Ici, ce n'est pas la peur d'aimer qui est traitée, mais celle d'être aimée. Être aimé, être envahi d'émotions si fortes qu'on a peur de ne pas survivre si on ne le ressent plus...
Un film juste et vrai, sans artifice qui nous fait partager le quotidien d'une femme dépassée et qui n'a plus le temps de prendre du recul et de penser à elle.
Le récit est écrit avec subtilité et intelligence : On pense assister à la fin d'un couple alors qu'au final ce n'est le début d'une acceptation de soi.
Je me suis beaucoup retrouver en cette femme bouleversante qui reproche à l'autre ses propres failles.
Un film d'une justesse incroyable, percutant, sur un thème peu abordé qui frappe en plein coeur.
On pense à son propre vécu et au final, on a qu'une envie, penser à soi, questionner son passé et avancer au mieux !
Une quête d'un sens à sa vie et une ôde à un moi meilleur !
Loveable est un drame de Lilja Ingolfsdottir. Comment Maria (Helga Guren) et Sigmund (Oddgeir Thune) se sont-ils rencontrés ? Pour vivre un amour fou. Comment s'est-il usé ? Que s'est-il passé pour que le mot "divorce" soit prononcé ?
La suite nous est proposé au travers des yeux de Maria quittant le foyer familial, Sigmund et les enfants. Le temps de la réflexion et l'absence voire le vide sont dépeints avec sobriété et puissance. L'actrice Helga Guren est authentique et très juste de colère et de peine. Elle nous propose une belle palette d'émotions. Alors que ce couple entre en période de glaciation, la lumière du film est douce et chaleureuse.
Les plans sont en passif / actif, soit fixes ou posés, calmes avec parfois de légers mouvements de rotation, soit dynamiques, caméra à l'épaule pour suivre le mouvement de la scène. Un film entre réflexion et action. De même que les silences prennent tout l'espace des questionnements et de ́l'attente, pour mieux souligner la force des mots. On saura être sensible aux séquences où l'on refait le film, et apprécier les variations dans le jeu des acteurs.
spoiler: Cette autopsie d'un couple en mort clinique est à découvrir .
Très bon film sur l'analyse du couple, de son échec, de ses raisons. Qii a tort, peu importe. C'est l'analyse psychologique qui compte avec ses remises en cause de la part du personnage féminin, le peur de l'abandon. Le mari reste relativement taiseux et fuyant.
Alors que je suis en train de lire, Sarah, Suzanne et l’écrivain d’Éric Reinhart, je suis surprise par la similitude des histoires qui nous sont livrées … le film serait-il librement inspiré du livre ? Cela me semble vraisemblable….. le livre est beaucoup plus fort, mais n’empêche que le film est reussi , ne serait-ce que par l’interprétation de l’actrice principale … quelques petites longueurs, malgré tout qui auraient pu être évitées !
Maria et Sigmund se sont passionnément aimés. Mais sept ans et deux enfants plus tard, le couple est usé. Maria peine à assumer seule les charges du foyer ; Sigmund tolère de moins en moins les brusques accès de colère de Maria. C’est lui qui prend l’initiative de rompre. Maria ne le supporte pas.
"Loveable" est un film sur le désamour (un terme qui fut à la mode il y a une dizaine d’années avant de l’être moins). Ses dix premières minutes décrivent le coup de foudre entre Maria et Sigmund. Elles sont euphorisantes. Mais le reste du film qui s’inscrit dans un tout autre registre est plus plombant.
"Loveable" raconte l’histoire du point de vue de Maria qui étouffe de colère et éclate de chagrin. Le film touche un nerf sensible en montrant ce que nous avons tous plus ou moins vécu un jour ou l’autre, homme ou femme, et qui nous a laissé.e brisé.e : une rupture amoureuse, le vide qu’elle crée, l’immense amertume qu’elle occasionne. Cette amertume peut prendre deux formes : la haine (il/elle m’a quitté.e parce qu’il/elle ne me méritait pas) ou l’auto-dénigrement (il/elle m’a quitté.e parce que je ne méritais pas). C’est cette seconde branche qui est ici, fort intelligemment creusée : l’histoire de "Loveable" est celle de Maria qui se demande si elle est ou non « aimable ».
Ainsi posé, ce film norvégien signé par une réalisatrice d’origine islandaise est évidemment stimulant. Mais hélas, son traitement est tellement mal aimable que l’expérience s’avère traumatisante. "Loveable" est un feel-bad movie. J’ai trop souvent dit la suspicion que m’inspirent les feel-good movies, j’ai trop souvent écrit que le rôle du cinéma ne se limitait certainement pas à nous faire sentir bien pour m’en plaindre. Mais il y a des limites au masochisme…
Anatomie d’une rupture, quand le couple vole en éclats il est peut-être bon de récolter les morceaux pour se regarder enfin dans le miroir et prendre les problèmes à bras-le-corps. Performance époustouflante de l’actrice principale surtout dans le dernier tiers du film. Les films norvégiens excellent décidément dans la dissection psychologique de l’humain.
