Comme un fils
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2024
Entre un professeur démissionnaire et un garçon Rom exploité, la rencontre de ces deux trajectoires brisées est sans doute idéalisée pour que l'un aide l'autre et réciproquement. Nicolas Boukhrief, cinéaste inclassable mais toujours plongé dans l'humain, a choisi la sobriété dans une mise en scène qui de ce fait peut paraître sans éclat. Il est vrai qu'il a entre les mains un Vincent Lindon qui apporte son vécu d'acteur social et qui n'a pas besoin d'en faire beaucoup pour sembler crédible et, face à lui, une sorte d'enfant sauvage à domestiquer et à instruire. La vision de la communauté Rom obéit à un certain nombre de clichés qui alourdissent quelque peu le message de transmission et d'éducation mais le sujet, eu égard à la personnalité de son acteur principal, est en premier lieu celui de la quête de sens d'un homme qui n'a plus que confusion vis-à-vis d'un métier qui a fini par l'user. Comme un fils n'a rien de spectaculaire et bride volontairement l'émotion mais, en dépit de sa forme décevante, il est loin d'être dénué d'impact, réussissant à ne jamais laisser s'effilocher les enjeux, quitte à parfois paraître un peu naïf dans son discours positif. Après tout au cinéma, même dans un environnement supposé réaliste et morose, il n'est pas idiot de laisser un peu d'espoir à ses personnages, si ce n'est dans la société.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2024
Le plus beau film de cette rentrée sur l'éducation et l'alphabétisation.
Vincent Lindon est intense, donnant la réplique à un jeune acteur Stefan Virgil Stoica bouleversant, tous deux apprennent à se reconstruire.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2024
Pour Vincent Lindon, je suis allé voir « Comme un fils » de Nicolas Boukhrief (2024). Il y incarne Jacques Romand, veuf dont la fille réside à Toronto, professeur d’Histoire qui a perdu la vocation et qui suite à une vidéo virale sur les réseaux sociaux, a démissionné. Dans une supérette, Jacques est le témoin d’une tentative de vol par 3 jeunes dont il arrive à en ceinturer un : c’est un jeune Rom de 14 ans, Victor (Stefan Virgil Stoica pour sa première apparition à l’écran) pour lequel la police et les services sociaux ne peuvent rien faire car il n’a pas de papiers et pas de domicile. Intrigué, Jacques va accueillir ce Victor - prénom français choisi en hommage à François Truffaut ? – et via l’anglais appris sur Youtube qu’il baragouine, Jacques va rapidement comprendre qu’il doit tous les jours voler de l’argent pour rapporter à son « oncle » qui le tabasse d’autant plus que Victor est un cashalo (?) car né d’un père rom et d’une mère roumaine. Reflexe d’enseignant, Jacques va le tester et suite à un deal, il va s’en occuper tous les matins convaincu que l’éducation est le seul moyen de sortir cet enfant de la spirale de violence … mais c’est sans compter sur l’oncle !
Un petit bémol sur la relation que Jacques aura avec Harmel Kirshner (Karole Rocher) qui gère une association d’alphabétisation, mais le film tient bien la route avec un Vincent Lindon convaincu et convaincant. Un film ken loachien diront certains, mais bien ficelé et très prenant.
ben desiles
ben desiles

56 abonnés 117 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mars 2024
Film dégoulinant de bons sentiments. Le héros est d'un angélisme indéboulonnable. Quand il découvre le jeune Rom qui l'a cambriolé, assoupi dans son lit, il lui caresse la joue et lui pose une gant de toilette sur le front pour le rafraîchir. Quand on arrive à pareil degré de niaiserie, je jette l'éponge...
Yves G.

1 845 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 mars 2024
Jacques Romand (Vincent Lindon) est en pleine dépression après le drame familial qu’il a vécu. Après une altercation au collège où il enseigne, amplement relayée sur les réseaux sociaux, il a demandé une disponibilité à l’Education nationale. Un soir, il est témoin d’un vol à la supérette où il fait ses courses et collabore à l’arrestation d’un des larrons. Victor (Stefan Virgil Stoica) a quatorze ans. Il est rom. Orphelin, il est sous la coupe de son oncle qui le bat comme plâtre s’il ne ramène pas chaque jour le fruit de ses petits larcins. Jacques n’accepte pas d’abandonner le gamin à son sort et décide, avec l’aide de Harmel, la directrice d’une association, de lui venir en aide.

