine à ses ouvriers et s'en va nu dans le désert, et la vieille servante devient une sainte, mâche de l'herbe et lévite au-dessus de sa maison. Les images sont belles, le reste est incohérent.
    Anaxagore
    Anaxagore

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    2,5
    Publiée le 13 janvier 2009
    Tel que je l'ai perçu, «Théorème» pourrait bien être la mise en forme par Pasolini d'un véritable délire christo-érotico-marxiste. L'ouvrage est brillant, mais, avouons-le, souvent proche du ridicule (ce qui prouve que le ridicule ne tuait déjà plus en 1968). Le réalisateur y récupère l'idée chrétienne de Révélation à des fins qui n'ont plus grand chose à voir avec l'Évangile. Il en modifie en effet tant le mode que le contenu. Le mode est ici sexuel et fait écho à l'obsession érotique de Pasolini qui offre de la sorte une réinterprétation très «personnelle» de la doctrine chrétienne de l'Incarnation du Verbe. Le contenu est plus difficile à définir, mais relève en tout cas, au moins pour une part, de la critique marxiste de la religion et de la bourgeoisie. Il y a d'abord le rejet de toutes les églises (le fils le signifie en lettres peintes sur une vitre), avec évidemment une critique acerbe de l'institution catholique. Il y a ensuite la «libération» sexuelle, en particulier celle de la mère qui en vient paradoxalement à se prostituer. Il y a encore la critique marxiste du Capital, avec le père qui veut donner son usine à ses ouvriers. Il y a enfin une interprétation très personnelle de l'idée évangélique de pauvreté et de renonciation à la richesse matérielle avec, à la fin du film, la mise à nu du père dans le désert (image biblique par excellence). Il est plus difficile de définir ce que Pasolini propose positivement (et pour cause!). Il y a certainement l'idée d'un épanouissement de la liberté dans l'art chez le fils. Mais il y a surtout ce qui est, à mon sens, le désarroi et la profonde douleur existentielle du réalisateur lui-même, exprimés dans le terrible cri final. On reconnaîtra sans peine la force poétique de son film, mais on ne se sentira pas pour autant obligé de le suivre pas à pas dans sa divagation, même si sa souffrance mérite, comme toute souffrance, d'être reconnue. À voir!
    VodkaMartini
    VodkaMartini

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    0,5
    Publiée le 29 septembre 2006
    Un des nanars les plus aboutis de l'histoire du cinéma. Pasolini, dans sa phase Christo-Marxiste, nous pond un pensum lourdissime, où Terence Stamp, en ange priapique, s'envoie tout les membres d'une famille bourgeoise et les voilà-t-y pas qu'ils ont une révélation tous dans leur coin. Effectivement, cela est très dur à décrypter. Tant de symboles peuvent faire tourner la tête. A ce compte-là, je vous déconseille tout autre effort intellectuel. Dire que Pasolini a rélaisé des films tels "Mamma Roma" et "Accatone" laisse rêveur à la vue de ce truc. A noter qu'il réalisera plus tard un autre navet qui a sa place dans le Top Ten: "Porcherie".
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    4,0
    Publiée le 21 janvier 2009
    Bizarre fut ce sentiment qui m'envahit à la fin de "Théorème". Une sorte de fascination inconsciente, refoulée même et mélangée à de la perplexité... Ce troublant long-métrage est probablement l'un des pions les plus importants dans l'oeuvre de Pasolini ; il fut une sorte de révélateur et agit comme une mise à nu de la pensée, de la personnalité, de la philosophie et de la poésie de son auteur. On pourrait le considérer comme le véritable point de départ de la croisade qu'il entreprit contre l'ordre établi et ses valeurs puritaines. La bourgeoisie pédante et arriérée dans ses moeurs lui rendit d'ailleurs très bien ses attaques. Dans "Théorème" donc, on a un étonnant et détonnant mélange entre sexualité enfouie refaisant surface, marxisme et christianisme sincère. Cette oeuvre assez déroutante j'en conviens est quasiment incompréhensible pour qui n'aurait pas encore la chance de connaître ce pur génie de P.P.P. ou pour celui qui n'aurait pas cherché à remettre le film dans le contexte de son époque, non pas pour formuler des remarques du style "c'est vrai que ça le faisait en 68 mais aujourd'hui c'est désuet", plutôt pour comprendre réellement les détails et le côté implicite d'un long-métrage qui laissera difficilement indifférent. Personnellement, il m'a dans l'ensemble désarçonné, beaucoup surpris alors que j'ai vu la très grande majorité des créations de ce cinéaste. L'interprétation que l'on peut faire de chaque scène relève en général de non-dits et s'agit finalement assez souvent de codes à déchiffrer. Au-delà du fantasme très soixante-huitard qu'il véhicule, "Théorème" contient plusieurs séquences complètement inattendues, visant à toucher le domaine cette fois-ci sensoriel du spectateur. Finalement, je ne sais quoi en penser. Mysticisme sublime ou masturbation intellectuelle ? Avantage au premier qu'il faudra néanmoins clarifier. Toutes mes excuses pour cette écriture hésitante : "Théorème" m'a vraiment troublé, et je ne savais pas par où commencer.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 8 février 2012
    Théorème est un chef-d'oeuvre indiscutable , absolument beau et sublime de Pier Paolo Pasolini . Le cinéaste italien , à travers ce grand film situé dans le milieu bourgeois , démontre les failles , les fêlures et la fragilité de la bourgeoisie qui à travers l'image de ce bel et singulier étranger qui s'immisce , s'introduit dans leur famille , dans leurs vies , et qui va peu à peu les bouleverser spoiler: les poussant à la folie puis à la mort , montre qu'en réalité , il règne une véritable et réelle instabilité , qu'un équilibre peut basculer à tout moment et en cela , il peut faire figure de film politique . Si on se place dans cet optique-là , il pourrait être intéressant de mettre en parallèle le chef-d'oeuvre de Pasolini avec les évènements politiques actuels italiens ( la bataille de Valle Giulia qui concerne les étudiants etc ...) : est-ce ces précarités entraînant des tensions , des conflits qui se retrouvent avec le bouleversement et le changement de cette famille bourgeoise . Cette critique de l'univers bourgeois met aussi en valeur clairement l'opinion politique du réalisateur qui est communiste . Et cette mise en scène est souvent glaçante et peu à peu , on sent venir la tragédie , le pire , le drame , la terrible mais inévitable issue . Une oeuvre sublime .
    Parkko
    Parkko

