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Clem Lepic
63 abonnés
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3,0
Publiée le 23 juin 2025
Film sur la fin d'un amour, quand l'agacement et le ras le bol envahissent la relation. Le couple se rend alors chez un thérapeute de couple, qui permet de revoir leurs dernières interactions avec un autre angle. Film norvégien, les rapports entre les protagonistes sont très directs et froids. On voit aussi que le rôle de parents avec des pères différents n'est pas évident. Film intéressant.
Un film étonnant qui nous rend témoin de la rencontre sous forme d'un coup de foudre et de la dégradation d'un couple jusqu'à une prise de conscience et une fin solaire. Les scandinaves sont assez maîtres dans l'art de disséquer les vies conjugales . J en suis sorti assez transformé
Si vous avez un ou une amie refractaire à la psychothérapie, emmenez-le/-la voir ce film, une très belle démonstration qu'on ne peut pas surmonter tout seul(e) ses biais cognitifs et que les comprendre ne va peut être pas sauver votre couple (c'est pas magique non plus, hein), mais il va vous sauver, vous, et vous rendre apte à reussir vos relations avec votre ado et votre prochain amoureux-reuse. Peut être même avec votre mère ! Un brin trop démonstratif et lent mais très efficace, et l'emotion est là, qui nous cueille par surprise.
Un premier film magnifique, très maîtrisé. Les acteurs et en particulier l’actrice principale que le film suit d’un bout à l’autre sont époustouflants. On rentre dans la psyché du personnage au fil d’allers et retours dans le temps et d’un parcours vers la lumière et de ce constat: pour aimer et accepter d’être aimé.e, il faut apprendre à s’aimer soi même.
Bouleversant de justesse ! La seule très petite nuance que j'ajouterai est que le temps du film nécessite de condenser le temps du travail sur soi, que cela ne va pas si vite et que parfois (souvent) il ne suffit pas de prendre conscience pour aller mieux Mais j'ai adoré ce film (avec un certain masochisme j'avoue), qui m'a beaucoup touchée
Ce film réalisé par une femme et qui nous parle d’un couple qui va mal, va-t-il se montrer manichéen en se rangeant systématiquement du côté de Maria, en imputant inéluctablement tous les torts à Sigmund ? Que nenni ! Quand bien même c’est bien Maria qu’on accompagne dans le film, il devient vite évident qu’elle n’est peut-être pas une femme incontestablement « adorable », qualificatif auquel le titre cherche à faire croire, et que Sigmund peut faire valoir des excuses face aux reproches que lui adresse son épouse. Par exemple, lors de cette fameuse communication téléphonique, c’est Asa, l’institutrice de Mikael, qui avait appelé alors que Maria était absente. Par ailleurs, ce n’est pas seulement avec Sigmund que Maria est très souvent en conflit : les relations qu’elle entretient avec Alma sont souvent particulièrement mauvaises, sa fille la traitant de « soulante, nulle et chiante » et faisant un scandale, parlant haut et fort, de la honte qu’elle ressent lorsque Maria vient la chercher à la sortie du collège. Quant à la mère de Maria, elle reproche vertement à sa fille le comportement qu’elle avait dans sa jeunesse qui consistait à rester assise comme une princesse, à attendre d’être servie, à avoir tendance à demander aux gens de lui obéir, à avoir en fait des caprices de diva. Mais alors, Maria serait-elle plus proche d’être une mégère ingérable que d’une épouse adorable ? Que nenni, une fois de plus, les reproches de la mère de Maria et ceux d’Alma étant probablement injustes, et, en tout cas, exagérés. Frustré(e) de n'avoir ici qu'une partie de la critique ? Si c'est le cas, rendez-vous sur le site où il y a critique et film dans l'intitulé, avec le tiret du 6 entre les deux.
Très intéressant film de Lilja Ingolfsdottir que ce portrait attachant d’une Femme au bord de la crise de nerfs et en en plein épuisement ! Là où cela se montre intéressant c'est lorsque le film quitte le Couple pour la relation à la mère et ses effets dans la Vie Amoureuse d’une Femme et montrer ainsi d'où viennent sa rage , sa colère et ses peurs !
