Loveable
Note moyenne
3,9
488 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

51 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
29 critiques
3
12 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2025
Loveable – Et si s’aimer était plus difficile qu’aimer l’autre ?
Lilja Ingolfsdottir signe un premier long-métrage d’une justesse renversante, où l’intime devient politique, et où chaque silence résonne comme un cri qu’on n’a jamais osé pousser.

Pas besoin de scènes spectaculaires pour bouleverser. Loveable raconte ce qu’on vit tous un jour ou l’autre : l’érosion douce et cruelle d’un lien, ce moment où l’on se regarde à peine et où le quotidien devient un champ de ruines émotionnelles.

Maria et Sigmund, couple en apparence solide, voient leur relation s’effondrer. Lui part, elle reste. Mais c’est justement ce vide qui déclenche une tempête intérieure. Ici, pas de héros, pas de coupable : juste deux âmes fatiguées de se porter, de s’inventer encore une raison d’y croire.
Car parfois, aimer ne suffit pas. Et ce n’est pas un manque d’amour, mais un excès d’ombres.

Helga Guren (Maria) offre une performance bouleversante, tout en retenue et en creux. Son regard dit plus que mille lignes de dialogue. Elle est cette femme qu’on croise tous les jours sans voir sa détresse, cette mère qui assure, cette compagne qui plie sans rompre… jusqu’au jour où ça casse.
Oddgeir Thune (Sigmund) campe un homme désarmé face à la complexité de ses propres émotions. Il ne fuit pas par lâcheté, mais par saturation. Leur couple est crédible parce qu’il est ordinaire — et c’est là que ça fait mal.

Lilja Ingolfsdottir filme au scalpel. Chaque plan respire l’authenticité. Les décors sont réels, habités, sans filtre ni mise en scène clinquante. Elle capte les gestes minuscules, les tensions invisibles, les silences coupants. On pense à Bergman, forcément. Mais aussi à la tendresse d’un Joachim Trier ou au réalisme cru de Marriage Story.

Le motif du miroir revient souvent : reflet de soi, double piégé, image figée. Maria se regarde, se confronte, se cherche. Et dans un moment fort, brise le quatrième mur.
Elle ne regarde plus la caméra. Elle nous regarde, nous. Et nous demande, en creux : “Et vous, vous vous aimez ?”

Le film parle aussi de charge mentale, de ce « troisième shift » que les femmes connaissent bien : celui d’organiser la maison, les émotions, la mémoire familiale. Loveable dépeint ce fardeau sans discours, juste par les faits. Et c’est encore plus puissant.

Le choix des prénoms n’est pas anodin non plus : Maria, archétype maternel par excellence ; Sigmund, écho limpide à Freud.
Deux figures symboliques, deux inconscients qui se percutent après s’être trop enlacés.

