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Dunlorev Jan
2 critiques
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4,0
Publiée le 21 juin 2026
Pour moi, ce n'était pas un film d'épouvante mais plutôt un thriller psychologique.
C'est intéressant de voir ces deux héros , enfermés dans une routine déprimante et marqués par les traumatismes, intégrer un monde mystérieux et infini.
Au fur et à mesure du film, ils avancent sans avancer et réalisent trop tard spoiler: qu'il n'y a pas de sortie .
En plus, il y a quelques références à des jeux "liminaux" comme Pools et Stanley Parable.
Je ne connais pas la webserie, mais ce n'est pas nécessaire pour voir ce film étrange, où on bascule d'une situation "normale" à une situation paranormale mais malgré tout vaguement familière. La folie n'est jamais loin pour les deux personnages principaux et il est difficile de faire la part des choses entre ce qu'ils vivent et leurs souvenirs/rêves. Le film m'a rappelé brièvement le Passe-Muraille et un épisode de la Quatrième Dimension; ensuite on tombe dans l'univers des back rooms où tout devient possible avec une tendance malgré tout horrifique et insensée. On peut supposer qu'il y aura une suite, le concept étant plutôt ouvert et compte-tenu de ce qui a déjà été diffusé sur le Web.
Lespoiler: Film est incroyable, il reprend le lore des vidéos de Kane et nous en dévoile plus sur le fonctionnement des Backrooms. Le film nous donne encore plus de questions que de réponses et c'est ça qui fait sa force.
Une phrase est venue spontanément lorsque le générique s'est conclu : il l'a fait !
À seulement 20 ans, Kane Parsons prouve à tout le monde que son talent transcende le cadre du court-métrage Blender sur YouTube. Doué d'une maîtrise déjà professionnelle du cadrage, du design sonore, de la narration environnementale et d'un symbolisme fort, son premier long-métrage à budget (10 millions de dollars) étonne par son esthétique visuelle et auditive parfaite.
Toutes les peurs, justifiées, qui ont accompagnées l'annonce du phénomène internet au cinéma sont magnifiquement effacées par un film angoissant, intriguant, ouvert aux moults théories - sans pour autant se confondre dans un mélange pompeux et incompréhensible comme d'autres productions A24.
Une traversée dans la psyché de personnages torturés matérialisée par un décor aux allures de vallée de l'étrange. Kane Parsons, en parlant aux traumas de sa génération via les moyens d'expression de sa même génération, continue de prouver qu’un renouveau cinématographique est déjà en chemin.
Je ne connaissais absolument pas l'univers des Backrooms avant de voir ce film, et je pense sincèrement que ce n'est pas indispensable pour l'apprécier. En revanche, c'est le genre de film qui demande une certaine attention. D'ailleurs, je l'ai davantage apprécié lors d'un second visionnage, tant il repose sur l'observation, les détails et une progression narrative qui refuse les explications faciles.
Le premier long-métrage de Kane Parsons est particulièrement impressionnant lorsqu'on se rappelle qu'il s'agit de l'œuvre d'un réalisateur extrêmement jeune. Malgré un budget relativement modeste, le film possède une identité visuelle forte, immédiatement reconnaissable. Les décors sont souvent simples dans leur composition, mais leur étrangeté repose précisément sur cette sobriété : quelque chose semble constamment familier sans jamais être tout à fait juste.
Là où beaucoup de films d'horreur misent sur l'accumulation de jumpscares ou de créatures spectaculaires, Backrooms privilégie une approche plus atmosphérique et psychologique. Son horreur naît de l'espace lui-même, de sa logique défaillante, de son instabilité et de son caractère profondément déroutant.
J'ai également apprécié la manière dont le film articule son récit autour de deux figures complémentaires : d'un côté Clark, l'architecte raté qui explore physiquement ces espaces impossibles ; de l'autre, la relation entre un thérapeute et son patient, qui interroge constamment les notions de souvenir, de reconstruction mentale et d'identité. Le film développe ainsi des thèmes rarement explorés avec autant d'ambition dans le cinéma d'horreur contemporain.
