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Bernard M
28 abonnés
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2,5
Publiée le 5 avril 2024
Ce film pâtit dans sa forme: absence de banc- titre au début,tournage à l'emporte pièce, mouvements de caméra trop brusques et tout ça finit par peser lourd sur l'impression d'ensemble d'autant qu'il s'agit d'un énième film sur un problème de société interprété pour la énième fois par un Vincent Lindon irréprochable et dont le jeu véridique vient servir ce film dans l'air du temps, un scénario assez conventionnel mais qui tient plutôt la rampe.
Une rencontre exceptionnelle entre un ex-professeur magistralement interprété par Vincent Lindon ( Jacques ) et un jeune rom : Victor ( Stefan Virgil Stoica ) réalisée par Nicolas Boukhrief ! Un film intimiste, dramatique, où V Lindon excelle dans son engagement humanitaire, et poursuit en droite ligne de son métier, une aide éperdue envers ce jeune garçon rencontré par accident, une altercation banale au départ qui va bousculer le cours de son existence. A travers un scénario parfait, une mise en scène irréprochable, et une jeu d'acteur d'une puissance incroyable, ce film génère une émotion certaine. L'utilisation d'une langue anglaise pour tenter de communiquer incite à la gravité du thème. A noter, la rencontre dans la rencontre, avec Harmel Kirshner ( Karole Rocher ) venant en aide concrètement aux démunis, qui va résonner dans la vie de Jacques. Si la fin laisse un peu perplexe, ce film que je recommande, est bouleversant tout en magnifiant l' acteur Vincent Lindon dans ce registre.....!!**
Après avoir mis en scène beaucoup de films policiers, de thrillers et de polars, dont certains très réussis comme l’excellent « Gardiens de l’ordre » avec Cécile de France, le plus récent et très intéressant « Trois jours et une vie » ainsi que le film qui l’a révélé au grand public, « Le Convoyeur » avec Albert Dupontel, le cinéaste francophone Nicolas Boukhrief s’essaie pour la seconde fois à autre chose après le drame romantique « La Confession ». Ici, avec « Comme un fils », il saute à pieds joints dans une veine sociale que ne renieraient pas les frères Dardenne. De la façon de filmer de manière nerveuse et au plus près de ses personnages en passant par le sujet (ici les conditions de vie des Roms et les enfants battus) en plus d’une visée fortement humaniste, c’est un essai clairement assumé de cinéma purement social.
Et de choisir Vincent Lindon pour le rôle principal apparaîtrait presque comme une évidence. Le comédien s’est spécialisé depuis une décennie dans ce type de cinéma à message fort hormis quelques écarts plus étonnants comme les films particulièrement particuliers de Claire Denis (qu’on le droit de ne pas aimer) ou son rôle dans la Palme d’or clivante et trash « Titane ». Sinon c’est du cinéma social mais davantage tourné vers le monde du travail et en guerre contre le capitalisme sauvage comme le prouve sa belle trilogie sur le sujet avec Stéphane Brizé composée de « La Loi du marché », « En guerre » et « Un autre monde », tous trois de qualité diverse mais formant un ensemble homogène. L’acteur continue donc sur cette voie mais cette fois vers du social tourné vers l’humain, davantage comme les Dardenne que Ken Loach donc. Et encore une fois il est impérial et évite la redite avec un personnage bien écrit et dont on cerne bien les contours grâce à un script lui donnant beaucoup de profondeur. Un beau rôle, grave et touchant que l’acteur empoigne avec sa force, son naturel et sa grâce habituels. Mais le jeune acteur qui joue l’enfant roumain est également très bon tout comme la trop rare Karole Rocher. Au niveau de l’interprétation c’est donc un sans-faute.
Le message que laisse paraître Boukhrief est assez nuancé sur le problème Rom ainsi que sur les conditions d’accueil et de gestion de ces populations en France. Il n’enjolive pas cette communauté mais ne la stigmatise non plus, restant sur une neutralité assez payante sur un sujet asse polémique et qui ne flattera pas plus l’électorat de gauche que celui de droite. Le rythme et la mise en scène soutenue de ce film tantôt âpre et tantôt doux finissent de nous faire passer un agréable moment même si « Comme un fils » n’a pas la force de frappe et la puissance de ces illustres modèles. Là où le bât blesse probablement le plus et empêche le film d’être vraiment bon c’est sur le flot d’incohérences voire d’invraisemblances qu’il comporte. La première, énorme, est qu’on ne saura jamais comment le gamin a retrouvé l’adresse du personnage principal. Ensuite, toute leur relation apparaît trop angélique, presque forcée... Qui caresse le front d’un gamin qui vient de saccager son domicile ?! Et sa relation sentimentale naissante avec l’assistante sociale est peu crédible. Un côté naïf et donc peut-être trop idéaliste auquel on a du mal à accrocher en plus d’un côté récit initiatique prévisible. Peut-être que selon l’humeur ça peut passer mais cela fait tout de même irréaliste à plusieurs reprises ce qui bloque forcément notre adhésion quand bien même les intentions sont bonnes et le récit prenant.
