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aldelannoy
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5,0
Publiée le 29 juillet 2019
Cliché de dire que c'est un chef d'oeuvre.
La technique du cinéma est ici merveilleuse. Cela se manifeste en particulier par le fait que bien des choses qui se déroulent ici se passent complètement de dialogues (ou pire, de voix off, le truc intello typique qui fait, par exemple, que Barry Lyndon n'est pas un chef d'oeuvre).
S'il y a de l'esthétisme dans ce film, cela ne vient qu'en supplément, en décor, l'esthétisme est secondaire, il arrive parce que le mouvement de l'image que l'histoire raconte inspire des chemins vers la beauté artistique.
La foi, l'amour (dont l'acte physique n'est ici qu'une métaphore) sont les thèmes de cet évangile cinématographique mystique.
Relevons cependant que ce théorème vient poser bien plus de questions qu'il ne résout de problèmes mathématiques.
Film revu en 2019, qui a beaucoup vieillit . Toute cette idéologie marxiste , néo christique paraît bien dépassé. On comprend bien la 1ere parti du film avec l’arrivée de cet ange , faussement naïf, qui va séduire tous les membres de cette famille ,masculin et féminin. Mais cette « libération sexuelle » puis sa disparition soudaine vont amener une 2e partie de film trop abstraite, trop ultra- chrétienne . La servante rentrera en lévitation dans sa campagne retrouvée, la jeune fille déflorée va s’enfermer dans un mutisme absolu . . La mère de famille, très belle Silvano Mangano, va devenir une cougar avant l’heure , ramassant les jeunes éphèbes au bord des routes. Quand au père il va donner son usine aux ouvriers et partir nu sur les pentes d’un volcan. Tout cela paraît même ridicule, et cette rédemption du capitalisme sauvage par le sexe triste , glauque puis par l’extase mystique paraît bien ridicule. Pasolini ; icône des années 70, nous livre ici un cru , passé, sans saveur , éventé .
Théorème est un film étrange, dont il faut imaginer la sortie sulfureuse à l'époque. Car soyons honnête, il fallait oser le faire en 1968. L'œuvre a probablement participé à une certaine ouverture de l'esprit, c'était dans l'air du temps. Etait-ce nécessaire de briser le moule d'une société bien pensante ? Etait-ce nécessaire de laisser place au plaisir charnel, au risque de perturber la santé mentale de certains ? Car c'est bien ce qui passe dans ce film… Alors pourquoi ? Après un demi-siècle, tout a changé, et la foutaise est de rigueur. Mais ce qui est certain, c'est que ce théorème ne s'assimile pas de la même façon à 15 ans, 25 ans ou 55 ans. Pour preuve, il suffit de se remémorer le regard de cet homme nu, perdu dans le désert et hurlant sa détresse… Pasolini avait tout compris depuis longtemps...
Trop de plans queue dans ce film. Trop de bites, où chaque scène est infiniment sexualisée. Trop de plans qui ne veulent rien dire, je me suis beaucoup ennuyé en regardant ça. Comme beaucoup d'artistes "modernes" et connus, il est assez largement surcoté à mon gout. Il n'y a pas grand chose à dire de plus.
Théorème est l’adaptation cinématographique par Pier Paolo Pasolini de son propre roman. Récompensé à la Mostra de Venise en 1968, il remporta également le Prix de l’Office Catholique du Cinéma. Un comble, puisque que le Vatican condamnera cette œuvre de moralement dangereuse et qu’un procès s’ouvrira. Un jeune homme rend visite à chaque membre d’une famille bourgeoise puis les laissera désemparés par leurs désirs inachevés pour lui. Une tension sexuelle s’installe en effet au début de l’histoire. Pourtant la seconde partie part très loin dans la remise en question des protagonistes. La jeune fille sombrera dans un état léthargique, le fils s’improvisera artiste, la mère s’offrira sexuellement à des inconnus, le père donnera son usine à ses ouvriers et la bonne volera littéralement au-dessus d’une maison. Bref, le cinéaste le plus controversé d’Italie part dans un délire de fantasme catholico-érotico-mathématique pour son Théorème plus qu’inaccoutumé. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Il y a près de 50 ans, ce film, vu alors en salle, m'avait profondément ennuyé. Eh bien, aujourd'hui, le verdict est toujours le même. En fait, ce film n'a pas mal vieilli : il était déjà vieux lors de sa sortie.