Je suis allé voir avec des semelles de plomb ce film dont la bande-annonce avait été diffusée ad nauseam pendant tout le mois de février. Il ne passait plus en troisième semaine que dans une seule salle parisienne, à des heures improbables, signe évident de son échec cinglant. Pourtant j’aime beaucoup le cinéma noir et tendu de Nicolas Boukhrief ("Le Convoyeur", "Made in France", "Trois Jours et une vie"…).

Abandonnant son registre habituel, Boukhrief marche sur les pas du cinéma social des frères Dardenne et de Stéphane Brizé. On pense aux premiers, et notamment au "Gamin au vélo", un de leurs tout meilleurs films, qui racontait aussi l’histoire de l’attachement d’une adulte (Cécile de France) pour un enfant. On pense évidemment au second à cause de Vincent Lindon, son acteur fétiche. Le futur candidat à l’élection présidentielle – Le Monde, dans un long reportage, racontait le mois dernier ce fantasme délirant – se plaît à passer le costume d’un rôle qui lui est désormais familier : celui du mâle blanc d’âge mûr qui tout à la fois porte sur ses épaules le poids de la culpabilité de notre système injuste/capitaliste/postcolonial, refuse de se laisser broyer et puise dans les forces qui lui restent le ressort d’une juste colère.

Ce message, si politiquement correct, me sort des yeux. Je conçois volontiers la subjectivité de ma réaction et j’accepte tout aussi volontiers qu’on ne la partage pas. On me rétorquera – et on n’aura pas tort – que les violences infligées à ce gamin, la main tendue de cet homme en miettes, la manière dont il aide ce fils de substitution (ah ! le titre !) tout en se reconstruisant sont justes et belles. On pourra même ajouter que ces sentiments là sont préférables à ceux, radicalement opposés, qui prôneraient le racisme ou l’exclusion. Ces arguments sont recevables. Mais tant de bien-pensance mielleuse finit par coller aux doigts.
Et, si on revient d’un terrain politique vers celui plus strictement cinématographique, on ne peut que bâiller d’ennui devant un scénario qui déroule un récit dont on connaît depuis la bande-annonce le début, le milieu et la fin.
velocio

1 537 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2024
Cette histoire d'un prof désabusé qui a décidé de quitter l'éducation nationale, cette histoire d'un veuf (le même homme) qui a perdu sa femme dans un accident de voiture, et qui, petit à petit, arrive à remonter la pente en venant en aide à un jeune Rom analphabète obligé de voler pour celui qu'il appelle son oncle, on aurait très bien pu la voir réalisée par Ken Loach ou par les frères Dardenne et il est fort probable qu'on aurait complètement marché et qu'on serait ressorti ému de la séance. Ce n'est malheureusement pas le cas avec "Comme un fils", malgré les efforts de Vincent Lindon (Jacques Romand, le prof) et du débutant Stefan Virgil Stoica (Victor, le jeune Rom) : pas assez de rythme, trop d'invraisemblances et une fin que l'on voyait venir avec ses gros sabots et qu'on espérait éviter malgré tout tellement elle se noie dans ce que le genre mélodramatique peut avoir de pire.
Coric Bernard

455 abonnés 848 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2024
Ce film est bouleversant par le sujet bien traité par le réalisateur. Il met un éclairage judicieux sur le sort de ces communautés ROMS et de ces jeunes déscolarisés et analphabètes. On suit donc avec intérêt les actions pleines d’humanité de ce professeur qui va s’engager personnellement et au sein d’une association pour tenter de sauver un de ces jeunes. Avec un scénario bien construit et interprété par Vincent LINDON qui incarne le rôle de ce professeur avec force et délicatesse pour s’occuper du sort de ce jeune ROM. Le film très bien réalisé avec tact est plein d’humanité et d’émotion.