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"Comme un fils" est un drame poignant mettant en scène Vincent Lindon dans le rôle de Jacques Romand, un professeur désabusé qui redécouvre sa vocation en venant en aide à Victor, un adolescent délinquant. Lindon, toujours impeccable, livre une performance touchante et authentique, donnant une profondeur convaincante à son personnage. Le film aborde des thèmes puissants comme la rédemption et la résilience face à l'adversité, et montre avec sensibilité la relation complexe entre Jacques et Victor. Cependant, malgré la force des interprétations, le récit peine parfois à se distinguer des nombreuses œuvres traitant de la réhabilitation sociale et de la seconde chance. Ce sentiment de déjà-vu amoindrit quelque peu l'impact global du film, mais il reste une œuvre honnête et émouvante grâce à la prestation inébranlable de Lindon.
Un film plein de clichés et de bons sentiments, qui souffre de surcroît d’une mise en scène sans rythme et ennuyeuse. Vincent lindon ne démérite pas dans un rôle social qu’il affectionne, mais cela ne suffit malheureusement pas pour faire un bon film.
Après Vincent maitre nageur (Welcome), Vincent Patron (Un autre monde), Vincent syndicaliste (En guerre)... Voici donc Vincent professeur bien entendu qui va être en rupture avec son milieu professionnel, social et le discours politique. A croire que Vincent Lindon est abonné a ce type de film.
Un film donc au déroulement attendu pas vraiment le meilleur opus des Martine, pardon des Vincent...
C'est l'histoire improbable de la rencontre d'un prof improbable avec un rom improbable. Mais, pour que cela paraisse réaliste, c'est filmé en caméra-épaule avec image qui bouge, gros plans sur les yeux, sur les doigts, et tout et tout. Le film est caricatural, jusqu'à la bande-son et la scène de célébration du travail des associations d'intégration par l'apprentissage de la langue (scène totalement hors sol). Pour autant, on n'a pas envie d'enfoncer le pauvre Nicolas Boukhrief, réalisateur talentueux dont les intentions étaient très louables. Un traitement du sujet à la manière d'un "Hors norme" du duo Tolédano - Nakache eut été plus efficace. Raté.
Comme un fils est un drame poignant réalisé par Nicolas Boukhrief, qui aborde des thèmes puissants tels que la rédemption, la résilience et la lutte contre l'injustice sociale. Le film se distingue par une narration sobre et réaliste, mettant en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes marginalisés et la puissance de l'empathie et de l'engagement personnel.
Vincent Lindon, dans le rôle de Jacques Romand, livre une performance intense et nuancée. Son interprétation d'un professeur désabusé qui retrouve une raison de vivre en aidant un jeune en difficulté est à la fois touchante et inspirante. Lindon excelle à montrer la transformation intérieure de Jacques, passant d'un homme résigné à un mentor déterminé. Karole Rocher apporte une profondeur supplémentaire au film avec son rôle de soutien, tandis que Stefan Virgil Stoica, dans le rôle de Victor, est impressionnant de naturel et de sensibilité.
Après avoir réalisé plusieurs polars tel que le convoyeur, les gardiens de l ordre etc.. nicolas boukrief pour comme un fils aborde un virage à 90 degrés. Comme un fils est avant tout un drame social, en effet Vincent lindon jouant un professeur de lycée désabusé, au bord de la démission, dépressif va surprendre un adolescent en train de cambrioler son domicile. Au lieu d appeler la police, il va discuter avec ce jeune rom orphelin, désœuvré, dans les mains d un oncle qui le force à commettre des délits. Le professeur va l aider avec patience et persévérance va apprivoiser ce jeune homme et lui apprendre à lire et à écrire. Un film âpre et tendre à la fois grâce à lindon qui est une boule de tristesse et cette rencontre fortuite va être finalement pour les 2 protagonistes une bouée de sauvetage.
Vincent Lindon incarne Jacques, un prof en disponibilité qui recueille un jour un jeune enfant, roumain, battu par son oncle. Il va se lier d’affection pour l’enfant, déterminé à apprendre à lire. C’est touchant mais très classique.
C'est du cinéma très honnête. Du genre qu'affectionne Vincent Lindon. Un thème d'actualité qui place l'être humain au centre du récit. C'est bien filmé, sans effet inutile, une musique sobre qui accompagne les personnages avec empathie.
Je ne me l’explique pas mais j’ai un peu de mal avec Vincent Lindon. Par contre je dois reconnaître qu’il a su parfaitement jouer la sensibilité et la douceur de son personnage, qu’on lui connaissait déjà. Le portrait est touchant. Tout comme celui de Victor. La complicité entre les deux est certaine et bien amenée. Mais il manque probablement quelque chose pour être totalement convaincu. Sûrement trop de non-dits auxquels on aimerait avoir des réponses. Le film met avec brio en lumière plusieurs sujets sociétaux dont la question sociale de l’accueil des Roms. Le choix de la réalisation, avec un cadre de caméra resserré, a fini par m’étouffer.
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