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4,5
Publiée le 14 novembre 2023
Drôle, touchant, intelligent, inventif, savoureux... les adjectifs mélioratifs ne manquent pas pour qualifier la troisième réalisation de Monia Chokri.
Dans ce nouveau film, elle parvient à trouver l'équilibre parfait entre comédie populaire et cinéma d'auteur grâce, notamment, à une jolie finesse d'écriture, au travers de scènes délicieuses, de dialogues ciselés et de références cinématographiques et philosophiques, distillées tout le long.
Ainsi, le film n'est jamais manichéen, et par sa capacité à nous faire rire et pleurer lors d'une même scène, il n'impose jamais au spectateur quoi penser. Le propos sur le rapport de classes est traité avec subtilité et ne vient jamais occuper tout l'espace, à part dans sa toute dernière partie, lors d'une scène d'anniversaire volontairement plus caricaturale.
Le film est d'abord et avant tout un film sur le désir, l'attraction irrésistible des corps (rendue compte à l'écran dans de belles scènes de sexe, intenses, assez crues mais jamais vulgaires), le combat intérieur entre la passion et la raison, le lâcher prise et le regard des autres.
Essentiellement au zoom, la réalisation est très soignée et se démarque de ce que l'on voit habituellement au cinéma, rendant ainsi un bel hommage au cinéma des années 70 et à la Nouvelle Vague.
Les acteurs sont tous formidables. Les deux principaux, Magalie Lépine-Blondeau et Pierre-Yves Cardinal, magistraux, parviennent, grâce à des rôles remarquablement bien écrits et à leur finesse de jeu, à ne jamais tomber dans la caricature (Sylvain n'est pas aussi simple que le titre le laisse penser). Mais il faut également mettre en avant les seconds rôles, tous plus truculents les uns que les autres, et interprétés par des acteurs épatants, aussi drôles que touchants, à l'image des deux mamans, la belle-soeur (dont la fille s'appelle Carolane ) et la cousine.
Le plaisir que Monia Chokri a eu à faire ce film est palpable à chaque instant
Viendrais-je de rédiger la critique du meilleur film de 2023 ?
Monika Chokri, la réalisatrice a bâti son film sur un sujet rebattu, celui de l'hésitation amoureuse entre la raison et les sentiments. Une jeune Lady Chatterley, ici prof de philo quadragénaire, tombe sous le charme rustique d'un jardinier, ici en fait un artisan brut de décoffrage. Pimenté par des dialogues percutants dans la langue fleurie des Canadiens francophones - et presque trop écrits -, le film se compose de scènes où l'on confronte successivement la famille, les amis, voire les conjoints, dans des situations où le décalage entre intellos snobs des villes d'un côté et populations des campagnes de l'autre est censé faire des étincelles. Ça marche souvent mais avec quelques ratés toutefois. L'humour bien présent et l'émotion quasi- permanente permettent de passer un bon moment même si le procédé - combinaison de tous les milieux, successivement, cours de philo intermédiaires pour être sûr que le spectateur a bien compris le message - qui sous-tend le film finit un peu trop par apparaître artificiel. Interprétation parfaite jusqu'aux seconds rôles. Musique pertinente jusqu'à Michel Sardou !
Les couples traversent les mêmes crises au Québec qu’en France, mais ils ont l’accent. Le cinéma a moultes fois déroulé cette bobine. Peu d’idées scenaristiques et donc des passages à vide, on s’aime plus..on se raime.. la délivrance arrive avec une coproduction Raimbaud - Charlebois, par les soirs bleus d’été, j’irai etc… belles images de neige, de lacs et forêts.
Une merveille! Tant d'émotions délivrées avec tant de justesse! Les personnages sont tellement sincères et si bien interprétés. Je suis sortie avec l'envie de dire : oui c'est ça! Oui l'amour simple n'existe pas et pourtant, dieu que c'est beau que c'est bon de vibrer pour un autre!
Autour de ce portrait de femme, du désir sexuel, une histoire de passion amoureuse (entre deux êtres de milieux différents) banale, au traitement vu et revu. Sur une mise en scène pas du tout moderne, cette chronique n'apporte rien de nouveau et s'avère guère palpitante, appuyée par bon nombre de scènes quelconques.
On comprend vite le message du film : un couple qui a une différence de classe sociale qui a des difficultés à faire durer celui-ci, mais le film parle de s*xe constamment et tourne en rond. De plus, la façon de proposer des plans fixes n'apporte rien au récit, à part de l'ennui .
spoiler: Alors c’est ça le film qui a remporté le César du meilleur film étranger de l’année 2023 face à Oppenheimer… Tabernacle ! On aime bien que David gagne contre Goliath, mais là on reste pantois. Sur la scène la réalisatrice Monia Chokri s’est elle-même excusée auprès de Christopher Nolan qui souriant, so british, a dû penser à ses millions d’entrées pour mieux avaler la pilule. Les votants ont dû se dire « Tiens, je vais voter pour ce film qui n’a aucune chance, les autres vont tous voter pour Oppenheimer… ». Comme quoi sur un malentendu ça peut marcher.
