Sophia est professeure de philosophie à Montréal, où elle donne un cours sur l’amour. Elle fréquente des intellectuels, et vit dans une relation plan-plan. Jusqu’au jour où elle rencontre Sylvain, artisan bien charpenté issu d’un milieu populaire. C’est le coup de foudre… L’amour entre les gens de milieux opposés n’est pas une thématique neuve, loin de là. L’intérêt ici, c’est la fraicheur et la légèreté avec laquelle Monia Chokri aborde ce sujet. La réalisatrice emploie des comédiens très naturels et très complices à l’écran, avec évidemment en tête le couple entre Magalie Lépine-Blondeau et Pierre-Yves Cardinal. Et elle use d’une mise en scène colorée et dynamique pour dévoiler leur histoire d’amour. Couleurs automnales du Québec, plans serrés, découpages astucieux, zooms inattendus : on croirait parfois voir un film de la Nouvelle Vague ! « Simple comme Sylvaine » tacle également les milieux qu’il dépeint. Les intellectuels nombrilistes et vaniteux. Ou les gens modestes pas très fins (certains diront beaufs). Rajoutant pas mal d’humour à une histoire finalement sérieuse sur le fond, et traitée de manière tendre.
Une romcom dramatique qui a comme thème central : l amour peut il naître et résister à une grosse différence de classe sociale. Mais il prend une direction bien différente de « la vie d Adèle » qui avait le même sujet. Monia Chokri fait un film volubile, plein d énergie décrivant différentes étapes d une relation éminemment simple mais que personne ne comprend, pas même par moment la principale concernée. Les deux acteurs principaux font merveille et nous font croire à cette passion naissante qui défierait la logique mais qui paraît pourtant évidente. Je reprocherais seulement au film une mise en scène trop appuyée qui ne correspond pas justement à la simplicité évoquée.
L’amour peut-il transcender les classes sociales ? Monia Chokri s’intéresse à la question dans une comédie romantique drôle et attachante. À chaque instant, les dialogues ciselés font mouche parvenant à saisir le langage de deux mondes opposés.
Le cinéma québécois ne se limite pas à Arcand et Dolan mais la réalisatrice s'inscrit dans leur mouvance, notamment par la profusion des dialogues. Cette romance improbable entre une universitaire quadra et un plombier trentenaire a beaucoup de charme et l'alternance de la légèreté et de la gravité s'effectue avec finesse, dans le cadre d'une mise en scène élégante.
simple comme Sylvain s'avère assez vain et montre les premières limites du cinema de Monia Chorki. Les dialogues fusent ,sont gourmands, mais n'empêchent pas un côté répétitif. Le désir féminin est montré sur un ton humoristique mais pas vraiment pertinent. En fait le film est victime de sa propre énergie, et ne sait pas offrir de moments contemplatifs et réflexifs à son histoire. Comme aucune scène forte ne se dégage, on a l'impression d'avoir vu un patchwork aussi revigorant que soûlant.
Sylvain est un beau gars travailleur et adroit de ses mains, sans grande instruction. A l'opposé, Sophia a fait de longues études et baigne dans un milieu artistique et intellectuel. Ils se plaisent tout de suite et se sentent amoureux l'un de l'autre. Mais que demande t-on à l'autre pour vivre avec lui ou elle ? Est-ce que l'attirance physique et sensuelle permet de dépasser tous les obstacles ? C'est le thème de ce film réalisé par Monia Chokri et qui se déroule au Canada francophone. Une démonstration assez réussie.
Dès la première scène de Simple comme Sylvain, on est frappé par la qualité de la mise en scène, le jeu des comédiens et la vivacité des dialogues. Cela ne se démentira jamais. Le film se voit rapidement enrichi par l'intensité de l'amour que se porte les deux personnages principaux. Il n'est pas si fréquent de ressentir cela au cinéma. La première moitié du film est donc très enthousiasmante. Mais les gens heureux n'ont pas d'histoire, en tout cas, pas assez bonne pour en faire des films, et donc les problèmes surviennent. S'engagent alors les épreuves socio culturelles de la confrontation avec les belles-familles et les amis. Ces situations plus convenues perdent en intensité mais restent convaincantes, jusqu'au bout.