Merveilleux film que je viens de découvrir. Quelle sentiment étrange, quel malaise, et quel bonheur aussi de succomber à ce film dont chacun doit avoir une lecture personnelle. Bouleversant.
Bon, j'ai du passer à côté de ce film, qui, bien qu'étant indéniablement atypique, m'a laissé de marbre. J'ai du avoir une lecture trop premier degré du film, et du coup, sa signification m'a passé à côté et je n'ai compris ce film (que cherchait-il à dire, où voulait-il en venir). Et au final, j'ai juste eu l'impression de voir un film bizarre, certes bien fait, mais avant tout bizarre. Je ne doute pas que le film devait choquer à sa sortie de par son érotisme voulu, par contre, aujourd'hui il ne se démarquerait pas vraiment d'autres productions ayant des scènes d'actes sexuels. De belles images néanmoins. Mais bon, ce film m'inspire plus de l'incompréhension que de l'admiration.
Grâce à "Theoreme", Pasolini peut donner libre cours à ses délires artistiques et mystiques. Dans son film, il met en scène un homme mystèrieux, figure divine (d'après Pasolini lui-même), qui va s'inviter au sein d'une famille bourgeoise et réveiller chez chacun des membres, des aspirations sexuelles et extatique. Son départ (au milieu du film) provoquera un vide chez chacun des protagonistes; vide (perte de la foi?) qui se traduira différemment pour chaque personnage. Le mesage que j'en retire se résume à l'inanité d'une vie hors de la croyance de Dieu. L'Art ne peut trouver d'inspiration sans Dieu comme le montre l'image du fils-peintre perdant toute créativité après le départ de l'inconnu. L'inassouvissement sexuel de la mère prouve qu' il n'y a de vrai amour que l'amour de Dieu. Autre exemple : le père qui offre son entreprise à ses ouvriers pour effectuer une marche mystique dans le désert (lieu de rencontre avec le Divin dans la religion chrétienne) marque la primauté du monde spirituel sur le monde matèriel. Le propos est bizarre venant d'un athée comme Pasolini mais c'est une interprétation personnelle. Si tout cela est alléchant sur le papier, "Théorème" et auteur souffre du syndrome de la "Nouvelle Vague" (française), à savoir bousculer les codes du cinéma en tombant toutefois dans une forme de pédantisme et prétention. Le scénario et le propos qui s'en dégage sombre dans la redondance et l'ennuie arrive très vite. De plus, la réalisation de Pasolini n'encourage pas à aimer son long métrage. Ses cadrages et sa photographie sont d'une incroyable laideur. Cette réalisation médiocre ajoutée à une masturbation intellectuelle insipide rend le visionnage de ce "Théorème" insupportable.
Si j'ai bien compris (?) un jeune homme est poursuivi par toute une famille lubrique, de la belle-mère au petit étudiant (!) en passant par la boniche et tutti quanti... Pour le reste -si on peut qualifier le reste de reste- pour "les restes" plutôt de cette espèce d'expérimentation "néo-réaliste" au delà du delà de la compréhension socio-sociétale-psycho-suréaliste, ce ramassis d'une heure et demi, ce "film" pardon, est un pot pourri (au sens propre ou dégueulasse) d'une flopée d'inepties.
Ni drôle (même au 100ème degré), ni fait, ni à faire, ce Théorème n'est pas à démontrer ni à montrer non plus et encore moins à regarder, à moins d'avoir du temps à perdre pour déblatérer et pérorer après coup avec les gens de Télérama et autres intellos fumeurs de produits bizarres sur ce "courant nouveau" qui fait indéniablement penser à l'art contemporain de l'art moderne à la mords-moi-le-noeud.
