La mise en route est longue, le problème est qu'elle ne se termine jamais. Il y a sans doute la volonté de peindre le "Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé", mais au vu des techniques employées, c'est surtout la salle qui risque d'être dépeuplée. On est au départ dans une histoire assez banale avec, comme souvent chez Pasolini, des personnages assez dérangeants et à peine caricaturaux. La seconde partie est une vraie farce, puisqu'on a une succession de parcours sans réelle cohérence. Ajoutons que la musique, sans doute le meilleur élément du film, est beaucoup trop forte pour être appréciée, surtout étant donné le faible nombre de dialogues. Enfin, le film a le mérite de rappeler au spectateur qu'on est bien chez Pasolini qui recycle ses décors à tout va. La fin surtout, copie d'Oedipe Roi, est très amusante après de longues minutes passées devant l'écran. Ainsi, censé illustrer "Et le verbe s'est fait chair", le film donne surtout l'impression que la place s'est faite chère.
Je ne pouvais pas me permettre de laisser la "critique spectateurs" à une étoile...Insulte à un film génial, qui pour ma part représente le paroxysme du mystique, jamais atteint dans d'autres films... Pasolini réalise pour moi son meilleur film...
Merveilleux film que je viens de découvrir. Quelle sentiment étrange, quel malaise, et quel bonheur aussi de succomber à ce film dont chacun doit avoir une lecture personnelle. Bouleversant.
bande-son remarquable avec notamment une des plus belles utilisations de Mozart au cinéma. quelques belles scènes, surtout la toute dernière, un message chrétien un peu déroutant mais puissamment mis en scène dans la représentation du désert
mais voilà, c'est à peu près tout parce que l'ensemble est chiant comme la pluie (si ce n'est plus qu'elle) et l'esthétique contemplative tombe souvent à l'eau