Mais ce qui fait la force de Loveable, c’est que la rupture n’est pas une fin. C’est une mue. Maria plonge dans ses blessures pour en ressortir entière. Pas plus forte. Juste plus vraie.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2025
« Voilà comment c'était... » Un constat amer pour Maria, dont le couple avec Sigmund s'est progressivement effrité avec les années. La passion, les étreintes et les regards amoureux ont été remplacés par des tensions et des engueulades. Le temps fait son œuvre, ça arrive, mais ça ne veut pas dire qu'on doit l'accepter. Maria sait ce qu'elle veut, et on s'en est rendu compte dans l'introduction, et elle sait aussi ce qu'elle ne veut pas à savoir la fin de son mariage. Lilja Ingolfsdottir nous place dans l'intimité d'un couple sur la fin et surtout au plus près d'une femme qui n'est pas consciente de son propre comportement. Plus qu'un film sur ce mariage, c'est une introspection, une découverte de soi qui demande beaucoup de travail. Un parcours émotionnel trop souvent facile qui m'a tenu à distance et le caractère de Maria n'aide pas. De plus, je trouve que les personnages secondaires manquent de personnalité comme s'ils avaient simplement été écrits pour les interactions avec elle. L'approche est sincère et authentique, mais il y a plein de petites choses qui font que je n'ai pas été vraiment convaincu par ce film, et ce même s'il est bien incarné.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2025
La Norvège, c'est tout près de la Suède et on a ainsi tôt fait de se sentir en terrain familier, car bergmanien, dans Loveable, premier long métrage de Lilja Ingolfsdottir. Mais après 7 ans de réflexions, et quelques scènes houleuses de la vie conjugale, c'est du côté féminin du couple que penche le film, dans une veine très psychologique, assez cruelle au demeurant, spoiler: avec une héroïne, Maria, qui cherche à comprendre ce qu'elle a pu bien faire pour avoir d'aussi mauvaises relations avec son proche entourage, à commencer par son mari et sa fille aînée. Au bout d'un certain temps, Loveable n'est pas loin de tourner en rond et Maria parait bien plus agaçante qu'adorable.
Sauf que la réalisatrice ne la lâchera plus et va pousser assez loin sa déconstruction vers des rives psychanalytiques. Tout cela pour aller vers une conclusion que l'on a le droit de trouver trop facile, voire peu crédible, eu égard à la finesse générale du portrait de femme, mais l'on a, en contrepartie, une belle bouffée d'émotion, presque inattendue, qui surgit soudain. Pour nous faire passer par tous les états, vis-à-vis du comportement de ce personnage pas toujours aimable, il fallait une interprète d'exception et la cinéaste ne s'est pas trompée en confiant ce rôle très complexe à la bluffante Helga Guren.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juin 2025
Maria et Sigmund se sont passionnément aimés. Mais sept ans et deux enfants plus tard, le couple est usé. Maria peine à assumer seule les charges du foyer ; Sigmund tolère de moins en moins les brusques accès de colère de Maria. C’est lui qui prend l’initiative de rompre. Maria ne le supporte pas.

"Loveable" est un film sur le désamour (un terme qui fut à la mode il y a une dizaine d’années avant de l’être moins). Ses dix premières minutes décrivent le coup de foudre entre Maria et Sigmund. Elles sont euphorisantes. Mais le reste du film qui s’inscrit dans un tout autre registre est plus plombant.

"Loveable" raconte l’histoire du point de vue de Maria qui étouffe de colère et éclate de chagrin. Le film touche un nerf sensible en montrant ce que nous avons tous plus ou moins vécu un jour ou l’autre, homme ou femme, et qui nous a laissé.e brisé.e : une rupture amoureuse, le vide qu’elle crée, l’immense amertume qu’elle occasionne. Cette amertume peut prendre deux formes : la haine (il/elle m’a quitté.e parce qu’il/elle ne me méritait pas) ou l’auto-dénigrement (il/elle m’a quitté.e parce que je ne méritais pas). C’est cette seconde branche qui est ici, fort intelligemment creusée : l’histoire de "Loveable" est celle de Maria qui se demande si elle est ou non « aimable ».

Ainsi posé, ce film norvégien signé par une réalisatrice d’origine islandaise est évidemment stimulant. Mais hélas, son traitement est tellement mal aimable que l’expérience s’avère traumatisante. "Loveable" est un feel-bad movie. J’ai trop souvent dit la suspicion que m’inspirent les feel-good movies, j’ai trop souvent écrit que le rôle du cinéma ne se limitait certainement pas à nous faire sentir bien pour m’en plaindre. Mais il y a des limites au masochisme…
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2025
Excellent film sur la psychologie de l'amour, reproduisons nous ce qu'on a vécu avec ses parents, est il difficile de s'aimer et d'accepter d'être aimé sans avoir peur de l'abandon, film très bien fait et très profond, à voir....
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juin 2025
Loveable m'amène à me poser une question simple : peut-on faire un bon film avec un personnage principal antipathique ?

Et ma réponse est résolument négative dans ce cas d'espèce. Les états d'âme de Maria sont très communs : elle a du mal à gérer ses enfants et sa vie professionnelle. OK. C'est probablement le sort de plus de la moitié de la population mondiale féminine, mais dans le cas de Maria, cela semble insurmontable.

Assez terrible en tout cas pour décider de partir (puis le regretter), de regarder dans le vide pendant plusieurs minutes (des heures en temps ressenti par le spectateur), d'aller voir une psy (qui l'invite à dormir, à court d'arguments thérapeutiques peut-être), de régler quelques comptes avec sa mère (très mal jouée), de se faire larguer une deuxième fois (par un mari trop beau et trop lisse pour être crédible, même si on lui donne instinctivement raison), puis de rembarrer une amie sincère.

