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Charlotte28
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2,5
Publiée le 25 juin 2026
Véritable ode au jazz (dont il souligne le recul populaire), cet animé fait ressentir, à travers une mise en scène euphorisante, l’enthousiasme (sens étymologique) des musiciens autant que la fascination que le talent exerce sur les auditeurs. Or, après avoir insisté sur le travail, l’abnégation, l’obstination nécessaires pour accomplir ses rêves, l’intrigue se perd en contradictions mièvres: alors qu’un génie suffit dans une histoire (l’engeance étant rare) on lui adjoint ici un ami qui apprend si vite la batterie qu’il se produit sur scène avec deux jeunes brillamment rapides…bien que tout le monde constate son niveau inférieur: point d’inquiétude car seule la sincérité compte en musique! Comme cliché dangereusement fallacieux celui-ci est en bonne place! A la morale manifeste du besoin de jouer avec son coeur et de s’entraider pour surmonter les obstacles s’adjoint un didactisme dispensable via les témoignages en prolepse. Un show musical parfaitement maîtrisé, à rebours du récit!
Blue Giant suit trois jeunes musiciens lancés dans la création d’un trio de jazz, avec l’ambition de se faire une place sur scène. Un film énergique et accessible, que j’ai trouvé entraînant malgré une narration assez classique.
Avant de le voir, il faut avoir en tête qu’il s’agit de l’adaptation d’un manga de Shinichi Ishizuka. Réalisé par Yuzuru Tachikawa, le film adopte une approche très expressive, avec une mise en scène pensée pour traduire visuellement l’intensité de la musique. La bande originale, portée par de véritables musiciens de jazz, renforce cette authenticité. L’ensemble privilégie une expérience sensorielle, centrée sur les performances et la montée en puissance, plus que sur un récit complexe.
Le film explore avant tout la passion artistique, en montrant comment la musique peut devenir une force de transformation. Chaque personnage incarne un rapport différent au jazz, entre instinct, technique et apprentissage. Le récit rappelle que le talent ne suffit pas, et que le travail, l’écoute et la prise de risque sont nécessaires pour faire exister une vraie voix musicale.
Le film s’intéresse aussi au collectif et à l’ambition. Le trio doit apprendre à jouer ensemble sans effacer les individualités. Derrière le parcours musical, Blue Giant parle d’amitié, d’effort et de sacrifice, en suggérant que la grandeur artistique repose autant sur l’engagement que sur la maîtrise.
J’ai passé un bon moment devant Blue Giant, qui m’a offert une vraie bouffée d’air musical. Moi qui n’avais quasiment aucune connaissance en jazz, j’ai apprécié son accessibilité et l’impact de ses morceaux. Le film transmet une vraie puissance musicale, avec une mise en scène au service du son, une animation expressive et une énergie constante. L’ensemble crée une belle cohérence entre le fond et la forme, dans un récit clair et efficace.
Mais c’est aussi là que se trouvent ses limites. Le film repose sur une narration assez classique, avec un aspect parfois très démonstratif et un brin naïf. Sa trajectoire reste attendue, même si elle fonctionne. J’ai aussi trouvé que le rythme flanchait en cours de film, notamment sur la durée, avant que l’énergie musicale ne reprenne le dessus.
Au final, Blue Giant propose une expérience musicale généreuse, accessible et portée par une vraie énergie de scène. Un film classique dans sa construction, mais sincère et suffisamment vibrant pour transmettre la puissance de sa passion.
Une animation qui met à l'honneur le Jazz de façon colorée par l'adaptation d'un manga. On y retrouve des qualités des narrations des animations et mangas japonais et une large part musicale assez bienvenue.
Adapté du manga du même nom que je n'avais pas lu avant mon visionnage, ce film d'animation japonais nous fait suivre la passion musicale et l'ascension de Dai Miyamoto, jeune saxophoniste jazz de la province de Sendai. Il décide dès le début du film de rejoindre Tokyo avec l'ambition de devenir un grand artiste et de monter sur la scène la plus prestigieuse du pays. Il rejoint en colocation son ami Shunji qui deviendra le batteur débutant de son futur groupe. Il ne va pas tarder à croiser le chemin de Yukinori, jeune pianiste virtuose et compositeur de talent qui intégrera leur groupe naissant. Le trio va ensuite gravir avec ambition les marches du succès musical, non sans certaines péripéties. Le tout à force de passion, de persévérance, de travail et de camaraderie.
Dans le fond assez classique, l'histoire reprend les codes du manga en les adaptant à l'univers du jazz et le mélange fonctionne parfaitement. Nous sommes sur un mix shonen / seinen à mon sens. Le style visuel léché, donne lieu à des tableaux et des plans magnifiques. Les séquences musicales sont excellentes pour peu qu'on apprécie le jazz et surtout le saxophone. Saluons ici le travail superbe de la compositrice et pianiste japonaise Hiromi, que je vous recommande d'écouter. Le réalisateur parvient à rendre ses personnages attachants tout au long d'un scénario simple mais bien ficelé qui réservera son lot de surprises et d'émotions.
Porté par une animation superbe avec notamment des mélanges judicieux de différentes techniques, et une bande son tout aussi qualitative, le film est de plus en plus prenant au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire. Le déroulement rythmé et fluide nous amène à finir en apothéose lors d'une longue scène finale des plus réussies. Une bonne dizaine de minutes en forme de climax, durant laquelle se mélangent virtuosité musicale, créativité visuelle, et émotions. Un véritable cocktail haut en couleurs. Cette scène est un ravissement pour les yeux et les oreilles du spectateur. Tout comme le reste du long-métrage.
