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JChris RZY
4 critiques
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4,5
Publiée le 22 juin 2025
Traitement du sujet très complet, sans détours et subtile. L’interprétation d’Helga Guren est absolument magistrale … GRAND BRAVO pour ces scènes de la vie de tous les jours et pour la mise en avant des différences dans la répartition des tâches entre femmes et hommes. Les regards, les rires (forcés ou non) les pleurs, les colères et tout le reste sont vraiment remarquables. À voir absolument
Jamais misérabiliste, laissant toute sa place aux silences et aux ambiguïtés, je me suis demandé à plusieurs reprises où Lilja Ingolfsdottir, réalisatrice norvégienne, voulait nous emmener avec ce premier essai. Force est de constater qu’elle a su le transformer, avec brio.
Une proposition multidimensionnelle : à la fois portrait de femme, d’homme, de couple, de mère, d’enfants, d’amour... et aussi, peut-être, le portrait d’un mal-être qui, dans l’observation et la compréhension de la tourmente, finit par trouver la quiétude.
Une lettre pour tous, aussi chargée d’ombre que de lumière, avec ce pouvoir immense : celui de nous dire, enfin, ce que nous méritions de nous dire à nous-mêmes.
Et tout comme cette fin, qui se passe de mots, il m’a fallu de longues minutes avant de retrouver les miens.
La justesse du jeu est vraiment incroyable, on ressent comme si on vivait nous mêmes les émotions! Elle a le courage de prendre en charge ses émotions et d’y faire face, l’espoir est au bout du chemin…
Très bon film sur la complexité de l’amour dans le couple, dans la famille et de l’amour de soi. L’actrice principale est bluffante, rôle complexe très bien interprété
Un couple se délite sans prendre conscience de ses schémas neuronaux, qui conditionnent chacun de ses membres dans ses comportements inadaptés à la vie à deux. Ils s'aiment, mais ce n'est pas suffisant pour vivre une relation épanouie.
La seconde partie est sans doute (à mes yeux du moins ) la plus remarquable et la plus originale. La jeune femme entame une thérapie pour comprendre ce qui cloche en elle.
Transmission de comportements dysfonctionnels inconscients par l'histoire des parents des protagonistes, c'est la remise en question et la compréhension de ses propres schémas désaccordés qui permettra au personnage principal de modifier son comportement ( communication non violente, respect des limites de l'autre ... ) par une meilleure compréhension de soi même.
Au plan formel, l'image hachée du début peut être interprétée comme l'image du monde intérieur du personnage principal ( instabilité, difficulté d'équilibre, emballement émotionnel ).
La dernière demi-heure, sans doute la plus forte traduit la conquête d'elle-même de la jeune femme, par une suite de plans longs, comme apaisés.
Un très joli film qui va a l'essentiel en 90 minutes. Au plan pratique, le film sera aussi peut-être utile à ceux qui ont fait, font ou feront une psychothérapie.
Très intéressant film de Lilja Ingolfsdottir que ce portrait attachant d’une Femme au bord de la crise de nerfs et en en plein épuisement ! Là où cela se montre intéressant c'est lorsque le film quitte le Couple pour la relation à la mère et ses effets dans la Vie Amoureuse d’une Femme et montrer ainsi d'où viennent sa rage , sa colère et ses peurs !
Un film profond pour celles et ceux qui aiment le cinéma d'Ingmar Bergman, de Nuri Bilge Ceylan, les gros livres, Tchekhov. Une interprétation immense d'Helga Guren dans le rôle principal, et beaucoup d'idées créatives sur la manière de montrer l'intériorité des personnages. Cette délicatesse psychologique n'est pas la tasse de thé de tout le monde. Mais si c'est notre genre, il faut foncer, car ce film, qui n'a pas d'aspect social ni sociétal, se concentre sur une situation humaine, universelle.
