La Grande horloge
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coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2015
Un très bon film noir ou la construction de l’intrigue monte inexorablement en un rythme crescendo jusqu’à la scène finale qui va très habilement forcer le coupable à se trahir .
Les interprétations de Ray Milland et de Charles Laughton en ange du mal sont remarquables.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juin 2011
Georges travaille pour un magazine et piste les hors-la-loi plus vite que la police. Après plusieurs années sans congés, il prévoit enfin, avec sa famille, quelques jours de vacances. Mais Janoth, son patron, ne l'entend pas ainsi. Entre train manqué, beuverie avec la maîtresse de son boss, Georges va se retrouver au coeur d'une histoire de meurtre. Enquête policière palpitante dans laquelle nous connaissons l'assassin et assistons au sac de noeuds se tissant autour. Jouant avec la confusion des identités et les fausses pistes, notre Georges se trouve dans l'envers du décor et part à la traque de lui-même. "La grande horloge" nous emmène dans une enquête dynamique qui s'amuse du "qui est qui?".
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2009
Parabole hollywoodienne sur l'elasticité & la relativité du temps surtout par rapport à la conscience humaine et inspiré au départ comme chacun sait par le mythe de Clytemnestre; les 4 éléments dramatiques régissent "La grande horloge": classique.
vince113
vince113

49 abonnés 208 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2010
Même si l'éternel thématique du faux coupable (ici obligé d'enquêter sur lui même) reste efficace et si le film se place sous le signe ironique du décalage entre le temps social et le temps individuel, le récit demeure attendu et le suspens très sage. John Farrow excelle toujours à composer d'audacieux plan-séquences (l'ouverture du film est un modèle du genre), et c'est uniquement la grâce de sa mise en scène qui capte notre attention dans ce film sans éclat.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 822 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2025
Portée par une mise en scène précise (notamment par sa séquence liminaire), cette enquête reprend divers codes spoiler: (le faux coupable, les indices disséminés, les quiproquos dangereux, le magnat détestable)
dans un enchainement de coïncidences favorables ou pas qui empêchent par leur vraisemblance variable d'adhérer à l'intrigue avec conviction, d'autant que le dénouement mêle comique ridicule et absurdité simpliste (en dépit d'une rouerie finale habile). De plus, malgré des interprétations solides, les personnages ne sont guère caractérisés, agissant parfois sans justification psychologique et la thématique du temps se révèle un simple prétexte. In fine, ce petit suspense se laisse regarder sans déplaisir mais sans enthousiasme.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2010
Un bon film noir centré sur l’interprétation équivoque de Ray Milland et sur celle, plus caricaturale de Charles Laughton en ange du mal. La construction de l’intrigue monte peu à peu en un rythme toujours crescendo jusqu’à la scène finale qui va très habilement forcer le coupable à se trahir. La recherche sur les éclairages est remarquable et le suspense final tient en haleine. Une bonne production hollywoodienne où l’action est circonscrite dans le huis clos de l’immeuble du magnat tyran et de sa gigantesque horloge, symbolisant le temps impitoyable qui guette et rattrape les hommes, quelle que soit leur puissance supposée, au détour de leurs fautes.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2010
La grand horloge