Sophia s’ennuie dans son couple intello-citadin. Mais lors d’une visite de chantier dans son chalet au bord d’un lac québécois, elle rencontre Sylvain, en charge des travaux. Suite à cette rencontre, sa vie va retrouver de l’élan mais ça va être aussi un beau chantier. Un énième film parlant de l’amour, du désir, de l’ennui dans le couple, du besoin de peps et de renouveau, de l’histoire d’amour entravée par le milieu social ; c’est bien cela, mais on n’est ni chez Woody Allen ni chez Douglas Sirk. La grande nouveauté, c’est la manière dont cette histoire romantique est traitée avec des détournements du genre à foison ; Monia Chokri, pour son 3ème film frappe un grand coup. C’est d’une drôlerie incroyable, mais aussi d’une profondeur réelle ; l’écriture est fine, virevoltante et crue ; on rit beaucoup mais la petite musique de fond est bien plus amère, mélancolique et profonde qu’il n’y parait le film avançant. Le regard posé sur ses personnages par la réalisatrice est juste et tendre et ils le lui rendent bien. Magali Lépine-Blondeau et Pierre-Yves Cardinal sont d’une fraicheur joyeuse ; mais les seconds rôles, aussi petits soit ils, sont bien ciselés ; les mères des trois protagonistes principaux sont des personnages délicieux, chacune dans leur genre. En parlant de genre, en mode comédie sur fond de conflit de classes, « Simple comme Sylvain » a des accents de « Pas son genre » ; excepté qu’il est loin de traiter uniquement de ce sujet. Et pour conclure, Monia Chokri joue avec sa caméra pour notre plus grand plaisir et produit uniquement par le jeu du cadrage au pouvoir comique et mélo du film. La scène de la rencontre entre Sophia et Sylvain est en des nombreux bijoux du film en la matière. Ses zooms avant un poil rétro sont toujours bien dosés et à propos. Un très bon moment de cinéma qui égaye mais fait aussi grincer des dents. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Une comédie amère sur l'amour et le désir, qui irradie de bonheur dans sa 1ère partie, grâce à la drôlerie de ses protagonistes, leur accent, la réalisation (son grain, ses cadrages avec travellings avant et arrière qui rappellent le cinéma des 70's et notamment Love Story). La fraîcheur de la relation et ses élans passionnels crus font terriblement de bien. Si le film est déjà caustique (difficile à suivre sans sous titres) avec une critique des catégories sociales de nos cousins québécois (la professeur d'université confrontée à la famille de pequenauds est savoureuse), il y a pourtant un tournant, mal amené qui fait perdre beaucoup de cohérence au film. Passé ce cap, le film qui était croustillant sur un adultère, va se montrer plus acide jusqu'à un épilogue réaliste. Le sentiment final est mitigé, même si le charme et le fond ont infusé l'esprit dans ce ballet de corps et d'états d'âme.
une passion improbable entre une prof de philo à la vie rangée, citadine et terne et un homme un peu fruste ouvrier à la vie simple et rurale. ..les sentiments et les pulsions brisent les barrières. Pour combien de temps, ça reste à l'appréciation du spectateur après une scène finale ambiguë A part ça, pas grand chose si ce n'est au travers le cercle familial et amical des 2 amants, des modes de vie différents. Les sous-titres français des dialogues en québécois polluent le spectacle. Film sans grand relief, sans grand intérêt, qui va s'oublier très vite.
Moi qui suis habituellement allergique au travail de Monia Chokri, je dois reconnaître que Simple comme Sylvain, qui porte très bien son titre, a du charme, surtout grâce à ses deux acteurs sexy.
« The Nature of Love » (« Simple comme Sylvain » en français, et avec ces deux titres, vous saurez déjà de quoi il retourne), est difficile à ranger dans une case, et c’est peut-être son problème principal. On se demande parfois de quoi Monia Chokri a vraiment voulu parler, et ce qu’elle a tenté de mettre à jour. On ne sait pas si elle a voulu nous émouvoir ou nous faire rire (probablement un peu des deux, mais dans quel but ?).
J’ai souvent pensé au cinéma de Woody Allen : La profusion de dialogues, l’amour dans tous ses états, la fable sociale, l’être humain dans tous ses paradoxes dont on se moque avec bienveillance. Ça y ressemble un peu, en moins bien. En moins bien parce que Woody Allen ne fait jamais semblant de parler d’autre chose. Il sait que son cinéma n’a pas d’autre vocation que celle de divertir à la façon d’un Molière de l’amour version cinéma. Et qu’il sait parfaitement clôturer ses films.
Ici on frôle les genres sans jamais vraiment les embrasser, et on perd du coup le spectateur dans de fausses pistes vers lesquelles on ne reviendra jamais. À quoi servaient-elles alors ?
Après coup j’ai même l’impression que si le tout n’était pas joué en québécois, ça perdrait encore en qualité.
Je ne me suis pas ennuyée, j’ai souri lors de certaines répliques, et j’ai passé un moment plutôt agréable. D’où ma note au dessus de la moyenne. Mais pas de quoi attribuer un césar de meilleur film étranger, selon moi.
Une bonne comédie romantique avec le charme du Québec en plus. Certes un peu caricatural parfois mais également une réflexion sur l'amour et le couple dans laquelle tout le monde se retrouvera. Une liberté de ton salutaire et des acteurs excellents avec des seconds rôles hauts en couleurs et parfois poignets (les belles-mères).