Une jolie petite comédie romantique assez atypique puisqu’elle se situe pendant la période du Covid, la rencontre fortuite de deux jeunes gens, puis confinés ensemble et l’amour à huis clos qui va s ‘instaurer entre eux.
On avait déjà beaucoup aimé «A trois on y va », et on retrouve ici la même légèreté dans la description des sentiments, héritier du Marivaudage du XIXe siècle et, plus près de nous, de la légèreté et finesse de Eric Rohmer .
Mais Bonnell y ajoute un peu de piment avec l’attraction et la bonne alchimie sexuelle qui se crée entre les deux jeunes, jouant un très grand rôle dans cette passion naissante . Bonnell sait très bien filmer les corps dénudés, avecc beaucoup de délicatesse, comme déjà dans ‘ « à trois on y va ».
La dernière demi-heure prend soudainement une tout autre tournure, avec la découverte d’un « impeachment », assez violent, on est tout d’abord surpris et déçu par la perte de cette « légèreté » Rhomérienne, mais en fait ce twist est très astucieuse profondeur, intelligent et réaliste.
La scène finale de rédemption est formidable et l’on verse une larme avec l’héroïne.
A noter le très bon jeu des deux acteurs, Pablo Pauly , jeune premier très prometteur que l’on a vu souvent, à plusieurs occasions, dans de bons films et la jeune actrice Amel Charif excellente, vraiment très juste , très engagée, très performante, qui donne beaucoup d’elle-même donnant toute la profondeur à son personnage , qui n’a pas beaucoup tournée, depuis ce film mais que l’on aimerai et espère revoir au plus vite .
Les personnages sont agréables, on y croit, un beau moment de cinéma offert par Bonnell.