Réalisé par john Farrow

Ma note 4 *

Formidable,voici un film qui ne ressemble à aucun autre tant l'ambiance qui s'en dégage est particulière. C'est un scénario magnifique,inventif en diable et proche du fantastique mais dont l'intelligence éclate en permanence. Il ne faut pas bouder son plaisir et les quelques défauts sont bien insignifiants par rapport à l'essentiel : le cinéma. Débarrassons nous en ,ils portent sur le rôle de Maureen O'sullivan la femme du réalisateur qui n'est vraiment là que pour la figuration,heureusement qu'elle est bien jolie à regarder notre petite Jane de nos coeurs enfantins. Tout le reste,c'est du super chouette et l'humour est permanent ,soit avec la trogne pas possible de Charles Laughton qui en fait des tonnes pour notre plus grand plaisir soit avec Elsa lanchester qui joue la fofolle à loisir. Ray Milland est pour une fois parfait et ses incessants déplacements dans l'immeuble de presse sont un régal...Tout le monde joue à cache cache avec lui sans s'en rendre compte. Les horloges sont présentes partout mais ce n'est qu'un décor non signifiant dans tout cet énorme artifice fabriqué pour nous plaire.Seul le responsable ira au bout de sa folie en perdant le contrôle de la reproduction symbolique de sa reussitte sociale. Mission accomplie monsieur Farrow,un film comme celui là, j'en veux bien un tous les soirs avec un chef d'oeuvre à 5 étoiles le dimanche.
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Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2007
Un polar étonnant, qui tient en haleine jusqu'au bout. En effet, tourné quasi-exclusivement en huit-clos, ce thriller vertigineux est doté d'un scénario d'une rare virtuosité, aussi bien construit qu'imaginatif. De plus, John Farrow réussit à instaurer rapidement une atmosphère noire, inquéitante, grace notamment à un jeu d'ombres et de lumière particulièrement réussi. De plus, le duo principal est excellent, Ray Milland arrivant finalement sans trop de problème à se hisser au niveau du grand Charles Laughton pour l'occasion, ce qui n'était pas gagné d'avance. Bref, des polars aussi intelligents et bien construits que cette "Grande horloge", on en redemande!
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2009
"La Grande Horloge" est sans conteste l'oeuvre la plus originale et la plus réussie de la filmographie de John Farrow. Basé sur un scénario en béton, l'intrigue tient le spectateur en haleine jusqu'au bout. Celle-ci est admirablement bien servi par une réalisation ambitieuse nourries de décors à la stylisation hardie, d'un plan d'ouverture inoubliable et de plans-séquences très habilement mis en scène. Charles Laughton est magistral comme à son habitude mais trouve un partenaire à sa mesure avec un Ray Milland au meilleur de sa forme. Cette oeuvre est un véritable petit bijou du film noir.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2016
Considéré comme un des grands classiques du film noir, une réputation qui n'est pas usurpée. John Farrow n'est pas un immense cinéaste mais sa mise en scène nerveuse et incisive colle ici parfaitement à la situation du type que tout accuse d'un crime qu'il n'a pas commis. Pas mal d'humour aussi et une composition sidérante du grand Charles Laughton.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Le sujet évoquera celui d'Alain Corneau dans "Police python 367".
Enquêteur et rédacteur vedette d'un magazine consacré au crime, le personnage de Ray Milland, parce qu'il s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, est piégé par un meurtre perpétré par son patron, le tyrannique Charles Laughton.
"La grande Horloge" est un titre qui invoque plusieurs idées : la mécanique astucieuse et précise de l'intrigue, le goût du détestable Laughton pour l'horlogerie et, consécutivement, la ponctualité, ou bien encore l'heure du châtiment qui ne manquera pas de sonner.
L'intrigue se déroule le plus souvent dans les locaux de Crimeway Magazine, où Ray Milland se confine par obligation. Le récit devient toujours plus haletant suivant les incidents et les rebondissements qui se succèdent pour accabler le journaliste. Le réalisateur John Farrow conduit parfaitement la mise en scène de cet implacable imbroglio -qui reste tout à fait crédible- de ce jeu de dupe qui semble échapper aux deux principaux protagonistes.
En grand comédien et tragédien, Charles Laughton donne une vraie valeur ajoutée à l'infâme Jannoth, c'est-à-dire une humanité qui l'éloigne des rôles ordinaires, trop souvent univoques et schématiques, des méchants de cinéma. En revanche, le rôle secondaire de Maureen O 'Sullivan, ex-Jane de Tarzan, épouse du réalisateur et présentement épouse du journaliste joué par Milland, est artificiel.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2016
C'est autour d'une grande horloge donnant l'heure de plusieurs pays se trouvant dans le bulding d'Earl Janoth, l'un des grands patrons de la presse, que se déroule l'action du film, là où ce dernier dirige ses journalistes d'une main de maître notamment le jeune George Stroud qui va vite se retrouver dans une situation bien compliquée...

C'est sur George Stroud que John Farrow braque sa caméra, le mettant peu à peu dans un piège où plusieurs éléments vont se retourner contre lui. Très bien écrit, que ce soit lui où les relations qu'il va avoir avec les autres personnages, on s'intéresse très vite à lui et comment il va devoir faire face à plusieurs dilemmes, tant sur le plan privé que professionnel. C'est donc aussi grâce à une partie de la galerie de personnages autour de lui que ça marche, que ce soit son impitoyable patron ou sa femme, qui vont eux aussi se retrouver au milieu de cette affaire, Farrow arrive à donner à tous de l'importance et laisse planer mystère et ambiguïté sur eux et les enjeux.

Néanmoins, si La grande Horloge reste réussi et plaisant à suivre, certains points sont plutôt décevants, notamment la légèreté que Farrow instaure à certains moments et qui n'est pas propice au récit, surtout que la noirceur et la parano autour de Stroud n'est que partiellement retranscrite. De plus, certains personnages sont pas ou mal exploités (tel le bras droit de Janoth ou le peintre) tandis que la finalité de l'oeuvre laisse franchement à désirer et tombe dans une certaine facilité. C'est vraiment dommage car dans l'ensemble Farrow orchestre plutôt bien son récit, du moins avec efficacité et sachant prendre son temps lorsqu'il le faut.

Farrow maintient un suspense tenant tout le long, tant sur la finalité du récit que les péripéties que Stroud va avoir en face de lui. Il met en place une atmosphère assez oppressante, qui tournera par moment à la paranoïa, distille intelligemment (à l'image de la façon dont Stroud va devoir enquêter sur lui-même) les divers éléments de l'intrigue et rend son récit de plus en plus haletant. Derrière la caméra, il se permet quelques plans originaux et ne manque pas de bonnes idées à l'image de quelques superbes plans-séquences tel celui d'introduction. La photographie en noir et blanc est superbe et il orchestre par moments un excellent jeu d'ombres et de lumières. Et enfin, devant la caméra, Ray Milland et Charles Laughton livrent de brillantes compositions, sachant retranscrire toutes les particularités de leur personnage.

Si certains points s'avèrent décevants, ils ne nuisent pas non plus au plaisir pris devant cette oeuvre qui bénéficie d'une intrigue solide et habile, d'un réalisateur inspiré et d'excellents interprètes.

À noter que le roman d'origine a connu une autre adaptation sous le nom de No Way Out signé Roger Donaldson en 1987 avec, entre autres, Kevin Costner qui reprend (en quelque sorte, l'intrigue et les personnages sont assez différents) le rôle de Ray Milland et Gene Hackman celui de Charles Laughton. Un film réussi qui s'éloigne sensiblement de cette version-là.
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