On pense parfois à Cube, à certains found footage ou encore à des productions comme V/H/S, mais sans jamais avoir l'impression que le film se contente de reproduire ces références. Il possède une véritable personnalité, aussi bien sur le plan visuel que conceptuel. J'ai également été frappé par certaines résonances avec l'art contemporain, notamment dans la représentation des figures humaines et de la monstruosité. Plusieurs apparitions et installations présentes dans les Backrooms m'ont fortement évoqué le travail du sculpteur canadien David Altmejd : des corps qui semblent simultanément humains et étrangers, des formes en perpétuelle transformation, des identités fragmentées qui paraissent exister dans plusieurs états à la fois. Que cette influence soit volontaire ou non, elle contribue à donner au film une esthétique particulièrement singulière.
Tout n'est pas parfait. Le rythme souffre parfois de quelques longueurs, notamment lors de certaines séquences d'exploration qui risquent de faire décrocher une partie du public. La première longue déambulation de Clark dans les Backrooms en est probablement le meilleur exemple. Quelques passages paraissent également répétitifs, et certaines informations importantes arrivent assez tard dans le récit. C'est un film qui exige de la patience, ce qui pourra être perçu comme une qualité ou comme un défaut selon les spectateurs.
Mais malgré ces réserves, Backrooms reste pour moi une proposition particulièrement originale, ambitieuse et stimulante. Un film qui cherche moins à effrayer qu'à créer un sentiment durable d'étrangeté et de malaise.
Spoilers
spoiler: Ce qui m'a le plus intéressé dans le film, c'est finalement l'idée que les Backrooms puissent être interprétées comme une matérialisation de la mémoire elle-même. Les espaces semblent fonctionner comme des souvenirs incomplets : reconnaissables mais imparfaits, familiers mais déformés, constamment reconstruits plutôt que reproduits fidèlement.
Les différentes transformations des lieux au cours du récit évoquent des mécanismes de reconstruction mémorielle. Les pièces changent, se recomposent et paraissent parfois influencées par les expériences ou les traumatismes des personnages. Dans cette lecture, les Backrooms deviennent moins un simple labyrinthe qu'une représentation physique de l'identité et de ses fractures.
J'ai également trouvé particulièrement intéressant que les deux personnages centraux soient un architecte et un thérapeute. L'un explore l'espace, l'autre explore les souvenirs et les deux semblent finalement cartographier la même chose. Les Backrooms sont comme une architecture mentale où les traumatismes, les souvenirs incomplets et les identités fragmentées prennent une forme concrète.
C'est aussi ce qui rend les créatures et les figures humaines dans le film si fascinantes. Elles m'ont rappelé certaines sculptures de David Altmejd, avec leurs visages démultipliés, leurs anatomies inachevées ou leurs corps qui semblent exister simultanément dans plusieurs temporalités. Elles donnent l'impression de regarder des souvenirs reconstruits plutôt que des êtres vivants : quelque chose de reconnaissable, mais profondément altéré.
Malheureusement la révélation visuelle du principal monstre du film n'est pas à la hauteur de l'attente construite pendant le reste du récit. Son apparence fonctionne mieux lorsqu'elle demeure partiellement dissimulée dans l'obscurité et suggérée par sa silhouette que lorsqu'elle est pleinement révélée. Pour une créature qui semble représenter une forme de "shadow", de part enfouie ou refoulée de la personnalité de Clark, le résultat visuel manque de puissance.
En revanche, j'ai beaucoup apprécié l'évolution progressive des Backrooms dans le dernier tiers du film. Les transformations architecturales deviennent plus radicales et paraissent directement reliées aux souvenirs et aux traumatismes des personnages. C'est seulement à ce moment-là que l'on commence réellement à comprendre la logique de cet univers et ce qui le distingue d'un simple décor de cauchemar.
Au final, Kane Parsons transforme un concept internet devenu culte en une réflexion étonnamment riche sur la mémoire, l'identité, les traumatismes et la manière dont nous reconstruisons constamment nos propres souvenirs. Malgré quelques défauts de rythme et du scénario, c'est un premier film extrêmement prometteur qui témoigne déjà d'une véritable vision de cinéma.