Avec ce film, vous partez dans une séance de psychothérapie. Pour les amateurs du genre! L'actrice Helga Guren interprète le rôle principal de façon plus vraie que nature : incroyable performance! Mais rien de bien nouveau sur le thème des sentiments amoureux, dérivé ici avec la peur de l'abandon. Pas facile à suivre cependant avec des explications entre mère et fille qui ne trouvent toute leur importance que dans le final.
Le debut est bien , l'actrice principale également. Mais passé cela , le film devient rapidement un conflit entre couple et plus on avance vers la fin , moins il y a d’intérêt.
Si vous avez un ou une amie refractaire à la psychothérapie, emmenez-le/-la voir ce film, une très belle démonstration qu'on ne peut pas surmonter tout seul(e) ses biais cognitifs et que les comprendre ne va peut être pas sauver votre couple (c'est pas magique non plus, hein), mais il va vous sauver, vous, et vous rendre apte à reussir vos relations avec votre ado et votre prochain amoureux-reuse. Peut être même avec votre mère ! Un brin trop démonstratif et lent mais très efficace, et l'emotion est là, qui nous cueille par surprise.
Excellent film! J'ai littéralement adoré ce film qui permet une immersion dans la détresse de ce couple qui s'aime mais finit par se faire du mal, puis un bol d'oxygène en explorant les solutions qui existent pour se réconcilier avec soi-même avant tout. Un effet puissant et cathartique!!!
Loveable m'amène à me poser une question simple : peut-on faire un bon film avec un personnage principal antipathique ?
Et ma réponse est résolument négative dans ce cas d'espèce. Les états d'âme de Maria sont très communs : elle a du mal à gérer ses enfants et sa vie professionnelle. OK. C'est probablement le sort de plus de la moitié de la population mondiale féminine, mais dans le cas de Maria, cela semble insurmontable.
Assez terrible en tout cas pour décider de partir (puis le regretter), de regarder dans le vide pendant plusieurs minutes (des heures en temps ressenti par le spectateur), d'aller voir une psy (qui l'invite à dormir, à court d'arguments thérapeutiques peut-être), de régler quelques comptes avec sa mère (très mal jouée), de se faire larguer une deuxième fois (par un mari trop beau et trop lisse pour être crédible, même si on lui donne instinctivement raison), puis de rembarrer une amie sincère.
J'ai personnellement voué une sincère animosité envers le personnage joué par l'actrice Helga Guren, jamais à court d'expédients grotesques (grimaces devant le miroir, torsions acrobatique de la bouche et dos tristement vouté), servis il est vrai par un scénario et une mise en scène ne reculant devant aucune facilité (artiste de rue chantant "Ne me quitte pas" juste après la scène de séparation, scènes rejouées maladroitement, fin ouverte irrésolue).
C'est une catastrophe dont je ne m'explique pas le succès critique. Pas aimable, du tout.
Bouleversant de justesse ! La seule très petite nuance que j'ajouterai est que le temps du film nécessite de condenser le temps du travail sur soi, que cela ne va pas si vite et que parfois (souvent) il ne suffit pas de prendre conscience pour aller mieux Mais j'ai adoré ce film (avec un certain masochisme j'avoue), qui m'a beaucoup touchée
Film sur la fin d'un amour, quand l'agacement et le ras le bol envahissent la relation. Le couple se rend alors chez un thérapeute de couple, qui permet de revoir leurs dernières interactions avec un autre angle. Film norvégien, les rapports entre les protagonistes sont très directs et froids. On voit aussi que le rôle de parents avec des pères différents n'est pas évident. Film intéressant.
Les acteurs sont admirables et très justes. Pour autant, le scénario me semble un peu réducteur et à charge de Maria. En 2025, on prend conscience de la fameuse "charge mentale" très bien retranscrite dans le film. Et pourtant, ce n'est que Maria qui, au fur et à mesure de la déchéance de son couple, entre en introspection pour gérer ses peurs, sa colère et son relationnel. Un petit tour du côté de l'enfance pour rajouter un gros sac de cailloux sur les mères qui ont, là aussi, une grosse part de responsabilité sur le malaise de l'âge adulte. Pourquoi ce n'est pas son père que Maria va voir pour comprendre ? (ah ben oui : parce qu'il est parti...et qu'il n'a ainsi pas participé aux fantômes dans le placard de Maria...) Certes, la vie peut être légère et il n'y a rien de plus merveilleux que de danser dans le salon avec ses enfants, mais le fameux quotidien peut parfois l'emporter. Et le fautif n'est pas un seul être dans une barque.