Un film étonnant qui nous rend témoin de la rencontre sous forme d'un coup de foudre et de la dégradation d'un couple jusqu'à une prise de conscience et une fin solaire. Les scandinaves sont assez maîtres dans l'art de disséquer les vies conjugales . J en suis sorti assez transformé
Excellent film sur la psychologie de l'amour, reproduisons nous ce qu'on a vécu avec ses parents, est il difficile de s'aimer et d'accepter d'être aimé sans avoir peur de l'abandon, film très bien fait et très profond, à voir....
Le journal Libération taxe le scénario du film Loveable de misogyne. Est-ce misogyne d’inventer une femme essorée par l’existence dont la colère est difficile à vivre par l’autre (le mari, la fille, la mère) ? Heureusement, ce type de verdict venant de mon quotidien préféré me sert en général de détonateur pour prendre un billet pour la première séance. Je n’ai pas été déçu, ce Loveable est effectivement désirable ! La primo-réalisatrice Lilja Ingolfsdottir pouvait compter sur deux acteurs magnifiques, Helga Guren très prometteuse dans le rôle de Maria et Oddgeir Thune dans celui de Sigmund (ce Sigmund-là n’aime pas aller chez le psy mais y va quand même sur injonction de sa femme). Tout est juste de la première à la dernière image. C’est rafraichissant un film qui narre avec justesse une détresse, fût-elle féminine. N’est-ce pas le propre de l’art de camper des personnages qui bousculent et émeuvent ? Il faut dire que je suis fan de ces ambiances norvégiennes à la Joachim Trier, ces familles osloïtes à la vie bordélique dans des maisons illuminées par le soleil nocturne. C’est vrai que ça peut taper sur le système, ces nuits trop courtes et cette neige en mai. Ou provoquer l’émotion inverse : moi c’est pour ça que je les aime, les gens du septentrion : ils veulent faire l’amour n’importe comment et que tout finisse bien. Et ils se cassent la gueule. La vie quoi.
Magnifique film, triste mais magnifique. Une mise en scène extrêmement étoffée pour un premier film. Helga Guren est magistrale dans toutes les scènes. Elle porte le film de bout en bout. Cette lumière rasante des pays du Nord enveloppe les personnages et dicte l'humeur des plans. La bande son contribue à l'ambiance générale. A voir.
J'ai adoré ce film, la comédienne est démente ! J'ai pensé à Julie en 12 chapitres, la même veine, le même genre d'héroïne, la scène chez la psy est bouleversante. Ils sont forts ces Norvé ...
On aimerait lui venir en aide à cette femme tourneboulée dans sa vie de couple par trop d’insatisfactions personnelles et de charges familiales à sens unique . C’est le tableau qui se présente au témoin spectateur un brin sidéré par la tournure des événements que Maria encaisse de plus en plus difficilement au regard de la vie de son époux, qui pour son travail s’absente beaucoup. Elle l’a pourtant voulu son Sigmund, dont elle est d’ailleurs toujours amoureuses, les récriminations en plus . Comme du côté de sa fille adolescente, Alma, et de sa mère, les affaires ne sont pas plus florissantes , Maria sombre peu à peu dans le désespoir le plus noir. Où la peinture au scalpel de l’héroïne déteint sur sa paranoïa à fleur de peau Agaçante au possible, Maria trouve en Helga Guren la juste personne dans le bon rôle, avec une poigne de fer qui ne lâchera jamais la partie. Elle est d’une justesse totale, entraînant dans son sillage, Oddgeir Thunele le mari et Alma sa fille aînée, nullement à contre-courant cette fois des attentes d’un scénario écrit sur de la braise, et de la colère. Pour en savoir plus :
Un premier film magnifique, très maîtrisé. Les acteurs et en particulier l’actrice principale que le film suit d’un bout à l’autre sont époustouflants. On rentre dans la psyché du personnage au fil d’allers et retours dans le temps et d’un parcours vers la lumière et de ce constat: pour aimer et accepter d’être aimé.e, il faut apprendre à s’aimer soi même.