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Simon Bernard
206 abonnés
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4,0
Publiée le 10 novembre 2023
Alors qu'elle vit une existence intéressante mais peu instinctive dans un environnement d'intellectuels, Sophia fait la connaissance de Sylvain, venu faire les travaux de rénovation de son chalet. Elle entame avec lui une véritable passion amoureuse, sexuelle, dévorante qui l'a fait douter d'où est sa place. Mais ce n'est pas si facile de changer totalement le milieu dans lequel on vit. En salle le 8 novembre.
spoiler: Simple Comme Sylvain est une histoire plutôt courante : une femme et un homme issus de milieux différents et ayant des habitudes et centres d'intérêts différents tombent amoureux. Là où il y a une subtilité c'est dans la mise en scène de l'amour : le curseur de sensualité des scènes de sexe est poussé au maximum tout en montrant très peu d'images suggestives. Le désir entre les deux personnages est appuyé par une succession de résumés des pensées de philosophes, montrant le cheminement de la pensée de l'héroïne. Dommage que la fin et la prise de conscience arrivent un peu facilement, tel un soufflet qui retombe soudainement.
Du déjà traité au cinéma, quelques échanges drôles mais sans grande nouveauté. Dommage il y avait quelque chose à filet autour de la philosophie juste effleurée. Reste le Canada, les arbres à l'automne et la neige ! Un p'tit film du dimanche soir.
Scènes de coucherie à répétition. Histoire d'une femme nymphomane. Quelques allusions intello qui tombent à plat... Je me suis beaucoup ennuyé, le film étant bien long
En s'appuyant sur la variété des points de vue en philosophie, et sur d'excellents comédiens, Monia Chokri interroge la viabilité du sentiment amoureux avec ce film dans l'air du temps, touchant, aussi tendre qu'angoissé, à la manière de son héroïne.
L'amour, l'amour, l'amour, le sexe, le sexe, le sexe, quand deux personnes n'ont que cela en commun, au bout d'un moment, c'est un flop. Comme le démontre parfaitement ce film. Quand on est comme moi dénuée de romantisme et nullement axée sur le sexe (même jeune), il est évident qu'au bout d'un moment les "je t'aime" les "l'ai envie de toi", cela est lassant avec en prime l'accent canadien....Heureusement la fin est logique. Un pur navet !!!
Comédie dramatico-socio-romantique empreinte d'une douce folie mélancolique, la talentueuse réalisatrice-scénariste-actrice québécoise Monia Chokri porte, avec son 3e long-métrage, un regard pertinent et sans fioritures sur le désir amoureux sous toutes ses facettes, de la légèreté à la gravité, du bonheur au déchirement.
Servie par un casting impeccable et des dialogues drôles et savoureux, l'histoire de deux êtres venant de deux milieux totalement différents (les scènes respectives de repas en sont une parfaite illustration), mais laissant leurs différences de côté pour mieux s'aimer, car l'amour n'a pas à être compliqué. Jusqu'à ce que, petit-à-petit, certains préjugés (in)volontaires ne viennent prendre le dessus et remettre en question ce lien qui semblait indéfectible. Ou comment se sentir ensemble et séparés à la fois.
Une œuvre douce-amère d'une belle justesse et ne manquant pas de caractère, mettant l'amour face au conflit de classes, la vérité des sentiments face à la pression sociale qui peut s'exercer sur nos protagonistes et les empêche de réellement sortir des cases qu'ils se sont érigés. Ou quand le regard de la société s'avère finalement plus important que le regard qu'ils se portent l'un.e à l'autre. 7,5/10.
Deux portraits symptomatiques du récit imaginé par Monia Chokri, une collection de poncifs et autres clichés pour mieux les dénoncer soit un homme et une femme que tout oppose (ou presque heureusement il y a le sexe !) qui vont permettre d'aborder tous les sujets autour du couple et de l'amour. Madame est professeure de philosophie qui donne justement des cours sur la définition même de l'amour, ainsi on suit l'histoire d'amour tout en ayant en parallèle des réflexions philosophiques avec Schopenhauer, Spinoza, Freud et autres "grands" penseurs. Monia Chokri joue la funambule, et si elle trébuche lors de certaines scènes (souvent en famille) elle est pertinente, drôle et tendre quand on se focalise sur le couple. Un couple d'ailleurs épatant, merveilleusement interprété par Pierre-Yves Cardinal et surtout Magalie Lépine-Blondeau ; seul bémol ce truc stupide où Sophia/Lépine-Blondeau jouit avant même d'être touché et aussi fort et puissamment qu'en plein orgasme attendu forcément ensuite. Mais le pire reste la fin, une conclusion pessimiste qui n'est pas cohérente avec l'histoire comme si Monia Chokri se contredisait. Note indulgente. Site : Selenie.fr
Un très joli film dont je n'ai pas décroché, sur l'amour, le couple, le désir, abordant le parcours d'une femme de quarante ans qui subit le bouleversement d'une fin d'histoire et se retrouve confrontée à ses choix, son milieu social et ses désirs.