Bernard CORIC
Margot1812
Margot1812

40 abonnés 101 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2024
Un très joli film sociale, une mise en scène parfaitement maitrisée. Vincent Lindon est touchant et attachant ! Le film est à voir !
Aston L
Aston L

42 abonnés 109 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2024
Un grand film, bouleversant. Magnifiquement interprété par Vincent Lindon. Le jeune garçon est une vraie dévouverte
Cinemadourg

905 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2024
Encore un rôle très engagé pour Vincent Lindon, mais le fait est qu'il porte à merveille ce type de personnage très impliqué socialement.
Il incarne ici un professeur désabusé par les dérives du système éducatif d'aujourd'hui, si loin des valeurs de ce qui fait de ce métier l'un des plus beaux du monde : transmettre, faire grandir, montrer des portes que les élèves pourront plus tard choisir d'ouvrir ou non...
Quand il se retrouve un beau jour confronté à un jeune garçon déscolarisé de 14 ans obligé de voler pour ne pas se faire tabasser par sa famille, son combat pour aider ce gamin va rallumer sa flamme pour l'enseignement et tout simplement, changer son destin.
Le scénario tient la route du début à la fin, cet acteur de maintenant 64 ans (déjà ! C'est si loin "L'étudiante" ! (1988)) possède un pur charisme d'une intensité remarquable, sa sincérité et son engagement forcent le respect encore une fois.
Un sujet délicat avec lequel le réalisateur Nicolas Boukhrief compose plutôt honorablement : frappant, humain et assez touchant.
Site CINEMADOURG.free.fr
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2024
En 2023, Nicolas Boukhrief signe un drame social dont le contenu manque de spontanéité. La rencontre entre un homme meurtri (Vincent Lindon dans son traditionnel rôle d’engagé politique) et un jeune délinquant Rom permet d’aborder le thème de la reconstruction psychologique. On aurait aimé croire à l’histoire de cet individu qui tente de redonner un sens à sa vie en aidant un malheureux. Malheureusement, le récit prévisible ne laisse aucune place aux émotions, se limitant à égrener des poncifs sur les limites du système judiciaire et éducatif ou bien sur la misère humaine. Bref, un film dont le message positif est gâché par ses nombreuses errances scénaristiques.
OpenEyes
OpenEyes

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mars 2024
Extrêmement déçu. Cela ressemble plutôt à un téléfilm plein de bons sentiments mais sans grandes idées de mise en scène. Assez pauvrement interprété par Vincent Lindon qui ne se renouvelle décidément pas.
PLR
PLR

556 abonnés 1 767 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2024
Répertorié drame. Sur le registre social. Un jeune adolescent migrant. Il s’agit plus exactement ici d’un enfant Rom. Une minorité ethnique non sédentarisée (et Européenne) telle qu’on la désigne dans le jargon administratif. Un homme, enseignant désabusé de son état, qui va le prendre sous son aile pour le soustraire à un environnement non seulement précaire (un camp) mais violent (un oncle faisant vivre la communauté des larcins commis par les mineurs sous sa coupe). Pour le reste on surfera sur des dialogues genre : « personne n’en veut, même dans leur pays », « avec eux c’est encore plus compliqué », « ils n’ont jamais de papiers d’identité et on ne peut donc pas les soustraire à l’autorité parentale », « si on les arrête, ils sont relâchés le lendemain ». Et puis ce n’est pas une priorité (sic) : des petits vols, des petits larcins… Bon, on savait ou on se doutait un peu de tout ça. C’est simplement un rappel. Mais pour le reste, où ce scénario nous mène-t-il ? Quelles réflexions humanistes va-t-il activer ? Va-t-il nous suggérer des solutions ? Vouloir nous rendre meilleurs ? Rien de tout ça. La problématique sociale est survolée. Aucun approfondissement. Côté éducation et sensibilisation du spectateur (car c’est souvent le noble objectif), ce n'est vraiment pas réussi. Trop terne. Aucune intensité narrative, explicative.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 069 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2024
Un sujet social, politique ou juste personnel entre les mains d'un personnage en confinement personnel; Ancien instituteur qui ne trouvait plus de légitimité en son travail, il prend sous son aile un jeune rom. Prêt à tous les sacrifice pour lui faire prendre le droit chemin, par l'apprentissage des mots. Il n'y a pas l'inattendu proposition. Ça en devient ennuyeux.
Ciné-13
Ciné-13

171 abonnés 1 419 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2024
LINDON incarne un professeur, en retrait de l'Education Nationale, qui s'investit dans une mission éducative, armé de sa quête personnelle, blessé par un passé familial dramatique.
Cinéma minimaliste caméra à l'épaule, plans resserrés, c'est insuffisant pour un spectateur exigeant. Et à cause de la froideur de la réalisation, brute sans fards, l'émotion n'est pas au Rdv.
Du cinéma social embourbé!
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