Avec « Simple comme Sylvain » rien de neuf sur l’amour entre personnes de milieu social différent. C’est le coup de foudre entre Sophia, la quarantaine, professeur de philosophie qui donne fort à propos des cours sur l’amour à des personnes âgées à l’université à Montréal et Sylvain charpentier bourrin qui vient faire des travaux dans sa résidence secondaire. Sophia envoie balader une relation routinière de dix ans avec son compagnon intello pour vivre son nouvel amour. Sur un mode dramatique « Partir » de Catherine Corsini racontait la même histoire, Monia Chokri, elle, espère faire rire (même jaune). Elle déboulonne grossièrement les clichés sur l’amour trans-classe en y tombant elle-même. Le film manque de flamme et de sensualité et ennuie. Evidemment, il y a beaucoup de scènes de sexe pour illustrer le ciment de la relation avec une certaine humiliation du personnage féminin. C’est verbeux avec des intellectuels pédants comme dans les films du québécois Denys Arcand. Et une fois la passion charnelle passée, qu’est-ce qu’il reste ? La désillusion… Autant celles des personnages que la nôtre.
A ceux qui craignaient que le cinéma québécois disparaisse des écrans avec la retraite de Dolan, la relève est la ! Sous des airs de comédie romantique classique, Monia Chokri met en scène une femme désirante, et non simplement désirée, et ça fait toute la différence. C'est à voir !
Un nanar calamiteux à la réalisation, un téléfilm qui aurait eu toute sa place à la Télé des Inconnus. Sauf que rien n'est drôle. Hélène et les Garçons au niveau du jeu des acteurs (la scène où l'actrice principale se met à pleurer parce que la restauration du chalet va coûter cher est magique!). Mais ce n'est pas une parodie. Une bourgeoise québécoise qui vit avec son partenaire - colocataire plutôt - et qui pense bien (elle a plein d'idées bienveillantes sur l'environnement, sur les gens qui ne sont pas du même milieu, du même genre, etc.) tombe folle amoureuse d'un homme des bois, genre brut de décoffrage. Un gouffre qui les sépare. Les dialogues dans le milieu bourgeois sonnent faux, complètement artificiels et contrastent avec les cochonneries proférées par l'homme des bois. Tout est caricatural, sans nuances, sans finesse, et c'est moche à regarder comme un téléfilm d'après-midi sur M6.
Quelle déception ! Une histoire de sexe et de culture. Différence de milieu existentiel, pourtant cette femme ardente souhaite la jouissance, elle s'en repait ; pas simple, avec Sylvain qui est brute de decoffrage en bon maçon. Il reste l'humour canadien et son joli dialecte gai et enthousiaste...
Le nouveau film de Monia Chokri est certes une comédie parfaitement huilée, mais c'est aussi plus que cela : une comédie romantique, une fine description de trois classes sociales très différentes, une apologie de la sensualité et un beau portrait de femme.
Simple comme Sylvain décrit l'amour entre deux personnes de milieux très différents comme peu de films ont réussi à le faire ces dernières années : dans des genres différents, j'ai pensé à La vie d'Adèle et au magnifique Pas son genre, de Lucas Belvaux.
Pour ce faire Monia Chokri utilise des procédés stylistiques qui ne reculent pas devant une certaine vulgarité volontaire (l'ombre de Xavier Dolan, pour qui elle a joué plusieurs fois, surplombe parfois le film) et un subtil décalage qui fait mine de singer l'émotion pour mieux la provoquer.
Il y a une foi en la magie du cinéma dans la démarche de la réalisatrice québécoise qui rend son film éminemment sympathique, en plus d'être tout simplement très bon, léger et profond à la fois.
J'ai vu ce film québécois sans sous titres et c'est un véritable enfer, qu'est ce qu'ils sont durs à comprendre, on dirait une autre langue. De plus, cette histoire n'a pas une grande profondeur, c'est du vu et revu. Les critiques de la presse ont été dithyrambiques, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus intéressant. Ce film simple (comme Sylvain) sera très vite oublié.
Un film qui propose une belle grille de lecture sur la relation aux autres. On se retrouve souvent dans les ressentiments des personnages. Un film intelligent!
Cette histoire d’amour à partir d’un véritable coup de foudre entre Sylvain le manuel aux mœurs simples et direct et Sophia l’intellectuelle et bien établie est agréable à suivre. Les dialogues sont d’une grande qualité où l’humour canadien n’est pas absent. Dans ce film de cette réalisatrice canadienne, on trouve des sujets de réflexion sur l’amour entre ces deux personnages complètement différents. Bien qu’un petit peu trop long, ce film assez réussi dans l’ensemble, nous permet également de découvrir la manière de vivre au Canada et ses beaux paysages.