Femme au bord de la crise de nerfs Quand Maria flashe sur Sigmund lors d’une soirée, elle a déjà deux enfants ; célibataire, elle est sûre qu’elle tient l’homme de sa vie. Début d’histoire d’amour, ellipse et nous voilà 7 ans plus tard. Plus rien ne va : 2 enfants de plus, Sigmund captivé par son emploi qui l’emmène loin de la maison des semaines entières, Maria n’en peut plus de cette vie. Elle a mis son emploi entre parenthèses, son mari lui a promis de lâcher du lest sur le sien mais il n’en est rien. Elle explose, son amour est toujours fort pour lui, ce qui est certainement réciproque (le film n’est que peu affirmatif sur ce point), elle aimerait que sa vie, leur vie prennent un autre tour et a du mal à le formuler calmement et sans être dans le reproche. Au-delà de cette charge mentale manifeste et exprimée par l’intéressée, sa place dans le couple où l’un travaille et dispose de moments à lui, à l’extérieur du foyer, c’est avant tout l’acclamation de frustration et de colère qui s’en dégage que va traiter sans manichéisme ni facilité, le scénario de Lilja Ingolfsdottir. Il aurait été tellement simpliste de coller une relation extra conjugale dans cette histoire, elle évite intelligemment ce type de piège. Donc le film interroge sur ce qui fait la fin d’une relation : A qui la faute ? A l’indifférence masculine face à la charge mentale encore et toujours imposée aux mères et épouses ? A la difficulté de certaines femmes à laisser libre cours à leur ressentiment, comme la colère ? Au temps qui passe ? Aux anciennes cicatrices mal refermées. Un peu de tout cela, c’est bien ce que dit le film. De fait, plutôt que de chercher des causes extérieures à nos tourments, n’est-il pas préférable d’entamer un dialogue avec soit même ? Et oui, le film est un portrait psychologique d’une femme de 40 ans qui doit chercher sa part d’ombre, regarder sa peine en face et se transformer pour vivre en paix. Cela permet d’éviter l’écueil féministe qui consisterait à opposer la gentille femme au mâle égoïste et indépendant et carriériste. Donc cet homme tente d’apporter maladroitement sa contribution domestique. Même si et c’est un gros mais…le récit ne place bien trop souvent à mon goût la responsabilité de l’échec à celle qui souffre et tient l’unité familiale. Amie , mère, conjoint, fille et psy ; trop souvent est mis l’accent sur ce qu’elle rate ; j’ai souffert pour elle qui semble porter seule le poids de l’échec en bénéficiant de si peu de soutien. C’est trop injuste, et ce n’est pas Caliméro qui parle. Pour un premier long métrage, le travail sur la quête d’identité est bien mené tout comme la relation à ses parents qui conditionnent en grande partie ses relations sentimentales futures. En çà le film prend à un moment des accents freudiens lors d’un échange finement écrit. A la mode Bergman, elle livre un portrait très naturaliste de ce couple qui rend la souffrance des personnages si palpables ; et sa formidable actrice le lui rend bien. Helga Guren, récompensée comme le film dans de nombreux festivals, impressionne ; on est amené à la revoir au cinéma. La narration à la première personne ainsi que le montage puzzle et l’image au plus près des acteurs permet une symbiose et identification forte avec ces personnages que l’on soit homme ou femme. Le film est dynamique même s’il fait les frais parfois de son exigence d’efficacité qui rendent certaines scènes purement utilitaires et mécaniques pour se concentrer sur des scènes plus profondes. Les 15 premières minutes par exemple ne sont pas l’image de ce que sera le film ; et bien heureusement. A regarder en couple, mais attention aux discussions qui peuvent prolonger la soirée jusqu’au bout de la nuit.
J'ai adoré ce film, la comédienne est démente ! J'ai pensé à Julie en 12 chapitres, la même veine, le même genre d'héroïne, la scène chez la psy est bouleversante. Ils sont forts ces Norvé ...
Film norvégien qui questionne sur le couple et comment réagir quand tout commence à mal aller, vu d'une femme mais pas du tout pro-féministe. Le réalisateur nous laisse juger par nous même de la situation. A conseiller notamment à tous les couples qui se posent des questions sur l'avenir de leur relation.
Le premier film danois de la norvégienne Lilja Ingolfsdottir dispose de prémisses aussi engageantes qu’effrayantes. En effet, « Loveable » entend aborder une crise conjugale du point de vue féminin. Le personnage principal est donc en pleine crise de nerfs et au sein d’une lourde période de doutes et de remise en question à tel point qu’elle va conduire son couple au fond du gouffre jusqu’au point de non retour. Le long-métrage a le bon goût de commencer sur une succession de flashbacks virevoltants et très réussis montrant la rencontre des amoureux, leur passion et la construction de leur relation sur sept années. Quand vient le moment des heurts, le film prend le parti (risqué à notre époque) de mettre la faute sur la protagoniste féminine. On peut dire que cela change de la masculinité toxique ou du mâle mauvais à la mode en ce moment et que ça fait du bien de voir un personnage masculin si bienveillant et doux. À partir de là, les bases sont posées et le film va ausculter la crise et la remise en question vécue par Maria.