Bien filmé, avec de beaux angles de vue, les personnages sont plutôt bien écrit et l'histoire est bien aussi, il manque sûrement un peu plus de détails et d'histoire mais sinon c'était bien, un backrooms 2 devrait sûrement sortir pour connaître plus les backrooms est la sync
Peut-être ma plus grosse attente de l'année (et même plus). Pour poser le contexte, je m'intéresse aux backrooms depuis des années et bien sûr j'ai vu chaque vidéo du talentueux Kane "Pixels" Parsons. J'avais donc énormément hâte de voir ce que ce film allait donner et comment les backrooms allaient être adaptées sur grand écran. Ma critique sera longue mais pour donner un avis rapide, ce film est autant frustrant que captivant. Sa principale qualité est l'immersion au sein des backrooms, que ce soit visuellement ou sur le plan sonore. Tout le sound design est complétement réussi et vraiment prenant. Un petit mot sur les acteurs : sans livrer la meilleure prestation de leur carrière, je les ai trouvés convaincants et investis. Là où pour moi le film va pécher, c'est dans le scénario...évidemment vu la grandeur et la complexité de cet univers, c'était couru d'avance qu'un film d'1h50 n'allait pas pleinement contenté les puristes comme moi, mais je pense qu'il y avait quand même clairement mieux à faire sur ce point. Donc pour résumer rapidement, j'ai passé un bon moment, le film est réussi sur bien des points mais il se manque également sur d'autres. Si vous ne connaissez rien à cet univers, vous allez probablement passer à côté de plusieurs détails cachés mais vous prendrez plaisir à vous perdre dans ce lieu labyrinthique qui cache plus d'un secret. Bon détaillons chaque point à présent. Tout d'abord, j'ai beaucoup apprécié les nombreuses références de Kane Pixels à son propre travail et au monde de l'horreur et des lost medias sur internet. spoiler: (que ce soit un bref passage "d'Everyone Knows That" lors de la fête de Mary, un visuel de la photo originale des backrooms lors d'une scène où Clark essaie d'échapper à une entité ou bien la version backrooms du centre commercial de Clark qui semble emprisonner sous terre et qui fera immanquablement penser au Valley View Center de "The Oldest View" (websérie culte de Kane Pixels), etc)
Ces nombreux détails permettront aux fans de trouver le temps moins long que pour les spectateurs qui découvrent cet univers pour la 1ère fois. En effet, et c'est un problème qui revient dans pas mal de critiques (à raison) : le rythme et le scénario. D'un côté, l'essence même des backrooms est cette solitude que procure ce lieu, le fait d'errer indéfiniment dans ce dédale de pièces vides, de perdre la raison, de devenir fou. Forcément, montrer les personnes simplement marcher dans cet endroit, essayer de comprendre où ils sont, c'était complétement nécessaire. Néanmoins, pour une adaptation cinématographique, c'était également nécessaire d'incorporer cela dans une histoire intéressante permettant au spectateur d'accepter de voir quelqu'un marcher pendant 30min dans ce lieu sans que (quasiment) rien ne se passe. Cela m'emmène à l'une de mes réticences majeures vis à vis de cette adaptation : la vision de Kane Pixels des backrooms dans ce film. Je précise que pour moi ce mec est un génie, faire ce qu'il fait à son âge est exceptionnel et j'apprécie énormément tout ce qu'il a fait pour cet univers. Malgré tout, certains de ses choix m'ont posé problème et là je vais être obligé de spoiler spoiler: (tout d'abord le fait que Clark puisse rentrer et sortir à sa guise...désolé mais l'essence même des backrooms pour moi est de tomber dans ce lieu et d'y être piégé à jamais. Théoriquement c'est possible d'en ressortir mais extrêmement compliqué. Forcément, le choix qu'il puisse aller et venir m'a fortement dérangé. Surtout que ça enlève toute la notion de base de l'étage 0 à savoir devenir complétement fou de par l'immensité et la géométrie absurde de cet endroit. En pouvant ressortir, tout cet aspect élémentaire des backrooms disparait. Autre point que je n'ai pas apprécié : montrer les entités à la fin (et surtout de cette manière). Toute l'horreur des backrooms est cette inconnue et ce danger omniprésent qui plane au dessus des têtes de chaque voyageur. Le fait de voir ce danger brise inévitablement cette peur de l'inconnu (en plus de cela le design est raté).) Dommage car la scène d'intro fonctionnait à merveille et avait entièrement compris toute l'horreur des backrooms et pourquoi cet endroit est terriblement angoissant. En revanche très content qu'il se soit contenté de nous montrerspoiler: l'étage 0 (avec malgré tout quelques passages dans d'autres niveaux comme les pools rooms). Dans l'hypothèse d'une suite, c'est cool d'avoir gardé la mécanique des salles et 99% du lore de cet univers.