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    3,0
    Publiée le 6 novembre 2012
    Attention, spoilers. Théorème est un film passionnant à analyser sur ce qu'il montre et sur ce qu'il dit. La lecture est multiple, comme toujours chez Pasolini. On y retrouve sa verve communiste lorsqu'il introduit cette beauté grecque en plein coeur d'une famille bourgeoise, qui se veut traditionaliste mais qui n'est jamais montré comme une réelle unité mais au contraire éclatée complètement - la preuve, ils ne sont jamais quasiment ensemble dans le même plan. Comme on pouvait s'en douter chez Pasolini, cet obscur objet du désir vient semer le trouble dans cette famille bourgeoise dont la couche de maquillage (!) tombe assez rapidement. L'illusion ne fait plus. Il y a également une réflexion religieuse, pour ne pas dire métaphysique dans Théorème. La beauté grecque est presque un être surnaturel dont Pasolini ne fait qu'amplifier le mysticisme en jouant sur ses cadrages et surtout par son éclairage lui donnant un rayonnement tout particulier. Les personnages - tout comme les spectateurs - sont fascinés par le protagoniste du jeune homme. Chacune de ses histoires - car le film est construit de la sorte, encore une fois la famille n'apparait vraiment pas comme unie mais comme une composition de membres complètement disparate, juste rattachée à une entité - décrit donc cette rencontre mystique et sexuelle du bourgeois avec le jeune homme. C'est par moment intéressant, par moment moins. Mais le vrai problème vient d'ailleurs. Il y a chez Pasolini une sursignification désagréable, tout est dit, redit, souligné, resouligné à tel point que le film en devient saturé. Pour le dire plus simplement, on assiste davantage à la thèse d'un cinéaste qu'à un véritable film. En y réfléchissant un peu plus, j'aurais préféré voir Bunuel -dont le sujet l'aurait certainement intéressé, bourgeoisie, religion, sexe, autant dire que ça reste dans ses thématiques- derrière la caméra. Une affaire de goût me direz-vous.
    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    5,0
    Publiée le 6 novembre 2010
    Une oeuvre troublante, malade, unique. Fascinant de bout en bout, ce film nous transporte dans un voyage vers le fantasme absolu. Hallucinant de maîtrise, Pasolini nous livre une mise en scène calme et hypnotique rythmée par le requiem de Mozart et la musique du grand Morricone. Il est difficile de parler en détails de ce film, c'est plutôt une expérience à vivre, aux interrogations multiples et à l'aura indescriptible. C'est du grand art que nous livre ce cruel artiste qu'est Pier Paolo Pasolini.
    PIRVIA
    PIRVIA

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    5,0
    Publiée le 5 mai 2012
    Théorème est un film magnifique, mystique et qui aborde de vraies questions et de vraies refléxions sur la bourgeoisie italienne des années 60-70, et sur la facade d'une famille, qui, derrière une solidité apparente n'est que plus vulnérable. Silvana Mangano est magnifique, et tous les acteurs sont bons, avec cette musique de Ennio Morricone, superbe,Théorème s'inscrit donc dans la lignée des chefs-d'oeuvres.
    Plume231
    Plume231

