Companion est avant tout une comédie, l'aspect "horrifique" passant très largement au second plan. Il n'y a pas de tension particulière, ni de scènes gores (à l'exception d'une ou deux). A ce titre, Companion est une très bonne comédie, qui parvient à gérer habilement les séquences de gêne et les dialogues acerbes. Sans grande subtilité, mais avec énormément de justesse, le film aborde le thème du patriarcat et de la masculinité toxique, même quand cette dernière est assimilée et reproduite par des femmes. Le jeu des acteurs et actrices est formidable, bien que leurs personnages soient un peu grossièrement écrits. La mise en scène est réussie et soignée, mettant aussi bien en valeur les différents décors et espaces, que les rapports de force qui se font et se défont au film de l'histoire. Le scénario est par ailleurs relativement bien ficelé, bien qu'on puisse regretté qu'il ne parvienne pas à conclure plus rapidement... L'enchainement des retournements de situation fatigue et casse le rythme sur le dernier quart du film. En bref, un film très divertissant et dont le propos tape juste. Une vraie réussite.
New Line revient à ce qu'ils savaient faire de mieux, c'est-à-dire du petit film d'horreur/fantastique au concept singulier, et ça fait du bien ! D'ailleurs avec un générique d'ouverture qui sent bon les années 80 et 90 dans la typo et le rose pastel, on sent bien la volonté de revenir à un certain cinéma, même si la nostalgie n'est pas pour autant de la partie. C'est-à-dire que nous n'avons pas sous les yeux un film qui joue avec les codes du cinéma des années 80/90 rien que pour le plaisir du spectateur ; d'ailleurs il ne joue avec ces codes que durant le générique, le reste du film étant moderne dans sa forme et son propos. On y suit d'ailleurs un couple qui part en week-end chez des amis mais la petite copine n'a pas un comportement vraiment normal. J'entretiens volontiers le mystère car même si le concept est vendu dès la seconde bande-annonce, je n'avais pas vu cette dernière avant d'aller voir le film et le découvrir complètement de A à Z fut un vrai plaisir ! Alors bon, attention, on n'est pas non plus sur du grand film d'horreur bien marquant mais plutôt sur une petite production horrifique assez légère puisque la comédie s'y immisce par instants. Et même si ce type de scénario n'est pas spécialement novateur (surtout dans de nombreuses séries télé qui s'étaient emparées du sujet bien avant et par bien des manières), il parvient à être original dans sa mise en place. C'est-à-dire que si le tout peut paraitre prévisible, l'histoire en devient finalement surprenante tellement elle part en vrille ! Et je dois dire que c'est assez rigolo donc mais aussi et surtout divertissant ! L'ensemble est en effet bien rythmé, les dialogues font bien souvent mouche, les personnages sont bien écrits (le final est particulièrement jouissif par exemple) et puis la mise en scène de Drew Hancock, si elle reste plutôt convenue, fait tout de même le taff ! En bref, "Companion" nous promet de passer un bon moment, promesse qu'il tient !
Un conseil : si vous comptez le voir, surtout ne rien savoir ni voir de ce film avant d’entrer en salles pour maximiser les nombreuses surprises qu’il vous procurera! Le réalisateur de l’excellentissime film horrifique « Barbarian », qui nous avait surpris il y a deux ans, produit ce « Compagnon », premier film très réussi de Drew Hancock. On y parle d’un sujet très à la mode, en l’occurrence l’intelligence artificielle par le biais des robots humanoïdes, potentiels futurs aides domestiques et plus si affinités de nos foyers du futur. Et pour être encore plus actuel, le film se pare d’une réflexion sur la masculinité toxique et les rapports hommes-femmes plutôt bien vue, même si pas vraiment originale à l’heure actuelle où ce genre de thématiques pullulent dans un film sur dix et encore, on est gentil. Mais ce n’est pas grave quand c’est bien amené et de façon peu conventionnelle comme ici. Vous l’aurez compris, voilà donc un long-métrage étonnant. Il prend la forme d’un film de genre qui mélange les genres et se positionne comme une série B qui sort des sentiers battus et prend de nombreux chemins de traverse.