J'ai personnellement voué une sincère animosité envers le personnage joué par l'actrice Helga Guren, jamais à court d'expédients grotesques (grimaces devant le miroir, torsions acrobatique de la bouche et dos tristement vouté), servis il est vrai par un scénario et une mise en scène ne reculant devant aucune facilité (artiste de rue chantant "Ne me quitte pas" juste après la scène de séparation, scènes rejouées maladroitement, fin ouverte irrésolue).

C'est une catastrophe dont je ne m'explique pas le succès critique. Pas aimable, du tout.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2025
Film pas mal mais qui reste tout de même assez moyen. Le point de vue psychologique est intéressant mais reste assez superficiel. La jeune femme est toujours mise en cause : c'est elle qui doit s'engager dans une thérapie, elle qui doit partir de la maison, elle qui doit chercher un travail... Cela ne me semble pas très proche de ce qui se joue dans un couple en général. Jamais n'est évoquée la psyché du mari qui reste pourtant un personnage intéressant : désespérément muet, aussi agressif qu'elle, un peu manipulateur... Je ne dis absolument pas qu'il est nécessaire de disséquer et de caricaturer l'étude de ce personnage mais peut-être serait-il au moins judicieux de s'y intéresser davantage que ce qui est fait dans ce film... spoiler: J'avoue aussi que la fin paraît assez naïve car la résolution du conflit arrive un peu comme un cheveux sur la soupe...
et la focalisation autour de la figure de la mère, qui est évidemment assez détestable, paraît facile et assez caricaturale. Rappelons néanmoins que "Loveable" est le premier long métrage de la réalisatrice Lilja Ingolfsdottir. C'est à vrai dire un bon début.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 331 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2025
Ici, ce n'est pas la peur d'aimer qui est traitée, mais celle d'être aimée. Être aimé, être envahi d'émotions si fortes qu'on a peur de ne pas survivre si on ne le ressent plus...

Un film juste et vrai, sans artifice qui nous fait partager le quotidien d'une femme dépassée et qui n'a plus le temps de prendre du recul et de penser à elle.

Le récit est écrit avec subtilité et intelligence : On pense assister à la fin d'un couple alors qu'au final ce n'est le début d'une acceptation de soi.

Je me suis beaucoup retrouver en cette femme bouleversante qui reproche à l'autre ses propres failles.

Un film d'une justesse incroyable, percutant, sur un thème peu abordé qui frappe en plein coeur.

On pense à son propre vécu et au final, on a qu'une envie, penser à soi, questionner son passé et avancer au mieux !

Une quête d'un sens à sa vie et une ôde à un moi meilleur !

Un film à voir absolument !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2025
On aimerait lui venir en aide à cette femme tourneboulée dans sa vie de couple par trop d’insatisfactions personnelles et de charges familiales à sens unique . C’est le tableau qui se présente au témoin spectateur un brin sidéré par la tournure des événements que Maria encaisse de plus en plus difficilement au regard de la vie de son époux, qui pour son travail s’absente beaucoup.
Elle l’a pourtant voulu son Sigmund, dont elle est d’ailleurs toujours amoureuses, les récriminations en plus . Comme du côté de sa fille adolescente, Alma, et de sa mère, les affaires ne sont pas plus florissantes , Maria sombre peu à peu dans le désespoir le plus noir.
Où la peinture au scalpel de l’héroïne déteint sur sa paranoïa à fleur de peau
Agaçante au possible, Maria trouve en Helga Guren la juste personne dans le bon rôle, avec une poigne de fer qui ne lâchera jamais la partie. Elle est d’une justesse totale, entraînant dans son sillage, Oddgeir Thunele le mari et Alma sa fille aînée, nullement à contre-courant cette fois des attentes d’un scénario écrit sur de la braise, et de la colère.
Pour en savoir plus :
Perlimpinpine
Perlimpinpine