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    2,0
    Publiée le 24 octobre 2010
    Le choix du casting est excellent, en particulier pour Silvano Mangano et Terence Stamp ce dernier étant d'une présence très fascinante, et le postulat de départ à base de foi chrétienne et d'éclatement de la cellule bourgeoise est incontestablement très bon. Son traitement l'est beaucoup moins car Pier Paolo Pasolini intellectualise à fond son propos. Ce qui veut dire que ce qui aurait être féroce et percutant n'est en fait que de la branlette intellectuelle dans le sens le plus ennuyeux du terme.
    redFeet
    redFeet

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    5,0
    Publiée le 2 mars 2012
    Théorème est un chef-d'oeuvre du cinéma, un brillante critique de la bourgeoisie, dont l'equilibre semble précaire.Un film engagé, donc, et une approche politique subtile. Une oeuvre dérangeante, certes , mais d'une très grande beauté, Théorème est un film que l'on oublie pas, et un de mes films cultes.
    stebbins
    stebbins

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    4,0
    Publiée le 13 février 2007
    Je ne dirais pas que ce film est plaisant, mais il reste toutefois l'un des films qui m'a le plus marqué de par sa beauté plastique et ses plans d'une incroyable beauté, minutieusement travaillés, et quelquefois sublimes...Théorème de Pier Paolo Pasolini peut être visionné comme un film très simple finalement, une histoire dans laquelle un professeur vient bouleverser l'existence de chaque membre d'une famille bourgeoise. Ainsi, et ce suite au départ de l'instituteur ( intense Terence Stamp ) le jeune garçon peint des toiles abstraites, la jeune fille se tétanise, la servante part en pélerinage dans une ferme, la mère de famille se prostitue et le père laisse son usine à ses employés avant se retrouver nu dans le désert...Le professeur fait donc ici l'objet d'une fascination, une sorte d'élément perturbateur qui peut s'apparenter à une figure du christique, un ange par exemple ( d'ailleurs, Théorème vient du grec Théos qui signifie dieu, ce qui explique peut être le choix de Pasolini pour le titre de son film ). Le réalisateur met donc ses personnages à nu ( on peut constater l'importance des corps dans ce film : le torse de Terence Stamp, celui du père de famille alors qu'il hurle dans le désert en levant les bras tel un Christ, les jambes de la servante, etc... ) et parvient à démontrer avec un certain génie que ce qui paraît au premier abord anodin peut s'avérer destructeur. Excellente musique d'Ennio Morricone.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    5,0
    Publiée le 8 novembre 2009
    Grand chef d'œuvre de Pasolini, il s'impose à moi avec cette œuvre comme l'un des plus grands, l'évangile selon saint matthieu (mon film préféré à l'heure où j'écris ces lignes) m'ayant bouleversé, ce théorème film traumatisant, poignant bouleversant, laisse à son spectateur quelque chose de magique et de rare, l'impression d'avoir été perdu par un grand réalisateur, l'impression d'avoir été dérangé profondément. De plus la mise en scène n'aide pas à bien se sentir, tout semble à la fois trop calme et trop violent, tout semble étrange. Non vraiment Pasolini livre quelque chose de puissant qui prête vraiment à la réflexion.
    Santu2b
    Santu2b

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    3,0
    Publiée le 31 décembre 2013
    Réalisé en 1968 et frappé à l'époque d'une interdiction aux moins de seize ans en France, "Théorème" semble incarner à lui seul le cinéma et l'idéologie politique de Pier Paolo Pasolini. Adapté d'un de ses romans, l'oeuvre conte l'immixtion d'un mystérieux et angélique personnage au sein d'une riche famille bourgeoise de Milan. A travers son séjour et les ravages qu'il causera, nous retrouvons ainsi tous les motifs et autres récurrences qui auront fait la personnalité du sulfureux auteur italien. Son entreprise se présente en effet comme un vaste giron érotico-marxiste trouvant en réalité son point d'orgue dans chacun des dégâts collatéraux légués par le Visiteur. "Libération sexuelle" d'une mère qui se prostitue, artistique d'un fils sublimant sa créativité ou encore marxisme d'un père songeant à offrir son entreprise à ses ouvriers. Passant la bourgeoisie au pilori, on y retrouve bien sûr en outre, la critique acerbe de toutes les institutions et en particulier l'institution catholique. Cette dernière se trouve muée en approche très personnelle, avec notamment le leitmotiv du désert et de l'homme nu venu en toute fin le peupler. Bien qu'assez difficile d'accès (certains seront peut-être rebutés par les longueurs...), "Théorème" n'en constitue donc pas moins une oeuvre-clé, sinon un incontournable absolu pour comprendre et saisir l'essence même de ce cinéaste.
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