avis le 20250708, vu le 20250618 et probablement le 20250702.
cela faisait quelques années que je n'avais pas laissé d'avis sur allocine et cela m'embêtait de laisser un avis sur rapaces sans signaler loveable.
Je crois que c'est la première fois depuis la covid que je retourne rapidement voir un film tellement ce film m'a plu et intéressé, même si j'ai vu plusieurs centaines de film pendant ce temps et encore bien plus avec les dvd et streaming.
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Je l'ai donc vu deux fois en moins d'un mois et même à la seconde vision j'y ai pris beaucoup de plaisir. A la première vision, j'avais à peine survolé quelques lignes de synopsis. Je n'avais pas vu la bande annonce ni rien dessus. juste le nom, l affiche et l'idée du film.
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J ai beaucoup apprécié le fait que le film revienne plusieurs fois sur la même scène pour la décrypter, l'expliciter de plus en plus, l'éclairer à la lueur de ce qui s'est passé.
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La construction du film m'a particulièrement convenu. 1/4 pour raconter comment la dispute arrive. Le reste du film pour en tirer les conséquences, pour que Maria s'interroge sur cette scène et se remette en cause, pour éclairer cette scène sous des lumières diverses.
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Finalement, c est cette première partie qui raconte leur vie de couple qui aurait pu être plus courte, qui est plus convenue. La scène du passage de caisse au supermarché avec les enfants est assez outrancière, me plaît peu, mais malheureusement elle participe pleinement au ressentiment que Maria peut ressentir en soirée lorsque Sigmund revient.
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La succession du passé heureux est un peu longue et ne raconte pas assez de choses et en même temps. elle explique l'incompréhension de Maria, comment elle s'est enfermée dans un amour fusionnel puis dans son ressentiment croissant et dans des insatisfactions auto-réalisatrices. Plus elle a l'impression de ne pas pouvoir mener ses projets artistiques comme elle le souhaite, plus elle se focalise dessus et moins elle arrive à les faire avancer. D'ailleurs je pense que le film aurait pu illustrer dans cette série de scènettes, la frustration croissante de maria et en particulier comment elle n'arrive plus à se consacrer à sa vie professionnelle. Dans mon souvenir, ce n'est que dit oralement plus tard, lorsque Maria explique ses ressentis.
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Finalement, le film raconte comment quelqu'un, persuadé de son bon droit, se remet en cause malgré toutes les évidences selon lesquelles elle n'est pas en faute. Et, malgré ces évidences. comment il est possible de se rendre compte que ces évidences ne sont pas si évidentes. Ceci grâce aux critiques de son mari, de sa fille, de sa mère, ... tout cela amène Maria à réaliser que chacun sa vérité et qu'il est possible que plusieurs personnes aient raison chacun a leur facon. Que si elle prend la peine de s'interroger, il est néanmoins possible de s'apercevoir de ses tords malgré ceux des autres. Que ses propres tord ne signifient pas que les autres n'en ont pas, et inversement.
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Ce film parle de choses délicates, parfois indicibles, et réussi à les faire passer. cela m'a beaucoup plu. Par exemple, la scène chez la mère qui dit que Maria aime être la princesse, tout commander, être servie, donc en gros qu'elle a toute la palette de l ego :-tiste, -iste et -centrique. Ces reproches viennent en pleine opposition à son grief principal envers Sigmund : qu'il ne prenne pas assez en compte les besoins de Maria. Ce qui est bien, c'est qu'il me semble que le film ne cherche pas à y répondre, probablement que les deux sont vrais. La réponse du film tient en la rencontre dans à la fin qui finalement consiste à dire : il faut dire les choses clairement, poser ses demandes et attentes mais sans agresser l'autre, simplement et aussi objectivement que possible. uns fois la situation analysée, définie, explicitée, ... Le reste depend des autres et plus de soi, et ensuite on voit.
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je trouve le sujet intelligent, difficile à mener, courageux car pas très porteur financièrement pour un film, qui cherche à expliquer de l'indicible, etc. distance de hirozaku korê eda était un film avec cette qualité : essayer de nous faire comprendre quelque chose d'indicible (en la circonstance, comment des proches de membres d'une secte ne se sont pas rendu compte de la dérive sectaire de leur proche).