On pense à un mélange réussi entre le prétentieux (et un chouïa surcoté?) « Ex Machina » de Garland avec ses considérations bienvenues et intellos sur l’intelligence artificielle et le navet « M3GAN » produit par Blumhouse et sa poupée robot qui part en sucette. Un croisement qui prendrait les meilleurs aspects de ces deux films, entre saillies de violence jubilatoires, pointes d’humour noir, du fond bien amené et pas mal de suspense avec des rebondissements en pagaille. Et même si l’ambiance et la tonalité sont aux antipodes, le doux souvenir de l’excellente série avortée « Westworld » et ses robots dotés de conscience nous traverse également et vaguement l’esprit. Le film n’est certes pas parfait mais on pardonne volontiers ses quelques défauts pour sa fraicheur et son côté constamment ludique. C’est un peu lent le premier quart tout comme le dernier acte est peut-être de trop (malgré une mise à mort dont on se souviendra, totalement jouissive) et il faut avouer que la mise en scène est soignée mais tout de même plutôt impersonnelle. Mais ces menues réserves sont minimes comparé au plaisir que l’on prend à suivre cette histoire pleine de surprises.
Et des twists et des revirements inattendus, il y en a dans « Compagnon ». En veux-tu en voilà même. Mais sans jamais que ce soit excessif ou surchargé comme récemment dans l’abominable et totalement incohérent « Trap » de Shyamalan. Le premier d’entre eux est connu si on a lu le synopsis (donc, encore une fois, ne lisez rien) mais les suivants s’enchaînent à bon rythme et pertinence et nous réjouissent de façon constante. Impossible de soustraire de la sympathie qu’on éprouve pour ce film la prestation haute en couleurs de Sophie Tatcher qui s’empare de ce rôle peu commun avec naturel et brio. Elle prouve, après le moyen « Heretic » et la géniale série « Yellowjackets », qu’elle est comme un poisson dans l’eau dans l’univers des œuvres de genre. Bien troussé et rythmé, on dévore donc ce petit film sorti de nulle part avec appétit et beaucoup de plaisir. C’est aussi léger que mordant, aussi original que maîtrisé et c’est la parfaite séance de cinéma du samedi soir, au sens noble du terme.
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"Companion", réalisé par Drew Hancock, ne réinvente pas le thriller de science-fiction, mais s’impose comme un bon film sympathique à regarder. Porté par Sophie Thatcher et Jack Quaid, tous deux convaincants dans leur rôle, le film démarre sur une base assez classique avant de nous surprendre avec un twist bien amené. Les rebondissements, bien pensés, s’enchaînent ensuite très bien avec leur lot de tension et quelques touches d’humour noir qu’on savoure volontiers. Même si certaines situations restent prévisibles, le rythme ne faiblit pas et les 1 h 37 passent sans le moindre ennui. En résumé, "Companion" est un divertissement court, efficace et léger, à voir sans encombre et sans prise de tête. - 14/20 Critique sur Companion (film) Vu le 10 août 2025 sur CANAL+
Il est difficile de formuler une critique de ce film, réalisé en 2025 par Drew Hancock, sans en dévoiler son contenu. En effet, pour son premier long-métrage, le cinéaste américain signe un thriller psychologique prenant place dans une société où l’intelligence artificielle a atteint un haut niveau de perfection. A l’aide d’imprévisibles retournements de situation, le scénario multiplie les questionnements sur les rapports humains avec humour et violence. L’esthétisme de la mise en scène accentue cette ambiance futuriste, digne des meilleurs épisodes de la série « Black Mirror ». Bref, une belle œuvre d’anticipation dans laquelle Sophie Thatcher éclabousse l’écran.
