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Gabriella Shadow Hunter GD
7 abonnés
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3,5
Publiée le 21 février 2025
Voilà un film qui pose des questions sur un sujet qui sera bientôt notre quotidien. Je ne dirais rien ici sur le sujet pour ne pas dévoiler l'histoire, mais j'ai adoré cette histoire et ce film. En plus, l'actrice est à croquer et super bien dans son rôle.
Companion est un thriller de science-fiction, un huis clos où l'enjeu est de sonder la porosité entre l’âme et l’algorithme. Iris (Sophie Thatcher), androïde façonnée pour être la compagne idéale, s’abandonne d’abord à son rôle sans soupçonner l’illusion dont elle est prisonnière. À travers son regard, Hancock met en scène une tragédie où le libre arbitre se négocie, et où la perfection artificielle ne tarde pas à engendrer le chaos.
Si la critique d’une masculinité programmant ses fantasmes dans la chair synthétique se veut acérée, elle demeure enfermée dans un discours convenu et les tensions initiales s’effilochent à mesure que le film s’abandonne aux artifices du thriller classique.
Hancock s’inscrit dans une lignée prestigieuse (Ex Machina, A.I. Artificial Intelligence) sans jamais atteindre leur densité thématique. Là où Garland sculptait le doute et l’ambiguïté, Companion révèle trop vite ses intentions, jusqu’à appauvrir son discours. Ici, la machine ne change que de langue et de niveau d’intelligence, réduisant un concept prometteur à un gadget scénaristique. Les twists, d’abord habilement distillés, s’accumulent jusqu’à rompre l’adhésion.
Au-delà de ses carences scénaristiques, Companion reflète un malaise plus large : une science-fiction qui, sous couvert d’engagement, finit par illustrer le contraire de ce qu’elle veut dénoncer. En réduisant ses personnages secondaires à de simples fonctions narratives, en caricaturant son discours sur la toxicité masculine sans jamais le complexifier, le film conforte plus qu’il ne remet en question. Il devient le miroir d’une tendance où la posture critique prime sur la remise en cause véritable.
Reste une œuvre divertissante, efficace mais qui échoue à transcender ses références. En somme, il oublie l’essentiel : le trouble, l’inquiétude, cette zone grise où l’homme et la machine se confondent.
Belle itération sur le thème de l'androïde, qui se démarque de la concurrence en offrant un récit à la première personne du point de vue de la machine. Le tout est assez comique, et ne manque pas de rebondissements. Une très bonne surprise, comme une sorte de miroir inversé du film "Ex Machina".
Un petit bijou scénaristique ! Les acteurs sont impeccables et malicieux, la photographie est belle et la musique est sympa. On mixe science-fiction, thriller, dramédie avec un soupçon de violence; et cela donne un cocktail très divertissant… Il paraît que les bandes-annonces dévoilaient trop, la surprise étant totale en ne les ayant pas vues. 4 étoiles !
Companion se révèle être une œuvre d’une rare sensibilité, mêlant habilement émotions brutes et réflexion profonde sur la nature des relations humaines. Dès les premières minutes, le film capte l’attention grâce à une réalisation soignée et une photographie sublime qui immergent instantanément le spectateur dans un univers à la fois intime et universel.
L’interprétation des acteurs est remarquable. Leur justesse apporte une authenticité touchante aux personnages, dont la complexité psychologique est explorée avec finesse. Les dialogues, d’une grande subtilité, résonnent longtemps après le visionnage, suscitant une réflexion sur la solitude, la connexion humaine et la quête d’appartenance.
La bande sonore, discrète mais poignante, accompagne parfaitement le récit en soulignant les moments clés sans jamais les surcharger. La narration, fluide et maîtrisée, distille des émotions avec une telle délicatesse qu’il est difficile de ne pas se laisser emporter.
Companion brille par sa capacité à aborder des thématiques profondes tout en restant accessible. C’est un film qui touche, qui questionne et qui inspire, porté par une mise en scène élégante et une écriture d’une grande sensibilité.
En somme, Companion est une expérience cinématographique inoubliable, qui restera gravé dans les esprits.
Il est sympa ce film même fun et change de l'ordinaire vraiment. Scènes imprévisibles on ne sait pas trop ce qu'il va se tramer. Le scénario est des plus original je m'attendais pas du tout à cela. A voir car il vaut le coup ce film.
Très bien ! J'ai beaucoup apprécié. Un des rares films où l'on a du mal à savoir le dénouement tellement il se passe de chose. C'est à la fois drôle et horrifique. Les thèmes abordés sont actuelles et très bien mis en scène par les differents personnages du film. Et personnellement ce qui m'a le plus terrifié c'est que le contexte du film peut totalement exister d'ici quelques années. Bravo
Un robot qui prend conscience de son existence. Assez peu gore, la tension est présente, les twists présents, même si malheureusement le plus important est spoilé dès la bande-annonce. Une machination organisée qu'on découvre au fur et à mesure pour au final un bon petit thriller nanti de SF d'anticipation. Très agréable mais assez vite oubliable.
L’originalité première de Companion, et peut-être involontaire d’ailleurs, est d’emmêler ses personnages humains dans un tel faisceau d’intrigues qu’ils en paraissent moins humains que les robots qu’ils manipulent : les reprogrammations successives produisent un effet inverse à celui recherché puisque ce ne sont plus les machines qui se reformatent mais leur propriétaire respectif, contraint de changer de rôle, de modifier l’histoire – en témoignent les flashbacks amusants. Cette intelligence de propos est redoublée par une faillite de la masculinité, dont les codes sont démantelés avec humour : spoiler: l’obsession du contrôle et de l’apparence, la sexualité mécanique et vantarde, le goût pour la nouveauté technologique afin d’impressionner ou de faire comme les autres … Josh constitue l’archétype du trentenaire branché, beau gosse et extraverti qui se drape des meilleurs intentions comme des discours les plus émancipateurs et tolérants spoiler: alors même qu’il trouve dans ses actes les preuves de son hypocrisie, une hypocrisie relative à sa personne et aussi à la condition qu’il incarne . Si l’image de la spoiler: femme-objet est traitée avec lourdeur et didactisme, elle donne lieu à quelques fulgurances horrifiques telle spoiler: cette traque dans la forêt qui mute en romance tour à tour nostalgique et inquiétante entre un homme et son automate . Nous reprocherons au film son dispositif qui enferme personnages et scénario dans l’application d’un schéma narratif trop étroit : il empêche de capter l’émotion et l’humanité chez ceux qui en sont normalement étrangers. Reste un divertissement bien réalisé, habile et non dénué de second degré.