« Loveable » prend alors le chemin risqué du pur film psychologique et analytique. Souvent, avec ce genre de projet ça passe ou ça casse. En effet, on peut vite s’ennuyer ou trouver cela lourd et fastidieux. Ce n’est généralement pas le cas ici. Le script de la cinéaste décortique parfaitement la psyché de son héroïne sans que cela soit déplaisant ou versé dans la psychologie de bazar. La justesse de trait et d’écriture est évidente. Beaucoup de monde pourra se retrouver complètement ou en partie dans l’un des deux personnages ou dans cette relation. Il est montré ici comment notre passé et nos insécurités profondes peuvent influer fortement sur une relation et les rapports de couple. Comment, pour pouvoir aimer et se laisser aimer, il faut parfois apprendre à s’aimer soi-même. Ce n’est jamais pesant comme le montrent la finesse de certaines scènes comme celle avec la mère et celle chez la psychologue (magnifique moment de douceur et d’émotion) qui le prouvent avec brio.
Pour que « Loveable » soit réussi, il fallait une actrice qui sache exprimer une palette d’émotions très large. Et Helga Guren est incroyable. Elle parvient à rendre attachant un personnage qui, à ce moment de sa vie, est pénible et peu agréable. Son jeu est nuancé, puissant et la manière dont elle le joue nous permet de nous identifier à ce qu’elle ressent. C’est complexe à faire traverser à l’écran et elle sublime les ressentis de son personnage. Un grand rôle difficile dont elle s’acquitte admirablement. De plus, la mise en scène est adroite et stylée dans la mise en avant de ses décors, ce qui rend le film encore plus réussi. C’est sûr, ce n’est pas le long-métrage le plus aimable qui soit mais il est moderne, puissant dans ce qu’il dit et maîtrisé sur un sujet casse-gueule. Voilà qui permet d’espérer de belles choses pour la suite pour la réalisatrice et son actrice.
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avis le 20250708, vu le 20250618 et probablement le 20250702.
cela faisait quelques années que je n'avais pas laissé d'avis sur allocine et cela m'embêtait de laisser un avis sur rapaces sans signaler loveable. Je crois que c'est la première fois depuis la covid que je retourne rapidement voir un film tellement ce film m'a plu et intéressé, même si j'ai vu plusieurs centaines de film pendant ce temps et encore bien plus avec les dvd et streaming. . . Je l'ai donc vu deux fois en moins d'un mois et même à la seconde vision j'y ai pris beaucoup de plaisir. A la première vision, j'avais à peine survolé quelques lignes de synopsis. Je n'avais pas vu la bande annonce ni rien dessus. juste le nom, l affiche et l'idée du film. . . J ai beaucoup apprécié le fait que le film revienne plusieurs fois sur la même scène pour la décrypter, l'expliciter de plus en plus, l'éclairer à la lueur de ce qui s'est passé. . . La construction du film m'a particulièrement convenu. 1/4 pour raconter comment la dispute arrive. Le reste du film pour en tirer les conséquences, pour que Maria s'interroge sur cette scène et se remette en cause, pour éclairer cette scène sous des lumières diverses. . . Finalement, c est cette première partie qui raconte leur vie de couple qui aurait pu être plus courte, qui est plus convenue. La scène du passage de caisse au supermarché avec les enfants est assez outrancière, me plaît peu, mais malheureusement elle participe pleinement au ressentiment que Maria peut ressentir en soirée lorsque Sigmund revient. . . La succession du passé heureux est un peu longue et ne raconte pas assez de choses et en même temps. elle explique l'incompréhension de Maria, comment elle s'est enfermée dans un amour fusionnel puis dans son ressentiment croissant et dans des insatisfactions auto-réalisatrices. Plus elle a l'impression de ne pas pouvoir mener ses projets artistiques comme elle le souhaite, plus elle se focalise dessus et moins elle arrive à les faire avancer. D'ailleurs je pense que le film aurait pu illustrer dans cette série de scènettes, la frustration croissante de maria et en particulier comment elle n'arrive plus à se consacrer à sa vie professionnelle. Dans mon souvenir, ce n'est que dit oralement plus tard, lorsque Maria explique ses ressentis. . . Finalement, le film raconte comment quelqu'un, persuadé de son bon droit, se remet en cause malgré toutes les évidences selon lesquelles elle n'est pas en faute. Et, malgré ces évidences. comment il est possible de se