Côté défauts, le film n'échappent pas à quelques clichés sur la musique ou le manga, avec parfois des personnages qui se montrent archétypaux et quelques scènes un peu caricaturales. On pense par exemple aux moments où sont rappelées de manière convenue, les valeurs de l'amitié, du travail ou encore de la persévérance... Le côté shonen transparaît beaucoup durant ces courts passages et peut faire sourire le cinéphile averti, tout en rassurant le lecteur aguerri de mangas. On sent le respect pour l'œuvre originale, produit d'un genre très codifié. Oui, nous sommes bien dans un manga : une histoire de passion d'ambition et d'amélioration de performance individuelle d'un jeune homme à travers un parcours initiatique fait d'épreuves, d'entraînement et de camaraderie. On y retrouve donc les défauts inhérents au genre. Par exemple, la quasi absence de personnage féminin (à l'exception de la patronne du bar jazz, qui joue un rôle important, mais discret, dans l'ascension de notre trio).
Malgré ces quelques rares défauts, Blue Giant est un excellent long métrage d'animation qui brille par une forme, virtuose comme son personnage principal, bien qu'assez classique sur le fond. Si vous êtes sensible à la thématique musicale et que vous n'êtes pas allergique à de longues séquences de saxophone jazz, vous pouvez le regarder sans hésiter.
spoiler: Note spoil : sachez qu'il y a également une scène post générique qui ouvre sur une suite. Ce qui n'est pas une surprise car les aventures musicales de Dai se poursuivent en Europe puis au Etats-Unis dans les suite du manga (Blue Giant Supreme, Blue Giant Explorer, Blue Giant Momentum).
Ma note 15/20 Retrouvez l'ensemble de mes critiques sur mon blog : tempsdecerveaudispo sur Wordpress
Excellent d’un point de vue de l’animé comme de la musique. Je pense que c’est pas un animé qui est à porté de tous le monde. Réservé probablement aux initiés. là dessus Merci infiniment. Le manga est fort et le Film l’est tout autant on pourrait penser que le réalisateur aurait pu se casser les dents. Mais c’est tout l’inverse. J’ai Sur-Kiffé et toute la salle où je l’ai vu idem. Quel bonheur de voir Enfin une salle en Osmose avec un tel Film animé. J’ai pas regretté et je me suis régalé.
Ce film d’animation japonais évoque la rencontre entre trois jeunes hommes animés par une passion commune pour le jazz formant ainsi un groupe de musique. Nul besoin d’être un mélomane accompli pour apprécier ce long-métrage envoutant grâce à son tourbillon visuel lors des représentations musicales offrant des séquences à l’inventivité folle. Le récit met en exergue trois personnages aux personnalités diverses intelligemment croqués par une écriture délicate.
Juste magnifique de mise en image de la musique, d'écriture, de mise en scène et bien évidemment de la bande son. C'est beau, c'est grand, c'est géant !
Cet animé est simplement incroyable ! A voir au cinéma absolument pour profiter de la musique et de l'animation. Pas besoin d'être amateurs de Jazz ou d'animés pour en profiter...
Je ressors lessivé du visionnement de "Blue Giant", film d'animation japonais consacré au jazz. Et quel hommage rendu à ce genre musical ! Deux heures d'intensité émotionnelle ! "Blue Giant" est un cri d'amour au jazz et à la musique en général. C'est aussi une aventure humaine mettant en avant le dépassement de soi et la poursuite de ses rêves. L'ensemble est extrêmement bien animé. Un véritable claque !
Franchement très beau, les émotions sonores sont réellement retranscrites par l’animation, c’est un peu un “whiplash” mais en animé, cependant je trouve que la pâte graphique aurait pu légèrement être retravaillé, en partie sur la 3D, mais aussi la fin est relativement passé très vite, surtout entre l’arrivé de l’élément perturbateur et la scène finale.
Coloré, bénéficiant d'une excellente bande son, Blue Giant est une véritable lettre d'amour à la musique, au Jazz et à l'amitié. Si la qualité première du film est d'être très bien rythmée entre ses phases musicales, qui sont à la fois superbes et entrainantes, et les moments plus calmes, parfois drôles, d'interaction entre ses principaux protagonistes, il faut aussi dire qu'il parvient avec brio à retranscrire l'aspect "impitoyable" de la musique. C'est dur, car toute progression exige un important investissement en temps et en énergie, et s'accompagne de douloureuses remises en question. La figure du batteur évoque en cela le chemin parcouru par tous les musiciens pour se perfectionner dans leur instrument. Au demeurant, Dai et ses compagnons invitent à ne pas seulement apprécier la musique, mais également à la vivre. Le message, ici, est universel : S’il est un art, une technique que vous pratiquez et dans laquelle vous souhaitez vous améliorer, armez-vous de patience, soyez motivés, imposez-vous une discipline et tôt ou tard, vos efforts porteront leurs fruits.
J'y suis allé pour la musique de Hiromi, je n'ai bien évidemment pas été déçu sur ce point, mais à ma grande surprise j'ai également beaucoup apprécié le visuel qui m'a rappelé un certain Fantasia, du temps où Disney prenait des risques. Bref, rien à enlever.