On y aborde la différence de classes sociales, un thème très intéressant et pas si souvent abordé au cinéma. J'ai beaucoup apprecié aussi le fait de ne pas sexualiser le corps de l'actrice, extrêmement rare au cinéma, serait ce parce que la réalisatrice est une femme ? Ou le reflet d'une société qui évolue ? En tout cas ça fait du bien. La scène d'amour ou l'actrice est habillé, et le plan sur le corps nu de l'acteur : On ne voit jamais ça au cinéma, c'est sans arrêt et depuis la nuit des temps les femmes qu'on déshabille, les corps féminins qu'on sexualise à outrance, les gros plans sur le corps des femmes ... Ici tout est relativement filmé avec subtilité, les scènes érotiques sont plutôt bien menées.
L'acteur principale est beau sans avoir un physique lisse, tellement charmant, très touchant dans son rôle d'amoureux et on se dit mais quelle cruche ... Il est plus mal à l'aise et maladroit qu'idiot ce Sylvain.
L'humour est présent tout au long du film, subtil et les expressions canadiennes sont déjà drôles en soi, avec nos perceptions françaises.
Bref, c'est rafraîchissant, on passe un bon moment, on est charmés par le duo d'acteurs, même si la fin est un peu cruelle et nous renvoi au fait qu'on ne dépasse pas comme on le souhaite notre conditionnement de classe. On perçoit tout de même une forme de déni du mépris que ressent cette professeure de philosophie, mépris qui finit par la rattrapper ...
De très bons acteur·trices, un excellent scénario avec quelques répliques irrésistibles, un regard de sociologue affuté, la vision d'une femme sur le couple (" C’était important pour moi de filmer du point de vue d’une femme, et qu’il n’y ait pas de toxicité dans la relation"), tendresse et désir, autant d'ingrédients qui composent l'histoire d'une rencontre passionnelle entre une bourgeoise intellectuelle et un charpentier "simple". Mais la fin paraît inéluctable et certaines situations manquent parfois de nuances... Dommage !...
Quelle déception ! Une histoire de sexe et de culture. Différence de milieu existentiel, pourtant cette femme ardente souhaite la jouissance, elle s'en repait ; pas simple, avec Sylvain qui est brute de decoffrage en bon maçon. Il reste l'humour canadien et son joli dialecte gai et enthousiaste...
Aucun intérêt, aucun scénario, aucune intrigue...une romance sans réel intérêt... je me suis ennuyé du début à la fin... Cependant, étant donné la violence sexuelle de certains propos, ce film n'est pas tout public... L'accent québécois très prononcé rend certains propos incompréhensibles... Bref....à éviter...
Ce film vu en avant premiere est la comédie sociale du moment. J'avais en partie apprécié le dernier film de la réalisatrice "la babysitter" mais il m'avait laissé un goût d'inachevé. Cette fois ci tout est parfait. Un vrai humour pas méchant mais qui fait mouche et une réflexion profonde sur l'endogamie, ce mal qui nous fait rester dans notre groupe social quand nous nous marions ou tombons amoureux. Les deux acteurs qui jouent vraiment ( prime à ce Sylvain qui semble plus vrai que nature) et cette photographie délicieusement retro. Allez y les yeux fermés !
Professeure de philosophie à l’université à Montréal où il lui arrive de parler de l’amour vu par les philosophes à un auditoire du 3ème âge, habituée à d’intenses conversations sur des sujets tels que la destruction de la planète par l’espèce humaine avec la bande d’intellos qu’elle fréquente avec Xavier, son compagnon depuis plus de 10 ans, quel début d’explication peut on trouver au fait que Sylvia, une femme d(‘environ 40 ans, va se retrouver dans les bras de Sylvain, un artisan que le couple a engagé pour procéder à des travaux dans leur résidence secondaire, un homme considéré comme l’intello de sa famille mais qui n’a jamais entendu parler de la Dame aux camélias ? Si on tient absolument à trouver une explication, il n’y a pas à hésiter : elle réside dans ce sentiment si important et si riche en nuances qu’on appelle l’amour. Alors que, dans sa relation avec Xavier, il est probable que l’amour physique, sans doute présent au début de leur relation, s’était progressivement transformé en amour purement intellectuel, ce que ressent Sylvia dans les bras de Sylvain, c’est un grand amour physique avec tout ce que cela implique, un coup de foudre, quelque chose qui la fait rajeunir de plusieurs années, au point d’éveiller des soupçons chez sa mère : « T’as rencontré quelqu’un ? T’as presque rien dit à table, tu m’appelles plus et puis, t’es de bonne humeur ! ».Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-simple-comme-sylvain/