Abscond, impénétrable, improbable : élevé au rang de chef d’œuvre de Pasolini par les critiques ciné dont les Cahiers du Cinéma en tête. Mais quel ennui ! Un jeune homme plein de charme se fait quasi adopter par une famille de bourgeois milanais. Il finit par s’imposer à eux comme une évidence et vit avec eux dans la belle et grande demeure familiale. Comment et pourquoi ? On comprend guère… mais passons, peut être une mise en place rapide et vive qu’il faut accepter pour passer au cœur du film. Et là, idem. Papa, maman, le fils, la fille, la bonne (… et moi !?) succombent tous à son charme et ont tous une relation charnelle avec lui. Waouw ! Le tombeur, jeunes, vieux, bourgeois, classe moyenne, homme, femme… un charme universel et irrésistible.. sauf que l’on ne comprend guère ce qui les fait choir les uns après les autres. On n’en a pas fini avec l’irréel. Il se barre les laissant tous à leur désespoir. Tous pètent un câble jusqu’à une pseudo folie, comme lorsque l’on perd son grand, très grand amour. Mais çà tient pas une seconde. Et le plus fort, c’est que Pasolini pour nous faire entrevoir l’attractivité sexuelle quasi bestiale que les autres ont pour lui, il nous fait des gros plans à foison sur l’entre jambe de beau mâle. Waouw, je ne comprends toujours pas pourquoi ce film gravite ci haut au panthéon au Cinéma… peut être que le côté subversif pour l’époque a excité les intellos cinéphiles ?
En 2016, il n'est pas facile de regarder, et encore moins d'aimer "Théorème", un célèbre film de Pasolini qui paraît plus aujourd'hui un marqueur de sa turbulente époque qu'une véritable pierre blanche dans l'histoire du Cinéma (majuscule, forcément quand on parle "d'auteurs" comme Pasolini, même si dans son cas, c'est souvent pour la mauvaise raison du scandale qu'on parle de lui...). Non pas qu'on ne puisse prendre un peu de plaisir devant cet objet bâtard qui hésite entre le pamphlet politique et l'écriture libre de la poésie avant gardiste : il y a ici un bon nombre de scènes - baignées dans l'éblouissante lumière de l'été italien - qui font merveille, que cela soit par la grâce de cadrages saisissants ou bien par la liberté folle de mouvement, typique de ce cinéma qu'on qualifia de "moderne" et qui passa pourtant très vite (trop vite ?) à la trappe de l'Histoire... Mais la brève fascination que l'on peut ressentir devant la beauté de Terence Stamp, ou même devant le parcours halluciné de ceux qu'il a "libérés" et qui peuvent alors "s'accomplir" ou s'auto-détruire, laisse vite place à l'irritation devant la démonstration idéologique (le théorème...) et surtout l'étonnant amalgame pasolinien entre sexe et religion (qui fit grand bruit en 1968 au sein de la communauté catholique divisée !). On admet bien sûr le discours de Pasolini (disons trivialement : "je te baise, je te possède, je te remplis de l'essence divine"), mais je doute qu'on le trouve encore pertinent, ou même simplement intéressant, près d'un demi siècle plus tard.
Dans ce chef d'oeuvre en forme de relecture marxiste et matérialiste du mystère de l'incarnation divine, Pasolini attaque violemment la bourgeoisie - désert stérile où, confronté au sacré, on essaie de le détourner, le souiller. C'est passionnant, et superbement mis en images.
Etrange. Je suis assez décu par ce film qui m'avait vraiment envouté par l'aura qu'il dégage. Finalement c'est un film totalement experimentale. Et très poetique. Il est interessant mais j'attendais quelque chose de plus explicite pour ce qui est du séduisant inconnu et de la tournure que prend la famille lors de son depart.