Franchement j'ai adoré ce film!!!!! Ce n'est pas un vrai film d’horreur a proprement parlé mais plus épouvante avec une histoire bien mené. On suit donc une bande de pote en weekend dans une villa de luxe et ce dans un trou paumé (bon du grand classique pour l'instant). Un meurtre est commis et tout par en sucette (là aussi cela arrive souvent) mais j'ai aimé le côté où l'on découvre que la petite amie (jouer par la charmante Sophie Tchater ,vu récemment dans le très bon"Hérétic") est un robot mais surtout que celle-ci ne le sait pas. Elle est touchante dans ce moment là lorsqu'elle découvre donc, qu'elle n'est pas humaine...et puis ensuite le moment de changer la donne arrive et là ben j'ai adoré comment elle se venge de tout ce petit monde. Tout ne sera pas simple pour elle mais on suit avec intérêt comment elle va tenter de s'en sortir et franchement c'était kiffant. NOTE : 8.5/10
❤️Bonsoir. Sophie Thatcher, vous êtes un véritable trésor, une douce gourmandise qui enchante les sens. Companion 2025 . Sort le 29 janvier 2025 .
Présente dans des œuvres telles que *Heretic*, *MaXXXine* et *Le Croque-Mitaine*, vous m'avez particulièrement marqué dans *Compagnon*, un film qui a su captiver mon attention.
J'ai eu le plaisir d'assister à l'avant-première chez Kinepolis, et je dois dire que c'est un film remarquable ! La réalisation et l'intrigue futuriste m'ont véritablement transporté.
J'ai ressenti une connexion profonde avec l'œuvre.
Les robots, pleins de charme, m'ont particulièrement touché, notamment Iris, l'intelligence artificielle, pour laquelle j'ai eu un véritable béguin.
J'ai adoré le mélange d'éléments horrifiques et le côté psychologique époustouflant qui ajoutent une profondeur fascinante au récit.
Félicitations au réalisateur et à l'ensemble de l'équipe, ainsi qu'aux acteurs, pour cette belle réussite !
Pour une fois la bande annonce utilise des scènes marquante du film mais ne spoil rien de l'histoire. Je m'attendais a un soulèvement des machines, ia psychopathe etc... Mais finalement c'est plus thriller qu'horreur. J'ai passé un très bon moment devant ce film . A vous de décider si vous vous placer du côté des humains ou des robots.
Petit film pas si désagréable à regarder mais vraiment poussif et déjà vu. Rien de bien original ici, tout est assez prévisible ( vraiment très prévisible),. l’histoire n’est pas très creusée, il y a des scènes de violences gratuites sans doute pour faire semblant de faire frissonner le spectateur avide de sensations fortes. Mais en vain. Vraiment! Mieux vaut revoir « blade runner « ou sur un thème proche le bien plus oppressant et réussi « don’t worry darling »
Le point de départ de cette histoire d'amour d'un nouveau genre n'est pas sans rappeler I'm your man (2021). Une variation, souvent traitée au cinéma, qui pose la question des dérives de l'IA dans nos vies, dans un futur proche. Avec de bonnes idées, ce récit en escalade est plutôt bien mené.
Un film qui débute de façon assez banal et qui se développe en nous assénant d’idées en vois tu en vois la, mais sans force ni mystère. Le scénario est parfois confus à trop vouloir nous surprendre, pour qu’à la fin on puisse vraiment s’intéresser à cette histoire et au dénouement final. Mitigé et sans grand intérêt.
Companion possède un scénario surprenant et attractif. Même si les ficelles de cette histoire ne sont pas nouvelles puisqu'il s'agit encore d'un groupe d'amis qui passe un week-end à la campagne dans une cabane... le film réserve pas mal de surprises créditées par des acteurs à la hauteur. Entre émotions et gore, le mélange est plutôt réussi et inattendu. Dommage que le contexte de cette histoire soit inexistant: en quelle année sommes nous ? Qui sont réellement ces amis? d'où viennent t ils ? Tout ce que je sais c'est que ce film plutôt bien réalisé (mais avec quelques rares flash back tout de même ...) va vous surprendre.
C'est un film plutôt agréable si on réussit à mettre de côté ce qui peut être considéré comme une incohérence inacceptable à savoir de pouvoir modifier aussi facilement des paramètres aussi capitaux du robot. Autrement dit le scénario du film tient sur un souillement de la plus basique des lois de la robotique. Et c'est sans spoiler puisqu'annoncé dès le début, ce qui est bien dommage en passant. Donc si on met de côté ce point, c'est plutôt pas mal, avec un bon scénario, agréable à suivre, parfois marrant, d'autres courtes fois intense. Pour ma part c'est à mi-chemin donc, moyen.