Cf que pour ma critique de la version longue "Le calice de sang".
Les critiques ne sont pas ouvertes pour la version longue du "La malédiction du pardon", donc je publie ici, parce que ce serait dommage de passer à côté :
Voilà la suite... Oui oui... et cette suite m'a autant plu que la première partie. Peut-être plus d'ailleurs.
Alors oui, c'est curieux parce que le film est divisé en deux grande parties et ouah... Zac Snyder n'en fait vraiment qu'à sa tête et ça je trouve ça génial. parce que cette première partie peut déstabiliser
Réaction de base : "Mais qu'est-ce qu'il fout là !".
Réponse : Il prend son temps et il en profite balancer une gentillette vie de village avec ses moissons, ses amourettes (bon, j'avoue que je me serais bien passé de l'histoire dans laquelle s'est embarquée Kora... et si j'aime bien la sensualité, même si la scène n'est pas vulgaire, sa nuit d'amour m'a un peu fait penser aux vieilles nuits érotique de M6 dans les années 80 ou 90. Un rire à la fin sauve le tout, mais sans rire, ce passage était plus que dispensable), ses fêtes paysannes...
Mais où est la SF ? Tabernake !
Elle arrive elle arrive,
Et oui, moi j'ai bien aimé cette première partie parce qu'elle annonce la seconde. Parce qu'elle n'a d'intérêt et vice-versa qu'avec la seconde, parce que j'ai aimé cette liberté que le réalisateur s'est accordée : un arrêt sur image, un arrêt dans le temps, sans prétention, n'est-ce pas ce que ceux qui luttent contre le monde mère veulent défendre ? Une vie banale, simple et heureuse ? Une vie au cours de laquelle, les liens se créent, des cadeaux s'échangent, des gens cessent de mentir, cessent de se détruire, pensent à l'avenir et pensent à se battre non plus seulement par vengeance mais pour sauvegarder cet avenir ?
Arrive alors la deuxième partie : La bataille.
Et ça, c''est de la bataille ! Ca canarde, ça brûle, ça saute, ça cours, il y a plein de tanks (enfin de genre de tanks) et une attaque pas si originale, mais bien menée et palpitante du vaisseau "Le regard du roi".
Ah, Arthélaïs, dieu que je t'aime !
On saura aussi pourquoi le vaisseau amiral pleure (un moment de poésie épique).
Evidemment, la fin se finit par un coup de théâtre (heureusement d'ailleurs car les contes moi j'aime, et les détruire avant la fin me frustre beaucoup), parce que ben, oui, une suite est prévue. Netflix n'a pas donné son accord, mais moi je la veux cette suite ! Voilà, c'est dit : "Je veux la suite"
Une question cependant reste en suspens : James... Les délires de James. C'est beau et épique, mais son histoire me semble un peu obscure (sinon en Cernunos il assure !).
Rebel Moon n'est pas un chef d'œuvre du 7ème art, c'est une bonne veille histoire de SF, comme je les aime quand j'ai envie de me détendre avec une héroïne au top de sa forme, C'est jouissif, on ne s'ennuie jamais et le film fourmille de personnages, d'énigmes et d'êtres qu'on ne demande qu'à mieux connaître... ou pas, et on s'en fout du moment que le tout reste cohérent et nous tient en haleine.