7 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2025
Les acteurs sont admirables et très justes. Pour autant, le scénario me semble un peu réducteur et à charge de Maria.
En 2025, on prend conscience de la fameuse "charge mentale" très bien retranscrite dans le film. Et pourtant, ce n'est que Maria qui, au fur et à mesure de la déchéance de son couple, entre en introspection pour gérer ses peurs, sa colère et son relationnel.
Un petit tour du côté de l'enfance pour rajouter un gros sac de cailloux sur les mères qui ont, là aussi, une grosse part de responsabilité sur le malaise de l'âge adulte. Pourquoi ce n'est pas son père que Maria va voir pour comprendre ? (ah ben oui : parce qu'il est parti...et qu'il n'a ainsi pas participé aux fantômes dans le placard de Maria...)
Certes, la vie peut être légère et il n'y a rien de plus merveilleux que de danser dans le salon avec ses enfants, mais le fameux quotidien peut parfois l'emporter. Et le fautif n'est pas un seul être dans une barque.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2025
Le debut est bien , l'actrice principale également. Mais passé cela , le film devient rapidement un conflit entre couple et plus on avance vers la fin , moins il y a d’intérêt.
Shawn Atreides
Shawn Atreides

35 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juin 2025
Jamais misérabiliste, laissant toute sa place aux silences et aux ambiguïtés, je me suis demandé à plusieurs reprises où Lilja Ingolfsdottir, réalisatrice norvégienne, voulait nous emmener avec ce premier essai. Force est de constater qu’elle a su le transformer, avec brio.

Une proposition multidimensionnelle : à la fois portrait de femme, d’homme, de couple, de mère, d’enfants, d’amour... et aussi, peut-être, le portrait d’un mal-être qui, dans l’observation et la compréhension de la tourmente, finit par trouver la quiétude.

Une lettre pour tous, aussi chargée d’ombre que de lumière, avec ce pouvoir immense : celui de nous dire, enfin, ce que nous méritions de nous dire à nous-mêmes.

Et tout comme cette fin, qui se passe de mots, il m’a fallu de longues minutes avant de retrouver les miens.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2025
Très bon film sur l'analyse du couple, de son échec, de ses raisons. Qii a tort, peu importe. C'est l'analyse psychologique qui compte avec ses remises en cause de la part du personnage féminin, le peur de l'abandon. Le mari reste relativement taiseux et fuyant.
Olivier K.
Olivier K.

18 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
Un film profond pour celles et ceux qui aiment le cinéma d'Ingmar Bergman, de Nuri Bilge Ceylan, les gros livres, Tchekhov. Une interprétation immense d'Helga Guren dans le rôle principal, et beaucoup d'idées créatives sur la manière de montrer l'intériorité des personnages. Cette délicatesse psychologique n'est pas la tasse de thé de tout le monde. Mais si c'est notre genre, il faut foncer, car ce film, qui n'a pas d'aspect social ni sociétal, se concentre sur une situation humaine, universelle.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
Scénario introspectif en deux parties.

Un couple se délite sans prendre conscience de ses schémas neuronaux, qui conditionnent chacun de ses membres dans ses comportements inadaptés à la vie à deux. Ils s'aiment, mais ce n'est pas suffisant pour vivre une relation épanouie.

La seconde partie est sans doute (à mes yeux du moins ) la plus remarquable et la plus originale. La jeune femme entame une thérapie pour comprendre ce qui cloche en elle.

Transmission de comportements dysfonctionnels inconscients par l'histoire des parents des protagonistes, c'est la remise en question et la compréhension de ses propres schémas désaccordés qui permettra au personnage principal de modifier son comportement ( communication non violente, respect des limites de l'autre ... ) par une meilleure compréhension de soi même.

Au plan formel, l'image hachée du début peut être interprétée comme l'image du monde intérieur du personnage principal ( instabilité, difficulté d'équilibre, emballement émotionnel ).

La dernière demi-heure, sans doute la plus forte traduit la conquête d'elle-même de la jeune femme, par une suite de plans longs, comme apaisés.

Un très joli film qui va a l'essentiel en 90 minutes. Au plan pratique, le film sera aussi peut-être utile à ceux qui ont fait, font ou feront une psychothérapie.
Les meilleurs films de tous les temps