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Un visiteur
3,5
Publiée le 27 novembre 2023
Un feel good movie? Pas vraiment, même si tout nous y emmeène, attendez la fin...Filmé comme dans les années 70', une histoire basique: coup de foudre réciproque entre un célibataire et une femme en couple, le tout filmé sans complexes, sans filtres, une interprétation excellente, que demander de plus? J'ai mis 3.5 étoiles, mais pourrais très bienpasser à 4!
Ai vu indéniablement LA comédie de cette fin d'année. Comédie romantique douce amère en joual (sous titré). C'est très rythmé, drôle, tendre, parfois un peu acide, non caricatural et souvent très juste. Ecrit et mis en scène par Monia Chokri qui sait allier la comédie américaine et la comédie française en prenant le meilleur de chacun pour en faire cet objet personnel. Sophia est prof de philo à la Faculté et après 10 ans de mariage a un coup de foudre irrépressible pour Sylvain artisan et surtout hyper sexy. Deux mondes, deux façons de penser, de parler, aucune référence en commun, des amis aux antipodes, mais plein de points commun aussi à part le sexe qui surtout les réunis. Des bons mots à la pelle mais aussi des silences évocateurs, des ruptures de ton inattendues, des dé(cadrages) surprenants amenant beaucoup d'humour. Mona Choukri a réuni une bande d'acteurs très homogènes et excellents, même le plus petit rôle est écrit et superbement incarné. Des comédiens qui savent manier le changement de tempo en permanence. Evidemment en figure de proue Magalie Lépine-Blondeau est de tous les plans et est une Sophia très attachante qui perd pied et qui a envie de croire comme une petite fille à ce prince charmant qui lui tombe du ciel, son abattage fait mouche à chaque scène. Comment ne pas être, comme Sophia sous le charme de Sylvain (magnétique Pierre-Yves Cardinal). On a envie de croire en ce couple improbable. Les personnages ne sont jamais binaires et l'intransigeance et les certitudes sont l'apanage des deux "camps". Il est savoureux de voir des intellectuels se pâmer devant un poème en pensant que c'est du Rimbaud, alors que c'est du Michel Sardou, unique référence en la matière poétique de Sylvain. Mention spéciale aussi pour la bande originale (Forever Pavot) où entre autre la sublime sonate pour flûte de Poulenc est transformée génialement en slow de l'été à la guitare électrique.
Une femme issue d'un milieu intellectuel et financièrement confortable s'ennuie dans son couple. Elle rencontre un homme simple et bourru. C'est l'embrassement. Ce qui est vraiment simple dans ce film, voir éculé, c'est bien le scénario. Vu et revu. C'est quoi l'amour ? Comment l'entretenir ? Amour physique ou sentimental ? Le milieu social est-il déterminant dans la relation ? Ce qui est par contre savoureux dans cette oeuvre, c'est la quebecoise touch et le casting fort bien choisi. Tendre, touchant et drôle, le film finit par faire chavirer les coeurs.
Pas conquis par ce dépaysement québécois (notamment à cause la langue parlée au fin fond de la campagne .. elle est insupportable). Plus, sérieusement, si le message soutenant la narration est qu'une relation amoureuse - fut-elle torride - entre partenaires issus de milieux totalement différents ne peut être que vouée à l'échec, on n'est pas vraiment surpris. En outre, j'ai cru entendre que la réalisatrice voulait nous dire qu'une relation bâtie exclusivement autour du sexe ne mènera nulle part. En revanche, j'ai beaucoup aimé la prise de vue, le refus de sexualisation du corps de la femme. Et, il faut le dire, les deux acteurs principaux sont parfaits. Enfin, était-il nécessaire de prévoir 1h 50 pour nous raconter cette évidence ?
Woody Allen au pays des chemises à carreaux. C'est sympa mais cela tourne un peu en rond. Pas besoin d'être grand clair pour deviner la fin. Pourtant plusieurs scènes sont excellentes dans leurs propos sur les relations humaines. L'idée de nous instruire sur la position des philosophes à propos de l'amour est très très intéressante. Débats assurés.
Vraiment nul ! une banane Histoire d'adultère avec une différence sociale. Waouh, le scénario ! alors la façon de filmer, les dialogues et le sexe et encore du sexe et encore et encore....ouf Vraiment aucun intérêt !!!
Sophia, professeur de philosophie dans une université du 3e âge de Montréal, vit depuis 10 ans avec Xavier, intellectuellement parfait pour elle mais un peu chiant. Un jour, elle rencontre Sylvain, le charpentier qui effectue les travaux dans sa résidence secondaire.
Mona Chokri interroge l'amour, ce qui le fait naître, ce qui le fait durer, ce qui compte vraiment et s'attaque aux clichés sur ce qui créé le désir,
Le film offre des moments de rire et d'émotions particulièrement réussis. Les dialogues sont excellents (trahis par des sous-titres faits à la va vite). La mise en images qui renvoit aux comédies sentimentales des années 70 est particulièrement plaisante. Les comédiens sont excellents dont Magalie Lépine Blondeau dans le rôle de Sophia.
Malheureusement, le personnage de Sylvain, dessiné à gros traits, sans complexité, n'est pas très attachant. Et Mona Chokri n'échappe pas à l'évidente caricature sur les différences de classes, les intellos chiants et l'homme de la nature hyper sexy et inculte.
Les qualités formelles du film, les quelques excellentes scènes et cette déception dans le portrait de l'homme désiré, nous laissent un ressenti en demi-teinte.
Savoureux, profond et bien réalisé. une découverte. Malheureusement on peux trouver quelques longueurs sans lesquelles ce film se serait hissé au rang de chef d œuvre. Les nuances des différentes manière de parler le français au Canada surlignent à merveille les différences de classe sociale . excellents acteurs. mise en scène époustouflante servie par un montage audacieux.
Si le film prend l'aspect d'une comédie, le sujet est plutôt sinistre et le film tente de dire l'indiscible : la lutte des classes jusque dans le plumard. Jusqu'à présent, c'était plutôt les hommes qui étaient concernés. Désormais, c'est également le fait des femmes. Alors qu'une universitaire s'apprête à dire oui pour la vie à un ouvrier venu faire des travaux chez elle et qu'elle regarde son amant mettre de l'essence dans la voiture, une scène......lui revient en memoire et in extremis, elle comprend que les choses ne sont pas si simples que ça.
On passe par toutes les étapes d'une passion. Il n'y a rien en trop. Rien de grossier. Selon l'état d'esprit on trouvera ça plutôt bien mené. Ou ou trouvera ça déchirant.
On croit d'abord à une histoire portée par des stéréotypes, des clichés qui "marchent" au cinéma, parce que rassurants, simplifiés. La réalisatrice réussit le tour de force de les poser là, de s'en servir, de jouer avec. Ca touche juste, les émotions débordent, l'amour et le désir comme rarement filmés.
Une belle comédie tendre et drôle à la fois et pleine de justesse! Une situation qui paraît convenue mais est traitée avec beaucoup d'originalité et de finesse
Les films québécois sont toujours rafraichissants car décalés par rapport à notre production française. « Simple comme Sylvain » ne fait pas exception à la règle. C’est drôle, émouvant, parfois cruel. Le film commençait très bien mais a du mal à tenir le niveau sur la durée. Dans le même genre (une comédie romantique qui appuie sur les différences de classe sociale), j’ai trouvé mieux construit et plus abouti « Pas son genre » de Lucas Belvaux en 2014.