rendre compte que ces évidences ne sont pas si évidentes. Ceci grâce aux critiques de son mari, de sa fille, de sa mère, ... tout cela amène Maria à réaliser que chacun sa vérité et qu'il est possible que plusieurs personnes aient raison chacun a leur facon. Que si elle prend la peine de s'interroger, il est néanmoins possible de s'apercevoir de ses tords malgré ceux des autres. Que ses propres tord ne signifient pas que les autres n'en ont pas, et inversement. . . Ce film parle de choses délicates, parfois indicibles, et réussi à les faire passer. cela m'a beaucoup plu. Par exemple, la scène chez la mère qui dit que Maria aime être la princesse, tout commander, être servie, donc en gros qu'elle a toute la palette de l ego :-tiste, -iste et -centrique. Ces reproches viennent en pleine opposition à son grief principal envers Sigmund : qu'il ne prenne pas assez en compte les besoins de Maria. Ce qui est bien, c'est qu'il me semble que le film ne cherche pas à y répondre, probablement que les deux sont vrais. La réponse du film tient en la rencontre dans à la fin qui finalement consiste à dire : il faut dire les choses clairement, poser ses demandes et attentes mais sans agresser l'autre, simplement et aussi objectivement que possible. uns fois la situation analysée, définie, explicitée, ... Le reste depend des autres et plus de soi, et ensuite on voit. . . je trouve le sujet intelligent, difficile à mener, courageux car pas très porteur financièrement pour un film, qui cherche à expliquer de l'indicible, etc. distance de hirozaku korê eda était un film avec cette qualité : essayer de nous faire comprendre quelque chose d'indicible (en la circonstance, comment des proches de membres d'une secte ne se sont pas rendu compte de la dérive sectaire de leur proche).
La première partie du film, qui raconte la rencontre d’un couple en Norvége, puis la dégradation de leurs relations, jusqu’à la séparation, est très prenante et intense sans aucun temps mort. Malheureusement la seconde partie, qui se concentre sur l’épouse délaissée, traine en longueur, et est beaucoup moins réussie. Le dénouement est également un peu décevant. Au final l’histoire de ce couple en difficulté , n’est pas inintéressante, loin de la, mais la seconde moitié gâche un peu la très bonne impression du début. Dommage même si cela reste très regardable.
… soit Elskling en norvégien ! Mais quelle mouche a piqué le distributeur français d’affubler le drame de Lilja Ingolfsdottir – qui est aussi scénariste, monteuse, costumière et décoratrice ! -, de ce titre anglais à la limite du stupide ? Maria et Sigmund se croisent de fête en fête avant de se rendre à l'évidence : ils sont faits l'un pour l'autre ! Une passion fusionnelle et quelques années plus tard, Maria jongle désormais entre une vie domestique avec quatre enfants et une carrière exigeante. Sigmund, lui, voyage de plus en plus pour son travail mais un soir, il annonce qu'il veut divorcer... 100 minutes d’excellente facture qui ne sont pas sans rappeler Scène de la vie conjugale d’Ingmar Bergman. Le film nous arrive d’ailleurs auréolé de plusieurs prix, en particulier pour son interprète principale. Si la Norvège fait office de pionnière en matière d’égalité homme-femme au travail, il existe encore une grande disparité au sein du foyer, où les femmes ont encore une charge mentale considérable. Le film prend à contre-pied les représentations idéalisées des rencontres amoureuses dans la pop culture. Le personnage central se situe entre la victime et la femme forte, car la cinéaste a refusé toute vision binaire de son personnage. C’est la raison pour laquelle elle sonde aussi la question de la colère féminine. Tout paraît parfaitement naturel, voire improvisé, alors que chaque plan est soigneusement agencé et résonne avec les états d’âme de l’héroïne. Touchant, rageur, introspectif et curieusement apaisant. Une découverte. Helga Guren, couronnée un peu partout pour sa performance est, elle aussi une sacrée révélation. Même si elle est très bien entourée par Oddgeir Thune, Marte Magnusdotter, ou Elisabeth Sand, elle reste l’atout principal de ce portrait d’une femme au bord de la crise de nerfs, tout en urgence et en tension. Lilja Ingolfsdottir est une cinéaste à suivre de près. Son premier film sait nous montrer jusqu’au plus intime une femme dans toute sa complexité�. Tout comme Helga Curen, qui pour son 1er grand rôle, crève l’écran. A voir !