Au rayon des qualités de ce film : la mise en scène. J'ai trouvé plusieurs scènes juste géniales spoiler: (celle où l'on part de l'appartement de Mary et sa mère avant de descendre peu à peu dans les backrooms. En plus d'être forte de sens (descendre dans la psychologie et les traumatismes de Mary) cette scène est superbement bien faite).
J'ai parlé de la scène d'intro que j'ai trouvé génial et c'est essentiellement grâce à un point qui tient en deux mots : found footage. La vision pellicule comme si l'on regardait une caméra VHS apporte un côté palpable et réel à l'oeuvre et c'est également un beau clin d'œil de Kane Parsons à ses propres vidéos sur les backrooms qui étaient exclusivement mises en scène de cette façon. Pour conclure, malgré plusieurs points qui m'ont posé problème, Kane Pixels nous sort un premier film plus qu'honorable, surtout à son jeune âge. Cet univers aussi dérangeant que captivant en déstabilisera plus d'un, notamment via le choix de s’attarder sur l’exploration du lieu, quitte à multiplier les longues déambulations où il ne se passe, en apparence, pas grand-chose. C’est un choix qui divisera forcément. Néanmoins, si vous acceptez de vous perdre dans ces couloirs sans fin, alors vous réussirez sûrement à accrocher ! Allez moi j'y vais, j’ai encore 600 km² de moquette jaune à explorer...
Entre rishs videos, film d'angoisse et urbex, "Backrooms" idée née sur Internet explore les espaces liminaires et ce qui les relient à nos angoisses. Film qui finalement parle plus de notre santé mentale qu'autre chose. Je l'ai trouvé très efficacé sur sa première partie un peu moins aprés. L'actrice Suédoise multi récompensée Renate Reinsve est parfaite dans le rôle de la psy et Chiwetel Ejiofor parfait en patron de magasin de meubles discount dépassé
Tiré d'une série de vidéo Youtube voici le phénomène sur grand écran. J'ai connu grâce à mes enfants donc un peu de curiosité de la voir au ciné et de surcroît en VOST et j'avoue que le film réussi à te mettre une pression surtout avec le mode "Projet Blair witch" niveau de la caméra et, comme souvent, tant qu'on voit pas le monstre c'est efficace. Après côté psychologique assez intéressant sur les deux personnages principaux du film. Manque un chouia de course poursuite sur la 2e partie du film mais dans son ensemble, c'est plutôt réussi. NOTE : 7/10
Ce film relève haut la main le défit de la transposition des Backrooms au cinéma, de part sa photographie superbe, son ambiance sonore et son atmosphère. La partie découverte du milieu est prenante et ça faisait longtemps que je n'avais pas ressentis un réel mystère et envie d'exploration devant un film d'horreur. J'ai aussi beaucoup aimé le mélange de classique et found footage, c'est crédible et ça rythme. Les 1h50 passent ultra vites de part cette originalité. Les seuls bémoles sont dans le dernier tier du film, notamment spoiler: la scène de séquestration dans la salle à manger. Je n'ai pas compris le changement de personnalité du perso principal, ce switch trop brut dans la folie m'a parut trop facile, cliché et j'ai trouvé cette scène trop longue, perchée et maladroite . Je n'ai aussi pas trouvé l'actrice Renate Reinsve convaincante dans les scènes de tensions et d'action.
Film très bien, du stress tout au long du film et des jumpscare a en coupé le souffle, petit bémol sont le debut un peu longé et une fin trop courte on aimerait en connaître plus sur ce qu'ils sont devenus etc